31/08/2005

29/08/2005: L'EMPIRE DU MAL : DICTIONNAIRE ICONOCLASTE DES ÉTATS-UNIS

 
----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Monday, August 29, 2005 10:13 PM
Subject: L'EMPIRE DU MAL : DICTIONNAIRE ICONOCLASTE DES ÉTATS-UNIS



A NE PAS MANQUER

L'EMPIRE DU MAL : DICTIONNAIRE ICONOCLASTE DES ÉTATS-UNIS
par ROGER MARTIN
On se souvient que Roger Martin avait signe il y a quelques années des ouvrages très documentes sur l'extrême droite aux États-unis (AmeriKKKa.Voyage dans l'Internationale néo-fasciste, Éditions Calmann-Lévy) et sur la main mise du Front national sur la ville d'Orange (Main basse sur Orange, Éditions Calmann-Lévy).

Aujourd'hui, il publie au Cherche-Midi une somme de 340 pages sur le "Pays de la Liberté", dans le droit fil de l'Histoire populaire des États-unis d'Howard Zinn (Éditions Agone), sous forme d'un Dictionnaire, dont les soixante entrées démontrent, preuves et faits a l'appui, que l'histoire américaine baigne dans une tradition dominée par l'idéologie du sang. Celui des "sous-hommes", travailleurs forces sous contrat blancs, Indiens, Noirs Mexicains, syndicalistes ou de classes sociaux. Fourmillant d'informations, reposant sur une documentation exemplaire, rigoureux et passionne, le nouvel ouvrage de Roger Martin est aussi une arme dans le combat idéologique pour tous ceux qui ne se résignent pas.

Militants, élus, responsables d'associations peuvent contacter l'auteur en vue d'organisation de présentations-débats autour de L'EMPIRE DU MAL ? sur son site http://roger-martin.net

(Nous remercions les responsables du site amnistia.net et les Editions du Cherche-Midi pour nous avoir laisse utiliser la présentation de :

L'EMPIRE DU MAL : DICTIONNAIRE ICONOCLASTE DES ÉTATS-UNIS)

http://www.amnistia.net/biblio/litter/amerique_1007.htm

Luttes, répression, résistances: l'autre visage de l'Amérique

 

L'empire du mal? Un livre de Roger Martin*

En librairie le 3 septembre 2005.
.
Tous les livres de Roger Martin avec Alapage

Visitez le site de Roger Martin

 

Nous remercions les éditions du Cherche Midi de nous autoriser à publier l'un des articles de L'Empire du mal? Dictionnaire iconoclaste des Etats-Unis. D'autres extraits surprenants du livre de Roger Martin seront publiés dans le numéro de septembre de notre journal Les Enquêtes interdites.

 

L'histoire officielle a gravé dans le marbre le mythe d'une Amérique synonyme de démocratie, de liberté, de progrès. D'une République noble et généreuse, édifiée sur l'honnêteté, le courage. Le labeur opiniâtre, la sueur et le sang de millions d'individus auxquels fut toujours offerte en retour la chance de s'attribuer une part du rêve américain.

Le cinéma a relayé cette image idyllique et contribué à imposer au peuple américain et au monde entier des stéréotypes qui ont la vie d'autant plus dure que, débarrassée de tout rival, l'Amérique est, plus que jamais, le gendarme d'un monde sans blocs, bénéficiant en outre du soutien sans faille d'une grande partie des médias étrangers.

C'est contre cette vision mythique et déformée, véritable image d'Epinal, que s'inscrit en faux L'Empire du mal?

Assénant faits et exemples ignorés ou méconnus, exposant sous une lumière crue des événements oubliés, cachés, dénaturés ou travestis, refusant la seule mémoire des grands hommes au profit des obscurs et des sans-grade, explorant les camps de concentration de la guerre de Sécession comme les laboratoires de 1'anthrax, exhumant les souvenirs enfouis de 1'Eté rouge de 1919 ou les "émeutes zazoues" de 1943-1945, Roger Martin, tout au long des articles de son ouvrage, fait la démonstration que l'histoire américaine baigne dans une tradition dominée par l'idéologie du sang. Celui des "sous-hommes", travailleurs forcés sous contrat, Blancs, Indiens, Noirs, Mexicains, syndicalistes ou déclassés sociaux.

De A à Z, d'Alamo a Zazou, en passant par CIA, destinée manifeste, guerre bactériologique, pique-nique ou scalp, Roger Martin, dans ce dictionnaire iconoclaste, démonte légendes et mythes avec passion, rigueur et érudition.

Nous vous présentons ici l'un des articles de "L'Empire du mal?":
Les travailleurs forcés

En 1954, Jean-Paul Sartre publia dans un numéro des Temps Modernes, sous 1e titre Introduction a l'Amérique raciste, un livre refusé par tous les grands éditeurs des Etats-Unis et dont le titre originel était Jim Crow Guide to the USA. Il s'agissait d'une enquête de Stetson Kennedy, un "sudiste pur sucre", qui s'était déjà signalé quelques années plus tôt pour avoir infiltré le Ku Klux Klan dans sa cité impériale d'Atlanta.

 

Dans ce qui était à l'origine un mémorandum qu'il alla soumettre en 1953 à une commission des Nations unies, il présentait les conclusions d'une enquête de deux ans à travers tout le sud du pays. Sous couvert de collation de chants fblkloriques - n'avait-il pas été un grand ami de Woody Guthrie? -, Kennedy sétait rendu dans des dizaines de camps de travail, aux abords de plantations d'arbres à térébenthine, de coton et d'exploitations forestières. Muni d'une caméra et d'un magnétophone, il avait recueilli clandestinement des centaines de témoignages. Ses conclusions étaient sans appel: sous prétexte que de nombreuses familles s'étaient endettées, les tribunaux sudistes les condamnaient à des amendes, des peines de prison ou les travaux forcés.

Considérés comme vagabonds, des centaines d'hommes se voyaient infliger les mêmes peines. Arrivaient alors des responsables d'exploitations qui acquittaient la dette - la plupart du temps un accord était passé avec les autorités qui se contentaient d'une somme minime - à charge pour les condamnés de rembourser en travaillant pour eux. Leurs victimes étaient des citoyens américains, blancs ou noirs, mais les besoins de main-d'oeuvre étant énormes, les autorités du Sud, en totale connivence avec les forces de police, laissaient des centaines de Mexicains passer le Rio Grande a la nage. Sans papiers, ces wet-backs - "dos mouilles" - étaient littéralement consignés sur les exploitations qui les avaient requis, le temps de rembourser leur passage et une nourriture et des vêtements fournis a prix d'or.

 

 

Tous ces gens, très souvent retenus illégalement, surveillés par des gardes armés, traqués en cas de fuite par la police ou les milices du KKK, constituaient un formidable réservoir de main-d'œuvre bon marché. Le mot peonage alors en usage en dit long sur leur véritable statut. Ce ne sont ni plus ni moins que des travailleurs forcés. Stetson Kennedy, dans le mémorandum présenté aux Nations Unies, avance le chiffre énorme de cinq millions trois cent soixante-huit mille deux cent onze personnes qui purent être considérées comme travailleurs forcés. Si les wet-backs mexicains fournissaient le plus gros des troupes avec quatre millions d'individus, on trouvait aussi cent soixante-quatre mille cinq cents térébenthiniers noirs, cent quatre-vingt-deux mille métayers noirs, vingt-deux mille trois cent vingt-trois fermiers noirs, cent neuf mille quatre cent vingt-trois métayers blancs et vingt-cinq mille cent quatre-vingt-cinq fermiers blancs.

 

Bien qu'il eut pris soin de rappeler que deux de ses ancêtres avaient été signataires de la Déclaration d'lndépendance et justifié son enquête au nom d'un "devoir patriotique", Stetson Kennedy fut immédiatement dénoncé comme communiste et son mémorandum, s'il connut l'honneur d'être traduit dans une bonne trentaine de pays, resta lettre morte aux Etats-Unis.

Pour mémoire

Un film:

 

 

Un film méconnu de Robert Aldrich, L'Empereur du Nord (1973), avec Lee Marvin et Ernest Borgnine, inspiré par Les Vagabonds du rail de Jack London, mais situé lors de la grande crise de 1933, évoque les vagabonds arrêtés par des policiers aux ordres d'industriels et condamnés à travailler sans salaire pour leurs "libérateurs".

 

Une bande dessinée:

Roger Martin est également l'auteur d'une série intitulée AmeriKKKa aux éditions EP-La Martinière. Le troisième tome des aventures d'Angela Freeman et Steve Ryan, Les neiges de l'Idaho, est consacré à l'histoire des travailleurs forcés.

* Auteur de Skinheads, Main basse sur Orange, L'Affaire Peiper, Roger Martin a publié plus de vingt-cinq ouvrages, Romans noirs, enquêtes, essais et bandes dessinées. Très engagé dans le combat antifasciste, spécialiste de l'extrême droite et de l'Amérique, il a déjà consacré aux Etats-Unis un AmeriKKKa, Voyage dans l'internationale néofasciste qui fait autorité.


22:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/08/2005:«600.000 chômeurs, pourquoi travailler plus longtemps?»

«600.000 chômeurs, pourquoi travailler plus longtemps?»
11 questions et réponses sur la prépension dans une toute nouvelle brochure du PTB

31-08-2005

Quelles mesures le gouvernement prévoit-il au juste? La prépension va-t-elle entièrement disparaître? Un prépensionné peut-il encore faire ce qu'il veut de son temps libre ou risque-t-il d'être remis au travail? Les attaques contre la prépension concernent-elles aussi les jeunes?

Le PTB a rassemblé les réponses à ces questions ainsi que ses plans d'avenir pour les pensions et l'emploi dans une pratique brochure de poche. Indispensable pour ceux qui veulent s'opposer activement au démantèlement social. Le PTB veut en diffuser 7.000 dans les six prochaines semaines.

La brochure ne coûte qu'1 euro. Elle est à vendre ou à commander dès le 1er septembre au shop-PTB (02/50.40.112 ou ptb@ptb.be) ou dans les secrétariats locaux .


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20:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/08/2005: «Faire payer le capital»: le tabou enfin levé?


«Faire payer le capital»: le tabou enfin levé?

David Pestieau
31-08-2005

Créer de la richessepour mieux la répartir? Si on répartissait déjà celle que les travailleurs créent tous les jours? (Photo archives)


Salut Elio,

«Faire payer le capital» titrait ce week-end un quotidien. Faut dire que tu as fait fort. En affirmant que «le tabou d'un prélèvement sur les revenus du capital devait sauter».

Un syndicaliste m'a même dit «Di Rupo commence à dire la même chose que le PTB».

C'est vrai que taxer les fortunes, les bénéfices exorbitants, semblait, jusqu'ici, bien étranger au langage de nos politiciens. Alors si le tabou sur «faire payer le capital» peut sauter, faisons-le vite.

Car les besoins sont là, immenses: pour l'école, pour la pension, pour le coût de la vie. Il est temps que ceux d'en haut, toujours épargnés, paient. Et oui, cela ne va pas plaire aux ministres libéraux qui sont là pour les défendre.

Il y a du travail, Elio. Car il n'y a pas d'impôt sur les fortunes en Belgique. Et l'impôt sur les sociétés? «En six ans, il sera passé de 40% en 1999, à 33% aujourd'hui à 26% à partir de l'an prochain» confiait Bruno Colmant, expert financier. Oui, dès l'an prochain, les entreprises belges auront un des taux d'impôt les plus bas de la zone euro. La dernière baisse décidée, entre autres par tes ministres, va coûter au moins 500 millions.

Quelqu'un a payé ces cadeaux: les travailleurs, les gens que tu dis défendre. Alors, question de briser le tabou, faudrait d'abord faire revenir le gouvernement sur cette mesure injuste. Car nos factures, elles, ne sont pas à la baisse.

Mais bon, comme tu le dis souvent, c'est une question de volonté politique. Et là, permets-moi d'avoir des doutes.

Ta vice-première Onkelinx a déjà dit que toute taxe sur les bénéfices ne pouvait pas «handicaper l'entreprise». Autant dire qu'avant d'avoir commencé la bataille, Laurette a déjà rangé l'artillerie.

Et toi, tu as encore fait mieux. Pour redresser la Wallonie, tu veux privilégier la volonté d'entreprendre, l'initiative personnelle. De qui? Mais de ceux qui ont du capital justement. Comment? En «allégeant» la fiscalité, en leur donnant des nouveaux cadeaux, pardi. Ce qui a fait dire à une éditorialiste que ton discours était «très proche de celui du patron des patrons wallons, ou de Didier Reynders»

Tu dis qu'il faut créer de la richesse pour mieux la répartirensuite? Mais il faudrait alors commencer à ne pas laisser filer la richesse créée par les travailleurs ici dans les caisses des multinationales. Celle de Suez, celle d'Arcelor, celle de Belgacom.

Et question de répartition de la richesse, il faudrait répartir celle qui est déjà créée tous les jours. Y compris en Wallonie, celle qui permet les gros bénéfices de Caterpillar, TNT ou d'AGC.

Oui, Elio, une autre politique est possible, pour les gens. Mais pas celle qui nous met à la remorque des patrons et des libéraux en échange d'une promesse, sans conséquence, de lever un tabou.

email to David Pestieau

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20:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/08/2005: De la colère à la rage !

 

----- Original Message -----
From: Al Faraby
Sent: Tuesday, August 30, 2005 3:22 PM
Subject: [ForumCommuniste] ça suffit



 
- Samedi 03 septembre grande manifestation pour le droit au logement pour
tous quai de la gare à Paris à 15h30


 
De la colère à la rage !
Vendredi 17 morts, cette nuit 7 morts.
ça suffit
 
Encore des larmes de crocodile. Ah ils y vont : le ministre de l'intérieur, le maire et ses adjoints, les politiques de droite et de gauche, à chacun sa petite phrase, sa petite photo devant l'immeuble ou l'hôtel incendié.
 
Et c'est vraiment pas de chance, c'est un coup du sort, une répétition de catastrophes
 
Et les responsables sont désignés aujourd'hui c'est le feu, en hiver c'est le froid qui tue les sans domiciles fixes, en oubliant trop souvent que ce qui tue c'est la précarité, la pauvreté et la misère !  Ce qui tue c'est ce que produit notre société, car faute de logements décent on se débrouille, on accepte des logements insalubres, on accepte de vivre dans des hôtels miteux payés très cher par les collectivités publiques et enrichissant des marchands de sommeil sans scrupules, on squatte là ou on peut toujours par nécessité. La pauvreté est un marché comme un autre !
 
Depuis des années, les associations de mal logés, de précaires, tirent la sonnette d'alarme, préviennent, occupent des logements pour reloger des familles, interviennent auprès des pouvoirs publics, organisent des manifestations. Tout ça pour ne pas être entendu et le plus souvent méprisé par les tenants d'un pouvoir politique plus intéressés par la mise en place d'une politique spectacle (fracture sociale, plan de cohésion sociale.) que de régler efficacement et sur le long terme les problèmes de pauvreté et de misère et donc de redistribution des richesses.
 
Il y en a assez de cette hypocrisie de la fatalité, comme si les responsables n'étaient pas les gouvernements successifs, les pouvoirs publiques et leurs politiques sociales inadaptées qui gèrent la misère mais qui ne la combattent jamais.
 
Les pouvoirs publics connaissent la situation et mettent en danger la vie de plusieurs milliers de personne
 
Ce qui se produit à Paris aurait pu et peut se produire demain partout en France tant la situation du logement des plus pauvres est dans une impasse. Il faut tirer immédiatement la leçon de ces drames et cesser d'héberger des familles dans des hôtels de tourisme, dans des bâtiments insalubres.
 
Il faut :
 
- Appliquer la loi de réquisition
 
- La construction de logement sociaux et la mise en place d'une politique publique pour l'habitat des plus démunis.
 
- Des structures d'accueil d'urgence décentes et respectant la dignité des personnes.
 
- Construction d'hébergements décents pour les sans papiers et demandeurs d'asile.
 
- que cessent les expulsions sans relogement, baisse des loyers et des charges dans le parc privé comme dans le parc public, éradication de la spéculation immobilière, revalorisation des allocations logement (AL, APLS) ;
 
- abrogation de toutes les mesures de marchandisation et de privatisation du logement social, gel des démolitions massives de HLM, création d'un service public du logement.
 
L'Apeis appelle toutes et tous au rassemblement organisé ce soir devant le bâtiment rue du Roi doré à 18h00 et à la grande manifestation de samedi pour le droit au logement pour tous.
 
Villejuif, le 30 août
APEIS
 
 
Mesdames, messieurs les décideurs
combien de morts vous faudra-t-il ?
 
Encore 17 morts.
 
 
Vendredi dernier un feu a ravagé un immeuble vétuste de Paris faisant 17 victimes. Cette tragédie fait suite à celle de l'hôtel Paris Opéra du vendredi 15 avril 2005 qui avait fait elle plus de 20 morts. Et toujours, des femmes, des enfants et des hommes pauvres, immigrés qui en attente d'un logement décent vivent dans des hôtels, des foyers et des immeubles insalubres ou pire à la rue.
 
Et les responsables sont désignés aujourd'hui c'est le feu, en hiver c'est le froid qui tue les sans domiciles fixes. en oubliant trop souvent que ce qui tue c'est la précarité, la pauvreté et la misère !
 
Combien de morts vous faudra-t-il ?
 
Pour comprendre que les foyers et les hôtels sont pleins, que de plus en plus de personnes et de familles sont hébergées par leurs parents ou leurs amis ou pire encore se retrouvent à la rue. Depuis trop longtemps les hébergements d'urgence permettent aux gérants d'hôtels bas de gamme et parfois de taudis de s'enrichir sur le dos des mal-logés, système coûteux pour les collectivités publiques, inadaptés, précaires et dangereux pour les familles sans logis.
 
Combien de morts vous faudra-t-il ?
 
Pour comprendre qu'il ne faut pas accepter pour les autres ce que l'on accepterai pas pour soi, les vies précaires dans des hébergements d'urgence c'est trop souvent : interdiction de faire la cuisine, impossibilité de chauffer un biberon, vie privée et familiale impossible, chauffage insuffisant, flicage, promiscuité, manque d'hygiène.
 
Combien de morts vous faudra-t-il ?
 
Pour vous habituer (si ce n'est déjà fait) à voir des hommes, des femmes, des enfants vivre dans des conditions indécente avec ou sans un toit au dessus de la tête, sans un endroit où on est protégé du froid, de la honte, de la peur et aussi du regard des autres. Ces regards qui font violence à son égalité, à sa dignité, ces regards qui ne disent pas l'individualisme que représente le fait d'accepter cette misère pour les autres, son impuissance ou pire son indifférence.
 
Combien de morts vous faudra-t-il ?
 
Pour arrêter ces discours où les responsabilités seront du côté des victimes : non respect des règles de sécurité, un court circuit, une cigarette mal éteinte. la faute à pas de chance quoi. Occulter la chaîne des responsabilités et ne pas aborder la question des conditions d'hébergement des plus pauvres et ne surtout pas s'attaquer aux causes de la misère.
 
Combien de morts vous faudra-t-il ?
 
Pour comprendre que les victimes sont pauvres et d'origines étrangères, victimes qui fuyant la misère la bas se retrouvent dans la misère ici dans ces hôtels, dans ces immeubles, dans ces rues.
 
Combien de morts vous faudra-t-il ?
 
Pour comprendre que les travailleurs sociaux ne peuvent plus répondre aux urgences des familles et des personnes à la rue, tout comme les associations de lutte des mal-logés, de précaires, de locataires ou humanitaires.
 
Combien de morts vous faudra-t-il ?
 
Pour combien de tracts, de communiqués de presse, d'interventions auprès des pouvoirs publics, d'occupations, de manifestations pour ne pas être entendu et le plus souvent méprisé par les tenants d'un pouvoir politique plus intéressés par la mise en place d'une politique spectacle (fracture sociale, plan de cohésion sociale.) que de régler efficacement et sur le long terme les problèmes de pauvreté et de misère.
 
Il y en a assez de cette hypocrisie de la fatalité, comme si les responsables n'étaient pas les gouvernements successifs, les pouvoirs publiques et leurs politiques sociales inadaptées qui gèrent la misère mais qui ne la combattent jamais.
 
Ce qui s'est produit à Paris aurait pu et peut se produire demain partout en France tant la situation du logement des plus pauvres est dans une impasse. Il faut tirer immédiatement la leçon de ces drames et cesser d'héberger des familles dans des hôtels de tourisme, dans des bâtiments insalubres.
 
Il faut :
 
- Appliquer la loi de réquisition
 
- La construction de logement sociaux et la mise en place d'une politique publique pour l'habitat des plus démunis.
 
- Des structures d'accueil d'urgence décentes et respectant la dignité des personnes.
 
- Construction d'hébergements décents pour les sans papiers et demandeurs d'asile.
 
- que cessent les expulsions sans relogement, baisse des loyers et des charges dans le parc privé comme dans le parc public, éradication de la spéculation immobilière, revalorisation des allocations logement (AL, APLS) ;
 
- abrogation de toutes les mesures de marchandisation et de privatisation du logement social, gel des démolitions massives de HLM, création d'un service public du logement.
 
Villejuif, le 29 août
APEIS
 
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12:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/08/2005: CASCADES D’INCENDIES MEURTRIERS : UNE SERIE SANS FIN QUI POSE QUESTION? et manifestations jeudi 1er et samedi 3/09

----- Original Message -----
From: coordination nationale des sans papiers
Sent: Tuesday, August 30, 2005 9:22 PM
Subject: CASCADES D'INCENDIES MEURTRIERS : UNE SERIE SANS FIN QUI POSE QUESTION? et manifestations jeudi 1er et samedi 3/09



CASCADES D’INCENDIES MEURTRIERS : UNE SERIE SANS FIN QUI POSE QUESTION? et manifestations jeudi 1er et samedi 3/09

 

SANS PAPIERS

en lutte>>>coordination nationale

CASCADES D’INCENDIES MEURTRIERS : UNE SERIE SANS FIN QUI POSE QUESTION?

 

L’incendie du 15 avril 2005 de l’hôtel Opéra du 9ème arrondissement  avait déjà fait 24 morts dont 11 enfants.  L’incendie du Bd Vincent Auriol (Paris 13éme) a fait 17 morts dont 14 enfants. Et maintenant 7 morts dont 4 enfants sur 13 familles ivoiriennes pour l’essentiel sans papiers du 4 rue Roi Doré Paris 3ème. Cela fait beaucoup et pose question.

A chaque fois on nous dit qu’il s’agit « d’incendies d’origine accidentelle ». Mais la répétition de plus en plus rapprochée suscite forcément des interrogations, voire des doutes et des suspicions.  Certains se disent même comme on l’a déjà entendu : « Parce que (nous sommes) noirs et que tout le monde s'en fout» ?

Selon les informations reçues les 7 morts de Paris 3éme seraient ivoiriens, c’est à dire ont fui un pays en guerre civile, divisé, où on parle d’escadrons de la mort, que Chirac lui même a publiquement qualifié de « fascisant », où 9 militaires français avaient trouvé la mort et où l’armée française est accusée de « crimes ».

Or, le rapport OFPRA 2003 nous apprend que 1329 ivoiriens ont fui leur pays en guerre civile, mais seuls 15,7% ont obtenu le droit d’asile politique, C’est à dire qu’ils sont exactement 317 ivoiriens admis au séjour régulier et 1012 ivoiriens dont certainement les 7 morts de la rue du Roi Doré Paris 3éme ont été éconduits.

Comment ne pas constater que selon le rapport OFPRA 2003, sur 52.204 premières demandes d’asile politique au total seules en définitive 16,9% ont été satisfaites. En d’autres termes 83,1% ont été déboutés et sans papiers sont réduits à se terrer comme main d’œuvre des patrons négriers du travail clandestin.

 

C’est dire que le vrai problème est qu’en France il n’ y a pas de respect du droit d’asile.

 

Et comme pour semer la confusion volontairement et camoufler cet état de fait déplorable en rejetant la faute sur les victimes sans papiers, voilà Jean-Marie Le Pen qui nous abreuve : "Les premières victimes de l'immigration incontrôlée sont les immigrés eux-mêmes". "Il suffirait de mettre un terme à la béante et criminelle ouverture de nos frontières et d'engager une politique humaine de retour". (Communiqué, mardi 30 août 2005).

Et Nicolas Sarkozy de surenchérir : "Il faut fermer tous ces squats et tous ces immeubles pour arrêter ces drames et c'est ce que j'ai demandé au préfet de police parce que ce sont des êtres humains qui sont logés dans des conditions inacceptables". "A force d'accepter des gens malheureusement à qui on ne peut proposer ni travail ni logement on se retrouve dans une situation où on a des drames comme ça". (France Inter, mardi 30 août 2005).

La CNSP exige une réponse claire aux questions suivantes :

-         Combien de Sans Papiers victimes dans les incendies?

-         Combien d’immigré(e)s en situation régulière?

-         Combien de Français à peau noire?

-         Quels d’emplois exerçaient les victimes?

-         Combien cotisaient au 1% patronal pour le logement?

-         Combien étaient en attente d’un logement social HLM ou autres et depuis combien de temps?

Nous rappelons qu’à l’époque des « familles de l’esplanade de Vincennes » près de 80% des pères de familles étaient « français à peau noire » et travaillaient pour la Mairie de Paris. Il en était de même des familles du Quai de la Gare. Les luttes sociales incessantes pour le logement social décent ont été très souvent faites par des familles « françaises à peau noire » ou de l’immigration régulière et enfin de sans papiers.

Prétendre ou insinuer que les victimes sans papiers des incendies auraient une quelconque responsabilité dans les drames macabres qui les endeuillent est tout simplement crilminel. L’indécence atteint son comble ici. Les seuls et véritables problèmes posés sont :

-         la question du racisme d’Etat qui fait que le pays berceau des droits de l’homme ne respecte pas le droit d’asile ratifié par ailleurs.

-         La question d’une politique de logement social

-         L’accès sans discrimination au logement social

-         la lutte contre la flambée des prix de l’immobilier

-         La mise à disposition des logements d’urgence

 

Fait à Paris le 30/08/05

 


MANIFESTATION SAMEDI 3 SEPTEMBRE 2005 à 15 H 30, Métro Quai de la Gare  

 Rassemblement Métro Quai de la Gare à 18 heures jeudi 1er septembre 


 
 



12:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

29/08/2005

27/08/2005: De Doha à Hong Kong, via Genève II

De Doha à Hong Kong, via Genève II


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From: Combat
Sent: Saturday, August 27, 2005 4:07 PM

 


De : pol.ecolomuniste.socialrepublicain [mailto:pol.ecolomuniste.socialrepublicain@wanadoo.fr]
Envoyé : vendredi 26 août 2005 Boni Gilberto 13:51
Objet : Fw:



Bonjour,

Une fois de plus, Raoul Marc Jennart informe sur l'avancée des négociations de l'OMC et de ses conséquences possibles sur la vie quotidienne du genre humain. Sans avoir la prétention de résumer le travail de traduction en français des textes de Raoul, je livre en préambule à votre lecture, les remarques suivantes :

La complexité et la précision du rapport démontrent que les mouvements de personnels définis par le mode 4 des accords de l'AGCS au sein de l'OMC, ( plus connus sous le nom de directive bolkestein ou dispositif du pays d'origine ), ne sont pas mis aux rebu par les dirigeants de l'UE. Au contraire ils constitueraient la clef de voûte pour que se réalise un accord de libéralisation plus avancé au sommet de Hong-Kong. L'UE et les USA offriraient des emplois d'immigration sur leurs territoires aux pays du SUD (suivant les règles du pays d'origine ) en contrepartie desquels l'UE et les USA pourraient exporter à volonté sur les marchés du SUD. La résistance des pays du SUD à << l'Agenda de Doha pour le Développement >> a besoin d'un nouveau souffle, en particulier auprès des peuples des pays industrialisés. L'unité des pays du SUD depuis Seattle et Cancun aurait subi des fractures internes par le fait que certain pays et notamment le Bangladesh, l’Inde, le Pakistan ou les Philippines ont appliqué le mode 4.

Les conséquences possibles d'un accord à Hong-kong :

Les pays du SUD seraient affaiblis dans leur propre capacité de production de produits manufacturés et de création d'emplois. Les salariés des pays "dits riches" seraient mis en concurrence avec les salariés des pays émigrants sur la base des règles du pays d'origine ( mode 4 dans l'AGCS ).

J'espère que ces remarques, au demeurant insuffisantes, vous inciteront à lire les travaux ci-dessous de Raoul, dont j'ai surligné en rouge quelques passages significatifs.

Je souhaite également, réussite à nos amis belges dans leur combat pour obtenir une consultation sur le traité constitutionnel européen. A cet égard, les moutons noirs devraient s'enorgueillir de renvoyer l'ascenseur à nos camarades belges comme Raoul Marc Jennart, Georges Debunne..., qui se sont investis dans la campagne référendaire française !

Daniel Cojean 

 

 


25 août 2005

 

L’OMC : DE DOHA A HONG-KONG VIA GENEVE (II)

 

1. Rétroactes

 

- En 1994, les « Accords de Marrakech » sont signés par les gouvernements qui les ont négociés. Ils donnent naissance à l’OMC qui succède au GATT et est dotée de pouvoirs considérables qui en font l’institution internationale la plus puissante du monde. Ils contiennent, dans un certain nombre de domaines (agriculture, droits de propriété intellectuelle, services, …), des dispositions qui n’ont avec le commerce qu’un rapport indirect, mais qui confèrent à l’OMC la capacité d’intervenir dans tous les actes de la vie quotidienne. Par la volonté des gouvernements occidentaux, la mondialisation néolibérale est désormais en marche.

- En 1995, les « Accords de Marrakech », après avoir été ratifiés par les parlements nationaux, entrent en vigueur.

- En 1996, les pays industrialisés demandent l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations afin de libéraliser les pratiques liées à l’investissement, aux marchés publics, à la concurrence et à la facilitation des échanges. Lors de la conférence ministérielle de l’OMC à Singapour, les pays en développement s’y opposent.

- En 1999, les pays riches veulent lancer un cycle de négociations extrêmement ambitieux, baptisé « cycle du Millénaire ». Lors de la conférence ministérielle de l’OMC à Seattle, les pays en développement refusent.

- En 2001, en utilisant des pratiques contraires aux règles de l’OMC et en usant du contexte de l’après 11 septembre, lors de la conférence ministérielle de l’OMC à Doha, les pays industrialisés parviennent à imposer le lancement d’un cycle de négociations qu’ils baptisent « Agenda de Doha pour le Développement ». Ce programme contient notamment les matières refusées à Singapour.

- De 2001 à 2003, les négociations du programme de Doha bloquent sur tous les dossiers : sur ceux qui intéressent les pays en développement parce que les pays riches n’acceptent pas de rencontrer les attentes du Sud et sur ceux qui intéressent les pays riches parce que les pays en développement se heurtent au protectionnisme du Nord.

- En 2003, aucun des blocages n’est levé et la conférence ministérielle de Cancun échoue.

- En 2004, après avoir réussi à diviser les pays en développement, les pays riches obtiennent en juillet, à l’occasion d’une réunion du Conseil général de l’OMC (instance qui réunit les ambassadeurs des Etats membres avec des pouvoirs équivalents à une conférence ministérielle – instance à laquelle des ministres peuvent participer s’ils le souhaitent) un accord sur un cadre pour la relance des négociations. Ce « cadre de juillet » porte essentiellement sur quatre dossiers : l’agriculture, les produits non agricoles (NAMA), les services, les questions de développement. L’objectif est de parvenir, en un an, à un accord « proche de ce qui est requis » (« approximation » en anglais) sur ces quatre dossiers.

 

2. Le Conseil général des 27-29 juillet 2005

 

Un an après l’accord sur le « cadre de juillet », la réunion qui devait déboucher sur un « accord proche de ce qui est requis » s’est terminée sans aucun résultat sur les quatre dossiers de juillet 2004. Cette absence d’accord a minima intervient quatre mois et demi avant la conférence ministérielle de Hong Kong où les pays industrialisés espèrent enregistrer des accords permettant la réalisation, fin 2006, du programme de Doha. Mais il ne reste, en fait, que 12 semaines de négociation programmées. Cet échec des pays riches a lieu en dépit de la présence du ministre US, du Commissaire européen (négociateur unique au nom des 25 Etats membres), des ministres du Japon et de Hong Kong.

 

Ce blocage a lieu au moment où M. Pascal Lamy succède à M. Supachai Panitchpakdi à la tête de l’OMC comme directeur général. Le Conseil général a enregistré l’annonce par Pascal Lamy des quatre directeurs généraux adjoints qu’il a nommés : Alejandro Jara (Chili), Valentine Ruwabiza (Rwanda), Harsha Vardhana Singh (Inde), Rufus Yerxa (USA). Le Conseil général a également désigné les personnes en charge de responsabilités lors de la 6e conférence ministérielle : elle sera présidée par Hong Kong assisté de l’Autriche, de la Barbade et du Nigeria. Les USA et Israël ont exprimé des réserves quant à l’octroi à la Ligue des Pays Arabes du statut d’observateur lors de la conférence.

 

Mme Amina Chawahir Mohamed (Kenya), qui préside actuellement le Conseil général, tout en refusant de parler de «crise», a indiqué qu’une réussite à Hong Kong réclame trois conditions :

- une meilleure utilisation du temps disponible, ce qui signifie à ses yeux réduire les autres activités de l’OMC pour pouvoir se concentrer sur les négociations, éviter les réunions hors Genève ;

- une amélioration de la transparence et de la participation de tous, en particulier des petits pays et des pays les plus pauvres ;

- une réelle volonté politique.

 

Pour Mme Amina, les objectifs pour Hong Kong demeurent inchangés : un accord sur les termes de la négociation pour l’agriculture et le NAMA, une « masse critique » d’offres de haute qualité dans le domaine des services et une contribution significative aux aspects développement dans tous les domaines en négociation. Elle a souligné également l’importance pour les pays africains, pays les moins avancés (PMA) comme pays ACP, d’obtenir des progrès dans le dossier du coton. Quant à M. Supachai, qui quitte la direction de l’OMC pour celle de la CNUCED, il a déclaré que la situation est « déconcertante, mais pas désastreuse » !

 

3. Etat des lieux et positions respectives

 

3.1 Petit glossaire : le jargon des négociations demande une connaissance de certaines expressions et de certains sigles :

 

FIPS : “Five Interested Parties”, cinq pays concernés par le dossier agricole : un groupe inspiré par l’UE, les USA et l’Australie pour distraire l’Inde et le Brésil des coalitions dont ces deux pays faisaient partie.

 

G10 : un groupe de 10 pays qui sont importateurs nets de produits agricoles : Bulgarie, Corée, Islande, Israël, Japon, Liechtenstein, Maurice, Norvège, Suisse et Chine-Taiwan.

 

G20 : un groupe de 20 pays créé à la veille de la conférence de Cancun pour empêcher qu’un accord préalable intervenu entre l’UE et les USA qui méconnaissait totalement les intérêts de ces 20 pays devienne la règle de l’OMC et pour maintenir un espace pour une négociation agricole qui face droit aux préoccupations  de ces  pays : Afrique du Sud, Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Chine, Cuba, Egypte, Guatemala, Inde, Indonésie, Mexique, Nigeria, Pakistan, Paraguay, Philippines, Tanzanie, Thaïlande, Venezuela, Zimbabwe.

G33 : un groupe d’environ 40 pays en développement qui se préoccupe prioritairement de  l’impact de la libéralisation sur la petite paysannerie.

 

PMA : Pays les Moins Avancés : il s’agit, selon une classification de l’ONU, des pays les plus pauvres du monde.

 

ACP : les pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique.

 

Groupe de Cairns : pays exportateurs de produits agricoles qui n’accordent ni aides internes, ni subventions à l’exportation.

 

Boîte verte : mesures de soutien à la production agricole considérées comme ne faussant pas les échanges et donc autorisées sans restriction.

 

Boîte bleue : mesures de soutien liées à la production agricole autorisées sous réserve de limitations de la production et n'ayant par conséquent qu'un effet de distorsion minimal sur les échanges.

 

Boîte  orange : mesures de soutien à la production agricole considérées comme faussant les échanges et donc soumises aux engagements de réduction.

 

3.1 Agriculture

 

C’est le dossier-clé. Si un accord intervient sur l’agriculture, cela signifiera que les pays du Sud auront obtenu suffisamment pour, en compensation, être disposés à des concessions sur d’autres dossiers. Le rapport présenté à Genève, et accepté par tous, fournit une indication de l’état des négociations dans chacun des trois « piliers » (subventions à l’exportation, aides internes, accès au marché) :

 

- sur les subventions à l'exportation : avancées et blocages

-- l’UE s’est engagée à fournir une date crédible pour la fin du démantèlement progressif de ses subventions à l’exportations ; d’autres engagements sont attendus quant aux crédits à l’exportation, mais des blocages demeurent en ce qui concerne les entreprises commerciales publiques et l’aide alimentaire ;

-- les USA continuent à bloquer sur la commercialisation de l’aide alimentaire ;  

 

- sur les aides internes : blocage total

-- boîte orange : UE, USA et Japon font, chacun à leur manière de l’obstruction sur le pourcentage de réduction de leurs aides,

-- boîte bleue : UE et USA bloquent sur l’élargissement convenu des critères d’octroi de ce type d’aides,

-- boîte verte : tout le monde bloque ; un renforcement des critères de nature à empêcher des aides qui ne répondraient pas au statut prévu par cette boîte suscite des réactions identiques avec des motivations contradictoires : UE et USA les refusent pour maintenir les aides qu’ils fournissent actuellement ; les pays en développement veulent conserver une capacité de soutenir leurs différents secteurs agricoles.

 

- sur l'accès au marché : déblocage partiel

-- le G20 a présenté une formule pour la réduction du niveau des droits de douane et des quotas limitant le niveau d'importation ; cette formule a été acceptée lors de la réunion mini-ministérielle de Dalian (voir « De Doha à Hong Kong, via Genève I » sur www.urfig.org, Hong Kong) comme la base des discussions futures. Cette formule est à mi chemin de celle défendue par l’UE et le G10 et de celle proposée par  les USA, l’Australie et la Nouvelle Zélande.

-- le G33 a introduit une liste de produits spéciaux et de biens de consommation qui échapperaient à une réduction significative des tarifs douaniers ; il a également proposé un mécanisme spécial de sauvegarde qui permettrait aux pays de ce groupe d’élever les tarifs douaniers pour se protéger contre le dumping. Le G33 a été invité à fournir des critères pour la sélection des produits spéciaux se référant à la sécurité alimentaire et au développement rural.

 

3.2 NAMA

 

La négociation sur l’accès au marché des produits non agricoles tourne autour d’une formule de réduction des tarifs douaniers. Une écrasante majorité de pays en développement qui avaient exprimé une très forte opposition à Cancun à toute négociation sur cette question ont été contraints de participer maintenant à un consensus sur l’application d’une formule de réduction. En effet, les pays industrialisés et certains pays émergents ont poursuivi les discussions, en dépit de l’absence du consensus exigé par les règles de l’OMC.

 

La formule que veulent imposer les pays industrialisés s’appliquerait à tous les produits et soumettrait les tarifs douaniers les plus élevés à une réduction proportionnellement plus élevée que les tarifs douaniers les plus bas. Cette formule désavantagerait les pays en développement qui ont maintenu des tarifs plus élevés que les pays industrialisés et qui en retirent des ressources importantes. Des formules alternatives ont été proposées introduisant des coefficients différents selon les cas. Toute la discussion porte désormais sur ces coefficients, ce qui, selon certains observateurs, rend vraisemblable un accord dans les prochaines semaines. Cependant, la négociation est compliquée par l’introduction de propositions visant à supprimer des « barrières non tarifaires », c’est-à-dire d’interdire certaines réglementations nationales qui contrarient l’accès au marché.

 

3.3 Services

 

Les pays riches considèrent que le mécanisme des demandes et des offres introduit à Doha (voir « De Doha à Hong Kong, via Genève I » sur www.urfig.org, Hong Kong) pour la mise en œuvre de l’AGCS continue à produire des résultats trop modestes. Ils veulent s’assurer que chaque pays présente une liste de services à libéraliser satisfaisante en quantité (nombre de secteurs proposés) et en qualité (degré de libéralisation). C’est le sens de la proposition européenne déposée en juin dernier. Elle se heurte à une forte opposition, africaine en particulier.

 

La résistance des pays en développement observée jusqu’ici est affaiblie par une division intervenue entre ceux qui continuent de refuser à présenter des demandes et des offres et ceux qui, comme le Bangladesh, l’Inde, le Pakistan ou les Philippines, n’expriment plus cette opposition de principe parce qu’ils introduisent le mode 4 (le mouvement de personnel, c’est-à-dire, pour utiliser une expression popularisée par la directive Bolkestein, le principe du pays d’origine) dans la négociation globale. En d’autres termes, si l’UE et les USA font des offres significatives sur le mode 4, ces pays seraient disposés à plus de flexibilité sur l’agriculture et le NAMA.

 

L’UE semble prête à avancer assez loin dans cette voie, tandis que les USA, officiellement tout du moins, manifestent plus de réserve. Mais cette réserve est peut-être destinée à une opinion publique américaine où dominent des sentiments anti-immigrants. Il est manifeste qu’UE comme USA privilégient le même souci patronal d’augmenter les possibilités d’une main d’œuvre à bon marché.

 

La question du mode 4 pourrait ainsi débloquer l’ensemble de la négociation.

 

4. Quelles perspectives pour le programme de Doha ?

 

4.1 Les éléments d’un scénario

 

Bien savant celui qui pourrait aujourd’hui affirmer que les bases de la réussite sont réunies, comme prétendre que le sont les conditions de l’échec.

 

Dans chacun des trois dossiers passés en revue, les éléments de convergence s’alignent de la même manière que les causes durables de blocage.

 

Deux constats s’imposent cependant :

 

a) aucun pays n’est prêt-à-porter la responsabilité d’un nouvel échec. Ce facteur, qui fut une des raisons de l’accord de Doha deux ans après Seattle, peut être déterminant ;

b) les pays industrialisés, et surtout les Européens, veulent protéger l’OMC des effets d’un nouvel échec.

 

Un scénario circule à Genève : celui d’un déblocage, lors du Conseil général d’octobre, du dossier agricole par des concessions (avec application différées dans le temps) des Européens sur les subventions aux exportations et des Américains sur la commercialisation de l’aide alimentaire. UE et USA annonceraient également un effort immédiat sur le mode 4 de l’AGCS. De telles évolutions pourraient créer une dynamique qui marginaliserait partiellement les résistances. La voie serait alors dégagée pour un accord minimal à Hong Kong, laissant libre la perspective d’une négociation finale du programme de Doha. La possibilité d’une ample libéralisation à terme dans tous les domaines couverts par ce programme serait ainsi maintenue.

Ce scénario catastrophe n’est pas du tout à exclure, car il sauve l’OMC et préserve les chances d’une négociation finale sur le programme Doha. Si le prix à payer est un accord limité lors de la conférence de Hong Kong, il semble qu’UE et USA soient prêts à le payer.

 

En fin de compte, tout réside une nouvelle fois dans la volonté et la capacité de résistance des pays du Sud.

 

4.2 Le « facteur Lamy »

 

L’arrivée, le 1 septembre, de Pascal Lamy à la direction générale de l’OMC constitue un facteur déterminant pour la suite des négociations. Peut-il réussir ce qui a échoué à Seattle et à Cancun ?

A son crédit, il y a sa maîtrise parfaite des dossiers et son expérience : il a été pendant cinq ans le négociateur unique de l’Union européenne à l’OMC et pour toutes les négociations commerciales bilatérales ou plurilatérales de l’Union. C’est un négociateur redoutable et un habile manoeuvrier. Son élection à la tête de l’OMC en est l’illustration. Il a réussi à forger sur son nom une alliance Nord-Sud en divisant les pays en développement dont il sait comment manipuler les plus faibles (la fameuse initiative « Tous sauf les armes » en fut l’illustration la plus spectaculaire[i]). Il connaît parfaitement les points faibles des trois groupes rassemblant les pays en développement : G20, G33 et PMA. Il est rompu aux négociations longues et n’hésite pas à recourir aux séances de nuit pour l’emporter. Résolument soutenu par les pays riches, il connaît aussi le monde des ONG où il a réussi à séparer les « réformistes » des « radicaux » en se montrant accessible aux ONG qui entretiennent les illusions d’un « dialogue constructif » avec un homme qui pourtant n’a jamais modifié son point de vue d’un iota.

A son débit, il y a sa conviction de détenir la vérité et d’être investi d’une mission. Ce qui le conduit parfois à ne pas mesurer exactement l’importance des obstacles et surtout à se laisser aller à beaucoup d’arrogance et d’intransigeance.

On peut compter sur lui pour consacrer toute l’énergie et tous les moyens à sa disposition pour laver l’échec qu’il a subi à Cancun.

 

5. Les prochaines échéances

 

- les G20 et G33 se réunissent du 8 au 10 septembre au Pakistan ;

- une session spéciale de négociations sur le dossier agricole aura lieu du 13 au 18 septembre ;

- une session spéciale de négociations sur le NAMA aura lieu du 19 au 23 septembre ;

- deux sessions spéciales de négociations sur les services (AGCS) auront lieu du 19 au 23 et du 26 au 30 septembre

- une « mini-ministérielle » (réunion informelle où ne participent que les ministres invités) aura lieu dans la première quinzaine d’octobre à Genève ;

- le Conseil Général se réunira du 19 au 20 octobre ; si un accord intervient, les termes serviront de base au projet de déclaration ministérielle qui sera soumis à la conférence de Hong Kong

- une mini-ministérielle est prévue en novembre en Corée ;

- la 6e conférence ministérielle aura lieu les 13-18 décembre à Hong Kong

 

6. De quoi s’agit-il ?

 

Au-delà des discours convenus, de quoi s’agit-il ?  Quel but poursuivent ceux qui veulent que les négociations aboutissent ? Au profit de qui ? Il n’y a qu’un objectif : ouvrir les marchés. Au profit d’une seule catégorie de pays : ceux qui ont quelque chose à exporter.

 

Ouvrir les marchés du Sud aux produits agricoles d’Europe, des USA et des pays du groupe de Cairns ; ouvrir les marchés du Sud aux produits industriels des pays du Nord, ouvrir les marchés du Sud aux entreprises fournisseurs de services d’Europe et des USA. Ils appellent ça le libre-échange. Et ils prétendent que plus il y a de libre-échange, plus il y a de richesse répartie.

 

Or, contrairement à ce matraquage idéologique du patronat et du complexe politico-médiatique à son service, accroître le libre-échange ne profite pas à tous. Après dix ans d’application des « Accords de Marrakech, on peut reprendre cette formule de Carin Smaller (Institute for Agriculture and Trade Policy) : « ceux qui ont besoin le plus sont en fait ceux qui perdent le plus ». Le système commercial multilatéral n’a pas été conçu pour améliorer le sort de l’humanité. Il a été mis en place pour transformer la planète en un unique marché pour le bénéfice des plus puissants, c’est-à-dire des entreprises transnationales qui contrôlent les Etats du Nord et n’ont plus qu’un obstacle à franchir pour assurer leur toute puissance : supprimer la souveraineté des peuples du Sud consacrée par la décolonisation.

 

Les négociations à l’OMC apparaissent dès lors sous leur vrai jour qui devrait préoccuper chaque femme et chaque homme sur cette terre : des négociations pour la domination de la planète au profit d’un petit nombre.

 

Ce qui se passe à l’OMC est en fait le problème politique primordial. Ce qui se passe dans chaque pays n’est que la conséquence de ce que nos gouvernements – tous, quels qu’ils soient  – ont négocié et négocient encore dans cette enceinte.

 

Jusqu’ici, à Seattle comme à Cancun, la résistance est venue des seuls pays du Sud. Mais les pressions exercées sur eux, en particulier par l’Union européenne avec le plein appui constant des 25 gouvernements, sont énormes. Tous les moyens sont bons et ils sont tous utilisés. Ils peuvent avoir raison de cette résistance. Les quatre mois qui viennent peuvent être décisifs.

 

Il y a urgence. Les citoyennes et les citoyens doivent impérativement s’approprier ces questions que la plupart des partis politiques et des syndicats ignorent ou négligent. Il y va de notre avenir. A nous de nous battre comme nous avons été capables de le faire contre le Traité Constitutionnel Européen avec les partis, les syndicats et les associations qui prennent conscience du danger.

 

A moins que nous soyons prêts à la servitude dans ce « Meilleur des Mondes » en préparation à l’OMC que nous annonçait déjà Aldous Huxley.

 

 

 

 

Raoul Marc JENNAR

chercheur auprès du mouvement social

URFIG - www. urfig.org

© URFIG

 

 

 



[i] Voir l’analyse intitulée « Un cadeau empoisonné aux pays les plus pauvres. L’initiative européenne « Tout, sauf les armes » sur www.urfig.org, documents URFIG, analyses, UE.






23:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/08/2005

26/08/2005: 17 morts dans l'incendie d'un immeuble à Paris habité par des Africains

 

----- Original Message -----
From: coordination nationale des sans papiers
Sent: Friday, August 26, 2005 3:36 PM
 
 
SANS PAPIERS
en lutte>>>coordination nationale


 
17 morts dans l'incendie d'un immeuble à Paris habité par des Africains
Communiqué

 

« Au moins 17 personnes, dont six enfants, ont péri dans la nuit de jeudi à  vendredi dans l'incendie d'un immeuble "vétuste"…occupé par des familles africaines dans le XIIIe arrondissement de Paris. Selon un bilan provisoire établi à  07h30, 17 morts (dont six enfants parmi lesquels un bébé de quelques mois) et 30 blessés, dont deux graves, avaient été recensées vendredi peu avant 06h00… Selon la direction de l'Assistance Publique des hôpitaux de Paris, parmi les 23 blessés admis dans sept établissements, figurent deux blessés graves, un enfant qui a été hospitalisé à  Trousseau et un adulte à  la Pitié-Salpétrière. » (AFP – 26 août 2005).
 
La Coordination Nationale des Sans Papiers se recueille devant la mémoire des victimes et présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes.
 

Le 15 avril 2005 dans l'incendie de l'hôtel Paris-Opéra près des Galeries Lafayette 24 personnes, également immigrées, avaient trouvé la mort
 
« Si aucune victime de ce genre de drame n'est tolérable, on ne peut néanmoins ne pas relever que la très grande majorité des victimes sont des familles d'immigrées. Il y a à cela plusieurs raisons. Bien entendu, il y a le déficit criant de logements sociaux par rapport à la demande (320.000 demandes de logements sociaux en attente en Ile de France -Libération du samedi 16 avril, p. 2). Mais il y a aussi la discrimination de fait dont sont victimes les familles immigrés dont les demandes dorment dans les tiroirs des mairies pendant des années. Elles sont ainsi livrées aux marchands de sommeil (hôteliers y compris).La troisième raison, qui relève exclusivement de la responsabilité des autorités politiques, est le refus de régulariser la situation administrative de plus de 600.000.personnes, parmi lesquelles beaucoup vivent en famille, avec des enfants scolarisés. Pas de titre de séjour, c'est en effet pas de logement social, l'entassement dans des taudis insalubres, l'échec scolaire pour les enfants. Les sans papiers sont donc concernés à plus d'un titre par le drame de l'incendie de l'hôtel Paris Opéra. » écrivions-nous en avril dernier.
Malheureusement, la situation demeure ! L’incendie meurtrier de l’hôtel Paris-Opéra semble avoir été passé par le gouvernement de Villepin-Sarkozy à la rubrique «  pertes et profits » !?
Ce nouvel incendie meurtrier, révèle tragiquement et pour la nième fois cette situation dramatique, qui semble parfaitement acceptée par les gouvernements en place, dont l’ancien gouvernement CRS (Chirac-Raffarin-Sarkozy) et l’actuel De Villepin-Sarkosy.

 
Pendant ce temps là, Sarkozy  poursuit sa fuite en avant dans le tout répressif, relayant les thèses d'extrême droite et prenant les sans papiers pour boucs émissaires et en cela l’ensemble des immigrés.
Le gouvernement se donne les moyens de terroriser les sans papiers par un arsenal répressif de plus en plus conséquent tout en niant dans ses pratiques les droits les plus élémentaires.

 
Ce matin, les représentants du gouvernement De Villepin-sarkosy viennent témoigner de leur émotion sur les cendres encore brûlantes de l’immeuble, comme ils l’avaient fait en avril dernier sur celles de l’hôtel Paris-Opéra. Mais quels moyens concrets, réels, ont-ils été mis en place pour que de telles horreurs ne puissent plus avoir lieu?
 
Chasser, pourchasser, traquer ceux qui sont dans la précarité (sans papiers, chômeurs, mal logés….) semble être le mot d’ordre du gouvernement De Villepin-Sarkosy, plutôt que de s’en prendre à la précarité elle-même !
 
La CNSP exige :
- La régularisation tous les sans papiers (le seul moyen de lutter contre les marchands de sommeil)
- La mise à disposition des mal-logés des logements réquisitionnés en cas de sinistre.




22:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/08/2005: LA POLICE PERQUISITIONNE LE DOMICILE D’UNE JOURNALISTE DE RADIO FRANCE POUR TRAQUER DES ENFANTS SANS PAPIERS

C' est en EURO-DICTATURE capitaliste !
RoRo
 
 
----- Original Message -----
From: coordination nationale des sans papiers
Sent: Friday, August 26, 2005 3:46 PM
Subject: LA POLICE PERQUISITIONNE LE DOMICILE D'UNE JOURNALISTE DE RADIO FRANCE POUR TRAQUER DES ENFANTS SANS PAPIERS



LA POLICE PERQUISITIONNE LE DOMICILE D’UNE JOURNALISTE DE RADIO FRANCE POUR TRAQUER DES ENFANTS SANS PAPIERS

SANS PAPIERS

en lutte>>>coordination nationale


De Villepin – Sarkozy : la stratégie de la peur et de la persécution:

LA POLICE PERQUISITIONNE LE DOMICILE

D’UNE JOURNALISTE DE RADIO FRANCE

 

Nous apprenons par le Réseau Education Sans Frontière que ce « mercredi 24 août 2005, vers 10h du matin, un détachement de policiers s’est présenté à Auxerre au domicile d’une journaliste de Radio France Bleue Bourgogne, Bleuette DUPIN. La police entendait procéder à une perquisition dans le cadre d’une enquête sur la disparition des enfants de Madame Barbe MAKOMBO MBELU, ressortissante congolaise assignée à résidence avec deux de ses enfants (Grace 10 ans et Naomie 12 ans), interpellées toutes les deux en centre aéré, en attendant sa reconduite à la frontière. Ses deux aînés, Rachel, 15 ans et Jonathan 14 ans se sont enfuis, terrorisés à l’idée d’être expulsés vers la RDC où leur père a disparu, où leur mère a subi de graves sévices et est toujours recherchée.

Bleuette Dupin avait fait un reportage sur cette affaire diffusé aux journaux de Radio Bleue Auxerre le 23 août. Elle avait téléphoné puis rencontré Barbe MAKOMBO MBELU dans ce cadre. ».

 

Pour Mr Sarkosy , Bleuette Dupin est coupable d’avoir fait son métier de journaliste en évoquant la situation de ces deux enfants.

Pour Mr Sarkosy elle aurait du collaborer avec sa police de l’immigration.

 

Pour opérer à cette perquisition, la police de Mr Sarkozy a dû obtenir un mandat de perquisition auprès de la Justice. Peut-on alors encore parler de Justice où bien celle-ci a-t-elle été instrumentalisée?

 

Que fait-elle d’ailleurs cette Justice face à la police de l’immigration de Mr Sarkozy qui ne cesse de bafouer les droits les plus élémentaires des sans papiers ?

 

D’autre part, le Réseau Education Sans Frontière  ajoute : que  des «… coups de téléphone d’intimidation … (ont été adressés) … à ceux qui soutiennent Barbe MAKOMBO MBELU dont des militants du RESF … ».


Ces nouveaux actes viennent confirmer les orientations du gouvernement De Villepin- Sarkozy en matière de politique de l’immigration, politique d’immigration qui, dorénavant, ne peut que se nommer police de l’immigration !!

 

« Fuite en avant dans le tout répressif, discours relayant les thèses d'extrême droite et prenant les sans papiers pour boucs émissaires… » écrivions nous il y a quelques temps. Mais ne nous cachons par les choses, le gouvernement De Villepin Sarkozy renforce sa stratégie de peur et de persécution vis-à-vis des sans papiers, mais cela ne sert qu’un seul but: attaquer les acquis sociaux et démocratique et  retourner à plus de 50 ans en arrière sur les libertés, les droits, les acquis sociaux…

 

La CNSP condamne cette stratégie de peur et de persécution du gouvernement De Villepin Sarkozy.

La CNSP appelle toutes les organisations associatives, syndicales et politiques, toutes les personnes soucieuses du respect de la dignité humaine, à se joindre et à renforcer la lutte pour organiser la défense des sans papiers et au-delà celle des droits et de la Justice.

La CNSP déclare que cette stratégie de peur et de persécution ne peut que renforcer les sans papiers à sortir de l’ombre, là où Sarkosy cherche à les renvoyer.

La CNSP appelle toutes les organisations associatives, syndicales et politiques, toutes les personnes soucieuses du respect de la dignité humaine, à se joindre aux actions menées et particulièrement

 

Samedi 27 août 2005

9EME ANNIVERSAIRE DE L’EGLISE DE SAINT BERNARD

MANIFESTATION NATIONALE A 14H

PLACE DE LA REPUBLIQUE – PARIS

(jusqu’à l’église Saint Bernard)


Paris, le 26 août 2005




22:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

27/08/2005: " Défendre les sans-papiers, c'est défendre nos conditions de travail "

C' est en EURO-DICTATURE capitaliste !
RoRo
 
----- Original Message -----
From: Coordination Sans Papiers CRER
Sent: Saturday, August 27, 2005 2:59 PM
Subject: [ForumCommuniste] " Défendre les sans-papiers, c'est défendre nos conditions de travail "




" Défendre les sans-papiers, c'est défendre nos conditions de travail "

Charleroi: 54 candidats réfugiés en grève de la faim


Suite à l'arrestation, à grands coups d'hélicoptères et autres moyens, d'un
Togolais lors d'un simple match de foot, ce vendredi 12 août, le mouvement
syndical se mobilise pour les droits des sans-papiers à Charleroi.


Myriam De Ly
24-08-2005



" Nous ne sommes pas dangereux, nous sommes en danger! "

" L'exclusion n'est pas une fatalité, mais le résultat de la façon dont les
pouvoirs politique et économique organisent la société ", explique Rudy
Peres, du MOC.



--------------------------------------------------------------------------------


Quand la police est venue arrêté Tata, les autres participants sans-papiers
au match de foot ont essayé de l'en empêcher. La police fédérale arrive,
avec plus de 20 véhicules, des hélicoptères, des chiens, des casques et des
boucliers,
comme ils ont fait il y a 6 mois pendant la grève d'AGC-Splintex.

Dès lundi, le mouvement syndical se mobilise. Frontières Ouvertes se joint à
eux, comme dans les mouvements passés. Rudy Peres (MOC): " Le Mouvement
Ouvrier Chrétien défend les travailleurs, y compris ceux qui sont obligés de
quitter leur pays, parce qu'ils n'ont pas la possibilité de travailler chez
eux, soit parce qu'il y a la guerre, soit pour des raisons politiques et
économiques. L'exclusion n'est pas une fatalité, mais le résultat de la
façon dont le pouvoir politique et économique organisent la société.
D'autre
part, défendre les sans-papiers, c'est aussi défendre les conditions de
travail en Belgique. Les sans-papiers, qui sont obligés de travailler au
noir pour survivre, sont utilisés pour faire pression sur les salaires."

Pasquale Colicchio (FGTB): «On oublie souvent, y compris dans le mouvement
syndical, que la solidarité vise à mettre au service des plus faibles, la
force de ceux qui sont à l'abri de ces besoins élémentaires.
Il y a déjà eu
un grand mouvement en 1999, où la FGTB et le MOC à Charleroi se sont
également mobilisés. Ce mouvement a eu comme résultat une campagne de
régularisation. Mais le problème avait été réglé en partie seulement, pas
sur le fond. Et le gouvernement continue de renvoyer chez eux, ceux qui dans
d'autres pays sont victimes d'insécurité. Et lorsque les réfugiés essaient
de se défendre, la réponse c'est la répression.
Et ici, à Jumet avec les
réfugiés, tout comme à Fleurus, avec les ouvriers d'AGC-Splintex, la
répression montre son vrai visage.»



 
 






20:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/08/2005

24/08/2005: A consommer sans modération ...

Les gens d'abord, pas le profit! 
A consommer sans modération?

24-08-2005

«Il faut veiller à ce que le coût de la main-d'uvre [belge] reste abordable et qu'on continue à avoir une politique de modération des salaires», déclare Thomas Leysen, boss d'Umicore (métaux spéciaux) à L'Echo.Il en va autrement pour les bénéfice d'Umicore. Au premier semestre, les analystes attendaient 110,5 millions d'euros, il est de 127,7 millions. «Des résultats solides», se félicite Leysen. Que les actionnaires pourront consommer sans modération

C.R.E.R.  -  Bruxelles : http://regularisation.canalblog.com/
Tél :   0496 40 33 09   -   0473 62 87 33 
Gand : VAK
www.vluchteling.beLiege : CRACPE http://cracpe.skynetblogs.be/

Soutien a la CRER au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74

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18:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: Hoboken (Anvers): le PTB s'oppose à la nouvelle taxe sur les égouts

Hoboken (Anvers): le PTB s'oppose à la nouvelle taxe sur les égouts

Environ 60 euros par famille. Tel est le montant de la taxe sur les égouts que l'on veut faire payer aux Anversois. Le conseil de district de Hoboken relaie la proposition de la conseillère PTB Mie Branders, qui s'oppose à la taxe.

Jan Franssen
24-08-2005

Au 1er janvier de l'an dernier, les égouts sont devenus une compétence des districts (subdivisions térritoriales de la commune) à Anvers. Grâce aux réactions du PTB au sein du conseil de district de Hoboken, on avait promis que les frais de raccordement ne seraient plus facturés aux citoyens de Hoboken

Mais l'administration communale a adressé une nouvelle facture aux Anversois: dorénavant, chaque ménage devra payer environ 60 euros par an pour « l'entretien des égouts». Cette nouvelle taxe vient en fait remplacer l'ancienne facture pour le raccordement aux égouts. Explication. Six mois après la décentralisation des égouts vers les districts, ceux-ci ont de nouveau été repris par Ri-ant (Riolen Antwerpen), une fusion entre Aquafin et les voies navigables d'Anvers. Même les habitants qui les années précédentes ont payé entre 150 et 400 euros pour un nouveau raccordement aux égouts devront payer la taxe...

Juste avant les vacances, la conseillère de district PTB, Mie Branders, a interpellé le conseil. Elle a exigé la suppression de cette nouvelle taxe. En attendant, elle a proposé une dispense de paiement durant cinq ans pour toutes les personnes qui au cours des cinq années précédentes ont payé la facture de raccordement aux égouts lors du réaménagement de leur rue.

Le PTB s'oppose à cette énième taxe supplémentaire. Tout d'abord parce qu'il est question d'équipements d'utilité publique : une charge des autorités pour laquelle le citoyen a déjà contribué en payant ses impôts. Secundo, il s'agit à nouveau d'une de ces nombreuses taxes forfaitaires, malhonnêtes et indépendantes du revenu. De plus, la facture d'eau est totalement opaque: les Anversois reçoivent leur facture d'eau via la compagnie anversoise des eaux AWW. La nouvelle taxe sur les égouts n'apparaît nulle part sur cette facture adressée par l'AWW. Le citoyen reçoit seulement une facture globale et est incapable de dire pour quoi il a payé.

Le conseil de district est d'accord avec cette interpellation et a transmis par écrit les propositions de Mie Branders au bourgmestre Patrick Janssens et aux échevins de la ville d'Anvers. Le PTB ne compte pas en rester là. Il a déjà élaboré un plan visant à s'adresser personnellement aux habitants des rues récemment réaménagées. Il entend calculer avec ces habitants le montant qu'ils devraient déduire de leur facture. Pour chaque rue, le PTB tentera de suspendre durant cinq ans le paiement de la taxe sur les égouts.

Pour plus d'infos, adressez-vous au PTB de Hoboken, au 03/828.020.43 ou à l'adresse suivante: mie.branders@gvhv.be


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18:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: Affaire Vioxx : le tueur condamné

Affaire Vioxx : le tueur condamné

La multinationale Merck doit payer 253,5 millions $ (200 millions d'euros) à la veuve d'un patient ayant fait une crise cardiaque à cause du médicament Vioxx.

Marco Van Hees
24-08-2005

Le Vioxx aurait fait 27.785 morts, selon une étude. La multinationale Merck savait dès 1997 ­ deux ans avant de lancer le médicament sur le marché américain à grands coups de pubs télévisées ­que cet anti-inflammatoire de type coxibs présentait des dangers pour le système cardio-vasculaire.

Robert Ernst est mort en 2001. Le procès intenté par sa veuve est le premier qui aboutit, mais 4.000 autres utilisateurs de Vioxx ont lancé une action contre Merck. Un jury texan a condamné la multinationale à payer 253,5 millions de dollars à Carol Ernst. Aux 24,5 millions de dommages classiques, les jurés ont ajouté 229 millions de «dommages punitifs», notion typique du droit américain. Ces 229 millions, c'est le gain sur lequel Merck misait lorsqu'elle a fait retarder l'annonce des effets secondaires du médicament.

Officiellement, le Vioxx a fait douze morts en Belgique. Mais si l'on applique la méthode de calcul des Etats-Unis, il y a eu 312 à 491 décès, indique le Dr Dirk Van Duppen (PTB). Ce promoteur du «modèle kiwi» (appel d'offres public pour les médicaments, comme en Nouvelle-Zélande) explique qui si le modèle kiwi était appliqué en Belgique, jamais on n'y aurait remboursé les anti-inflammatoires de type coxibs, pas plus efficaces que la génération précédente. D'ailleurs, en Nouvelle-Zélande, ils n'ont jamais été remboursés.

En Belgique, ils ne le seront plus à partir de ce 1er septembre. Seulement... Pourtant, le représentant de l'industrie pharmaceutique, Léo Neels, conteste cette décision. Selon lui, les patients souffrant de rhumatisme «sont prêts à courir certains risques pour éviter de souffrir» (Le Soir, 22/8). Et puis, ajoute-t-il, vu la spécificité du droit américain, «il y aura peu de risque de voir se produire un procès comme aux Etats-Unis».Décidément, certains ne peuvent s'empêcher de tout ramener aux pertes et profits.


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18:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: La pétition kiwi à la vitesse supérieure

La pétition kiwi à la vitesse supérieure

Lors des festivals, les pétitions signées pour des médicaments moins chers (modèle kiwi) affluent. Par exemple aux Fêtes gantoises, où Christine Jacobs et son équipe ont ajouté 954 signatures au compteur. En comptant les 606 signatures obtenues lors du festival Rimpelrock (Hasselt), Nini Collin et Leen Huysmans ont récolté en tout 2.706 signatures pour le modèle kiwi. Un record national.

24-08-2005

Comment Christine et son équipe ont récolté 954 signatures

Lors des festivals, les pétitions signées pour des médicaments moins chers (modèle kiwi) affluent. Par exemple aux Fêtes gantoises, où Christine Jacobs et son équipe ont ajouté 954 signatures au compteur.

Riet Verspreet

Christine Jacobs: «J'invite les lecteurs de Solidaire à essayer eux aussi de récolter des signatures.» (Photo Solidaire)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -

Christine Jacobs a 47 ans. Elle a travaillé jusqu'à 42 ans comme femme d'ouvrage avant d'être reconnue invalide. Lorsqu'elle parle du prix des médicaments, c'est donc en connaissance de cause.

Christine Jacobs. Je suis une fervente partisane du modèle kiwi grâce auquel le prix des médicaments diminuera fortement et sera intégralement remboursé. Je suis confrontée à ce problème quotidiennement. Autrefois, mon père dépensait jusqu'à 15.000 francs par mois pour ses médicaments. Et il n'y a pas si longtemps, je dépensais moi-même de 80 à 100 euros par mois en médicaments, soit un 1/7 de ma pension d'invalide (700 euros). Autour de moi, et au sein même de ma famille, j'ai vu des personnes tomber dans la pauvreté à cause notamment du prix trop élevé des médicaments. Les fins de mois sont toujours très difficiles. Et bien souvent, ce sont les enfants qui en pâtissent. C'est pourquoi cette proposition de loi doit absolument passer. Le gouvernement ne peut plus continuer à l'ignorer...

Lors des Fêtes gantoises, il régnait au sein de notre équipe une excellente ambiance. Le premier jour, nous étions 15. Un groupe assez hétéroclite composé d'une étudiante, un médecin, un employé, un cheminot, une femme d'ouvrage, un chômeur et... un barman en tenue de cow-boy.

Un homme qui habite dans la rue de notre secrétariat a proposé de nous accompagner. Il est revenu toute la semaine. Le cheminot était si enthousiaste qu'il a emporté un tas de dépliants et de pétitions pour les distribuer lors de sa réunion syndicale.

Chacun a apporté sa contribution. Les uns se sont chargés de monter le stand, les autres se sont occupés du transport ou des boissons. Certains se sont joints à nous une petite heure et d'autres sont restés toute la journée. Les uns ont arpenté les rues avec des panneaux de la pétition tandis que les autres sont restés au stand. Chacun a expliqué les choses à sa manière. On pouvait compter les uns sur les autres lors des discussions. Chacun stimulait l'autre.

Je trouve très important de pouvoir s'adresser aux gens directement. C'est d'ailleurs ce qui a fait notre succès. Pour ma part, je me suis basée sur le nouveau dépliant et j'ai expliqué le modèle kiwi tel qu'il est appliqué en Nouvelle- Zélande. Je me suis basée sur ma propre expérience, j'ai parlé de l'importante différence de prix des anti-douleurs comme le Dafalgan. En majorité, les gens ont réagi positivement...

Un dépliant très clair

Christine Jacobs. Le nouveau dépliant est selon moi un véritable atout pour la campagne. Il est très clair. Tout y est expliqué point par point, d'abord d'une manière détaillée, ensuite d'une manière plus synthétique. J'ai utilisé le dépliant pour préparer mon équipe de collaborateurs. On y trouve une réponse aux questions les plus fréquentes. On comprend également que le plan du ministre Demotte n'a rien arrangé. Quant à la mise en page, elle est vraiment très soignée. La plupart des gens ont emporté le dépliant chez eux. J'ai même entendu des personnes qui ont signé la pétition dire à d'autres: «Viens voir, tu savais ça toi?»

J'invite les lecteurs de Solidaire à essayer eux aussi de récolter des signatures. Le mieux c'est de commencer par lire le dépliant. La pétition suscite de nombreuses discussions.

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Record national pour Nini et Leen

En comptant les 606 signatures obtenues lors du festival Rimpelrock (Hasselt), Nini Collin et Leen Huysmans ont récolté en tout 2.706 signatures pour le modèle kiwi. Un record national.

Milly Thoolen

Leen (à gauche) et Nini (à droite) avec l'énorme tranche de kiwi, aux côtés de Willem De Witte lors de la manifestation «Genk on stage» (Photo Solidaire, Dirk Holvoet)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Leen Collin. Je prends moi-même beaucoup de médicaments. Chaque mois, je dépense environ 100 euros chez le pharmacien. Et encore, je n'achète pas tout ce que l'on me prescrit car je suis tout simplement incapable de payer.

Nini Huysmans. L'an dernier, nous nous étions inscrites pour distribuer dans les boîtes aux lettres des invitations à une soirée d'information sur les médicaments. Nous avons ensuite voulu connaître la réaction des gens et c'est ainsi que nous avons commencé à faire du porte à porte pour faire signer la pétition. Nous étions assez nerveuses au départ, mais finalement les réactions étaient très positives. Partout les gens signaient. C'est ce qui nous a encouragées à aller plus loin.

L'étape suivante consistait à aller trouver les commerçants de la ville de Genk. Nous sommes entrées dans toutes les boutiques. Nous avons ensuite fait les marchés des environs. Nous nous sommes même rendues au centre de dressage pour chiens. Nous avons fait signer la pétition en faveur du modèle kiwi à tous les membres. Au siège de l'association canine St. Hubertus, nous avons demandé aux membres du comité de direction de signer. Ils ont accepté et ont même distribué la pétition à tous les membres du personnel présents dans l'immeuble.

L'an passé, sur le marché de Bilzen, nous avons fait signer la pétition à tous les politiques qui s'y trouvaient pour leur campagne électorale. Excepté ceux du Vlaams Belang. Nous avons toujours des pétitions sur nous, nous les emmenons partout avec nous comme notre portefeuille.

Nous n'étions pas assez voyantes

Leen Collin. Nous avions un problème de visibilité. C'est ainsi que nous avons pensé aux cerceaux. Nous les avons recouverts de tissu vert et nous les avons peints pour les faire ressembler à d'énormes tranches de kiwi. Les gens nous voyaient ainsi arriver de loin et s'approchaient avec curiosité. C'était bien plus facile alors de leur demander de signer.

Nini Huysmans. Cette année, nous tenions un stand au Rimpelrock. Au début, les gens étaient plutôt méfiants. Mais une fois qu'ils ont compris de quoi il s'agissait, beaucoup se sont mis à signer. En une journée, nous avons récolté 606 signatures. Une dame, elle aussi confrontée au problème des médicaments, est restée tout un moment avec nous à agiter notre t-shirt kiwi pour attirer les gens vers notre stand.

Leen Collin. Nous avons également collaboré à la rédaction du nouveau dépliant. Le précédent était beaucoup trop compliqué pour monsieur tout le monde, surtout la comparaison des prix entre la Belgique et la Nouvelle-Zélande. D'autre part, il fallait absolument y insérer un paragraphe sur Stevaert. Stevaert est un type jovial, mais il faut rendre à César ce qui appartient à César. Ce n'est pas lui qui a conçu le modèle kiwi. C'est une idée de Médecine pour le Peuple. Et ça, je l'ai bien répété autour de moi.

Nini Huysmans. C'est exact et bien entendu cela débouchait régulièrement sur des discussions politiques. Le PTB jouit apparemment encore d'une bonne réputation. Parce qu'ils se battent pour les gens. Je pense que la campagne en faveur du modèle kiwi est un bon moyen d'améliorer l'image du PTB. Genk est une petite commune mais elle peut faire la différence.

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Déjà 86.317 signatures

  • Le 17 août, Médecine pour le peuple avait 86.317 signatures au compteur. Si vous aussi souhaitez aider à récolter les 100.000 signatures prévues, vous pouvez vous procurer des pétitions et des dépliants auprès du PTB et des cabinets médicaux de Médecine pour le Peuple.
  • Vous pouvez également signer la pétition on-line à l'adresse www.mplp.be.

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18:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

10/06/2005: Oradour-sur-Glane, ville martyre

10 juin 2005 Voltaire - www.reseauvoltaire.net

 

REPÈRE : 10 JUIN 1944

Oradour-sur-Glane, ville martyre

En représailles à la mort de deux de ses soldats lors du dynamitage d’un pont par la Résistance, le général Lammerding ordonne la destruction du village d’Oradour-sur-Glane. 120 jeunes SS, qui se sont déjà illustrés dans la répression sur le front de l’Est, tuent méthodiquement 642 habitants en les brûlant dans des granges et une église.

Lors du procès, qui suivra en 1953, le général est absent ; il coule des jours paisibles à Düsseldorf.

Parmi les 21 prévenus présents, 14 sont Français, la plupart déclarant avoir été enrôlés de force dans la SS.

Surtout, le secret est maintenu sur l’identité du milicien qui guida les SS : Jean Filliol. Celui-ci avait été le «tueur» du complot de la Cagoule dans les années 30. Après-guerre, il s’était réfugié dans l’Espagne de Franco où, selon l’enquête de Michel Bar-Zohar, il aurait travaillé pour une filiale de L’Oréal.

 


12:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: «Les centrales nucléaires sont une planche à billets pour Electrabel» Electrabel: entretien avec Tony Demonte, secrétaire national CNE gaz-électricité

«Les centrales nucléaires sont une planche à billets pour Electrabel»   Electrabel: entretien avec Tony Demonte, secrétaire national CNE gaz-électricité

La reprise de 100% du capital d'Electrabel par la multinationale française Suez inquiète les syndicats. Explications de Tony Demonte, responsable national CNE (CSC) pour le gaz et l'électricité.

Marco Van Hees
24-08-2005

Les organisations syndicales ont rencontré la direction d'Electrabel ce 17 août. Vous n'êtes pas sortis rassurés de la réunion. Qu'est-ce qui vous inquiète?

Tony Demonte. Trois choses. D'abord, je dirais que chat échaudé craint l'eau froide: on sait ce que c'est quand une multinationale prend le contrôle d'une entreprise. On l'a vu lors de la reprise de Cockerill Sambre par Usinor.

Deux, il y a un document indiquant que la reprise par Suez entraînera 350 millions d'euros d'économiespour le groupe: 100 millions de gains fiscaux, 160 millions de gains réalisés par le service achats et 90 millions d'économies dans les services généraux et administratifs. Pour ce dernier poste, des économies signifient essentiellement une réduction de la masse salariale, c'est-à-dire de l'emploi.

Trois, il y a un grand besoin d'investissements en Belgique. Il faut savoir que 55% de l'électricité est produite par les centrales nucléaires qui, selon la loi, devront être fermées. Quelque 25% viennent des vieilles centrales traditionnelles. Et les 20% restants sont issus de turbines gaz-vapeur, un peu plus jeunes.

Ceci dit, Electrabel a beau jeu de pointer les décisions du gouvernement, qui empêche d'investir dans le nucléaire ou qui casse le projet d'implanter des éoliennes à la côte.

Tony Demonte: «L'électricité devrait être un secteur public. Demain, on va privatiser l'eau? Et après-demain l'air?» (Photo archives)


Vous avez soumis un document à la direction

Tony Demonte. Il contient un engagement à garantir le volume de l'emploi, à faire les investissements nécessaires et à respecter les conventions (salaires, conditions de travail, pensions). Nous demandons qu'il soit signé par Hansen et Mestrallet, les dirigeants d'Electrabel et Suez. S'ils le font, cela ne nous offrira pas de garantie pour les dix ans à venir, mais cela voudra dire qu'il n'y a pas d'agenda caché à court terme. C'est-à-dire pour un an ou deux.

Et à plus long terme?

Tony Demonte. Les problèmes du secteur sont déjà anciens. Sa prise de contrôle par une multinationale ne date pas d'aujourd'hui. Suez veut acquérir 100%, mais son contrôle date de 1989, quand elle a racheté la Société Générale [alors actionnaire d'Electrabel]. Puis de 2003, lorsque Suez a obtenu 50,1% du capital d'Electrabel.

Et aujourd'hui, le gouvernement fait mine de s'émouvoir sur l'opération de Suez. C'est hypocrite. Même si ce sera pire avec 100%, car parmi ceux qui détiennent les 49,9% [les communes notamment], il y a un peu plus de considérations pour l'emploi en Belgique. Alors que pour toute multinationale, l'emploi est secondaire, voire au 45e dessous. Seuls comptent les dividendes.

Quant au discours rassurant du gouvernement sur le fait qu'il s'agit d'un grand groupe européen, c'est exactement le type d'argument entendu lors du rachat de Cockerill Sambre par Usinor [devenu Arcelor]. Cela n'a pas empêché Arcelor de mettre ses sites en concurrence entre eux et de fermer la sidérurgie à chaud de Liège.

Electrabel a distribué les 9/10 de son bénéfice 2004 aux actionnaires. Vous trouver ça normal?

Tony Demonte. C'est scandaleux. Alors que les particuliers payent l'électricité de plus en plus cher. Et que les centrales, les câbles, les pylônes ont été payés avec nos impôts. Les centrales nucléaires sont une véritable planche à billets pour Electrabel: elles sont totalement amorties et rapportent cash. Dans un monde, je ne dirais pas parfait, mais convenable, cela aurait dû faire baisser les prix pour le consommateur.

Ceux qui disent qu'avec la libéralisation de l'électricité, le marché va arranger ça, se trompent. En Flandre, où la libéralisation est déjà totale, les prix n'ont pas baissé. Logiquement, l'électricité devrait être un secteur public. Il est vital pour l'économie, vital pour les gens. Vous coupez l'électricité, c'est le chaos. Demain, on va privatiser l'eau? Et après-demain l'air?


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11:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: SNCB: l'usage des rails sera trois fois plus cher

SNCB: l'usage des rails sera trois fois plus cher

24-08-2005

Infrabel, gestionnaire de l'infrastructure ferroviaire du pays, va devoir revoir la facture adressée à l'opérateur SNCB pour l'utilisation du réseau. Cette facture augmentera de 20% pour le transport de marchandises et de 200% pour le transport national de voyageurs. En cause: l'Union européenne. La libéralisation européenne du rail avait obligé la SNCB à se scinder en trois entreprises au début de cette année: l'opérateur SNCB, le gestionnaire d'infrastructure et le holding chapeautant les deux premières. Infrabel gère le réseau, mais une partie de celui-ci (caténaires, quais de gares, terrains) a été cédé à l'Etat, ou plus précisément au Fonds d'infrastructure ferroviaire (FIF). L'Union européennne estime que la redevance payée par Infrabel au FIF est trop faible. C'est pourquoi Infrabel devra elle-même facturer des montants plus élevés à l'opérateur SNCB. Et dire que l'Union européenne prétend promouvoir le transport ferroviaire


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24/08/2005: SNCB: on engage conducteurs et accompagnateurs


SNCB: on engage conducteurs et accompagnateurs

24-08-2005

Depuis des années à la SNCB, la politique de la direction consiste à réduire les effectifs, au mépris des conditions de travail du personnel et des conditions de voyage des usagers, sans même parler de la sécurité. Mais constatant les problèmes d'organisation que pose sa propre politique, la direction a décidé d'engager 364 cheminots: 129 conducteurs et 235 accompagnateurs de train. Une bonne chose, mais pour le moins limitée puisque cela représente moins de 1% du personnel. D'autant plus si l'on sait que, vu la pyramide des âges à la SNCB, beaucoup de cheminots arrivent en fin de carrière et quittent l'entreprise.


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09:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/08/2005: Qui peut aider un ami wallon du Brésil à apprendre le ... flamand ?

 
Ton appel est reproduit sur un de mes blogs, à l' adresse suivante: http://courcelles.skynetblogs.be
Bonne journée !
RoRo
 
--- Original Message -----

From: perci coppieters
To: roger.romain@skynet.be
Sent: Thursday, August 25, 2005 9:20 PM
Subject: salut!du Bresil...



Roger,
 
je suis descendant de wallon et je voudrais apprendre à parler le flamand mais malheureusement je n´ ai  pas trouvé quelques cours gratuits pour l´ appprendre. Savez-vous où je trouve un site, une page, quelque chose... ?
D´abord je te remercierai beaucoup et j´ envoie mes salutations depuis le Bresil...
A bientot !
 
Percy COPPIETERS

09:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005

24/08/2005: En bref

En bref

24-08-2005

Venezuela

Un antidote à CNN

Le jour même du 222e anniversaire de Simon Bolivar, héros de la libération de l'Amérique latine, la station télé sud-américaine Telesur a vu le jour. Elle entend faire contrepoids à la propagande nord-américaine diffusée par CNN. «Face au discours unique des grandes entreprises médiatiques qui nient ou négligent délibérément le droit à l'information, déclare Aram Aharonian, le directeur général de Telesur, il nous faut une alternative capable de répondre aux principes de base d'un média authentique. Il est temps que l'Amérique latine détermine elle-même les informations à transmettre et la manière dont ces informations seront transmises.»

Telesur émet depuis la capitale vénézuélienne Caracas et est le résultat d'une collaboration entre le Venezuela, l'Uruguay, Cuba et l'Argentine. Le moteur de cette initiative n'est autre que le président vénézuélien Hugo Chavez. De célèbres intellectuels de gauche comme Eduardo Galeano, Tariq Ali, Adolfo Pérez Esquivel, Ignacio Ramonet ont également prêté leur collaboration. Vous pouvez visiter le site à l'adresse suivante: www.telesurtv.net.

Etats-Unis

«Si Telesur est une TV anti-américaine...»

Washington ne voit pas d'un bon oeil l'arrivée de Telesur. En effet, une station de télévision qui se montre un rien plus critique que CNN et Foxnews, c'est bien évidement la dernière chose à laquelle l'Oncle Sam s'attend. C'est pourquoi le parlement américain a donné son feu vert au lancement en Amérique du Sud d'une station de télévision proaméricaine si jamais Telesur se révèle être une station «de propagande anti-américaine». Certains sénateurs de droite au regard impassible l'ont déjà qualifiée «d'attaque médiatique préventive». Car, selon eux, le président vénézuelien Hugo Chavez «est l'ennemi de la liberté et de tous ceux qui défendent la liberté.»

Irak

La nouvelle Constitution représente un recul

Le 15 octobre, la nouvelle Constitution irakienne sera présentée au peuple à l'occasion d'un referendum. Les observateurs parlent d'ores et déjà de régression. L'article 14, par exemple, stipule que tout ce qui touche à la famille, du divorce à la succession, sera réglé selon les principes religieux de chaque communauté. Pour la majorité des Iraquiens, il s'agit donc de la Sharia islamique. La Constitution abolit également la clause qui stipule qu'au moins un parlementaire sur quatre doit être une femme. Les Américains appellent ça un progrès.

Russie

Poutine: «Les troupes US doivent quitter l'Irak»

Coup dur pour le président américain Bush. Le président russe Poutine a exigé que l'armée américaine se retire du territoire irakien. «Nous croyons dans la nécessité d'un plan réglementant ce retrait», a-t-il déclaré au terme d'une rencontre avec le roi Abdallah II de Jordanie. «Beaucoup d'Irakiens considèrent les Etats-Unis comme un occupant.»

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23:02 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24082005: ESB · Seraing: un sabotage qui aurait pu tourner mal

ESB · Seraing: un sabotage qui aurait pu tourner mal

24-08-2005

On a évité la catastrophe chez Ellwood Steel Belgium (ESB, ancienne aciérie électrique de Tube Meuse) à Seraing lors de la reprise des activités de l'entreprise après sa période de fermeture estivale. Selon les premiers éléments de l'enquête, les conduits d'évacuation des poussières et des fumées toxiques et inflammables de deux des quatre silos auraient été bouchés avec des manchons en plastique. L'accumulation de ces matières hautement inflammables aurait pu provoquer une explosion aux conséquences mortelles.

Il s'agirait d'un sabotage puisque la manipulation a été orchestrée afin que le système d'alarme ne se déclenche pas. Le parquet de Liège a été averti des faits et a déjà commencé à enquêter. Pour rappel, depuis le conflit social de février dernier, la barrière de l'entreprise protégeant le site est hors d'usage. (Source: 6com, 17/8/05).


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22:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: La police arrête les demandeurs d'asile dans les centres ouverts

La police arrête les demandeurs d'asile dans les centres ouverts

Une centaine d'hommes, de femmes et d'enfants se trouvent à la rue devant le Petit Château à Bruxelles. Etienne, originaire de Guinée, nous raconte: «La police vient nous arrêter tôt le matin, quand on est au lit.»

Riet Dhont
24-08-2005

Où sommes-nous encore en sécurité? C'est le cri d'alarme de beaucoup de demandeurs d'asile dans les centres ouverts en Belgique.

Ali, responsable de l'organisation UDEP (Union de défense des sans papiers), lui-même réfugié de Côte d'Ivoire, explique: «Le service des étrangers s'est mis d'accord avec les centres ouverts pour que la police puisse venir les chercher, disons même kidnapper, pour les transporter vers les centres fermés comme Steenokkerzeel et de là les mettre dans l'avion pour les déporter dans leur pays d'origine. La police a maintenant le droit de venir au lit des gens tôt le matin et de les déporter.

Ils le font avec des familles entières. Dans le protocole de l'accord l'on indique que la police donne aux centres les listes avec les noms des réfugiés qu'ils veulent arrêter. Ces noms ne sont pas rendus publics. Les réfugiés qui veulent aller en appel sont donc tous menacés. Ce qui fait que beaucoup de gens, surtout des familles ont quitté le Petit Château. Ils errent dans les rues de Bruxelles, et ne savent pas où aller.»

Etienne de Guinée raconte: «Tout le monde a peur. Le dossier de notre demande d'asile n'est pas encore clôturé. Il est vrai qu'un appel au Conseil d'Etat ne suspend pas l'extradition. C'est la raison pour laquelle les gens viennent aux centres ouverts, pour avoir un accueil, un endroit où dormir, où manger et boire, avoir une adresse. Maintenant, même ces centres ouverts ne sont plus sûrs, on vient nous arrêter là-bas. Où est-ce que nous devons aller?»

Les réfugiés s'organisent. Ils fuient les centres ouverts et cherchent un refuge dans des églises comme à Charleroi. Ali, membre de l'UDEP, explique: «L'objectif du protocole était justement d'arrêter les réfugiés dans les centres ouverts, en catimini pour que personne ne soit au courant. Heureusement la résistance est venue des réfugiés eux-mêmes. Vendredi matin le ministre de l'Intégration sociale, Dupont (PS), a promis qu'il n'y aurait plus d'arrestations jusqu'au 1er septembre. Le gouvernement reprendra alors son travail et le ministre Dewael prendra une décision. Jusqu'à ce moment, les réfugiés continueront leurs actions comme celle à Charleroi.

Pour marquer votre solidarité, participez à la manifestation à Bruxelles le vendredi 26 août, 14h au Petit Château.

Même le Petit Château
ne garantit plus de protection

Le Petit Château est, depuis 1987, un centre ouvert où les demandeurs d'asile sont logés en attente d'une résidence fixe ailleurs en Belgique. Ceux-ci ont introduit une demande d'asile pour être reconnus comme réfugiés politiques.

Les demandes d'asile viennent plutôt de personnes originaires de pays africains. La Côte d'Ivoire connaît une guerre civile, le Congo est agressé par le Rwanda, au Togo il y a une répression énorme contre les opposants politiques, au Niger il y a la famine. Le Sierra Léone, la Guinée et d'autres pays africains connaissent une instabilité politique. Les gens s'enfuient vers l'Europe, à la recherche d'un futur pour eux et pour leurs enfants.

Mais l'Europe et la Belgique ferment leurs frontières. Dans 95% des cas, les demandes pour un séjour légal en Belgique sont refusées. Les demandeurs d'asile reçoivent alors un ordre de quitter le pays, contre lequel ils peuvent aller en appel. Entre temps, ils restent en Belgique, en attendant leur appel. Mais, dans cette phase ils n'ont plus droit à l'assistance des CPAS ou d'autres instances. Ils sont donc bien obligés de chercher un toit dans les centres ouverts, comme le Petit Château à Bruxelles.

> Charleroi: 54 candidats réfugiés en grève de la faim


22:53 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: Constitution capitaliste européenne: Communiqué du Cactus/La Gauche !: ALLEZ LES BELGES !

Constitution capitaliste européenne: Communiqué du Cactus/La Gauche !: ALLEZ LES BELGES !


 
----- Original Message -----
From: Combat
Sent: Wednesday, August 24, 2005 8:25 PM
Subject: TR: Communiqué du Cactus/La Gauche !



 


De : jean-luc GONNEAU [mailto:jean-luc.gonneau@wanadoo.fr]
Envoyé : mercredi 24 août 2005 Boni Gilberto 19:46
À : jean-luc.gonneau@wanadoo.fr
Objet : Communiqué du Cactus/La Gauche !



Ce texte n est pas accentue pour diminuer les deformations

ALLEZ LES BELGES !

 

Au moment de la campagne contre le projet de traite constitutionnel europeen, nos amis belges nous ont donne un sacre coup de main. Les Georges Debunne, Raoul-Marc Jennar, Jose Caudron, Herwig Lerouge, dont vous pouvez retrouver les contributions sur notre site www.la-gauche.org, et tant d’autres nous ont aides par leurs analyses, leurs participations à de nombreuses reunions.

C est le moment de leur rendre la politesse. Le gouvernement belge n a pas renonce a faire adopter le TCE par voie parlementaire. Le parlement wallon n a pas voulu prendre position sur une procedure referendaire. C est pourquoi Georges Debunne et deux parlementaires de gauche flamands ont pris l initiative de lancer une petition au parlement flamand pour exiger un referendum si la Belgique est appelee a se prononcer sur le TCE. Il leur faut 15 000 signatures en Belgique. Si vous avez des copines ou copains belges, vous savez ce qui vous reste a faire. Mais nos amis esperent aussi des soutiens europeens. La moindre des choses est donc de signer leur petition. Vous en trouverez le texte sur notre site ou directement sur www.nonalaconstitutioneuropeenne.be . Dans les deux cas, vous pouvez signer en ligne.

 

Jean-Luc Gonneau, pour le Cactus/La Gauche !


20:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: «La victoire sur le fascisme, c'est un milliard de choses qui se sont produites partout en Europe». Entretien avec le professeur Cyrille Sironval, ancien résistant et déporté

«La victoire sur le fascisme, c'est un milliard de choses qui se sont produites partout en Europe». Entretien avec le professeur Cyrille Sironval, ancien résistant et déporté

60 ans après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Cyrille Sironval a accepté de venir partager son expérience de résistant au camp de vacances du PTB à Ovifat. Né en 1922, Cyrille Sironval a vécu les débuts du fascisme, le déclenchement de la guerre d'Espagne et la Deuxième Guerre mondiale. Il s'est occupé d'un périodique clandestin avant de devenir commandant dans la résistance. Il a également connu la déportation dans un camp de transit situé en Hollande. Cyrille Sironval est aussi le membre le plus âgé de l'Académie des Sciences de Belgique. Il a terminé sa carrière de professeur de biologie à l'Université de Liège après s'être vu refuser le poste de professeur une première fois en 1956 parce qu'il était communiste.

Tania Hallender
24-08-2005

Nom : Cyrille Sironval
Age : 83 ans
Formation : Biologiste
Parcours : Né en 1922, Cyrille Sironval adhère au PCB en 1937-38 avant de prendre le chemin de la résistance durant la Deuxième Guerre mondiale et d'être déporté aux Pays-Bas. Biologiste de formation, il sera chercheur et puis professeur à l'ULG.


Vous êtes né en 1922, une période riche en développements historiques. Comment cela vous a-t-il influencé?

Cyrille Sironval. L'entre-deux-guerres a effectivement été une période très mouvementée. Il y avait les développements de la Révolution russe de 1917. Je suis né en 1922. Lénine n'était pas encore mort. Il est décédé en 1924. J'ai vécu, ressenti tous ces événements. L'Allemagne connaissait la montée du fascisme. J'ai été envoyé en Allemagne, à Aix-la-Chapelle, quelques mois à l'âge de 12 ans pour y apprendre l'allemand. J'y suis retourné plusieurs fois en 1936-37. Je parlais couramment allemand. Là, j'ai vécu les débuts du national-socialisme. Lors de la Guerre d'Espagne, mes parents ont accueilli plusieurs réfugiés. J'ai donc été fortement impliqué dans les questions internationales. Cela m'intéressait, je me sentais concerné.

Vous adhérez au PC à l'âge de 16 ans, en 1938. Qu'est-ce qui motive votre décision?

Cyrille Sironval. Je vivais à Pépinster (Liège), dans une région industrielle. Mes deux parents étaient instituteurs. J'étais alors en contact avec pas mal d'ouvriers et d'employés, grâce entre autres aux connaissances de mon père. A l'époque, il y avait 40.000 ouvriers dans le textile dans la région de Verviers. Mon père m'emmenait à leur rencontre. Ce qui explique que, tout en n'étant pas fils d'ouvrier, je voyais ce qu'était l'exploitation. Je voyais notamment les ouvriers sortir de l'usine pour aller dépenser une partie de l'argent gagné dans les cafés qui étaient aussi la propriété des patrons du textile. Ceux-ci reprenaient ainsi une partie du maigre salaire qu'ils avaient payé. Les communistes organisaient des meetings sur les places de Pépinster. A l'époque, j'avais lu Mein Kampf d'Hitler, qui m'apparaissait rempli d'incohérences. Quand j'ai lu des ouvrages de Lénine, j'ai trouvé qu'ils étaient construits d'une manière logique. En 1936, j'ai eu l'occasion d'assister à un meeting donné à Verviers par Xavier Relecom, secrétaire général du PCB, dans le cadre des élections. Son exposé donnait une structure à la situation sociale que les gens vivaient et permettait de comprendre l'incohérence du fascisme et le conflit entre l'Allemagne d'Hitler et la Russie Soviétique. J'ai été dès ce moment captivé par cette logique. J'ai donc adhéré au PCB directement, sans passer par les Jeunesses Communistes.

Quelle était votre activité militante?

Cyrille Sironval. Lorsque j'ai adhéré à la fédération verviétoise du PC, je suis directement rentré au comité fédéral. Les ouvriers qui le composaient disposaient tous d'une bonne formation politique. Ils étaient tout à fait à même de rédiger les tracts, mais pas sans fautes de français. J'étais chargé d'en corriger les fautes. C'était ma tâche. Cela m'a encore plus conscientisé.

Que faites-vous lorsque la Seconde Guerre Mondiale éclate?

Cyrille Sironval. Le 10 mai 1940, lorsque la guerre commence, ma famille et moi avons été évacués en France. Nous sommes revenus vers septembre octobre. A partir de ce moment, je serai responsable du transport et de la distribution clandestine du journal Libertés entre Liège et Verviers. J'ai fait cela jusqu'au jour de l'invasion de l'URSS par l'Allemagne. Dès le début de la guerre, le Parti Communiste est, avec l'Eglise, l'une des seules structures à demeurer encore en place. Du fait qu'il était bien structuré, telle une armée composée d'ouvriers et d'intellectuels entraînés pour balayer le capitalisme, il a pu subsister. L'étanchéité entre les unités du parti était prévue. Il n'y a pas beaucoup de difficultés pour un parti léniniste construit comme ça de se clandestiniser. Les autres partis ont eux été dissous, à l'instar du POB (l'ancêtre du PS, ndlr).

En septembre-octobre 1940, vous entamez des études de biologie

Cyrille Sironval. Au départ, j'étais plutôt porté sur la physique, les mathématiques, pas tellement sur les plantes. Mais il m'apparaissait alors, de manière d'ailleurs erronée, que les questions touchant à la biologie étaient plus difficiles à résoudre, tandis que les grandes lois et méthodes expliquant les phénomènes physiques étaient déjà connues. A Liège, nous étions plusieurs étudiants communistes et antifascistes. Nous avons organisé une manifestation devant la Kommandatur pour soutenir la grève des 100.000 qui était dirigée par Julien Lahaut (dirigeant communiste jusqu'à son assassinat en 1950, ndlr) en mai 1941. Nous étions 50 ou 60. A l'époque, il n'y avait pas encore d'arrestations, nous jouissions encore d'une relative liberté. Plusieurs de mes compagnons se sont fait exécuter par la suite, dans le courant de la guerre. Un bon ami à moi, Hansen, a notamment été fusillé à la Citadelle. J'ai arrêté mes études le 22 juin 1941, le jour de l'invasion de l'Union Soviétique par l'armée hitlérienne. Il avait été convenu d'avance au sein du PC, que lorsque ce jour arriverait, nous entrerions dans la clandestinité.

Quel est alors votre rôle dans la Résistance?

Cyrille Sironval. Je m'occupais du journal clandestin l'Aurore à Verviers. Concrètement, je rédigeais l'Aurore (j'étais relu par Jacques Grippa, en tant que secrétaire politique de la fédération de Verviers), je le tapais à la machine et je le stencilais. Il était tourné à 2000 ou 3000 exemplaires. J'étais également responsable de sa distribution.

Attaques des voies de communication par la résistance, pendant la guerre (Photos archives)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Début 1943, vous êtes transféré à Bruxelles et devenez commandant du Corps 02. Que faisait ce Corps 02?

Cyrille Sironval. J'ai repris le commandement du Corps 02 après la mort de mon prédécesseur, Gaston Yernaux (dit Oscar), tué par l'ennemi. Le Corps 02, c'était les partisans armés de Bruxelles. Les membres entre eux ne se connaissaient pas. Pour des raisons de sécurité, l'organisation était cloisonnée. Les contacts étaient assurés par les courriers, des femmes. Celles-ci étaient au nombre de quatre. Elles transportaient les ordres, toujours oralement, assuraient aux clandestins complets l'allocation mensuelle et distribuaient les timbres de ravitaillement. Dans la Résistance armée, il y avait un certain nombre de règles. Il fallait une bonne mémoire: les messages ne pouvaient être délivrés qu'oralement, les rendez-vous se faisaient toujours à l'heure précise. En cas de problème, des rattrapages étaient prévus. Ce type de règles m'a sauvé la vie. J'avais une fois rendez-vous dans un parc. J'observais ce qui s'y passait et j'ai vu des types mais pas ceux que j'étais sensé voir. Je n'y suis donc pas allé. Nos cibles prioritaires étaient les voies de communication et les collaborateurs. Un 11 novembre, le jour de l'armistice, nous avons immobilisé tous les trains passant par Bruxelles. Des résistants menaient cette action dans l'ensemble du pays. Il y avait aussi des attaques directes contre l'armée allemande. Nous avons une fois installé une mitraillette sur une camionnette et attendu à la sortie d'un cinéma pour SS. Nous avons ouvert le feu. Mais après ce type d'actions, les Allemands faisaient peser de lourdes représailles sur la population. Ce n'est pas toujours bien de faire ce genre de choses. Les voies de communication étaient de meilleures cibles, mieux acceptées par la population. Ce qui prenait le plus de temps, c'était leur préparation, l'opération de reconnaissance. Toutes ces actions de sabotage étaient relatées dans le Drapeau Rouge. La victoire sur le fascisme, ce n'est pas une chose, c'est un milliard de choses de ce genre qui se sont produites un peu partout en Europe.

Dans quelles circonstances avez-vous été arrêté?

Cyrille Sironval. Après la vague d'arrestations de juillet 43, j'ai été mis «en repos» car on craignait que plusieurs de mes logements clandestins n'aient été découverts. On m'a renvoyé à Verviers. Il y avait là-bas des arrestations suspectes. J'ai rapidement constaté une anormalité dans le comité fédéral. Un certain Henri Gosset faisait des choses qui n'étaient pas très claires. Je le soupçonnais d'être le traître. Il me fallait maintenant le confondre. Nous avions, Henri Gosset et moi, rendez-vous à la campagne. Là, je constate la présence étrange de deux hommes. Je dis à Gosset «Nous sommes suivis.» Celui-ci répond: «Non, non.» Comme je connaissais bien la campagne, je me suis mis à courir, l'entraînant à ma suite, jusqu'à chez lui. Là, je lui ai demandé de me montrer ce qu'il avait en poche. Il me répond qu'il n'avait rien. Je l'ai alors obligé à les vider. Il était en possession d'une arme. Or, c'était interdit pour un partisan d'être armé en dehors des actions planifiées car si nous étions attrapés armés, c'en était fini de nous. Gosset commettait donc une infraction. De plus, cette arme n'était pas celle que nous utilisions. Mais je n'avais toujours pas la preuve que c'était lui le traître. J'ai fait savoir au comité central à Bruxelles que «si Alex (il s'agissait de mon nom de clandestin) est arrêté dans les 15 jours, le traître est Henri Gosset» et j'ai fixé un nouveau rendez-vous à Gosset. Nous nous sommes alors fait arrêter devant la synagogue. On nous a emmené à la Feldgendarmerie, Place Saint-Paul à Liège. Ils voulaient me torturer. Mais il y avait des soldats allemands occupés à écrire à la machine. Je leur ai crié en allemand «Voyez ce qui se passe avec des gens qui ne sont pas contre l'Allemagne.» On m'a alors emmené dans un autre local. Là, j'ai reçu des coups. Ensuite, on nous a transportés jusqu'à Verviers. J'étais tout ensanglanté. Gosset n'avait rien. A un moment, il a prétexté un besoin urgent et les Allemands l'ont laissé s'échapper. J'avais compris.

Vous avez alors été déporté aux Pays-Bas?

Cyrille Sironval. J'ai été déporté à Vucht près de Breda en Hollande. Il s'agissait d'un camp de transit. Je suis resté là de février à mai 1944. Là, j'ai réussi à me faire détacher au kommando de travail des prisonniers qui consistait à reboucher les trous causés par les bombardements anglais sur la piste d'aviation. J'ai pu, en mai 1944, m'échapper de ce camp.

«A Liège, nous avons organisé en mai 1941une manifestation devant la Kommandatur pour soutenir la grève des 100.000 qui était dirigée par Julien Lahaut .» (Photo Solidaire, Jean Honhon)


Comment y êtes-vous parvenu?

Cyrille Sironval. Lors du travail, nous étions surveillés par de jeunes soldats de la Wehrmacht, âgés de seulement 16-17-18 ans. Un jour, nous avons entonné la Marseillaise et oh, surprise, ils l'ont chantée avec nous. Ces soldats étaient des Alsaciens, enrôlés de force dans l'armée allemande. Un de ceux-ci nous apprend alors que les officiers étaient absents ce jour-là et il me propose d'aller se ravitailler au mess des officiers. Le gamin qui devait me surveiller, une fois là-bas, dépose son arme et se rend auprès du frigo. Je m'en empare, le met en joue et lui demande «Et maintenant?» Je lui ai annoncé que j'allais m'échapper et ai réussi à le convaincre de m'accompagner. C'est ce qu'il a fait. Nous avons pris la fuite le lendemain durant la corvée bois. C'était notre seul gardien. Nous avons été recueillis par des paysans, avec l'aide de camarades communistes hollandais échappés avec nous. Ils nous ont donné d'autres vêtements. Nous avons ensuite passé la frontière par une filière utilisée par les Anglais. Nous sommes arrivés à pied à Turnhout et pris le train pour Anvers. Je me suis ensuite caché jusqu'à la Libération. Mon gardien a été décoré pour cet acte.

Aujourd'hui, 60 ans après la Libération, de nombreuses commémorations ont eu lieu, célébrant la victoire américaine. Quel a été le rôle des Américains dans la guerre? Que pensez-vous de la façon dont l'histoire est écrite 60 ans après les faits?

Cyrille Sironval. Durant la guerre, que craignaient les Américains? Hitler avait conquis une bonne partie de l'Europe. S'il avait conquis la Russie, il serait devenu maître de l'Asie du même coup. Cela constituait une menace sérieuse pour les Américains. C'est pourquoi ils ont soutenu les Soviétiques, pour que ça n'arrive pas. Mais à la fin de la guerre, l'ennemi devient l'URSS. Les deux bombes atomiques larguées sur Hiroshima et Nagasaki devaient prouver la force militaire américaine et intimider l'URSS. Les Japonais auraient arrêté la guerre sans cela. Les Américains ont surtout pris pied en Europe pour contrer l'influence communiste. Dans ce sens, il ne s'agissait pas d'une libération.


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20:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: La Poste: les facteurs plus courageux que leur boss


La Poste: les facteurs plus courageux que leur boss

24-08-2005

Le docteur Jan-Harm Keijzer (PTB) avait écrit en juillet à l'administrateur délégué de La Poste, Johnny Thijs , pour lui faire part de son indignation suite à l'obligation faite aux facteurs de distribuer des toutes-boîtes du Front national (vous pouvez lire la lettre sur www.ptb.be, section entreprises, poste). Thijs lui a répondu ce 5 août, sans apporter d'éléments nouveaux par rapport à ce que la presse avait déjà relevé. A savoir: la direction de La Poste aurait décidé de faire distribuer ces tracts après avoir reçu un feu vert téléphonique (!) du Centre de l'égalité des chances (ce que nie le Centre). Par la suite (trop tard), un avis demandé par écrit au Centre s'est révélé négatif.

Sur le terrain, des facteurs ont fait preuve de courage. Ainsi, Gégé écritsur le site www.ptb.be: «Je tiens à vous dire qu'à la poste de 4500 Huy, les facteurs n'ont pas voulu distribuer les tracts du FN, malgré les menaces de mise à pied de certains dirigeants postaux du bureau. Pour finir, nous avons obtenu gain de cause, mais dans beaucoup d'autres bureaux, les facteurs ont été forcés à la distribution!»


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20:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: Ça s'est passé près de chez vous

Ça s'est passé près de chez vous

24-08-2005

Ovifat. Les Hautes Fagnes, région touristique par excellence.
Notre agence du tourisme locale nous avait concocté un excellent programme d'activités: visite du château de Reinhardstein, Monschau et bien sûr une ballade dans les Fagnes. (Photo Solidaire)

Ovifat. Les thèmes abordés lors des conférences ont été fort appréciés par les participants. Ce sont surtout la conférence de Frans Demaegd intitulée «1830: La révolte prolétarienne en Belgique» et la rencontre avec Jean Pestieau intitulée «Einstein pour les débutants» qui ont attiré le plus de monde. Une expérience dont l'équipe organisatrice se souviendra lors de l'élaboration du programme des prochaines éditions. (Photo Solidaire)

Ovifat. Feliz compleaños! Joyeux anniversaire! Samedi, Fidel fêtait ses 79 ans. Une bonne raison de figurer sur la photo aux côtés de Fidel! Le soir, nous avons tous bu un délicieux mojito à la santé du leader cubain et nous avons assisté au spectacle du groupe latino Trigal.

Anvers. Du 19 au 24 août, plus de 170 personnes de 15 à 75 ans se sont pressées à la porte de l'Université marxiste, à Deurne (Anvers), pour suivre des cours sur l'économie marxiste, la mondialisation, l'école socialiste et d'autres sujets. Qui a dit que le marxisme était passé de mode? (Photos Solidaire, Martine Raeymaekers)

Liège. A l'appel de la fédération liégeoise du Parti communiste de Belgique, 120 personnes se sont rassemblées à Seraing pour se souvenir de l'assassinat du député communiste Julien Lahaut. A noter également la présence de syndicalistes de la CMB Liège-Luxembourg ainsi que des représentants de l'administration communale de Seraing. Une délégation de la section liégeoise du PTB y a également déposé une gerbe de fleurs. Les 120 personnes présentes au cimetière demandent avec insistance une commission d'enquête sur l'assassinat du président du PC. (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)


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19:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: «Défendre les sans-papiers, c'est défendre nos conditions de travail». Charleroi: 54 candidats réfugiés en grève de la faim

C' est en EURO-DICTATURE capitaliste !Le "monde politique", c' est-à-dire les élus des "partis démocratiques" reste sourd ...
RoRo 
 
 
 
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mardi, 23 août 2005, 11h35



«Défendre les sans-papiers, c'est défendre nos conditions de travail». Charleroi: 54 candidats réfugiés en grève de la faim

Suite à l'arrestation, à grands coups d'hélicoptères et autres moyens, d'un Togolais lors d'un simple match de foot, ce vendredi 12 août, le mouvement syndical se mobilise pour les droits des sans-papiers à Charleroi.

Myriam De Ly
24-08-2005

«Nous ne sommes pas dangereux, nous sommes en danger!»
«L'exclusion n'est pas une fatalité, mais le résultat de la façon dont les pouvoirs politique et économique organisent la société», explique Rudy Peres, du MOC. (Photo Solidaire, Lies Horrie)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Quand la police est venue arrêté Tata, les autres participants sans-papiers au match de foot ont essayé de l'en empêcher. La police fédérale arrive, avec plus de 20 véhicules, des hélicoptères, des chiens, des casques et des boucliers, comme ils ont fait il y a 6 mois pendant la grève d'AGC-Splintex.

Dès lundi, le mouvement syndical se mobilise. Frontières Ouvertes se joint à eux, comme dans les mouvements passés. Rudy Peres (MOC): «Le Mouvement Ouvrier Chrétien défend les travailleurs, y compris ceux qui sont obligés de quitter leur pays, parce qu'ils n'ont pas la possibilité de travailler chez eux, soit parce qu'il y a la guerre, soit pour des raisons politiques et économiques. L'exclusion n'est pas une fatalité, mais le résultat de la façon dont le pouvoir politique et économique organisent la société. D'autre part, défendre les sans-papiers, c'est aussi défendre les conditions de travail en Belgique. Les sans-papiers, qui sont obligés de travailler au noir pour survivre, sont utilisés pour faire pression sur les salaires.»

Pasquale Colicchio (FGTB): «On oublie souvent, y compris dans le mouvement syndical, que la solidarité vise à mettre au service des plus faibles, la force de ceux qui sont à l'abri de ces besoins élémentaires. Il y a déjà eu un grand mouvement en 1999, où la FGTB et le MOC à Charleroi se sont également mobilisés. Ce mouvement a eu comme résultat une campagne de régularisation. Mais le problème avait été réglé en partie seulement, pas sur le fond. Et le gouvernement continue de renvoyer chez eux, ceux qui dans d'autres pays sont victimes d'insécurité. Et lorsque les réfugiés essaient de se défendre, la réponse c'est la répression. Et ici, à Jumet avec les réfugiés, tout comme à Fleurus, avec les ouvriers d'AGC-Splintex, la répression montre son vrai visage.»

> La police arrête les demandeurs d'asile dans les centres ouverts



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23/08/2005

24/08/2005: Accident mortel à Arcelor Tilleur

«Ce n'était pas le premier accident de ce genre»
Accident mortel à Arcelor Tilleur

Philippe Lambert, brigadier à Arcelor Tilleur (Ferblatil, région liégoise), est décédé ce 16 août, écrasé par une bobine d'acier de neuf tonnes. Un accident tragique qui aurait pu être évité.

Raoul Hedebouw
24-08-2005

Les coils ­ bobines d'acier ­peuvent atteindre 9 tonnes et deux mètres de haut. (Photo archives)


Agé de 49 ans, Philippe Lambert travaillait à Ferblatil depuis plus de vingt ans. Il laisse derrière lui sa femme ainsi que deux enfants, Céline (17 ans) et Christophe (29 ans), qui travaille dans la même usine comme intérimaire.

L'accident s'est produit ce 16 août, alors que Philippe Lambert remplaçait un collègue durant l'heure de table de celui-ci. Aux commandes d'un gros clarck, il chargeait des bobines d'acier ­ qui peuvent atteindre 9 tonnes et deux mètres de haut ­dans un camion à l'extérieur du hall. Au moment où il est rentré dans le hall pour reprendre un chargement,le mât de son clarck a heurté une bobine transportée par un pont roulant. Sous la violence du choc, la bobine est tombée, écrasant la cabine du clark.Le brigadier est décédé sur le coup.

Plusieurs éléments indiquent que cet accidentaurait pu être évité. D'abord, il ne s'agit pas d'une première. Un travailleur de Ferblatil nous écritpar mail: «Il faut que vous sachiez, ce n'est pas le premier accident impliquant ce clarck et ce pont roulant. Les autres accidents s'étaient soldés par des dégâts matériels et de grosses frayeurs

A chaque fois, le contraste de luminosité entre l'extérieur et l'intérieur du hall a été mis en cause: il aveugle celui qui entre dans le hall. Un peu comme lorsque vous pénétrez dans un tunnel. Cela explique que Philippe Lambert n'ait pas vu le pont roulant. «Les chauffeurs de camion qui entrent dans le hall se plaignent eux aussi de ce phénomène», nous explique un collègue de Philippe. Le pontier manquait lui aussi de visibilité: la bobine qu'il manoeuvrait lui cachait le clarck.

Au CPPT (comité de sécurité), les délégués syndicaux avaient réclamé qu'on règle ce problème de luminosité. Revendication qui semble être restée lettre morte. Dans un tunnel autoroutier, on résout la question en installant un éclairage fort. Pourquoi ne pas l'avoir fait à Ferblatil?

Autre point, le nombre de magasiniers dans cette partie de l'usine. Depuis le plan de restructuration Horizon 2000, il est passé de 102 à 62. Conséquence: les bobines sortant de la chaîne de production arrivent dans les magasins et n'y sont plus ni dégagées, ni emballées. Particulièrement après un long week-end comme celui de ce 15 août. Les magasiniers se sont retrouvés devant des parcs de stockage encombrés à l'extrême, à l'encontre de toutes les règles de sécurité.

Dans le quotidien Le Jour (18/8), Christophe, le fils de Philippe Lambert dénonce d'ailleurs le fait qu'«il y a de moins en moins de personnel pour un rendement égal (). Parfois, les gens du magasin se retrouvent avec un gros surcroît de travail, et ils doivent travailler au mépris des règles de sécurité. Mardi, c'était un jour comme cela: nous avions produit beaucoup de bobines pendant la nuit, et ils ont même dû rappeler des hommes en renfort lundi parce qu'au magasin, ils ne suivaient plus.»

Errare humanum est?

«Nous excluons toute erreur humaine, ni de Philippe, ni de l'ouvrier qui se trouvait sur le pont», déclare Christian Brasseur, délégué FGTB à Ferblatil. On comprend que les syndicats insistent sur ce point. En novembre 2004, à l'issue du procès sur l'explosion de la cokerie, le tribunal de Liège avait épargné la direction, préférant condamner deux travailleurs du bas de l'échelle.

Comme l'ont souligné certains délégués à l'époque, les «forces vives liégeoise» (les «grands» partis de la cité ardente) ont dû peser dans la balance afin de ne pas dérangerle géant Arcelor. Au nom de l'emploi.

Mais au nom de l'emploi et de la compétitivité, on fait courir de plus en plus de risques aux travailleurs d'Arcelor. En augmentant sans cesse les cadences de travail. Or, ce ne sont pas les emplois et la sécurité qui augmentent, mais les bénéfices de la multinationale de l'acier: ils ont été multipliés par 9en 2004 et encore par 2 au premier semestre 2005.

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Sidérurgie liégeoise: dix morts en 34 mois

· 22 octobre 2002 ­ Cokerie d'Ougrée

  • Léonardo Vento, 21 ans, travaillant pour la firme Cichelli, Kaddour Benchedida, 35 ans (idem) et Donatello Cichelli, 56 ans (idem). Origine : explosion lors de l'entretien d'une conduite de gaz.

·16 janvier 2003 ­ Ségal

  • Eric Liégeois, 40 ans, travaillant pour la firme GMX. Origine : intoxication à l'azote lors de l'entretien d'une gaine de refroidissement d'un four.

· 17 juin 2003 ­ Kessales

  • Alain Jackson, 32 ans, travaillant pour la firme EIS. Origine : chute de 2,5 mètres lors de l'entretien d'un pont-roulant

· 26 juillet 2003 ­ Haut fourneau B d'Ougrée

  • Jean-Luc Mabrouck, 48 ans, travaillant pour Cockerill Sambre (décédé le 12 janvier 2004 des suites de ses blessures). Origine : pris en étau entre un camion et un train.

· 6 octobre 2003 ­ Chertal

  • Claudio Sauvage, 36 ans, travaillant pour la firme Estim. Origine : frappé par le basculement d'une pince à coils.

· 3 février 2004 ­ Haut fourneau 6 de Seraing

  • Eric Ghysens, 32 ans, mécanicien salarié de Cockerill-Sambre. Origine : chute d'une dizaine de mètres.

· 19 février 2004 - Sous-station électrique à Seraing

  • Un électricien de 29 ans, employé par Cockerill. Origine: court-circuit.

· 16 août 2005 - Ferblatil à Tilleur

  • Philippe Lambert, 49 ans. Origine: chute d'une bobine de 9 tonnes d'un pont roulant.

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19:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/08/2005: PALESTINE OCCUPEE: site à voir absolument

PALESTINE OCCUPEE: site à voir absolument


 
 
----- Original Message -----
From: palestine_en_marche
Sent: Tuesday, August 23, 2005 6:29 PM
Subject: site à voir



 
http://www.palestine.ipfixe.com/
 
A voir absolument.....
A ne pas rater, pour se rappeler, pour rester éveillés, pour ne pas entériner ce qui s'est passé, par l'oubli, le temps

19:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/08/2005: Un pays où le diesel est 50 fois moins cher qu'en Belgique


Un pays où le diesel est 50 fois moins cher qu'en Belgique

«Chaque mois, je dépense 300 euros en essence pour me rendre au boulot. Et le patron ne donne qu'un forfait de 50 euros comme frais de déplacement. C'est intenable», nous raconte Marc. Consommer moins, comme l'affirment les experts à la TV, Marc voudrait bien. En prenant les transports en commun? A l'aéroport de Bruxelles où il travaille, il commence et finit à toute heure de la nuit. En changeant de boulot? Il fait justement la navette depuis le Hainaut sinistré par le chômage. Et déménager à Bruxelles? Avec la hausse des prix du logement, il y perdrait encore plus.

David Pestieau
24-08-2005

Mon petit réservoir, ça va. Le réservoir de papa, bonjour les dégâts. (Photo archives)


Alors, la hausse des prix du pétrole, rien à faire? Pas vraiment. Ainsi, Karel, Mehdi et Muriel de Comac, le mouvement de jeunes du PTB, qui participent au festival de la jeunesse au Venezuela, n'en ont pas cru leurs yeux l'autre jour. Quand leur bus s'est arrêté à la pompe à essence, ils ont découvert le prix du litre de diesel. L'équivalent dans la monnaie locale de 2 eurocents du litre! Oui, à Caracas, vous pouvez faire un plein de cinquante litres pour un peu plus d'un euro.

Le Venezuela est un pays producteur de pétrole évidemment. Et son gouvernement est social. Mais une telle différence de 1 à 50! Des intermédiaires se sucrent, c'est sûr. Les pays exportateurs vendent plus cher leur pétrole sur le marché mondial que chez eux. Mais cela n'intervient que pour 1/8 de votre litre de diesel. L'Etat ponctionne une partie sous forme de taxes directes, les plus injustes car elles pénalisent autant Marc que son directeur.

Mais surtout, ceux qui font monter les prix, c'est ce «marché» de l'or noir contrôlé par les cinq géants (Exxon, BP, Chevron-Texaco, Total, Shell) qui dominent le monde du pétrole, de l'extraction au raffinage.

Le gouvernement doit faire quelque chose. Pour les gens, en remettant le carburant dans l'index. Contre ces intermédiaires, en taxant spécialement les bénéfices exorbitants de ces firmes, afin de bloquer les prix. Et puis, il faut contourner cette mainmise des cinq géants. En ayant une société publique qui pourrait négocier des accords équitables avec les pays exportateurs.

Regardez Cuba. L'île socialiste a récemment signé un accord de coopération avec, justement, le Venezuela. Cuba fournit ses capacités en matière de santé et d'éducation. Ainsi 14.000 médecins cubains sont aujourd'hui au Venezuela. Lequel, en échange, propose un tarif avantageux pour le pétrole: 60% du prix du marché.

Une société publique pourrait également planifier l'avenir et investir dans des sources d'énergie alternatives. Car on ne peut laisser, aujourd'hui comme demain, l'énergie aux mains du marché.

email to David Pestieau

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12:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

23/08/2005: CHARLEROI: les réfugiés, en grève de la faim, ont besoin de nous, de notre présence, de notre aide ...

 


C' est en EURO-DICTATURE capitaliste !

RoRo

 

BELGIQUE: CHARLEROI: les réfugiés, en grève de la faim, ont besoin de nous, de notre présence, de notre aide ...

Bonjours,

Des réfugiés font la grève de la faim.

Ils ont besoin de notre soutien moral.

Église St Christophe à CHARLEROI

(place Charles II, près du jet d' eau)

Georgette

RoRo



11:15 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |