30/07/2005

01/07/2005: L'émission « le droit de savoir » mérite-t-elle son titre ?

L'émission « le droit de savoir » mérite-t-elle son titre ?
( Secours Populaire Français, 1er juillet 2005 )

L'émission « Le droit de savoir » a présenté, dans son édition du mardi 28 juin 2005, un réquisitoire implacable contre l'action du Secours populaire en Asie du Sud.
Naïvement, nos responsables ont de bonne grâce répondu à toutes les questions, pendant de nombreuses heures, aux « journalistes » de cette boite de production conformément à l'esprit du Secours populaire : « A coeur et à comptes ouverts ».
Le montage, au mépris de toute conscience et déontologie journalistique, mélangeant les sujets, en particulier en faisant des amalgames avec l'escroquerie dont est victime notre fédération départementale de Haute Garonne, tronquant les propos, jette le discrédit sur l'action des 72 000 bénévoles et dirigeants du Secours populaire. Pourtant ceux-ci risquent beaucoup moins de s'enrichir avec les fonds du tsunami que les producteurs d'une telle infamie grâce aux juteuses retombées publicitaires, dopées par le sensationnel, facteur d'audience.
Quel téléspectateur pouvait découvrir, hier soir, que plus de 80 délégués de l'association se sont relayés depuis le 26 décembre dans les 4 pays les plus touchés par la vague meurtrière (Inde, Indonésie, Thaïlande, Sri Lanka) ? Qu'ils ont aidé dans l'urgence avec des associations locales plus de 250 000 victimes de la main à la main ? Que le SPF a dépensé 470 000euros pour acheter et distribuer de la nourriture, produits d'hygiène, médicaments, kits scolaires, vélos et réaliser des opérations de sanitations.Quel téléspectateur pouvait découvrir que le SPF a engagé aujourd'hui 5 358 000euros dans des programmes de reconstruction pour au moins 5 ans et que les projets en cours d'examen s'élèvent à environ 2 300 000euros ?
Ainsi en Thaïlande, deux grands programmes de réhabilitation de la pêche sont en cours dans les districts de Trang et Krabi, ainsi que sur l'Ile de Pratong pour un montant de 880 000 euros.Les journalistes des journaux d'actualité de TF1 ayant pour leur part couvert la semaine dernière l'inauguration par le Président du SPF de deux unités de production de glace au service de 2 000 pécheurs d'Aceh.Une délégation nationale doit se rendre mi-juillet avec Claudine Cochetau dans le village de ses protégés pour faire avancer son projet car il n'est pas question de "décaisser" des sommes importantes sans support contractuel. Ce projet, fruit à l'origine, d'une initiative individuelle, qui engagerait l'association à hauteur de 700 000 euros, nécessite de s'entourer des garanties d'usage en matière réglementaire et législative (cadastre, droit de propriété....).
 

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11:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

01/07/2005: un avis

 
----- Original Message -----
From: jack chauveheid
To: roger.romain@skynet.be
Subject: petite correction: " lors du" au lieu de "au".



Cher Roger,

Les faits parlent d'eux-mêmes. Pour moi, les évidences sont telles qu'elles sont indépendantes d'opinions politiques ou autres.

Cordialement,

Jacques Chauveheid

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Le pas vers la véritable information suivie du vrai contrôle populaire ?

Le non lors du référendum européen est significatif car il montre que les peuples peuvent arriver à voir clair, penser et décider par eux-mêmes s'ils le décident enfin. La rareté de ce genre d'événement est due à la faible fréquence du mécanisme de référendum et à son absence plutôt étonnante dans la plupart des pays. Quand la réponse est non à un pouvoir minoritaire cautionné par une majorité qui n'est qu'apparente, une telle indication de conscientisation constitue-t-elle le début tant attendu d'un peu de raison politique, ainsi que le déclic d'une véritable révolution, intellectuelle et ensuite sociale?

 

Face aux débordements d'une minorité de dirigeants, il apparaît essentiel que la société, de fait la majorité de ses 80 % de non possédants (approximation), puisse s'exprimer de manière régulière. Une majorité populaire l'avait fait lors de la révolution française, mais la bourgeoisie usurpa alors le pouvoir. Un processus d'incompétence constante se développa ensuite à partir d'en haut, car la résistance obstinée aux réformes sociales, bien que progressives et de fait modérées, caractérisa plus de deux siècles de luttes plutôt pénibles (le bien fondé du non référendaire en France et en Hollande, ainsi que l'évidence de cette incompétence, viennent d'être ratifiés par le portugais Saramago, prix Nobel, lors d'une entrevue télévisée). Si la manipulation des consciences est parvenue à se maintenir jusqu'à présent malgré les institutions dites démocratiques, aurait-elle finalement entamé un décompte régressif irréversible ? 

La résistance aux améliorations sociales est bizarre car elles ont systématiquement permis l'enrichissement de la classe dirigeante dont l'augmentation de revenus provient de  l'accroissement relatif du bien-être des non possédants qui achètent plus de produits. Toutefois, il ne faudrait pas perdre de vue que ces améliorations furent permises pas des innovations scientifiques et technologiques assurant un accroissement continu de productivité. L'opposition aux adaptations sociales de caractère clairement évolutif n'en demeure pas moins surprenante et montre que la classe dominante ne voit pas la réalité, alors que son "élite" devrait être consciente des vraies possibilités du système, ce qui démontre l'incompétence. Ainsi, ces 20 % ont mené la lutte de classes contre leurs propres intérêts, les deux derniers siècles démontrant que les revenus croissants des nantis proviennent simplement de l'augmentation de consommation des non possédants. L'histoire démontre donc que le progrès ne s'est pas développé jusqu'à présent à l'encontre des intérêts matériels des 20 % minoritaires, mais bien principalement en leur faveur.

Ce qui a sûrement changé est l'urgence, historiquement sans précédent, d'une solution raisonnable aux nécessités énergétiques qui s'accroissent quand les réserves naturelles s'épuisent grandement (personne n'aime l'entendre). Face à ce grand problème, un indispensable début de solution consiste en une honnête information scientifique et technologique du public, tout en lui faisant saisir l'importance de cette éducation simple bien que jusqu'à présent difficile d'appliquer.

La "clé" serait donc double: permettre d'abord d'exprimer pensée et décision populaires par référendums (premier pas). Mais c'est insuffisant car il faut assurer la progression  de conscientisation (second pas) et non continuer de céder passivement le pouvoir aux 20 % qui se sont constamment avérés incompétents. Il en est ainsi parce que le régime des partis voit sa représentativité réelle s'effriter sans cesse, le caractère indirect du pouvoir populaire conduisant à son érosion progressive. Les représentants du peuple montent en général de niveau social et sont conquis par le pouvoir de l'argent dont le volume s'accroît en fonction de la production, d'où les corruptions idéologiques et autres, de moins en moins évitables. Conséquences: dégoût, passivité politique de la majorité face au néo-libéralisme et aux vrais problèmes qui n'attendent pas.

A part la désaffection électorale facilitée par des pressions financières, les partis de gauche perdent notamment du terrain lorsque leurs dirigeants ne saisissent pas le caractère évolutif des processus historiques. Les gens comprennent alors que leurs dirigeants se dissocient de la réalité concrète qui change au lieu de travail et dans les relations sociales. Comme en science théorique, certains dirigeants négligent leurs "classiques", ne suivent pas les développements scientifiques (voir les commentaires scientifiques à l'encontre de la philosophie indéterministe dans l'article de  Halbwachs, Éditions Sociales 1946) sont oublieux de l'effort permanent d'interprétation rénovée ou actualisée, et se montrent alors doctrinaires et fermés car c'est l'attitude facile. En perdant la relation avec la base populaire qui est la seule qui pense (il est faux de croire que la classe dirigeante pense, elle manipule), ils se coupent progressivement de la réalité exclusivement perçue par la conscience populaire et perdent leur pouvoir lors d'élections. Ainsi, l'incompétence ne caractérise pas seulement les dirigeants nantis, qui ignorent la réalité car ils n'y vivent pas, mais gagne les autres qui perdent graduellement conscience de la réalité, forcément d'en bas car c'est celle de la grande majorité.

Le second pas sera donc celui de l'information utile. Je n'ai pas la solution complète mais je sais qu'il faut intensifier la communication de la vérité "non manipulée" aux 80 %, sans quoi ils demeureraient trop ignorants de ce que savent les responsables de haut niveau, particulièrement les dirigeants des institutions financières importantes. Interviendra inévitablement le "discours" sur le déterminisme scientifique et historique, qui débouche sur le crucial problème de l'énergie. Ceci, de manière suffisamment complète bien qu'aisément compréhensible, de manière à aboutir, bien que tardivement, à un niveau acceptable de conscientisation des vrais problèmes.

L'exploitation continuera tant que la majorité, c'est à dire les exploités, ignorera une part substantielle de ce que savent et utilisent les exploiteurs. Pas besoin d'études supérieures, "d'idées", ni même d'une position politique préalable pour le comprendre.




11:00 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

29/07/2005

28/07/2005: Irak, Coran, Islam, attentat de Londres, ...

28/07/2005: Irak, Coran, Islam, attentat de Londres, ...

VERITES SUR LA « MENACE ISLAMIQUE » (p.2)


 

n°48

  27 juillet 2005

EUROPE, CHAMP DE BATAILLE?

    Les deux tiers des Britanniques pensent que les attentats de Londres sont la conséquence directe de la guerre d’Irak. Ils ont raison. Mais savent-ils que ce qui les attend risque d’être pire que ce que les Français ont vécu à l’époque de la guerre d’Algérie ?

    Pourquoi pire? Parce qu’aujourd’hui les résistants irakiens sont seuls. La plupart des peuples arabes sont muselés par leurs gouvernements. L’URSS qui aidait l’anti-impérialisme à condition de ne pas dépasser certaines limites, n’existe plus. La solidarité internationale se révèle inopérante. A quoi servent la modération et le dialogue, se disent certains, quand la force brutale prévaut partout ?

    Leurs exemples : en 1973, l’OLP a abandonné les opérations hors de Palestine sur les conseils de ses amis étrangers : pour quel résultat ? Il y a toujours plus de colons israéliens et de destructions.

    Des millions de personnes ont manifesté contre l’agression américaine contre l’Irak. Pour rien. Dans les démocraties, le poids des opinions est maintenant sans effet sur les décisions gouvernementales. Aucun tribunal n’ose même se déclarer compétent pour juger les criminels de guerre américains.

    Alors, certains résistants irakiens, baasistes ou non, se sont posé la question que se posent tous les résistants : quand un pays est agressé, est-il légitime de porter le feu sur le territoire ennemi ? Le débat semble tranché. Les victimes à Londres seront moins nombreuses, mais pas moins innocentes qu’en Irak, quand les bombardiers US déversent à l’aveuglette leurs cargaisons.

    On a comparé la guerre d’Irak à celles du Vietnam, d’Algérie ou du Liban. Elle est toutes ces guerres à la fois, la mondialisation en plus. Avec les TV satellitaires, l’appel contre l’injustice est plus prégnant que dans les années 50. Les volontaires prêts à combattre l’Occident sur place n’ont pas besoin d’ordres venus d’ailleurs. Ils sont nombreux et disposent de moyens bien supérieurs à ceux des Algériens.

    Aujourd’hui, les pires craintes énoncées avant l’agression de l’Irak sont réalité. Le terrorisme est par nature injustifiable mais, pour sortir du bourbier, il ne faut pas confondre une cause avec ses effets, ou accuser ceux qui cherchent une issue à la guerre d’approuver le terrorisme. Face à des chefs de gouvernement butés, on se demande avec horreur si les cris des victimes de Londres n’ont pas plus d’influence que les opérations lointaines de résistance. Le bruit des bombes pèsera-t-il autant que celles du FLN en « métropole » le jour où le général de Gaulle décida d’accorder l’indépendance à l’Algérie ?

 

 23/7/05                                                                                                                      Gilles Munier

VERITES SUR LA « MENACE ISLAMIQUE »

par Mohamed Salah Hermassi

 

    Ce que recherche l’Occident, c’est d’imposer aux musulmans une conception amputée et dénaturée d’un islam débarrassé de ses valeurs humanistes de liberté, de justice et d’égalité et qui n’aura plus de puissance mobilisatrice pour ne plus pouvoir affronter les agressions contre les pays musulmans. Il prétend que c’est une religion qui n’a aucune relation avec la politique et que les musulmans n’ont d’autre choix que d’adopter le modèle occidental de progrès, vu qu’il en est la forme supérieure et définitive. (1)

    L’invitation fiévreuse que fait l’Occident aux modes arabe et musulman à séparer la religion de la politique, sous prétexte que c’est la condition essentielle du progrès et de la renaissance, ne peut tromper personne. Ce n’est en vérité qu’une tactique voilée pour faire échouer toute action politique de l’islam pour le renforcement de son identité, et pour briser toute velléité de résistance à l’Occident. L‘objectif principal en est l’éradication à tout prix des raisons islamiques de l’opposition à la domination occidentale. Nous ne pensons pas que l’Etat religieux soit aujourd’hui un objectif islamique. Il y a une différence, à notre avis, entre un Etat religieux et un Etat dont la politique est dirigée selon les valeurs spirituelles et les acquis historiques qui sont les siens.  Le rejet de la première formule – l’Etat religieux – ou l’impossibilité de son instauration ne pourrait signifier le rejet du second. L’arrière-plan religieux et culturel demeure – malgré les tentatives de l’occulter – l’un des facteurs de décision dans les divers pays du monde, y compris ceux qui se qualifient de laïques.

    Et n’est-il pas du droit des musulmans, non seulement ceux de l’islam politique, de demander à l’Occident si, vraiment, la séparation de la politique et de la religion est effectivement totale dans les sociétés occidentales ? Et pourquoi ne dit-on pas du Vatican qu’il mêle religion et politique ? Et qui ignore aujourd’hui le rôle du pape dans de nombreuses régions du monde et son rôle dans la chute du bloc socialiste ? Et pourquoi l’Occident apprécie-t-il que Ronald Reagan eût tenu l’Evangile dans une main et le programme de la guerre des étoiles dans l’autre et eût dit : voici la solution ! Pourquoi donc l’Occident s’offusque-t-il lorsque les musulmans tiennent à la main le Coran ? Et pourquoi estime-t-il que le fondamentalisme judaïque est légitime quand il pense que la religion doit se tenir loin de la politique ?

    Et comment peut-on expliquer le silence de l’Occident au sujet de « ces rabbins fondamentalistes qui, en brandissant la Thora comme la preuve d’une propriété accordée par Dieu, donnent un prétexte idéologique à l’expulsion et à l’assassinat des Palestiniens, musulmans et chrétiens, habitants originels de la Palestine ». (2)

    Le sujet ne mérite peut être pas un large débat : la position occidentale est totalement claire. Elle signifie que la politisation de la religion est désirée lorsqu’elle sert les intérêts et les plans de l’Occident et elle est interdite lorsqu’elle s’y oppose.

(…)

    L’islam représente-t-il vraiment un danger pour l’Occident ? La réponse est contenue dans les raisons de la question. La renaissance de l’islam contribuera à la concrétisation d’un projet culturel et politique qui pourra constituer un danger pour la domination de l’Occident et ses prolongements politiques et culturels dans les mondes arabe et islamique. Prétendre que l’islam représente un danger effectif et direct pour l’Occident est une supposition fallacieuse qui réfute des évidences qui n’ont pas besoin d’être débattues. D’une part, l’islam politique (3) n’a pas dépassé jusqu’à l’heure actuelle le cadre de mouvements de protestation, réprimés et encerclés. D’autre part, l’Occident est une forteresse imprenable en raison de ses moyens économiques, militaires et technologiques. Et ce ne sont pas des forces naissantes dépourvues de tous les moyens de lutte qui vont pouvoir l’abattre ! (4)

    Nous devons, pour bien définir, prendre les preuves en Occident même. Il apparaît dans les déclarations des responsables et dans les médias occidentaux que ce qu’on entend par le danger est le terrorisme et la peur qu’il atteigne les frontières de l’Occident. Le prétexte en est le choix fait par certains mouvements pour la violence dans leur combat contre les régimes qui les répriment. La vérité est que « l’islam n’est pas responsable de l’extrémisme dont souffrent sous le slogan de l’islam certains Etats arabes et islamiques. L’islam n’est ici qu’un slogan de mobilisation et le véritable responsable est la politique impérialiste et exploitrice de l’Occident ».

    La vérité infirme toutes les thèses qui veulent convaincre de ce danger. L’islam ne fait aujourd’hui que défendre son existence et son identité. Il n’attaque personne ni n’est un danger pour quiconque.

 

Extraits de « Une approche de la problématique d’identité », par Mohamed Salah Hermassi – Ed. L’Harmattan – Islamoccident – 2004 –  (pages 150 à 152 et 156-157).

 

(1) cf . Francis Fukuyama : Nihadat al tarik, trad. Hussein Ahmed amin, Markaz Al Haram lil nachr wal tarjama, Le Caire, 1993 – (2) Roger Garaudy : al oussoulyat al mouassira, trad Khalil Ahmed Khalil, Dar am alfayne, Paris, 1992, p.209 – (3) Nous utilisons le terme d’islam dans cette étude dans un sens figuré. Nous ne cherchons pas une analyse ample de ce terme, ni de ses courants, ni de ses conceptions. – (4) cf. Fred Hallyday : Al islam wal gharb. Khourafat al mouajaha, trad. Abel Ilah Noeïmi, dar Al Saqi, Londres, 1997.


 

REVUE DE PRESSE


 

·        « Les Américains pissaient sur le Coran

       et abusaient de nous sexuellement »

           (Interview de Mohamed Mazouz, rescapé de Guantanamo)

Le Marocain Mohamed est un rescapé de Guantanamo. Après plus de trois ans et demi de détention entre le Pakistan, Kandahar, Bagram et Guantanamo, il a été renvoyé dans son pays où il a été placé en liberté provisoire. Il est interviewé ici par Abdelhak Najib de La Gazette du Maroc (11/4/05). Un témoignage terrifiant qui permet de mieux comprendre la colère des musulmans contre l’Occident. Extraits :

 

Vous avez été arrêté au Pakistan, les accusations affirmaient que c’était en Afghanistan. Qu’en est-il réellement ?

La réalité que tout le monde connaît est que j’ai été arrêté au Pakistan. J’y suis allé pour me marier. C’était exactement le 26 août 2001. J’habitais alors à Londres depuis quelques années et je n’avais pas de papiers. Il fallait me marier avec une Anglaise de nationalité qu’elle soit d’origine pakistanaise, indienne ou marocaine. C’était le seul moyen pour avoir mon permis de résidence en toute légalité. Le destin a fait que je me suis lié d’amitié avec un Pakistanais. Avec le temps, j’ai su qu’il avait une sœur en âge de se marier et j’ai demandé sa main. La famille a accepté et nous avons décidé de partir au Pakistan pour célébrer cette union. Le mariage a eu lieu et les choses allaient normalement. Il faut préciser ici que j’avais un visa d’un mois. Quatre jours avant notre retour, j’ai été arrêté sur un boulevard de Karachi alors que je marchais avec mon beau-frère pakistanais.

 

Pour quelles raisons avez-vous été arrêté au Pakistan?

(…) Nous avons été abordés de façon inopinée par la police pakistanaise qui m’avait demandé mes pièces d’identité. Les policiers ont pris mes papiers et ayant compris d’où je venais, ils m’ont demandé de les accompagner pour un léger interrogatoire. Je me suis exécuté sans opposer la moindre résistance. On m’avait bien précisé que ce passage par leurs bureaux ne prendrait que 15 petites minutes. Les 15 minutes sont devenues 4 ans d’enfer entre Kandahar, Bagram et Guantanamo. (…)

 

Quels types de tortures avez-vous subi ?

J’ai tout vécu de la part des autorités pakistanaises. Sans que la police m’ait adressé la moindre accusation. J’étais torturé et je ne savais même pas pour quelles raisons j’étais arrêté. Personne ne m’a dit quoi que ce soit sur le motif de ma présence dans cette prison horrible. Nous avons été frappés, foulés aux pieds, sans nourriture, sans eau, sans pouvoir nous laver, sans pouvoir nous couper la barbe et les cheveux, agglutinés les uns sur les autres dans des conditions inhumaines. Le plus important à soulever ici est que nous avons tous été enchaînés avec du fer à l’aide d’un bâton en acier qui liait nos pieds à notre ceinture. Ceci nous paralysait littéralement. (…)

 

Quand avez-vous été transféré à Kandahar ?

Je me souviens du jour où la police pakistanaise nous avait dit qu’une délégation d’Amnesty International est venue nous voir. Etant donné que je parle Anglais, j’ai eu plusieurs fois à vérifier que les gens qui étaient là pour nous interroger n’étaient pas du tout les représentants d’une organisation humanitaire. C’étaient des agents du FBI et de la CIA qui venaient faire des vérifications avant l’étape ultérieure. Le même jour, vers dix heures du soir, ils nous ont pris un à un, nous ont donné d’autres habits, une espèce de combinaison bleue. Nous avons été parqués vers l’aéroport et une fois sur place, nous avons été livrés à d’autres hommes. À l’odeur que j’avais sentie sur l’homme qui m’avait pris, j’ai su que ce n’était pas un Pakistanais. Là, nous avons été encapuchonnés à l’aide de sacs en toile. Mais avant cela, laissez-moi vous expliquer comment ils avaient couvert nos yeux. Ils mettent un tissu au début sur lequel ils passent une deuxième bande très serrée puis ils scotchent sur les deux bandes un rouleau de sparadrap avant de mettre le sac en toile sur nos têtes. Et là, ils serrent au niveau de la gorge avec un fil très résistant. Je n’arrivais plus à respirer et j’entendais la voix d’une femme nous ordonner de bien nous tenir et de ne rien tenter qui puisse les déranger. Dans l’avion, nous avons été mis les uns à côté des autres, attachés avec des fils de fer liés à nos bras avec force. Ligotés directement à l’avion par le bas, écartelés pour ne laisser aucune chance au moindre mouvement. Au bout de quelque temps, l’avion a atterri à Kandahar: la cité de la torture.

 

Dans quelles conditions êtes-vous arrivé à Kandahar ?

Nous sommes arrivés la nuit. Nous avons été traînés comme des bêtes, l’un tirant l’autre dans sa marche. On nous avait ôté nos sandales et nous avait jetés par terre, à plat ventre. Nous sommes restés plus de 4 heures dans cette position. C’était l’hiver, il faisait glacial et nous étions à poil sur le sol à grelotter. Et il ne fallait pas bouger ni trembler. Ils nous avaient bien précisé de ne pas esquisser le moindre mouvement. "Don’t Move" c’était l’ordre de ne pas bouger d’un poil. Evidemment, c’était impossible avec ce froid. C’était plus fort que nous tous. On tremblait tous de la tête aux pieds. Et là, les soldats nous sautaient littéralement dessus, les brodequins sur le visage ou sur le dos, nous écrasant sur le sol. J’ai bougé comme tout le monde et un soldat m’avait asséné un coup de brodequin entre les cuisses. J’ai bien vu qu’il voulait faire éclater mes testicules. Mais le coup a épargné mes organes génitaux de quelques centimètres. Dans toute cette panoplie de torture que j’ai vécue depuis quatre ans, ce coup-là, je ne l’oublierai jamais de ma vie. Après quatre heures sur le sol, ils nous ont jetés dans des cellules sans habits. Nous avons été fouillés à poils dans des conditions humiliantes et les soldats se marraient et nous provoquaient. Après, ils avaient entamé les interrogatoires. Ton nom, d’où viens-tu, ce que tu fais ici, fais-tu la prière, qui tu connais, que penses-tu des attaques, as-tu rencontré Cheikh Oussama…

 

Avez-vous été visité par la Croix rouge à Kandahar ?

Oui, c’était le lendemain de notre arrivée à Kandahar. Mais je tiens à souligner un point que vos lecteurs et l’opinion publique doivent savoir. La Croix rouge n’a rien fait du tout pour nous durant toute cette période de détention en Afghanistan ou à Guantanamo. Sa présence était inutile. La seule chose qu’elle ait réalisée, c’était de nous faire parvenir quelques lettres. Je suis même sûr qu’ils étaient là pour servir les Américains et leur apporter l’aide. En somme, la Croix rouge a rempli son rôle de facteur et c’était tout. (…)

 

Et les interrogatoires ?

Les interrogatoires étaient quotidiens, faits par des Américains avec la collaboration de traducteurs arabes. Cela avait lieu dans les tentes en présence de tous les autres détenus et souvent, nous étions frappés au début, face contre sol, par des soldats fous, avant de commencer à répondre aux questions. Il y avait une technique précise qui consistait à jeter le détenu par terre, lui sauter sur le dos, lui éclater l’épaule avant de le frapper. Beaucoup d’entre nous avions les omoplates fracturées et avons dû faire face au froid et la faim, sans médication jusqu’au départ pour Guantanamo. Et l’interrogatoire pouvait durer des heures interminables. Et là, ils sortaient la grosse artillerie pour la torture. Il y avait d’abord les décharges électriques qui faisaient un mal sans pareil. Et ensuite, ils nous jetaient dans de gros barils d’eau pour nous étouffer. (…)

 

Après cela, vous avez été transféré à Bagram ?

La prison de Bagram est la sœur jumelle d’Abou Ghraïeb en Irak. Sans donner trop de détails, nous avons vécu les mêmes tortures, les mêmes sévices physiques et psychologiques que les détenus en Irak. Vous savez, quand je suis entré au Maroc et que j’ai pu avoir accès aux journaux, j’ai découvert ce que les prisonniers irakiens avaient vécu à Abou Ghraïeb, c’étaient les mêmes techniques et les mêmes abus. Je pense aujourd’hui que Bagram a été le laboratoire qui a préparé Abou Ghraïeb. Nous étions dans des cellules individuelles et c’est là le plus grave puisqu’ils pouvaient tout essayer sur les prisonniers sans que personne ne sache ce qui se passait. Nous avons été humiliés dans nos corps, obligés à nous dénuder les uns devant les autres. Pire encore, on nous envoyait des femmes soldats qui provoquaient les détenus en les touchant sur leurs organes génitaux, en se mettant à poil devant eux ou alors en couchant avec d’autres soldats devant nous. Nous avons vu pire que cela et beaucoup de détenus ont été violés et faisaient tout pour le cacher. Mais nous savions ce qu’ils avaient subi de la part des soldats. (…)Après, ils en sont venus à l’étape des injections. À tour de rôle, on nous administrait des produits qui nous rendaient fous. On a appris par la suite que c’étaient des injections pour provoquer l’hystérie. Beaucoup avaient perdu la tête. D’autres ont contracté des maladies de peau, des infections dermiques, des maladies rénales, des complications au foie, des migraines…

 

Quel traitement était réservé au Coran ?

Ici, je tiens à faire savoir au monde entier à travers ce que je dis jusqu’où les Américains sont allés pour nous humilier et bafouer nos principes les plus élémentaires. Il s’agit du traitement infligé au Coran. Tout ce qui pouvait le réduire à néant était utilisé. Ils ont pissé dessus, ils l’ont déchiré, ils l’ont coupé aux ciseaux devant nous, ils ont déféqué dessus en badigeonnant nos visages avec. Oui, il faut dire tout ceci pour que le monde musulman réalise quel degré de haine ce livre sacré leur inspire. Parce que je ne vois pas pourquoi en arriver là. Un jour, et en présence de la Croix rouge, ils avaient pris tous les corans de la prison pour les déchirer devant nous tous. Ils se comportaient à l’égard du Livre sacré comme s’il s’agissait d’un vulgaire objet. Quand on protestait, nous étions torturés à mort. Et à chaque fois qu’ils agissaient de la sorte à l’égard du Coran, nous nous soulevions et évidemment nous étions punis en conséquence. C’était un cercle vicieux. L’autre forme de torture consistait à lâcher des chiens sur nous alors que nous sommes nus, dans des douches, en groupes. (…)

 

Avez-vous été victime d’injections forcées ?

Nous acceptions tout de leur part. Je me disais que c’était mon destin et je patientais. Mais ce sont les maladies qui avaient le plus fait de mal. À cause de ces injections, beaucoup d’entre nous avons été malades. Qui souffrait du foie, d’autres des reins, d’autres sont devenus hystériques et d’autres asthmatiques comme je le suis depuis mon séjour là-bas. D’autres étaient constamment anémiés et à chaque injection, ils étaient au plus mal. Je ne vous parle même pas des problèmes de peaux dont presque tout le monde souffrait ainsi que le rhumatisme à cause du froid et de l’humidité.

 

Et ce problème d’hémorroïdes. Est-il vrai que beaucoup ont eu des poussés hémorroïdale graves ?

Absolument. Tous, nous avons eu ce type d’infections et je pense que c’était voulu pour nous humilier davantage. Certains ont eu des opérations pour éviter la douleur. Les Américains se moquaient de nous en parlant de la façon dont ils manipulaient les organes génitaux des détenus. Ils savaient que c’était la plus grande humiliation pour un musulman que de se laisser toucher l’anus et faisaient tout pour que nous soyons tous malades. Certains ont eu des injections anales à l’aide de longs tubes que l’on introduisait par l’arrière. Nous avons tous eu des complications suite à ce type d’injections et jamais on n’a su pourquoi nous avons été les cobayes d’un tel laboratoire secret. (…)

Source : http://www.lagazettedumaroc.com/articles.php?id_artl=6272&n=415&sr=852&r=2

 

·        Ken Livingston, maire de Londres,

        dénonce 80 ans d’intervention occidentale

        au Proche-Orient  (L’Orient – Le Jour  - 22/7/05)

 

Le maire de Londres, Ken Livingston, a considéré que l’interventionnisme de l’Occident était à l’origine des attaques terroristes. Cette déclaration vient à un moment où le gouvernement britannique adopte une panoplie de mesures afin de faire face au terrorisme.

Le maire de Londres, Ken Livingstone, a estimé hier que l’interventionnisme depuis de longues années de l’Occident au Proche-Orient pouvait expliquer les attentats comme ceux qui ont frappé sa ville le 7 juillet. « Je n’ai aucune sympathie pour les attentats-suicide », a déclaré le maire travailliste interrogé sur la BBC. Mais, a-t-il fait valoir, ils ne seraient probablement pas arrivés si l’Occident avait laissé les pays arabes libres de prendre leurs décisions après la Première Guerre mondiale. « Je pense que nous avons eu 80 ans d’intervention occidentale dans des pays majoritairement arabes à cause du besoin de pétrole de l’Occident », a-t-il déclaré.

Le « deux poids, deux mesures » des Occidentaux au Proche-Orient a mis en colère de nombreux jeunes musulmans, a-t-il ajouté, évoquant la « plaie ouverte » du conflit israélo-palestinien. « Je ne dénonce pas seulement les kamikazes. Je dénonce les gouvernements qui massacrent aveuglément au nom de leur politique étrangère », a-t-il ajouté, évoquant notamment « les bombardements du gouvernement israélien ».

« Dans les années 1980, les Américains ont recruté et formé Oussama Ben Laden, lui ont appris comment tuer et faire des bombes (...) pour faire sortir les Russes d’Afghanistan », a-t-il encore déclaré. Mais Ben Laden a échappé des mains de ses créateurs.

M. Livingstone, connu pour son franc-parler, a également estimé que la Grande-Bretagne aurait compté beaucoup de kamikazes si les Britanniques étaient « sous occupation étrangère » et si on leur refusait « le droit de vote », et « souvent le droit de travailler » depuis « trois générations ».

 

INFO, INTOX ET DIVAGATIONS

Aujourd’hui, la presse est libre de dire… n’importe quoi

par Abdulillah Al Rawi (*)

 

Izzat Al Douri, futur Président de la République ! - Selon Al Khabar (22/3/05), des proches de l'ex ministre irakien de la défense ont confirmé que l'administration américaine avait  ordonné à Iyad Alaoui, l'ex premier ministre irakien, de laisser Izzat Al Douri tranquille. Suite à un accord avec le ministre israélien Shalom, l’ex vice président du Conseil de commandement de la Révolution Izzat Ibrahim pourrait devenir Président de la République, voire Roi d’Irak… Tout le monde sait pourtant  que les Américains le recherchent en tant que chef de la résistance et que sa tête est mise à prix.

 

Talabani, agent du Mossad – Toujours selon Al Khabar (22/3/05) Massoud Barzani aurait accusé en public son rival Jalal Talabani d’être un voleur, un conspirateur et un agent des services de renseignements israéliens. Pour se venger de ces insultes, Talabani aurait autorisé la Turquie à occuper Kirkouk et à administrer le nord de l’Irak que dirige Barzani…

 

Ramadan se suicide dans sa cellule – Selon Ashahed Almustaqel (29/3/05), le vice président de la République Taha Yassin Ramadan se serait suicidé dans sa cellule le 17 mars dernier en raison de la dégradation de son état de santé.

 

Les faux dollars envahissent le marché irakien – Selon Arraqib (1/3/05), le marché irakien est envahi par des devises étrangères falsifiées, notamment des euro et des dollars américains. Les faux billets de 100 dollars sont appelés "israéliens" en raison de la qualité de leur impression.

 

(*) Abdulillah Al Rawi est Docteur en droit et ancien journaliste irakien.


BREVES

 

Bombarder La Mecque - Tom Tancredo, député républicain du Colorado, a proposé dans plusieurs interventions dans les médias, de bombarder des lieux saints de l’islam pour répondre aux attaques terroristes. « Si une attaque terroriste se produit et si nous pouvons prouver qu’elle a été perpétrée par des fondamentalistes musulmans, des “islamo-fascistes” comme je crois que l’on devrait vraiment les appeler, alors on pourrait menacer de lancer des représailles contre leurs lieux saints ».  Il a affirmé sur une radio que des bombardements américains pourraient « faire disparaître leurs lieux saints ». Interrogé pour savoir s’il parlait « de bombarder La Mecque », il a répondu : « Ouais». L'Orient - Le Jour (22/7/ 05)

 

Novlangue - Israël accuse le bureau de l’AFP à Tel Aviv d’être à l’origine du concept d’ «assassinats ciblés » pour désigner les meurtres de responsables de la résistance palestinienne. Sharon, en bon lecteur de George Orwell (1984), voudrait éliminer du langage toute expression jugée subversive ou critique, et contraindre les médias à parler de « préventions ciblées » ou d’ « éliminations ciblées ».

 

Mur de la honte à Tell Afar  L’armée US construit un mur de béton autour de Tell Afar, ville de l’Irak à majorité turkmène, située au nord non loin de la frontière syrienne pour empêcher la résistance d’y pénétrer et contrôler la population. Soixante quatre kilomètres ont déjà été construits.

http://www.crisispictures.org/?p=97 (avec photos prises à Tell Afar)

 

Retrait américain - Le général Barry McCaffrey, enseignant à l’école militaire de West Point, a estimé devant le Congrès que la capacité de la résistance en Irak atteindrait son paroxysme dans six mois, et qu'un début de retrait américain serait inévitable dans un an.

http://www.linternaute.com/actualite/depeche/91/73964/irak_talabani_recuse_tout_dialogue_avec_ceux_qui_portent_des_armes.shtml

 

Attentats de Londres (1) - Selon le journal allemand Bild Am Sonntag le siège du Mossad à Londres aurait été averti de l’imminence des attentats six minutes avant la première explosion… L’Associated Press qui avait affirmé que Scotland Yard avait prévenu l’ambassade d’Israël d’une possible attaque terroriste quelques minutes avant les explosions s’est rétractée… Le très sérieux Cabinet d’analyse stratégique Stratfor affirme – lui – que ce n’est pas Israël qui a été informé « quelques minutes » avant la première explosion, mais au contraire le gouvernement israélien qui a prévenu les Anglais de l’imminence d’une attaque terroriste « quelques jours », plus tôt. Comprenne qui pourra ! Une chose est certaine : Benjamin Netanyahu, actuel ministre des Finances israéliens, qui devait participer à une conférence économique à ce moment là, est resté dans sa chambre d’hôtel qui jouxtait une des stations de métro visées…

http://www.a7fr.com/news.php?id=59265

http://fairuse.1accesshost.com/news2/stratfor-london.html

http://www.antiwar.com/justin/?articleid=6585

 

Attentats de Londres (2) -  Les terroristes londoniens du 7 juillet avaient pris : l’un un billet de train aller-retour, les deux autres payé leur place de parking en avance. On se pose aussi la question de savoir pourquoi ils ont rempli leurs sacs à dos de flacons de parfum haut de gamme, alors que les bouteilles d’alcool à 90° sont en vente libre et bien moins onéreuses.

 

« Tirer pour tuer ! »  - John Stevens, ancien chef de la police londonienne, a révélé dans le journal News of the World qu’il avait envoyé des policiers en formation en Israël. Massoud Shadjareh, président de la Commission islamique des droits de l’homme, basée à Londres, s’est déclaré inquiet de ce que des officiers de police soient entraînés à la lutte anti-terroriste dans un Etat pratiquant officiellement l’apartheid et l’assassinat ciblé. Pour lui, le meurtre du jeune brésilien Jean-Charles de Menezes par la police britannique (5 balles dans la tête alors qu’il était ceinturé) est la conséquence de cette décision.

http://english.aljazeera.net/NR/exeres/9CCA0652-0AF1-46C7-A197-A9B484098EBA.htm

 

 

Conférence Internationale de soutien à la Résistance irakienne

Construisons un soutien international à la résistance irakienne

Rimini (Italie), -  1er et  2 Octobre 2005

Contact : ospsolidaridad@urbs.org


 

La résistance irakienne et la France

Interview de Gilles Munier par le site Internet « Que faire ? »

http://que-faire.info/Principal/Interview%20AFI.htm#haut

REVUE DE PRESSE


 

IRAK : LE MYTHE DU « PROGRES »

Nous nous abritons derrière un faux mythe de progrès

 

par Robert Fisk  (The Independent  -  23/6/05)

Ainsi donc, nous nous apprêtons à soutenir ce fameux mythe. Alors qu’on découvre des corps décapités le long du Tigre, que morgues et mortuaires se remplissent, que le nombre d’Américains tués dépasse de loin les 1.700 – et, rappelons-le, que des dizaines de milliers d'Irakiens ont eux aussi perdu la vie –, l’Europe et le reste du monde s’obstinent à soutenir le projet américain.

 

Le sommet de Bruxelles a été – et, naturellement, je cite notre grand ami, monsieur Kofi Annan, secrétaire général des Nations unies – « un signe manifeste de ce que la communauté internationale est bien décidée à se dévouer [pour les Irakiens] dans la voie difficile qui les attend ».

 

« Difficile » : Voilà bien un mot que vous pouvez répéter. Combien de combattants suicides ne se sont-ils déjà pas sacrifiés, à l’heure qu’il est, contre les Américains et leurs mercenaires, contre la nouvelle armée irakienne et les nouvelles forces de police irakiennes et leurs recrues ? On cite le chiffre d’environ 420. A l’époque de la guerre du Hezbollah contre l’occupation israélienne du Liban, un poseur de bombe suicide par mois était considéré comme un phénomène.

 

Durant l’Intifada palestinienne, un par semaine constituait une surprise. Mais, en Irak, nous atteignons le chiffre de sept par jour. Le poseur suicide du Wal-Mart soulève les questions les plus inquiétantes quant à notre capacité à écraser l’insurrection.

 

Condoleezza Rice déclare qu’elle désire davantage d’ambassadeurs arabes à Bagdad. Tu parles ! Quand le roi Abdullah de Jordanie promet d’envoyer son homme en Irak « dès que la situation sera plus sûre », vous savez tout de suite que les Arabes ont compris la situation d’une façon qui n’est pas celle des Américains. Qui désire se faire appeler « feu l’ambassadeur » ? Qui désire mettre sa tête sur le billot à Bagdad ?

 

La réalité – défiant l’imagination des Américains et celle de leurs alliés se nourrissant d’illusions, et tragique pour les Irakiens mêmes –, c’est que l’Irak est un infernal désastre. Visitez n’importe quelle ambassade de l’Irak en Europe, adressez-vous à n’importe quel Irakien à Bagdad – à moins qu’il ne vive dans la sécurité douteuse de la « zone verte » entourée de palissades – et vous entendrez ce que ces gens ont à dire sur la violence, et force vous sera d’admettre que nous avons échoué.

 

Nous sommes censés devenir, comme l’ont prétendu hier les créateurs de mythes de Bruxelles, « un partenaire à part entière dans la naissance d’un nouvel Irak », afin de prouver que « le peuple de l’Irak a plein d’amis ». Eh oui ! En effet. Sauf que la plupart des ces « amis » n’osent se rendre en Irak (à l’instar du putatif ambassadeur de Jordanie) par crainte de se faire décapiter.

 

Les journalistes américains qui, aujourd’hui, y vont de commentaires optimistes sur la guerre – ou sur «l’insurrection », comme nous nous obstinons encore à l’appeler –, voyagent soit en compagnie des forces américaines en Irak, soit pratiquent une forme de « journalisme hôtelier » à partir de leurs chambres d’hôtel étroitement gardées à Bagdad, se servant de leurs GSM pour s’adresser au peuple irakien vivant dans sa grande prison ou à ses mentors étrangers. Quelques journalistes américains s’aventurent encore à l’extérieur – puissent-ils emporter les récompenses qu’ils méritent (et de préférence pas au paradis) – mais la voix qui parle aujourd’hui de l’Irak, c’est celle de la très officielle administration et les commentaires sont rédigés par des hommes et des femmes qui espèrent avec ferveur ne devoir jamais mettre les pieds en Irak.

 

Les représentants de plus de 80 pays pressent le Premier ministre élu Ibrahim al-Jaafari de s’adresser aux sunnites – les mêmes sunnites qui anéantissent des vies américaines et irakiennes partout dans le pays et dans des proportions choquantes –, mais la ligne officielle, exprimée de façon si servile hier soir par la BBC, était que les « hautes instances diplomatiques » (« hautes instances », voilà une expression que j’aime !) avaient « mis tout leur poids derrière les efforts américains pour créer un Irak démocratique». Ici, seul le mot « efforts » suggère la vérité.

 

La réalité, c’est que l’Irak est moins sûr que jamais, qu’aucun étranger n’ose parcourir ses routes principales, que rares sont ceux qui osent s’aventurer dans les rues de Bagdad. Et on vient nous dire que les choses vont mieux. Et nous nous obstinons à croire ces mensonges. Et nous nous obstinons à nous berlurer dans l’univers hollywoodien du Pentagone, de la Maison-Blanche, de Downing Street et, plus récemment, des Nations unies.

 

Si tous ces dignitaires, ces politicards bouffis de suffisance, ces diplomates qui n’ont d’importance que celle qu’ils se donnent étaient si sûrs que l’affaire irakienne se termine bien, pourquoi diable ne se sont-ils pas rencontrés à Bagdad, au lieu de le faire à Bruxelles ? Mais, bien sûr, nous connaissons tous la réponse.

 

Traduction : J-M Flémal

BREVES

Kurdistan - Selon Dindar Zeebari, chargé des relations entre le Kurdistan irakien et les Nations unies, l’ONU utilisera désormais la langue kurde - avec l’arabe et l’anglais - dans ses échanges avec la Région autonome. (Ad-Dustour – 14/7/05).

 

Résistance - Les experts militaires américains constatent avec inquiétude les progrès enregistrés par la résistance irakienne dans la fabrication et l’emploi des explosifs. Juste après l’agression, les explosifs placés au bord des routes étaient déclenchés à l’aide de fils fixés à des batteries. Le déclenchement  a ensuite été télécommandé par signaux radio. Le Pentagone ayant équipé les troupes US de brouilleurs, la résistance a trouvé rapidement la parade. Le signal est désormais continu : s’il s’arrête ou est bloqué, la bombe éclate. Les Américains cherchent remplacer le signal par un autre identique émis parallèlement, mais celui des Irakiens est chiffré, et le code n’est jamais le même. Toute la question est pour les militaires de déclencher le dispositif de mise à feu avant que le convoi militaire passe. (Newsweek- 27/6/05).

 

 

Opération" Un écolier irakien, un cartable..."

Rappel : 1 cartable = 5 Euros

 

Journal de campagne n°3

(9 juillet 2005 : 3 000 Euros)

Suite à une collecte effectuée à Rennes début juillet (210 euros), et à la réception de nouveaux chèques, le montant des sommes reçues dépasse désormais les 3 000 euros.

 

Si vous ne nous avez pas encore envoyé de chèque de soutien : dépêchez-vous !

 

Journal de campagne n°4

(22 juillet 2005 : 4 000 euros)

Un don anonyme de 1 500$ (environ 1 200 euros) porte le montant de la collecte à plus de 4 000 euros.  Nous rappelons que l’objectif pour septembre est de 5 000 euros, nécessaires à l’achat de 1 000 cartables complets.

 

Nous prions instamment nos lecteurs ou nos adhérents

qui ne nous auraient pas encore adressé un chèque de soutien,

de le faire rapidement à cette adresse :

 

AFI – Opération cartables – c/o G. Munier -  7, rue de Sarzeau - 35700 Rennes.

 


 

 

Contact AFI :  Gilles Munier – Courriel : gilmun@club-internet.fr

 

Fax : 02 23 20 96 58 – Portable : 06 19 74 45 99 - Site Internet des AFI : http://www.iraqtual.com

 

Désabonnement à AFI – Flash :

cliquer sur : gilmun@club-internet.fr

écrire  « Non, merci ! » dans la partie objet, puis cliquez sur « envoyer »

 

 

ISSN : 1773 – 9780


 
----- Original Message -----
From: Gilles Munier
To: roger romain
Sent: Thursday, July 28, 2005 9:28 AM
Subject: Irak



Sommaire du n°48 d’AFI – Flash (en pièce jointe)

Europe, champ de bataille – Vérités sur la « menace islamique » par Mohamed Salah Hermassi - Revue de presse : « Les Américains pissaient sur le Coran et abusaient de nous sexuellement » - Info, intox et divagations – Irak : Le mythe du « progrès » par Robert Fisk - Brèves

Opération : « Un écolier irakien, un cartable… » :

                                                                  Il nous manque encore 1 000 euros !















15:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

27/07/2005

27/07/2005: ANALYSE : A qui profite le terrorisme ?

 
----- Original Message -----
From: amine bouchenaki
Sent: Wednesday, July 27, 2005 12:52 AM
Subject: [Transfer_info] ANALYSE : A qui profite le terrorisme ?



Les "avantages" collateraux du terrorisme, par Patrick Mignard.



Mercredi 20 juillet 2005


La pratique politique du terrorisme est non seulement éthiquement condamnable mais aussi, en soi, politiquement absurde. Une fois que l’on a dit cela, on a dit l’essentiel, mais on n’a pas tout dit.

Le terrorisme est une pratique politique qui, si elle ne peut historiquement atteindre, seule, ses fins, n’en est pas moins un élément sur l’échiquier politique de la société qu’elle frappe. A son action la société réagit d’une manière qu’il est intéressant d’examiner car elle est un révélateur de ce qu’elle est réellement.


L’ attitude ambivalente de l’ Etat

[...]

La tendance logique de l’Etat est de se donner les moyens politiques, juridiques, administratifs et idéologiques de contrôler la situation afin que le système fonctionne avec le minimum d’accrocs et de conflits et ce d’autant plus que ses marges de manœuvres s’amenuisent et les contradictions s’accroissent.

Paradoxalement la présence du terrorisme peut lui faciliter la tâche.


L’ extension (inespérée) de la criminalisation

Tout le monde sait qu’une période de tension est propice au renforcement de la législation, de même qu’après une série de catastrophes, on renforce les mesures de protection... ce qui n’est d’ailleurs pas forcément la meilleure solution, en effet on agit souvent plus sur la conséquence que la cause. En matière de terrorisme on procède exactement de la même manière

Le maître mot est le « consensus », mot magique qui fait rêver tous les dirigeants, mot qui matérialise leurs rêves les plus fous, celui d’une société où tous les conflits sont aplanis, disparus, où la population fait bloc avec ses dirigeants, bref, la société « idéale » où le salarié, et celui qui l’embauche quand il en a besoin, et le licencie quand il n’en a plus besoin, marchent la main dans la main.

Or, le terrorisme, par sa brutalité, l’irrationalité qu’il véhicule, l’aveuglement qui le caractérise, le nihilisme qu’il inspire, fait fusionner dans la même crainte, mais aussi la même détermination, les catégories sociales qui ont des intérêts opposés. C’est cette fameuse « union sacré » que sait si bien exploiter le nationalisme aux époques de tension internationale.

L’Etat n’a même plus à faire de gros efforts pour réaliser ce qui, en temps « normal », lui est quasiment impossible de réaliser : l’union nationale. Toutes et tous font bloc avec lui, lui demandant protection et détermination dans la lutte contre le nouveau fléau.

Le terrorisme jette aujourd’hui les citoyens dans les bras de l’Etat, comme au Moyen Age, la peste faisait se précipiter les fidèles dans les églises.

L’Etat n’en demande pas tant, mais il va sauter sur une occasion aussi exceptionnelle et répondre au besoin de protection au-delà de tous les espoirs mis en lui. « Vous voulez, du contrôle ? Vous allez en avoir ! »

La réponse au terrorisme nous est présentée comme essentiellement technique « plus de... ». Plus de contrôles, plus de fichages, plus de policiers,...

Ce « plus de ... » est bien entendu une contrainte supplémentaire (financière et en terme de libertés) pour le citoyen qui non seulement ne peut pas s’y opposer, mais encore fini par l’accepter « faut bien en passer par là », « c’est une contrainte nécessaire », « comment faire autrement ? ».entraînant ainsi, de manière générale, une soumission librement acceptée... ce qui encourage l’Etat à en rajouter.

On comprendra que cette situation est tout bénéfice pour l’Etat qui bien entendu en profite pour étendre son contrôle, porter atteinte aux libertés publiques et individuelles, ficher, contrôler... car l’arsenal juridique, policier, administratif, mis en place « contre le terrorisme » est acquis une fois pour toute et pourra servir pour tout autre chose que la « chasse aux terroristes » : par exemple le fichage des militants, des syndicalistes, des opposants aux OGM,... Car qui garanti les limites des dispositifs mis en place ? L’Etat et lui seul.

Ainsi la boucle est bouclée.


Les médias, instruments de la mise en condition

Dans ce véritable conditionnement des citoyens, les médias jouent un rôle fondamental, faisant, soit dit en passant, une publicité tout à fait conforme aux objectifs des auteurs de tels actes... mais l’information est une marchandise et en tant que telle doit être servie bien emballée au consommateur.

De même que les feux de forêt, les tsunamis, le Tour de France ou les Jeux Olympiques sont d’extraordinaires points de fixation et d’abrutissement de l’opinion publique, les actes terroristes mobilisent cette même opinion au point de lui faire oublier sa situation. Dit plus brutalement : « Pendant les actes terroristes, les affaires continuent »... je veux dire par là, on continue à faire des profits, à privatiser, à licencier, à délocaliser, à porter atteinte aux acquis sociaux, à criminaliser les conflits sociaux, à exclure, à faire proliférer les OGM, à détruire la planète,...

Mais ces actions passent au second plan, « détrônées » par la nouvelle qui « fait la une », répétée jusqu’à plus soif pendant des jours et des semaines, supprimant toute autre information, faisant l’impasse sur les doutes et les craintes des dispositifs mis en place. Comme pour les Jeux olympiques : « la nation est unanime ! »(sic)... A la limite, toute restriction, contestation, voire critique est qualifiée au mieux d’irresponsable, au pire de « complicité avec les terroristes »... Même pas besoin de censure, l’autocensure suffit.

L’information, dramatique en elle-même, est médiatiquement démultipliée au point de faire perdre à la majorité l’esprit critique, bref l’esprit citoyen pour se fondre dans une unanimité qui annihile toute réflexion, tout recul par rapport à l’évènement et qui fait prendre la rumeur pour vérité et le discours officiel pour certitude.

Exagération ? Pourtant, nous ne pouvons que constater les succès médiatiques des dirigeants qui « ont eu » des actes terroristes alors qu’ils étaient au pouvoir, et alors qu’ils ont su gérer intelligemment la situation... le maire de New York et son président en particulier, le premier ministre britannique, ainsi que le président russe qui a parfaitement intégré le «  terrorisme » dans sa stratégie de pouvoir et en fait la clef de voûte de sa gouvernance. Rien de tel pour « ressouder » une société qui se délite... un peu comme autrefois où l’on faisait une « bonne guerre » pour réaliser l’unité nationale.

Le terrorisme réussi ce qu’aucun Etat ne peut faire : détruire tout esprit critique avec l’accord volontaire du plus grand nombre et redonner du crédit au plus minable des dirigeants.


Terrorisme "non officiel" et terrorisme "officiel"

Dans « terrorisme », il y a « terreur », mais la terreur n’est pas le monopole des groupes non officiels, les Etats, même ceux qui se prétendent démocratiques et républicains, pratiquent aussi ce genre d’action.... avec des modalités différentes, évidemment.

Comment qualifier les pratiques de la grande démocratie américaine qui a exterminé les Indiens d’Amérique ? de l’armée française pendant la Bataille d’Alger ? le coup d’état militaire, et ce qui a suivi, de Pinochet (soutenu par les USA) au Chili en 1973 ? Comment qualifier les pratiques de l’Etat russe en Tchétchénie ? de l’Etat d’Israël en Palestine ?... pour ne citer que ces quelques cas. La seule différence avec le terrorisme « classique » c’est que ces Etats détiennent le pouvoir et l’utilisent comme instrument de la terreur.

Les Etats ont d’ailleurs une sélectivité particulière en ce qui concerne les terroristes : en France les terroristes de l’OAS ont eu globalement un destin différent de ceux d’Action Directe. En Italie les terroristes d’extrême gauche ont été traités différemment que ceux d’extrême droite. Idem en Espagne. Les terroristes juifs d’avant l’Etat d’Israël sont devenus fréquentables une fois au pouvoir, de même pour le FLN algérien, sans parler des « terroristes » de la Résistance condamnés puis reconnus héros.

On ne peut donc pas ne pas se poser la question : y aurait-il des bons et des mauvais terrorismes ? Réfléchissez bien avant de répondre...

On ne peut pas non plus ne pas se poser la question : où commence le terrorisme et où fini-t-il ?

C’est difficile à admettre, et pour cause, mais le terrorisme nous interroge sur nos certitudes. Pas toujours sur nos valeurs, mais toujours sur la manière de les mettre en œuvre.

A moins de croire qu’il existe des « terroriste-nés », ce qui est une absurdité, le terrorisme a des raisons qui plongent dans une situation politique, économique et sociale, autrement dit au cœur même de notre société. Il est le produit de la société dans laquelle nous vivons. Il pose des revendications (justifiées ou pas), avec des méthodes contestables et condamnables, pour lesquelles il n’y a aucun espace social pour les traiter. Il est le produit d’une surdité politique généralisée. Continuer à fonctionner comme nous le faisons, c’est à terme se cloîtrer dans un blockhaus sécurisé... belle perspective d’avenir !

Si le terrorisme ne peut pas apporter une réponse sérieuse au problème qu’il pose, la riposte que l’on apporte aujourd’hui au terrorisme ne peut pas répondre sérieusement aux raisons qui font qu’il existe.

Le traitement administrativo-policier du terrorisme loin de l’éradiquer ne peut que le raviver en ne le considérant pas comme un phénomène social. Mais nous le savons désormais : les politiciens ont une vue à très court terme, leur horizon est borné par les échéances électorales pour lesquelles ils doivent fournir un spectacle... le terrorisme leur offre le théâtre.

Patrick MIGNARD

http://www.legrandsoir.info/article.php3?id_article=2526






http://www.islammessage.com/fr/

http://fr.groups.yahoo.com/group/islam_jeunesse_internati...





10:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

25/07/2005

24/07/2005: 2eme Appel SEMIRA ADAMU 24 Sept.

----- Original Message -----
From: CRER Bxl
Sent: Sunday, July 24, 2005 6:08 PM
Subject: 2eme Appel SEMIRA ADAMU 24 Sept.



SEMIRA ADAMU   2ème appel à la mémoire
Journée de commémoration le 24 septembre 2005
 
7 ans que Semira est décédée, étouffée par le mépris et l'inhumanité des politiques sélectives d'immigration Belge et Européenne.
 

Mais,voir la liste des adhérents à la manifestation que nous organisons le 24 septembre prochain s'allonger chaque jour,est le plus précieux hommage que l'on puisse offrir à cette jeune femme qui ne demandait qu'à exprimer sa peur et son envie de Liberté.

Sept années ont passé et la mémoire de Semira est plus vive d'année en année. Elle revit à travers notre action, notre lutte soutenue par diverses associations, groupements et bien sûr vous, citoyen.

C'est pourquoi, nous souhaitons ici adresser nos plus vifs remerciements à tous ceux et celles qui déjà,se sont engagés à être présents le 24 septembre.

Actuellement, nous sommes nombreux mais cela ne suffit pas car les expulsions sont plus que jamais d'actualité et ne font que se multiplier. Sans parler de la violence avec laquelle elles sont pratiquées.

Dès aujourd'hui, faites le choix d'être actif pour la mémoire de Semira et plus largement pour :
  • la Régularisation des Sans Papiers.
  • l'arrêt immédiat des Expulsions et la supression des Centres Fermés
  • une politique migratoire respectueuse des droits humains fondamentaux de chacun
  • Solidarite avec l'UDEP ( Union pour le DEfense des sans Papiers ) organisation récemment créée, gérée par et pour les sans papiers. Ils se sont implantés dans tout le pays et leur objectif ultime est d'obtenir, par des moyens pacifiques la régularisation et le respect de leur dignité humaine.

ll vous faut transmettre cet appel à vos proches, vos amis, vos collègues, à votre carnet d'adresses emails,… Ne vous préoccupez pas des réactions qui s'en suivront. Parfois, il faut un peu plus de temps à certains pour rentrer dans la danse. L'essentiel en ce qui vous concerne aura été fait.

Faire suivre, ne pas briser la chaîne de solidarité, c'est beaucoup et nous vous en remercions d'avance !!!

Point sur les besoins :

  • Toujours plus de participants à la manifestation.
  • De la nourriture (pour les artistes qui participent bénévolement à la scène qui clôture la manif, pour l'ensemble des personnes qui travaillent sur la journée, pour les bénévoles,…)
  • Du matériel sono (pour sonoriser les groupes de musiciens) et de la régie
  • Des artistes (fanfares, jongleurs, acrobates, musiciens de rue, groupes …) pour animer le cortège et la scène finale
  • Des volontaires pour encadrer, guider, accueillir, transporter le matériel, surveiller,…
  • Et bien sûr votre soutien financier, indispensable pour mener à bien notre ambitieux projet

Déroulement de la journée :

  • La marche débutera à l'Office des Etrangers à 15 h (Bd Emile Jacqmain) et devrait arriver vers 17 h au Petit château.
  • Interventions et discours par divers groupements invités et actifs dans l'organisation de la journée
  • La journée s'achèvera par une série de concerts de 18 h à 23 h

Artistes d'ores et déjà confirmés :

  • Ziggy (hip hop)
  • Zonneklop
  • Ali (musique afro)
Des contacts ont été pris auprès de « Uman » et le collectif Bass Culture, Pitcho, Zop Hopop, Philippe Lafontaine et bien d'autres.

D'une manière ou d'une autre, la place est à vous. Rejoignez-nous !!
MERCI ! TELLEMENT MERCI !!!


Pour ceux dont la signature manque…
signature de soutien à l'appel

Association :

Nom du signataire :

Personne ou groupe :


Prochaine réunion de coordination le 25 juillet 2005

à 19 heures à SubTerra,
rue de Dublin 33 - 1050 Ixelles
> contact : Oscar Flores 0496 40 33 09

Pour un soutien financier extrêmement nécessaire veuillez verser € 50 (ou plus)
au compte de Banque TRIODOS - 523 - 0801898 - 74


Premier signataires:

  • LDH - Ligue des Droits de l'Homme - Bruxelles
  • MRAX - Mouvement contre le Racisme, l'Antisémitisme et la Xenophobie - Bruxelles
  • ECOLO - Parti Ecologiste Belge
  • SUB TERRA - Centre Culturel Latinoamericain - Bruxelles
  • CRER - Coordination Contre les Rafles, les Expulsions et pour la Regularisation - Bruxelles
  • VAK - Vluchtelingen Aktie Komitee - Gand
  • CRACPE - Collectif de Resistance aux Centres pour Etrangers - Liege
  • UDEP - Union pour la defense des Sans Papiers - Mouvement National : Gand, Liege; Bruxelles, Anvers, Verviers et Charleroi
  • COLFEN - Collectif des Femmes en Noir contre les Centres Fermes et les Expulsions - Bruxelles
  • LIT IV internationale - Ligue Internationale des Travailleurs en Belgique
  • UPJB - Union des Progressistes Juifs de Belgique - President Jacques Ravedovitz
  • POS - SAP - PARTI OUVRIER SOCIALISTE - Ataulfo Riera - Belgique
  • AMBASSADE UNIVERSELLE - Mohamed - bruxelles
  • ASSEMBLEE DES VOISINS D'IXELLES - Henk - Bruxelles
  • STUDIO DOUNIA - Sarie Abdeslam - Bruxelles
  • JOSY DUBIE - Depute - Belgique
  • MOUVEMENT CHRETIEN POUR LA PAIX - Presidente Carla Goffi - Belgique
  • KAIROS EUROPE ( WALLONIE / BRUXELLES ) - François Gobbe - Bruxelles
  • HIWAR - El Hammouchi Mohamed - Bruxelles
  • BASTA !! - Beweging tegen het plan Veilig in Antwerpen
  • BEWEGING TEGEN UITWIJZING VAN KINDEREN EN JONGEREN ZONDER PAPIEREN - Kinderen met appieren, Kinderen zonder papieren, allemaal Kinderen - Antwerpen
  • ALAIN DAEMS - Depute Bruxellois ( Ecolo ) - Bruxelles
  • MARIE NAGY - Députée Federale ( Ecolo ) - Bruxelles
  • GERKENS MURIEL - Députée Federale ( Ecolo ) - Liege
  • STOP PRECARITE - Manon Gary - Belgique
  • POLITOLOGUE ULB - Gobin Corinne - Bruxelles
  • ANCIENS DOYEN DE LA FACULTE DE SCIENCES - Professeur a l'ULB - Pierre Marage - Bruxelles
  • SOCIOLOGUE, VRIJE UNIVERSITEIT BRUSSEL - Fred Louckx - Bruxelles
  • COLLECTIF INDYMEDIA ANTWERPEN - Emmanuel Paulus - Antwerpen
  • CINEASTE - De Villar Dille Fransi - Bruxelles
  • DE PIANO FABRIEK - Centre Culturel Flamand a St. Gilles - Bruxelles
  • BRUXELLES CAPITALE MONDIALE DE LA PAIX - Ben Ammar Raouf - Bruxelles
  • POR ( T ) IV Internationale Posadiste - Claudine Polet - Bruxelles
  • ASBL GRIGNOUX - Administrateur délégué - Jean Marie Hermand - Liege
  • DEPARTEMENT DE MEDECINE GENERALE ET DES SOINS DE SANTE PRIMAIRE - Prof. De Maeseneer - Bruxelles
  • ATTAC BXL 1 - Annick Ferauge - Bruxelles
  • ESPACE CHE GUEVARA - Legendre Serge - France
  • COORDINATION NATIONALE DES SANS PAPIERS DE FRANCE - Le collège des délégués Elus - France
  • FORUM NORD SUD - Senateur Pierre Galand - Bruxelles
  • FONDATION JACQUES GUEUX / LEZARTS URBAINS - Alain Lapiower - Bruxelles
  • ASBL BARRICADE - Nicole Van Enis - Liege
  • C.N.C.D. CENTRE NATIONAL DE COOPERATION AU DEVELOPPEMENT - Francisco Padilla - Belgique
  • JCC - JEUNES A CONTRE COURANT - Pierre Eyben - Liege
  • SOLIDARITES SAVOIR ASBL - Laurence Dufay - Bruxelles
  • COMITE POUR L'ANNULATION DE LA DETTE DU TIERS MONDE C.A.D.T.M. - Denise Comanne - Liege
  • JEUNESSE MAGHREBINE - Directrice Chantal Massaer - Bruxelles
  • A.S.B.L. DIALOGUE DES PEUPLES - President Guy De Boeck - Bruxelles
  • PERMANENCES SOCIALES AU CDH - John Mbulula - Bruxelles
  • ASBL AMIGOS DE MOCAMBIQUE - President Patrice Deramaix - Bruxelles
  • PAIX ET SOLIDARITE EN AFRIQUE ( PA SO AF ) - President Mr. Pascal Ntahompagaze - Bruxelles
  • EDITIONS LA 5eme COUCHE asbl - Xavier Lawenthal - bruxelles
  • PTB ( Parti du Travail de Belgique ) - Riet Dhont - Belgique
  • ASBL EXIL - Coordinatrice - Martine Mengeot - Bruxelles
  • FEMMES PREVOYANTES SOCIALISTES - Secretaire Generale - Dominique Dauby - Liege
  • FRONTIERES OUVERTES - Selma Benkhelifa - Bruxelles
  • JEAN CORNIL - Senateur - Belgique
  • MOHAMMED BOUKOURNA - Député Federal ( PS ) - Bruxelles
  • FATIHA SAIDI - Députée aux Parlement Bruxellois ( PS ) - Bruxelles
  • HISPANO BELGA - Ivan Salazar - Bruxelles
  • VLOS vzw Vluchtelingen Onthaalgroep Sint-Niklaas - Hertsens Jozef - Sint - Niklaas
  • TRANCHEE LOCALE - Jean Pierre Wilmotte - Louvain-la-Neuve
  • COLLECTIF VERVIETOIS POUR LE RESPECT DU DROIT D'ASILE - Jean-Rene Thonard - Verviers
  • YVES REINKIN - Député Communautaire Ecolo - Verviers 
  • Dominique Rodriguez - Bruxelles
  • Daniel Sanchez - Bruxelles 
  • Julie Daliers - Sthepanie N. - Ziggy - Maky - Bruxelles
  • Nicou Bollu - Bruxelles
  • Braet Laurence - Bruxelles
  • Bruno Colet - Verviers
  • Patrick Heuschen-Duray - Liege
  • Yves Depelsenaire - Bruxelles
  • Yannick Bovy - Journaliste CADTM - Bruxelles
  • Alejandro Adonis - Reporter Cameraman - Bruxelles
  • Delporte-Jospin Serge et Marie Jeanne - HYON

Site d'information :http://semira2005.canalblog.com/
Indymedia Antwerpen :http://antwerpen.indymedia.org/dossier/dossier.php?id=29
Collectif contre les Expulsions :http://ccle.collectifs.net/




C.R.E.R. – Bruxelles : http://regularisation.canalblog.com/
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33
Soutien a la CRER au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74


14:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

25/07/2005: Vieilles chansons de la Lutte ouvrière: "Le Régiment des Révoltés"

Celle-ci était chantée, avant 1914, dans la chorale socialiste lessinoise "Le Réveil de la Jeunesse" (plus communément appelée"La frousse cléricale"!). Voici "son" Régiment des Révoltés.

1.)

Il est un régiment superbe

Dont les soldats sont si nombreux

Que les brins d' herbe

Et que les étoiles des cieux.

Ces vaillants, redressant la taille,

Ont livré de rudes combats.

Leur élément, c' est la bataille,

Ils n' ont jamais mis les armes bas.

REFRAIN :

Dressant par de nobles conquêtes

Sa bannière aux plus agités,

Il passe, en semant les tempêtes, ) bis

Le régiment des révoltés. )



2.)

C' est dans des nuages de poudre

Que ce régiment s' est formé.

S' il est dans sa brillante histoire

Des pages teintes de son sang,

Bien souvent leur fière victoire

A couronné son front puissant.



3.)

Il suit sa marche triomphante,

Répandant des flots de clarté

Et souvent, partout, il enfante

Le bonheur et la liberté.

Il passe comme un flot qui roule,

Arrêtant tout sur son chemin.

Et devant lui, le passé croule

Pour le bonheur du genre humain.


13:37 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

23/07/2005

21/07/2005: TERRORISME: Comment la propagande états-unienne fabrique un mythe Abou Moussab al-Zarkaoui, super-héros du Mal


----- Original Message -----
From: Bruno Drweski
Sent: Thursday, July 21, 2005 7:16 PM
Subject: Comment la propagande états-unienne fabrique un mythe Abou Moussab al-Zarkaoui, super-héros du Mal





>Focus : Article paru dans Ziua du 9 juillet 2005. Traduit du roumain pour Réseau Voltaire par Alexandre Pondu.

Comment la propagande états-unienne fabrique un mythe
-

Abou Moussab al-Zarkaoui, super-héros du Mal


Pour mettre en valeur le super-héros du Bien, George W. Bush, la propagande états-unienne a créé des super-héros du Mal : d’abord ben Laden, puis Zarkaoui. Dans les deux cas, fait observer le jounaliste roumain Vladimir Alexe, le démon est un ange déchu : un agent de la CIA qui se serait retourné contre son créateur. Une fois le mythe constitué, on lui fait endosser la responsabilité des évènements les plus disparates pour exorciser la barbarie de la Coalition.

19 JUILLET 2005

    Au cours des quatre dernières années, le terrorisme a connu une croissance exponentielle au niveau planétaire. D’un phénomène périphérique, il est devenu rapidement un risque pour la sécurité collective, le cauchemar de toutes les sociétés, démocratiques ou non. Dans ce contexte sont apparues aussi des super-stars du terrorisme. Le « premier mauvais génie » du fondamentalisme islamique fut Ossama ben Laden. Or, à présent, ce dernier risque d’être détrôné par un  nouveau personnage, considéré comme aussi malfaisant, mais bien plus mystérieux : Abou Moussab al-Zarkaoui (ou Abu Mussab Al-Zaqawi, selon la transcription orthographique anglaise). Personnage dont le nom était totalement inconnu voici encore trois ans, mais auquel, désormais, on attribue le rôle de leader de l’insurrection irakienne, de maître d’oeuvre des opérations terroristes contre les États-Unis et l’Europe. On en dit tant sur des évènements si complexes qu’au bout du compte il semble plutôt être le héros de contes populaires qu’un homme fait de chair et de sang. Des analystes soutiennent qu’il s’agit d’un mystérieux jordanien d’origine palestinienne : une légende dont on verra qu’elle semble créée à des fins propagandistes.

La « guerre contre le terrorisme », caractérisée par le président Bush Jr. comme la « guerre du droit », définit le « Bien » et le « Mal » sur la Terre, ce qui fait des chefs mondiaux du terrorisme les incarnations immédiates du « Mal ». Les  campagnes de propagande ont donc pour rôle de maintenir vivant dans l’esprit des citoyens états-uniens la « menace terroriste ». La création de certains personnages, de certains mythes du terrorisme universel comme Ossama ben Laden (ancien agent de la CIA) ou, présentement, celle d’Abou Moussab al-Zarkaoui, sans cesse poursuivis, mais jamais pris par le Pentagone, ont pour rôle d’authentifier, de « personnaliser » une guerre qui a permis, au bout du compte, d’élargir considérablement la sphère d’influence directe des États-Unis.

Afghanistan : les débuts

Michel Chossudovsky écrit dans un article intitulé, «  The Pentagon’s New Terrorist Mastermind  », que les agences d’information et de contre-espionnage états-uniennes ont constitué depuis lontemps leurs propres organisations terroristes. Une série d’organisations « islamistes » ont agi et agissent toujours conformément à un plan secret, pour créer les occasions et justifier au meilleur moment l’intervention de l’armée des États-Unis. Toujours selon Chossudovsky, cette organisation fonctionnerait exactement comme les deux bras d’un corps humain, où le gauche crée les conditions de l’intervention  du droit. Il existe donc un « cerveau » qui coordonne le tout. Et l’auteur de rappeler que le mouvement « islamico-terroriste » que chasse présentement Washington a été, à ses débuts, une pure création états-unienne !

Comment les États-Unis ont-ils donc inventé le mouvement « islamico-terroriste ? C’est justement Zbigniew Brzezinski qui nous le dit dans une interview donnée dans la livraison du 15-21 janvier 1998 du Nouvel Observateur . L’ancien conseiller pour les problèmes de défense nationale du président Jimmy Carter y dévoile - et c’était un scoop - que l’intervention de la CIA en Afghanistan a précédé l’invasion soviétique de 1979. Il dit : « Selon la version officielle de l’histoire, la CIA aurait soutenu le mouvement des Moudjahiddines à partir de 1980, c’est-à-dire après l’intervention armée soviétique qui envahit l’Afghanistan le 24 décembre 1979. En réalité, c’était un secret gardé jusqu’à présent, mais les choses se sont déroulées de manière totalement différente. Le 3 juillet 1979, le président Carter a signé la première directive secrète pour aider les opposants au régime prosoviétique de Kaboul » . Le but était de créer un « Vietnam » pour l’armée et l’économie soviétique. Dans le cadre de ce plan secret, les États-Unis financèrent, entraînèrent et armèrent substantiellement des milliers d’islamistes amenés de divers pays et de divers continents au Pakistan voisin. La prestigieuse revue Covert Action Quaterly , qui a publié dans ses dernières livraisons le sommaire des événements du 11 septembre 2001 et l’évolution du phénomène du terrorisme, fait un bilan inquiétant : l’administration Carter a créé les « islamistes » en Afghanistan et en Iran ; l’administration Reagan a étendu cette sinistre collaboration avec les « islamistes » du Soudan ; l’administration Bush senior a intensifié la collaboration avec les « islamistes » d’Afghanistan et du Soudan ; tandis que l’administration Clinton a soutenu les « islamistes » d’Albanie, d’Algérie, de Bosnie, de Tchétchénie, d’Irak et de Libye.

D’un point de vue géostratégique, Ossama ben Laden est le meilleur « ami » du président Bush. Qu’aurait fait Bush sans ben Laden se demande Michael C. Ruppert, avec derrière lui trente ans d’expérience de missions « secrètes », dans son ouvrage Crossing the Rubicon ?  [ 1] Les conclusions de l’auteurs vont très loin : « Je crois, dit-il, que ben Laden a été et demeure toujours un agent de la CIA, du gouvernement des États-Unis et de Wall Street. » Cela expliquerait pourquoi le terroriste le plus pourchassé de la planète n’a jamais été pris. Mais, depuis janvier 2003, un autre mythe du terrorisme international est apparu sur la scène mondiale : celui  du prétendu Abu Musab Al-Zarqawsi, que personne n’avait connu jusqu’à cette date-là. Qui est donc ce Zarkaoui ?

Biographie brouillée d’un terroriste obscur

Jusqu’au mois de janvier 2003, on entendait très peu parler d’Abou Moussab al-Zarkaoui. Illustre inconnu, il est devenu en un laps de temps très court, le terroriste le plus célèbre de la planète. Cependant sa biographie est entourée d’un mystère d’où il est très difficile de séparer l’aspect légendaire de la réalité. La légende pourrait être attribuée à l’imaginaire populaire, mais aussi à la propagande gouvernementale. Avec les réserves de rigueur, voilà à peu près les principaux évènements qui, dit-on, auraient marqué jusqu’à aujourd’hui l’existence de Abou Moussab al-Zarkaoui.

Il est né voici trente-huit ans dans la localité de Zarka, en Jordanie, d’une famille pauvre de neuf enfants. Sa famille appartient à la tribu bédouine Bam Hassan, la plus grande et la plus religieuse des tribus hachémites du royaume de Jordanie. A sa naissance, il porte le nom de Ahmed Fadil Hamdan Khalaila, qu’il change plus tard en Abou Moussab al-Zarkaoui, d’après le nom du village natal de son père.

À l’âge de douze ans, Abou Moussab est mis à la porte de l’école et trouve refuge dans les camps palestiniens à la périphérie d’Amman. Il a environ vingt ans quand il part lutter en Afghanistan contre l’occupant soviétique. Là-bàs il invente une manière de faire des bombes artisanales. Il part ensuite s’entraîner dans un camp de moudjahiddines venus de divers pays musulmans, et c’est en 1990 que Zarkaoui revient en Jordanie. Au mois de décembre 1999, le nom de Zarkaoui est prononcé lors de l’attaque de l’Hôtel « Padisson Sas » d’Amman. Le complot ayant été déjoué par la police hachémite, Zarkaoui est incarcéré, puis gracié. Au sortir de prison il s’enfuit au Pakistan, puis retourne en Afghanistan. En 2002, Zarkaoui lutte avec les Talibans contre les forces états-uniennes. On dit que pendant une embuscade il est gravement blessé à un pied, ce qui ne l’empêche pas de fuir jusqu’en Irak où, dans un hôpital de Bagdad, on l’ampute de son pied blessé. Par la suite, et selon toutes les probabilités, l’invasion anglo-états-unienne trouve Abou Moussab al-Zarkaoui au Nord de l’Irak, dans la zone kurde, lieu idéal pour continuer la « guerre sainte » à la tête de son groupe de combattants, « Ansar al-Islam », composé d’environ 400 fondamentalistes. Enfin, en avril 2003, après la chute de Bagdad devant l’offensive des forces des États-Unis, Zarkaoui et son groupe sont signalés au centre de l’Irak, dans la zone nommée le « triangle sunnite ».

Naissance d’une légende

Zarkaoui est donc catapulté spectaculairement sur la scène internationale en février 2003, à peine six semaines avant l’invasion états-unienne de l’Irak sous le prétexte de la présence d’armes de « destruction massive » fabriquées par le régime de Saddam Hussein, selon le discours tenu par le secrétaire d’État Colin Powel devant le Conseil de sécurité de l’ONU . Powell y déclarait : « Ce que je veux porter à votre attention aujourd’hui, c’est la connexion, éventuellement bien plus sinistre, qui existe entre l’Irak et le réseau terroriste al-Qaïda, connexion qui allie les organisations terroristes classiques aux méthodes modernes d’assassinat. L’Irak héberge aujourd’hui un réseau terroriste meurtrier dirigé par Abou Moussab Zarkaoui, partenaire et collaborateur d’Ossama ben Laden et de ses lieutenants d’al-Qaïda. » Dans son allocution Powell emploie le nom de Zarkaoui pour faire la liaison entre Saddam Hussein, le parti Baas (socialiste-national) et ce que Washington nommera le « réseau de la terreur islamique » . En d’autres termes, inconnu jusque-là, le terroriste d’origine jordanienne est présenté comme la véritable preuve que l’Irak de Saddam Hussein (totalitaire et laïque), entretient des relations avec al-Qaida. Une fois établie cette relation l’administration Bush Jr., peut prétendre que le régime de Bagdad constituait une menace pour les États-Unis. Au centre de cette argumentation, un homme, le mystérieux Abou Moussab Zarkaoui, brusquement propulsé au statut de super-terroriste.

À ce moment son nom est totalement inconnu, tant et si bien que le secrétaire d’État se sent obligé d’en faire une courte présentation : « Palestinien natif de Jordanie, Abou Zarkaoui avait combattu lors de la guerre d’Afghanistan il y a plus de dix ans. À son retour en Afghanistan, en 2000, il a dirigé un camp d’entraînement de terroristes. L’une de ses spécialités, et l’une des spécialités de ce camp, est le poison. Lorsque notre coalition a chassé les talibans, le réseau d’Abou Zarkaoui a aidé à établir un autre camp de formation des spécialistes du poison et des explosifs et ce camp est situé dans le nord-est de l’Irak. Ce réseau apprend à ses membres à produire du ricin et d’autres poisons [...] De son réseau terroriste en Irak, Abou Zarkaoui peut diriger les activités de ce réseau au Proche-Orient et au-delà [...] Abou Zarkaoui et son réseau ont préparé des actes de terrorisme contre des pays tels que la France, la Grande-Bretagne, l’Espagne, l’Italie, l’Allemagne et la Russie. »

De petit moudjahidine anonyme, Al-Zarkaoui devient en un jour une star du terrorisme international. La consécration arrive quelques semaines plus tard, quand le président Bush Jr. lui-même mentionne Al-Zarkaoui, le qualifiant directement d’« homme le plus dangereux de la planète, après Ossama ben Laden ».

Terreur aux États-Unis

Après le discours de Colin Powell devant le Conseil de sécurité, l’opinion publique n’oublie plus le nom d’Al-Zarkaoui. Le terroriste dont elle n’a jamais entendu parlé, devient brusquement omniprésent sur tous les fronts. Le 8 février 2003, une « alerte anti-ricin » est déclenchée aux États-Unis. Dans une lettre expédiée à l’adresse de Bill Frist, le leader de la majorité républicaine au Sénat, on découvre une « poudre blanche suspecte ». Immédiatement, les autorités avancent le nom de Zarkaoui, l’identifiant comme le « possible cerveau » de l’opération. La National Rewiew du 18 février 2003, fournit les arguments suivants : « Il est bien connu que Zarkaoui, ingénieur biochimiste de son métier, et chef de l’organisation Al-Qaïda, se cachait en Afghanistan, où fut trouvé des traces de ricin ainsi que d’autres poisons. »

L’hystérie du ricin de Zarkaoui est ensuite remplacée par autre chose. Le 13 février 2003, la chaîne de télévision ABC diffuse la nouvelle que le terroriste-fantôme réfugié en Irak y prépare une attaque à la bombe radioactive sur les États-Unis. Ceci a lieu une semaine exactement après le discours de Colin Powell devant le Conseil de sécurité.

Aux États-Unis les autorités déclenchent l’« alerte orange » ! Powell déclare alors à la chaîne ABC : « Il est facile pour un terroriste de nous griller tous avec une bombe radioactive fabriquée aux États-Unis. Je crois qu’il est sage que le peuple américain sache que cette possibilité existe » . Pendant ce temps, la chaîne de télévision états-unienne alerte les hôtels, les boutiques, inonde les adresses de courriel, etc. Après cette annonce, des dizaines de milliers d’États-uniens se précipitent pour acheter des masques à gaz, des couverture de plastique, des bandes adhésives, etc., afin de se préparer à une éventuelle attaque.

Il est inutile de dire, qu’après l’occupation de l’Irak, les troupes de la Coalition n’ont jamais trouvé une seule bombe radioactive, ni du ricin, ni même une seule arme chimique de quelque type que ce soit.

La filière espagnole

Le « mythe Al-Zarkaoui » est renforcé par le Premier ministre espagnol, José Maria Aznar. Pendant que Colin Powell présente le « dossier Zarkaoui » à l’ONU, Aznar déclare le 5 février 2003 au Parlement espagnol qu’il existe des informations selon lesquelles l’Espagne pourrait être la cible d’attaques chimiques.

Selon Aznar et relaté par El Pais le 6 février 2003, Al-Zarkaoui aurait entretenu des liens avec Merouane Ben-Ahmed, un « expert en armes chimiques et en explosifs, auquel il rendit visite peu de temps auparavant à Barcelone » . Plus encore, Aznar soutient devant la Chambre des députés que seize suspects d’Al-Qaïda détenant des armes chimiques et des explosifs, avaient des relations avec le terroriste-fantôme, Al-Zarkaoui.

L’information en sa totalité était fausse. Le ministre espagnol de la Défense nationale reconnut plus tard que les « armes chimiques n’étaient, en fin de compte, que de banals détergents » (cf. Irish News , 27 février 2003).

Le 11 mars 2004, les attentats de Madrid surviennent. Bien que les investigations de la presse espagnole excluent l’implication d’Al-Zarkaoui, la CIA le désigne sans détour comme le principal suspect. L’hypothèse est présentée sur CNN le 13 mars 2004. C’est-à-dire deux jours après l’attentat, quand l’enquête de la police espagnole commence à peine. Un invité de CNN explique ce sur quoi il s’appuie lorsqu’il accuse Al-Zarkaoui : « J’ai intercepté son dernier mémorandum, le mois dernier, qui indiquait la continuation des actions contre les États-Unis » . Plus tard, l’argument est repris, mais de manière plus nuancée. Selon la CIA, un « groupe de Marocains » serait impliqué dans les attentats de Madrid. Ces Marocains auraient été en relation avec Al-Zarkaoui selon la découverte du journal The Australian du 24 mai 2004.

Période irakienne d’Al-Zarkaoui

Le mystérieux Al-Zarkaoui semble donc être un homme fort occupé. Regardez-y de plus près, regardez ce qu’il a fait au printemps 2003. Depuis sa cachette irakienne - protégé du regard des équipes des inspecteurs de l’ONU qui quadrillent le pays en long et en large - notre super terroriste préparait du ricin pour sa correspondance états-unienne, se donnait du mal pour enterrer quelques bombes radiologiques, organisait et coordonnait son réseau criminel nouvellement étendu dans quatre pays européens et, pour couronner le tout, faisait l’intermédiaire entre Al-Qaida et le régime de Saddam Hussein. Pas même l’invasion états-unienne de l’Irak ne réussit à freiner cette activité frénétique. Bien au contraire ! Depuis, les faits qu’on attribue à Al-Zarkaoui sont immenses, en premier lieu par leur nombre. Son nom est en effet prononcé avec à peu près toutes les actions terroristes !

The Weekly Standard , revue proche des cercles néoconservateurs du groupe PNAC, écrivait le 24 mai 2004 : « El-Zarkaoui a commandé non seulement l’assassinat de Nick Berg, mais encore le carnage de Madrid le 11 mars, le bombardement des Shiites en Irak le même mois, l’attentat kamikaze du port de Basrah le 24 avril. Avant le 11 septembre 2001, il complotait afin de tuer des touristes israéliens et américains en Jordanie ».

Abou Moussab al-Zarkaoui est devenu le nouveau « génie du mal » de l’islamisme, pendant que peu à peu on oubliait Ossama ben Laden. La CIA a augmenté la récompense pour la capture de Zarkaoui de dix à trente millions de dollars. Une somme en accord avec son rang de super-terroriste.

De manière étrange et malgré son implication dans de si nombreuses activités criminelles données comme assurées, Zarkaoui demeure un personnage fantomatique. Les informations qui le concernent continuent d’être très sommaires. Les responsables de la CIA ont reconnu dans la même livraison du Weekly Standard , que l’Agence ne dispose que d’une seule photographie dont elle suppose que c’est celle de Zarkaoui, et elle ne connait ni sa taille ni son poids !

La videocassette de l’exécution de Nicolas Berg

Au mois de mai 2004, Al-Zarkaoui est accusé d’avoir fait décapiter Nicolas Berg [ 2] après l’avoir pris en otage. Certains commentateurs ne peuvent s’abstenir de remarquer que cette exécution - surmédiatisée -  tombe à point nommé pour Donald Rumsfeld. Au milieu du scandale de la prison d’Abu Ghraib , nombre de sénateurs états-uniens demandent la démission du secrétaire à la Défense qu’ils considérent comme responsable (au moins moralement) des horreurs qui se pratiquaient dans cette prison.

L’enregistrement vidéo de l’exécution de Nick Berg crée dans l’opinion publique un courant d’indignation anti-irakienne qui distrait l’attention de deux questions importante. Le 11 mai 2004, CNN présente un rapport mystérieux découvert sur un site islamique, dans lequel on accuse Zarkaoui d’avoir décapité Berg. Après deux jours, CNN annonce : « La CIA confirme que l’assassin de Nicholas Berg a bien été Abou Al-Zarkaoui ».

La preuve : une videocassette intitulé, « Abou Moussab al-Zarkaoui présente l’exécution d’un Américain ». Dans l’enregistrement on voit un individu masqué qui parle l’anglais et dont les experts de la CIA disent à l’unisson : « C’est Zarkaoui ! »

Sirajin Sattayev dans « Was Nick Berg killed by US intelligence ? » signale une série d’absences de concordances dans la vidéocassette. Sattayev remarque ainsi : «  Zarkaoui est jordanien. Or l’homme dans la vidéocassette ne parle pas avec l’accent jordanien ! Zarkaoui est amputé d’un pied, or, pas un seul des deux pieds de l’homme présent sur la cassette ne présente cette anomalie. De plus, l’homme que l’on prétend être Zarkaoui porte une alliance jaune, probablement en or ; or voilà ce qu’aucun islamiste fondamentaliste ne ferait parce que sa foi ne le lui interdit.  »

Immédiatement après la médiatisation de cette véritable bombe - un Zarkaoui avec ses deux pieds, une alliance en or à l’annulaire, et qui parle l’anglais - la revue News and World Report du 24 mai 2004 affirme : « Les personnalités officielles et autorisées de l’information états-unienne, qui croyaient que Zarkaoui avait perdu un pied en Afghanistan, ont modifié récemment leur opinion, ils affirment maintenant que Zarkaoui possède ses deux pieds. » Voilà qui change la situation.

Le mystère des otages en Irak

À la différence de ben Laden, Zarkaoui n’a jamais fait une seule déclaration appelant à la « guerre sainte » contre les juifs ou les chrétiens (les « croisés »). Lors de sa déclaration devant le Conseil de sécurité de l’ONU, Colin Powell a « oublié » de mentionner deux faits importants : d’une part que Zarkaoui et son organisation « Ansar al-Islam » étaient opposés à Saddam Hussein, et d’autre part, que les États-Unis n’ont manifesté aucun intérêt (alors qu’ils l’auraient pu) pour détruire sa base du Nord de l’Irak, dans une zone majoritairement habitée par les Kurdes. Pourquoi cela ?

Depuis quand, en Irak, les prises d’otages apparaissent-elles comme moyens stratégiques ? Environ six mois après que la Coalition dirigée par les États-Unis ait occupé le pays. En mai 2004 (après environ un an d’occupation) Nick Berg est décapité. Suivent Eugène Armstrong et Jack Hensley au mois de septembre 2004, puis le britannique Ken Bigley en octobre 2004.

Ce qui est frappant, c’est le fait que parmi les otages de Zarkaoui on compte des personnages particulièrement déplaisants pour la Coalition. Il est question d’hommes d’affaires suspectés de faire de l’espionnage, de journalistes de « gauche » ou indépendants qui relataient des faits allant à l’encontre des intérêts des forces d’occupation et qui n’avaient cure de la censure militaire, ou, enfin d’activistes d’organisations humanitaires indépendantes.

Par exemple, Nick Berg a été enlevé au moment où il était suspecté par la Coalition de se déplacer clandestinement d’Irak en Iran. Selon les dires de son père, le FBI menait une enquête sur toute la famille Berg au États-Unis, cherchant des informations sur les voyages de Nick en Iran. Les reportages de Giuliana Segrena, la journaliste du Manifesto (journal communiste italien), n’étaient pas du tout favorables aux troupes d’occupation, rappelant sans cesse le « génocide de Fallujah » .

Les États-Unis n’encouragent la venue en Irak que les journalistes nommés « correspondants de guerre », accrédités auprès des forces de la Coalition. À ceux-là, l’armée états-unienne fournit un uniforme, ainsi qu’une protection militaire ; dans le casier de leur chambre d’hôtel, ils reçoivent notes et vidéocassettes contrôlées par la censure militaire. Comme pendant la guerre avec l’ex-Yougoslavie, ces très nombreux « correspondants de guerre » ne quittent guère leur hôtel pour envoyer à leur journaux les dépêches que leur fournit toutes prêtes l’armée des États-Unis.

Les autres journalistes, ceux qui font leur travail sans passer par la censure militaire, risquent de tomber dans les mains de « Zarkaoui » et d’être soit décapités, soit l’objet d’une demande de rançon. L’idée n’est-elle pas d’instiller la peur chez les journalistes et les travailleurs des ONG indépendantes (cf. le programme du Pentagone « P2OG »), afin de les inciter à demeurer éloignés des zones « sensibles » ?

Quelque soit le degré d’imprévisibilité de la situation en Irak, on ne peut qu’être étonné par la manière plus que bizarre employée par Al-Zarkaoui pour atteindre ses cibles ! Nombre de victimes des actions de son organisation n’avaient pas, a priori et de manière explicite, à se garder d’être pris pour cible par les terroristes islamiques.

10 000 dollars pour une accréditer la fiction « Zarkaoui »

Le nom de Al-Zarkaoui a été invoqué, en 2003, afin de justifier la guerre en Irak. Aujourd’hui, il est présenté comme le fer de lance de l’insurrection, motif avancé pour affirmer que la paix n’est pas pour le moment possible, et qu’ainsi les troupes de la Coalition doivent repousser leur retrait et demeurer sur place. On attribue à l’organisation de Zarkaoui toutes sortes d’actions terroristes : des attentats à la voiture piégée, des enlèvements, des prises d’otage et des exécutions. Tant d’actions diverses et si complexes qu’il semble difficile de croire qu’elles aient été dirigées par un seul homme. Le quotidien australien, The Age , a avancé une hypothèse intéressante : « Al-Zarkaoui n’existe pas » . Ou, à tout le moins, le personnage flamboyant et hyperactif décrit par les services secrets états-uniens n’existe pas.  C’est un personnage de fiction. The Age rapporte, sous couvert d’anonymat, le témoignage d’un officier des opérations psychologiques de l’armée états-unienne. Celui-ci aurait déclaré au quotidien australien : « J’ai payé jusqu’à 10 000 dollars des opportunistes et des criminels de droits commun pour qu’ils affirment ici et là, interrogés par des journalistes, le fait que Zarkaoui existe, faisant ainsi de lui le héros de chaque action terroriste en Irak. »

Où donc est le vrai et où est le mensonge derrière la légende des nouveaux personnages du terrorisme ? Ce personnage est-il fabriqué en totalité dans un laboratoire de la désinformation, ou, partant d’une base réelle, lui a-t-on grossi quelque peu les « traits » ? Quoi qu’il en soit pour ce qui concerne ses débuts dans la lutte islamique, la CIA devrait en savoir beaucoup.

Les médias évitent de rappeler un fait extrêmement important : « Al-Qaïda » est née en 1987, dans les camps islamistes du Pakistan comme mouvance soutenue par la CIA et l’ISI (service de contre espionnage de l’armée pakistanaise) qui luttait en Afghanistan contre l’occupant soviétique. C’est pendant cette période que la CIA recrute ben Laden. Lui, comme le jeune Zarkaoui, servaient les intérêts des États-Unis contre l’ennemi de l’époque, l’Union soviétique. Ce fait a été même reconnu par l’ancien secrétaire d’État Colin Powell, le 5 février 2003 dans sa présentation des faits irakiens devant le Conseil de sécurité. Il existe une très riche documentation, systématiquement ignorée des grands quotidiens et des chaînes de télévisions, quant à l’aide et au soutien accordé par la CIA durant ces années à « Al-Qaïda ». Des personnages politiques de première grandeur comme Colin Powell et Richard Armitage se sont alors directement impliqués afin de canaliser les efforts des insurgés islamistes en Afghanistan. De ce fait, il faut conclure que tant Ossama ben Laden qu’Abou Moussab al-Zarkaoui ont été de pures « créations » de la CIA.

Un nouvel argument se fait jour présentement chez les néo-conservateurs, à savoir qu’Al-Zarkaoui serait financé par l’Iran ! C’est pourquoi on insiste sur le fait que ce pays serait dès lors placé par Washington sur la liste des pays de l’« Axe du Mal ». Ainsi l’« époque d’Al-Zarkaoui » ne semble pas prête à s’achever. Il se pourrait donc que le terroriste-fantôme soit utilisé aussi contre l’Iran.

Vladimir Alexe
Journaliste au quotidien Ziua (Le Jour) à Bucarest, auteur d’ouvrages d’histoire contemporaine, en particulier une biographie très critique de l’ancien président Ion Iliescu.

Article paru dans Ziua du 9 juillet 2005. Traduit du roumain pour Réseau Voltaire par Alexandre Pondu.

[1]Crossing the Rubicon, The Decline of the American Empire at the End of the Age of Oil par Michael C. Ruppert, New Society Publishers 2004.

[2] «  L’affaire Nicholas Berg  », Voltaire , 18 mai 2004.

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11:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

21/07/2005

20/07/2005: En EURO-DICTATURE capitaliste: BELGIQUE: Zaventem: Maria Vindevoghel doit rester!

En EURO_DICTATURE capitaliste: BELGIQUE: Zaventem: Maria Vindevoghel doit rester!

From: Info-PTB
Sent: Wednesday, July 20, 2005 3:48 PM
Subject: Zaventem: Maria Vindevoghel doit rester!





20 juillet 2005



Aéroport de Zaventem: Maria Vindevoghel doit rester! Cartoon Matiz
Maria Vindevoghel, déléguée CSC chez Flight Care (entreprise de services au sol à l'aéroport de Zaventem), a été licenciée le 13 juillet. Depuis, les travailleurs et les syndicats dénoncent leurs conditions de travail et veulent la réintégration de leur déléguée.
Le PTB s'engage à aider à riposter à l’attaque de la direction de Flight Care et à imposer la réintégration de Maria Vindevoghel.

Vous aussi, vous pouvez agir:
- Envoyez une motion de solidarité à Maria Vindevoghel, c/o ACV-Transcom, rue Pletinckx 19, 1000 Bruxelles. Fax: 02/508.88.81
- Demandez à votre délégué ou à votre secrétaire syndical d'organiser une action/délégation de solidarité
- Inscrivez-vous
ici pour être tenu(e) au courant
des actions

- La déléguée syndicale CSC Maria Vindevoghel ne peut plus travailler à l'aéroport
- Soutenez la lutte contre le licenciement arbitraire de Maria Vindevoghel, déléguée syndicale chez Flight Care (Zaventem)
- Motion du PTB












N'hésitez pas à nous envoyer vos remarques, vos souhaits, vos questions: alice.bernard@ptb.be


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20:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

20/07/2005

20072005: Récemment sur le site de Stop USA - Nieuw op de web site van Stop USA


----- Original Message -----
From: Marc
Sent: Wednesday, July 20, 2005 12:58 PM
Subject: Récemment sur le site de Stop USA - Nieuw op de web site van Stop USA



 


WWW.STOPUSA.BE
Stop United States of Aggression

Campagne d'été de Stop USA :
Non à la complicité de la Belgique dans l'occupation de l'Irak  !

Stop.USA veut faire parvenir plusieurs centaines de cartes postales au gouvernement belge. Sur la carte est indiqué le message : « Je désapprouve les guerres de Bush, pour le pétrole ou pour dominer le monde . Je refuse d'en être complice, par le silence ou la participation, même indirecte, de la Belgique ». Nous invitons à acheter deux cartes et à en signer une, en complétant avec un message personnel à l'intention du premier ministre belge

Prochains rendez-vous : toutes les aides sont les bienvenues ! Contactez nous : info@stopusa.be

  • Sfinksfestival Boechout du 28 juillet au dimanche 31 juillet
  • Esperanzah (Floreffe) du 5 au 7 août
  • Jazz Middelheim (Park Den Brand) du 11 au 15 août
  • Marktrock (Leuven) du 13 au 15 août



6 août 2005 : 60 ans après Hiroshima

Stop USA soutient les actions suivantes et invite chacun à y participer

26 juillet-9 août : Marche de paix de Ypres via Bruxelles à la base nucléaire de l'OTAN de Kleine Brogel en Belgique
organisée par Voor Moeder Aarde

> Le maire d'Hiroshima appelle à participer à la marche pour abolir les armes nucléaires
> lundi 1er août de 10h30 à 12h : Action symbolique au quartier général de l'OTAN avec un Hibakusha

Informations et inscriptions : http://www.motherearth.org/walk

Mons, 6 août 2005 : Commémoration du 60e anniversaire de la tragédie de Hiroshima et Nagasaki
Plusieurs associations seront représentées dont celles des Médecins et des Etudiants pour la prévention de la guerre nucléaire (AMPGN et AEPGN) et du Comité de surveillance OTAN (CSO) en tant qu'organisateurs.
Pour tout contact pratique :
info@csotan.org - 0486.82.09.24


Projet de soutien aux réfugiés palestiniens dans le camp de Rashedieh
au Sud-Liban


Irak
La Résistance irakienne et la France
Gilles Munier
16 juillet 2005
"Le projet américain de « Grand Moyen-Orient » est synonyme de chaos. Sa poursuite provoquera des répercussions terribles en Europe. Les attentats de Londres – après ceux de Madrid - sont un aperçu de ce que devient la mondialisation des guerres de libération. La France et l’Europe doivent choisir leur camp. À l’évidence, ce n’est pas celui des néo conservateurs américains."
Une fiction aussi puissante que les Armes de Destructions Massives
Sami Ramadani
5 juillet 2005
The Guardian
La plupart des gens en Grande-Bretagne veulent que les troupes se retirent d'Irak - et c'est ce que veulent aussi la plupart des Irakiens, selon les sondages d'opinion. Les syndicats appellent à un retrait rapide, ainsi que certains Parlementaires travaillistes et Libéraux-démocrates. Mais beaucoup de personnes bien intentionnées avancent que l'occupation menée par les USA ne doit finir que lorsque le pays sera stable. Un retrait rapide, craignent-ils, plongerait le pays dans la guerre civile.
La Belgique paye des mercenaires américains en Irak
4 juillet 2005
Nieuwsblad
La Belgique participe aux frais en tant que membre de l'OTAN de l'emploi de mercenaires américains en Irak, a déclaré le chef d'une fraction du SPa, Dirk Van der Maelen. « Dans notre pays personne n'a réagi à mon accusation, mais il y a un débat à ce sujet en cours à l'Assemblée Nationale des Pays-Bas. Eux également participent aux frais. »
«J'ai écrit les mots de Bush sur la guerre - en 1965»
Daniel Ellsberg
3 juillet 2005
LA Times / Cuba Solidarity Project
«L'explication donnée mardi soir par le Président Bush sur la poursuite de sa politique en Irak avait pour moi un air de déjà vu, mais sans nostalgie. J'ai déjà entendu pratiquement tous ses arguments, presque mot pour mot, dans des discours prononcées par les trois présidents que j'ai servis : John F. Kennedy, Lyndon B. Johnson et Richard M. Nixon. Sans fierté, je reconnais avoir proposé moi même certains de ces termes.»
Irak et corruption : Réponse de George Galloway au Sénat US
George Galloway
30 juin 2005
The Times
George Galloway, membre du Parlement britannique, nouvellement élu pour la circonscription de Bethnal Green and Bow s’est présenté le 18 mai 2005 devant la sous-commission du Sénat américain qui l’avait accusé de corruption dans le soi-disant scandale « Pétrole contre nourriture » Extraits de son allocution.
« D’un citoyen irakien au peuple américain... »
Dahr Jamail
27 juin 2005
« L’époque de l’occupation est-elle retournée à un endroit où les accords, traités et lois internationales interdisant les agressions sont devenus inutiles et sans effet ? Où le peuple qui choisit de défendre son pays et de repousser l’occupant est alors traité de terroriste par votre gouvernement ? Où et quand avez-vous entendu qu’une occupation qui se poursuit ne se verra pas opposer de résistance ? Vos livres d’histoire disent-ils que les patriotes de votre pays étaient des terroristes ? »
Les Nations unies et leur conduite durant l’invasion et l’occupation de l’Irak
Denis Halliday
26 juin 2005
WTI
« Depuis 1990, le peuple de l’Irak a été la victime d’une agression constante de la part du Conseil de sécurité des Nations unies sous la houlette des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. Déclenchée par l’invasion irakienne du Koweït, cette agression contre le peuple irakien ne peut se justifier... »
Les prochaines étapes pour le mouvement en faveur de la paix
Ken Coates, secrétaire-président de la Bertrand Russell Peace Foundation
26 juin 2005
WTI
«Les gens chez nous ont besoin de savoir ce qui s’est passé en Irak. Mais une analyse systématique des terribles événements qui se sont déroulés là-bas est nécessaire et ce, pour davantage de raisons que la simple information du public. Si nous ne tirons pas des leçons de ces événements, ils ne manqueront pas de se répéter et les signes ne manquent pas aujourd’hui pour dire qu’ils pourraient très bientôt se répéter.»
Un ex-pilote américain appelle les soldats US en Irak à la résistance
AmigaPhil
25 juin 2005
WTI / AMI
Tim Goodrich, un ancien pilote de l'armée de l'air américaine, a appelé samedi à Istanbul ses compagnons d'armes à "résister" aux ordres de leurs supérieurs dans le cadre d'une "guerre illégale" menée en Irak.
Déclaration inaugurale à l’adresse du jury du Tribunal mondial sur l’Irak
Arundhati Roy
24 juin 2005
WTI
« Les preuves rassemblées au sein de ce tribunal devraient par exemple être utilisées par la Cour pénale internationale (dont les Etats-Unis ne reconnaissent pas la juridiction) pour juger en tant que criminels de guerre George Bush, Tony Blair, John Howard, Silvio Berlusconi et tous ces officiels gouvernementaux, généraux d’armée et PDG de sociétés qui ont participé à cette guerre et qui, aujourd’hui, en tirent profit... »
Le comportement de l’ONU avant et après l’invasion de 2003
Hans Cristof von Sponeck
24 juin 2005
WTI
«...la première responsabilité de la catastrophe humanitaire en Irak réside au sein de l’ONU politique, chez ses membres du Conseil de sécurité qui avaient le pouvoir de faire la différence. Le fait que le Conseil n’est pas parvenu à faire la différence sur le plan humanitaire, éthique et juridique constitue un échec bien plus monumental qu’on ne s’en rend compte habituellement. Il n’y a pas seulement la trahison à l’égard du peuple irakien, mais également la trahison vis-à-vis de la Charte de l’ONU ainsi que celle vis-à-vis de la conscience internationale.»
Terrorisme
À Londres, la guerre contre l'Iran a commencé
Michel Collon
16 juillet 2005
La majorité des Londoniens sont opposés à l'occupation de l'Irak et avaient voté pour un maire qui s'y opposait aussi. Et beaucoup d'autres victimes, influencées par leurs médias, n'avaient tout simplement pas compris la nature économique de cette guerre.
Déclaration de l'International Action Center sur les attentats de Londres
9 juillet 2005
International Action Center
«Nous ne savons pas qui est derrière les événements d'aujourd'hui. Mais ce que nous savons, comme les centaines de milliers de personnes réunies pour protester contre la politique de pillage global du G8, c'est que Bush et Blair sont en train d'exploiter cette tragédie pour avancer leur agenda de domination globale. Et nous savons que nous devons continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour nous opposer à cet agenda.»
Ne les laissons pas gagner
Gabriele Zamparini
7 juillet 2005
The Cat's Dream
«Ceux qui ciblent des civils innocents sont des terroristes infâmes qui méritent notre mépris, et qui doivent être jugés. Toujours. Peu importe qu'ils terrorisent des civils innocents avec une bombe placée dans un bus, ou qu'ils le fassent avec des armes beaucoup plus coûteuses et sophistiquées, payées par nos impôts. Ne les laissons pas gagner.»
Palestine
L'Europe interdira-t-elle de parler d'Israël ?
Nadine Ghys
30 juin 2005
michelcollon.info
Pourra-t-on encore, dans un avenir proche, parler du sionisme ? Pourra-t-on, veux-je dire, parler du sionisme et d'Israël, questionner le sionisme et Israël autrement que comme les adeptes du sionisme veulent bien qu'on les questionne et qu'on en parle ?
Tiers-Monde
Dans les eaux troubles de la campagne "Make Poverty History"
Stuart Hodkinson
5 juillet 2005
Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde
La campagne "Make Poverty History" (MPH) ["Faire de la pauvreté de l’histoire ancienne"] semble être une success story sans précédent dans l’histoire des politiques de développement au Royaume-Uni. Réunissant syndicalistes, organisations caritatives, ONG et un casting de célébrités tape-à-l’œil, MPH domine la couverture médiatique nationale et son très symbolique bracelet blanc est en train de faire le tour du globe.
G8 : Le chemin vers l’enfer est pavé de bonnes intentions
Eric Toussaint et Damien Millet
3 juillet 2005
Comité pour l'Annulation de la Dette du Tiers Monde
«L’effacement d’une partie de la dette de 18 pays (représentant seulement 5 % de la population des 165 pays en développement) n’est ici en rien un cadeau : c’est la contrepartie d’une camisole néolibérale qu’on leur impose depuis de longues années. Ces 18 pays, avec la complicité de leurs dirigeants, sont sous contrôle des créanciers : l’étau de la dette, qui est l’outil de cette domination, peut alors être légèrement desserré.»
Uranium appauvri
Armes à uranium : gréviste de la faim reçu, mais pas entendu
Michel Collon / AVIGOLFE-ACDN
3 juillet 2005
A son 48ème jour de la faim, Christian Prud'homme, soldat français contaminé par le syndrôme du Golfe en 91, a enfin été reçu par la ministre Alliot-Marie. Premier résultat de pressions par de nombreux mails. Reçu, gratifié d'une aumône, mais pas entendu. Il importe de renforcer la pression. Voici le communiqué relatant cette entrevue.
USA
Détruire les Incroyants
Brian Cloughley
4 juillet 2005
CouterPunch / Cuba Solidarity Project
Ceux qui tentent de mettre en doute ou contredire Bush Washington, même sur des sujets mineurs, sont condamnés. Ce sont les Incroyants, et à cause de leur indépendance d'esprit, ils seront pourchassés sans merci par les charlatans psychopathes qui ont un grand pouvoir au sein d'une administration qui s'est dégénérée en un cirque monstrueux d'arrogance, de tromperie et de malveillance. Le massacre perpétré par les fanatiques vise à détruire les carrières et la réputation de tous ceux qui osent remettre en cause les mensonges et la fourberie du Charlatan en Chef.
Cuba
« Cuba le retour à la révolution ? » : Le Monde perd les pédales....
Danielle Bleitrach
6 juillet 2005
Cuba Solidarity Project
Dès qu'il s'agit de Cuba, mais aussi désormais du Venezuela et de tous les mouvements qui aujourd'hui en Amérique latine cherchent une issue qui ne soit pas un simple retour sur la case départ de la misère, de la soumission aux États-Unis, le Monde se déchaîne. L'article de Jean Michel Caroit "Cuba et le retour à la Révolution" est un chef d'oeuvre dans le genre.
Cuba et les journalistes "embedded"
Maurizio Matteuzzi
2 juillet 2005
Il Manifesto
La polémique provient du fait que Rsf et en particulier Ménard, font preuve depuis des années à l'égard de Cuba (et plus récemment aussi contre le Venezuela de Chavez) d'une acrimonie très particulière (et suspecte), qui va au-delà de la critique légitime des aspects négatifs du régime cubain ; acrimonie qu'on ne retrouve pas quand le couple Menard-Rsf décochent ses flèches vers d'autres réalités. Tout autant si ce n'est plus critiques et critiquables. Comme par exemple l'Irak occupé par les américains, la Palestine sous domination d'Israël, la Colombie du président pro USA Uribe.

19:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

19/07/2005

19/07/2005: Populismes" (I)

 

----- Original Message -----
From: Rebelles
Subject: Populismes" (I)



Sortir de l'Europe
http://sortirdeleurope.free.fr


"Populismes" (I)


Avec le NON au TCE, la presse lèche-culs n'a pas arrêté de parler de "populisme". Tout ce qui ne va pas dans le sens de ce que veulent les "élites" autoproclamées au service su système relèverait donc du "populisme", et pour mieux intimider ceux que l'on taxe de "populisme", on colle ce mot à l'extrême-droite et on amalgame NON et extrême-droite, le tout dans le sac du "populisme". Se plaindre du chômage, de la misère croissante... relèverait du "populisme" et, par là, de l'extrême-droite. Et quoi encore?

Mais c'est quoi, le "populisme"?

Si être "gaulliste" c'est être partisan des idées et de l'héritage politique du Général du Gaulle, "communiste" être pour un système social basé sur la propriété collective des moyens de production, et ainsi de suite... alors, être "populiste" serait défendre un pouvoir du peuple ou quelque chose de la sorte. Il va de soi, donc, que l'extrême-droite n'est en rien "populiste" car, précisément, elle est pour le gouvernement d'une "élite" ultra-conservatrice au service de la même grande finance que sert l'actuelle "classe politique". Et qu'est-ce que le mot "populiste" aurait en soi qui puisse justifier son emploi péjoratif, l'identifiant avec démagogie, manipulation des "masses", etc... ? Ce sont les procédés des encycliques papales antirévolutionnaires du début du mouvement ouvrier. Ceux qui emploient ce type de phraséologie pour dénigrer la saine réaction populaire contre la tromperie politique ou les politiques de plus en plus réactionnaires qu'on cherche à nous imposer,  dénigrent et méprisent sciemment le peuple lui-même. Parler de "populisme", c'est tacitement parler de "bas peuple", de "populace" et d'autres "belles choses" que l'on rapproche tacitement et pudiquement des smicards, chômeurs... La société, elle, n'aurait rien à se reprocher: c'est, nous dit-on en filigrane, la faute au "bas peuple" du fait de sa simple existence.  Qui peut être à l'origine de ce vocabulaire? Ne cherchons pas très loin: ça remonte à Voltaire et à la franc-maçonnerie "despote éclairée" du XVIII siècle, mais c'est aujourd'hui la besogne préférée des "intellectuels" (???) à la solde du système, des "élites" qui se gavent à nos dépens et qui oeuvrent pour les interêts de l'oligarchie, des politiques qui trahissent leurs électeurs mais ne veulent pas que ça soit dit.

Pourquoi faut-il absolument intimider les citoyens et les travailleurs avec ce genre de saloperies? Tout simplement, parce que la lutte des classes est une réalité que le patronat et les oligarchies savent très bien pratiquer mais il ne faut pas que le peuple en parle, parce que la stabilité de l'actuel système d'oppression tient, précisément, à cause de l'emprise idéologique des "élites", des ripou-politiques, de la ripou-presse... sur le plus grand nombre. Elle tient également par l'emprise directe du réformisme et de l'opportunisme sur le mouvement populaire, par la difficulté chronique qu'éprouve ce mouvement à se libérer des idéologies aliénantes et à formuler clairement et sans complexes les revendications qui servent ses intérêts.

Par exemple, on a rejeté le Traité Constitutionnel Européen mais apparemment pas question de se mobiliser pour exiger la dénonciation du Traité Instituant la  Communauté Européenne qui constitue une attaque à peine moins virulente contre nos acquis sociaux. C'est une véritable constipation politique. Mais pourquoi une telle inhibition? Tout simplement, parce que là on n'aurait pas le soutien du "Trilatéral" Fabius, des anciens ministres jospinistes Mélenchon et Buffet ("lepenisés" avec leur "chef" en avril 2002, après les vagues de privatisations et l'infame signature des accords de Barcelone), etc... Et alors, personne ou presque n'ose plus rien dire ni rien entreprendre car apparement "ce n'est pas pareil". Mais pourquoi ce ne serait pas pareil? Qu'est-ce qui "n'est pas pareil" ? Tout est là.


Sortir de l'Europe
sortirdeleurope@free.fr
http://sortirdeleurope.free.fr

23:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

19/07/2005: Vieilles chansons de la Lutte ouvrière: "Prolétaires, unissez-vous !"


Vieilles chansons de la Lutte ourière ....
 
Celle-ci a été chantée, dans les années '20, par la chorale bruxelloise "Les Enfants du Peuple" notamment:
RoRo


Prolétaires, unissez-vous !

1.
Opprimés, vous êtes tous frères
Et dans la joie et le malheur
Vous devez malgré les frontières
Vous aimer de tout coeur.
Que la haine de race à race,
Qui déchire l' Humanité
S' éteigne sans laisser de traces.
Et vive la fraternité.

REFRAIN
Pour que sur l' Univers, règne la paix féconde
Et pour que le bonheur, bientôt, sourit à tous;
En ce jour, sollennel, Prolétaires du monde
Unissez-vous... Unissez-vous... Unissez-vous.

2.
La guerre a fait tant de ravages
Et tant de vides dans nos rangs,
Assez de ces luttes sauvages
Qui enrichissent les tyrans.
N' êtes-vous pas las de répandre
Votre sang pour défendre ceux
Qui viennent au monde pour tout vous prendre
Et qui vivent en paresseux.
(Refrain en choeur).

3.
Unissez-vous afin de renaître,
De vivre en toute liberté.
Unissez-vous, afin de connaître
Le bonheur, la fraternité.
Unissez-vous, pour que la terre
serecouvre d' épis et de fleurs,
Pour que s' oublient les misères
Et pour que se sèchent les pleurs.
(Refrain en choeur)



21:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

17/07/2005

17/07/2005: Mirage

----- Original Message -----
From: Al Faraby
To: Forum Communiste
Sent: Sunday, July 17, 2005 12:03 AM
Subject: [ForumCommuniste] Mirage



Histoire courte …

 

Mirage

( Al Faraby )

 

 

« Excusez-moi. Je cherche le passage »

« Je ne comprends pas »

« Je voudrai aller sur l’île »

« Personne ne peut y aller. Il n’y a aucun passage »

« C’est une île privée ? »

« Non. Interdite »

« Pourtant, je vois d’ici des gens et quelques signes d’activité »

« Ce sont les habitants de l’île. Ils sont originaires de là-bas »

« Je ne comprends pas »

« Ils sont nés sur l’île. Ils n’y sont jamais allés »

« Ils n’en sortent pas ? »

« … »

« Est-ce un sujet tabou ? »

« Pas du tout. Toute communication avec l’île est interdire »

« Je ne comprends pas »

« Interdite à toute sorte de communication »

« Elle est hors du monde ? »

« Elle est hors de notre civilisation … Hors de l’Histoire »

« Elle est pourtant là, sous nos yeux ! »

« Elle est hors du temps. Elle est mirage »

« Vous la voyez comme moi … Elle existe »

« C’est une question d’optique. Elle existe pour ceux qui veulent la voir. Moins elle se verra, moins elle existera »

« … J’ignorai son existence et à présent je la vois »

« C’est un mirage »

« Je vois de la fumée s’élever … il y a donc du feu … il y a donc une activité humaine … j’aperçois des maisons … »

« Mirage »

« De ce côté-là, il y a un petit port … il y a quelques barques. Il doit y avoir une activité de pêche … des pêcheurs et leurs familles. Des femmes et des enfants … Des enfants qui jouent »

« Mirage »

« De l’autre côté, je vois des champs cultivés accrochés au flanc de la colline. Il doit y avoir des cultivateurs. Des hommes et des femmes qui travaillent la terre. Ils doivent connaître le blé … la farine … le pain. De l’eau de mer, ils doivent extraire le sel »

«Mirage »

« Tenez, là ! J’aperçois un alignement régulier d’arbres. Ce sont sûrement des arbres fruitiers. Des orangers, des pommiers, des cerisiers, des abricotiers … probablement aussi des oliviers. Ils fabriquent sans doute de l’huile. Ils doivent connaître le savon … »

« Mirage »

« … du savon parfumé à la lavande. Je vois les champs bleus »

« Mirage »

« … J’entends le bourdonnement des abeilles. Tenez, là … là … et là … je vois des ruches. Ils connaissent le miel. Ils ne sont pas hors civilisation ! »

« Mirage »

« Et là, suspendues aux coteaux … il m’a tout l’air être des vignes. La terre est presque rouge. Elle est bien exposée au soleil. Le vin doit être dense et chaleureux … »

« Mirage »

« … Ces gens doivent être aussi chaleureux que leur vin. Ils doivent aimer chanter et danser. Ils doivent être aussi beaux que leurs arbres fruitiers. Aussi bons que leur miel. Aussi généreux que leur terre. Aussi anciens que leurs oliveraies. Aussi joyeux que … »

« Mirage »

« Il doit faire bon de vivre sur cette île … »

« Ce n’est rien. C’est une terre désolée, inhabitée, insolente et cruelle »

« Faux … je vois … »

« C’est une terre déserte »

« Pas du tout ! Puisque je vous dis que je vois … »

« Ces gens n’existent pas … Mirage … mirage … mirage ! »

« J’entends des coups de feu … Des avions de chasse tirent des missiles. Des blindés tirent des obus …

Les maisons sont détruites. Les ruches, les barques …

Les champs sont saccagés.

Les vignes, les arbres sont déracinés.

Les villages brûlent.

Les mères pleurent les enfants tués …

Arrêtez ! Arrêtez ! Arrêtez ! … »

« Mirage … Ces gens n’existent pas. C’est une terre sans peuple »

« Puisque je vous dis que je les vois … »

« Mirage »

 ...

 

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19:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

15/07/2005

15/07/2005: En EURO-DICTATURE capitaliste: BELGIQUE: le couvre-feu, arme adaptée pour lutter contre ... le tapage ? Ou la fascisation "démocratique" du pays ????

En EURO-DICTATURE capitaliste: BELGIQUE: le couvre-feu, arme adaptée pour lutter contre ... le tapage ? Ou la fascisation "démocratique" du pays ????

J' extrais le passage suivant d' un article de "La Nouvelle Gazette" de Charleroi du 12 juillet 2005:

"C' est l' été, il fait chaud, les soirées sont longues et partciculières arrosées. Conséquence: du tapage, des bousculades, des bagarres            (note de RoRo: c' est évidemment tout à fait fait nouveau et propre à l' année 2005!).

Plusieurs communes de Wallonie (Fosses-la-Ville, Châtelet, Thuin, Seneffe, Fleron, Bassenge, Martelange, Soumagne, Beyne-Heusay) ont pris des dispositions pour faire régner le calme, via des ordonnances de police interdisant par exemple la consommation de boissons alocoolisées sur la voie publique, ou encore le rassemblement de deux ou de trois personnes.

C' est le cas à Fosses-la-Ville où, depuis la semaine dernière, et jusqu' à la fin des vacances, est interdit de 22 à 8 heures, 'tout rassemblement de trois personnes ou plus, sur la voie publique, de nature à troubler l' ordre public, la tranquilité publique et la sécurité publique". Texte vague qui ouvre la porte à interprétation subjective. Sont directement visés les jeunes qui ont pris l' habitude de se réunir sur la place du Marché, en plein coeur de la ville, et qui c' est vrai, consomment de la bière, mettent de la musique et font hurler les mobylettes ou crisser les pneus de voiture".

Très bonne mesure n'est-ce pas ???.

Les anciens Wallons se rappelleront d' une période où le couvre-feu et le rassemblement de 2, 3 ou 5 personnes (peu importe le nombre!) étaient interdits: de 1940 à 1945, sous l'occupation nazie. Il est vrai qu' en pays occupé, les nazis trouvaient normal de s' opposer ainsi à tous ceux qui, par tous les moyens (pacifiques ou non) s' opposaient à leur régime pourri, sous prétexte de terrorisme (c'est donc pas nouveau !).

Mais aujourd' hui, il y a de quoi s' étonner quand même de ce que personne ne s' étonne: même pas du fait que ces mesures (parmi tant d' autres: contrôles individuels, fichage, caméras, ...) sont prises par les partis "démocratiques" au pouvoir, ou partageant le pouvoir, dont les "socialistes": à CHATELET, par exemple....

J' espère que de telles msures ne sont pas encore en vigueur à CUBA, sous la "sinistre" "dictature" "communiste" "stalinienne" de Fidel Castro. De quoi réveiller Reporters sans Frontières pour nous expliquer comment il faut comprendre la "démocratie"....

Roger ROMAIN

a/conseiller communal communiste pendant 24 ans

B6180 Courcelles

Et si tout d' un coup, les représentants des partis "démocratiques" décidaient du port obligatoire du masque à gaz pour que nous puissions encore respirer "librement" ?


19:13 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

Grâce à la construction Européenne la condition salariale d'aujourd'hui est comparable à celle de 1950


----- Original Message -----
From: Rebelles
Subject: Arguments pour le NON

 

GUERRE PERMANENTE CONTRE LES GUEUX

Grâce à la construction Européenne la condition salariale d'aujourd'hui est comparable à celle de 1950

 

Le niveau de vie des ménages dont le salaire est le seul revenu, depuis 25 ans, s'est effondré, il est retombé au niveau de celui des années 1950. C’est ce que révèle une étude menée par le Cere (Connaissance de l'emploi, des revenus et des coûts), un cercle de chercheurs indépendants.

Premier constat : « les rémunérations, que ce soit dans le secteur privé comme dans la fonction publique n'ont pas suivi l'élévation du niveau de qualification de la main-d'oeuvre salariée qui n'a cessé d'augmenter ces vingt cinq dernières années », révèle l'étude. « Les récentes revendications salariales ne sont donc pas le fruit d'une illusion d'optique liée à l'annonce de profits boursiers records. », mais traduisent « la chute considérable de la part des revenus nets d'activité dans le revenu total des ménages. », affirme l’auteur Pierre Concialdi, économiste à l'Institut de recherches économiques et sociales (Ires). Il souligne également que le salaire net moyen « n'a guère connu de progression » depuis la fin des années 1970, avec un gain de l’ordre de 0,2 à 0,3 % par an, « largement inférieur à l'évolution du niveau de vie moyen en France ». Résultat à qualification constante, le salaire net moyen des agents de la fonction publique comme celui des employés du secteur privé a connu une perte de pouvoir d'achat comprise entre 4 et 8 % depuis 1978. De plus, depuis dix ans, « les prestations sociales ne parviennent plus à compenser ce mouvement. ».

Deuxième enseignement: c'est à partir de 1982, avec l'avènement de la « gôche caviar» au pouvoir.que ce recul s'est accéléré. Très rapide dans la première moitié des années 1990, cette chute s'est un peu calmée à partir de 1997, année du redémarrage de la croissance, avant de reprendre en 2002 et 2003. D'où ce verdict sombre du Cerc « Aujourd'hui, la place des ménages de salariés ou de chômeurs dans (échelle des niveaux de vie est comparable à celle qui prévalait dans les années 1950. »

A contrario, depuis les années 1990, la progression des revenus de la propriété a été particulièrement dynamique. Alors que les revenus du patrimoine représentaient 21,5 % du total des salaires nets en 1978, cette part est passée à 30% en 1988 pour grimper à plus de 45% en 1998 et redescendre légèrement, aux environs de 44% en fin de période.  « En proportion des salaires, la part des revenus du patrimoine a plus que doublé au cours des 25 dernières années alors que celle des prestations sociales monétaires a été multipliée par 1,5 environ. »

Une autre enquête, menée par le Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) et publiée dans le magazine « Capital », vient aussi confirmer la dégringolade du pouvoir d'achat de certaines catégories sociales ces dernières années. Là, l’ensemble des revenus des foyers (travail, patrimoine et prestations sociales) a été pris en compte. Les ouvriers ont subi de plein fouet la hausse du prix de l’essence ou de la viande. Sur la période 2001 à 2004, leur pouvoir d'achat a ainsi reculé de 1,8 %. Cette baisse, qui s'est accélérée en 2003 et 2004, devrait se poursuivre à hauteur de 0,8 % cette année.



18:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

14/07/2005: En EURO-DICTATURE CAPÏTALISTE: Belgique : Manif au 127 bis

En EURO-DICTATURE CAPÏTALISTE: Belgique : Manif au 127 bis

----- Original Message -----


From: Coordination Sans Papiers CRER
To: coord100papiers@hotmail.com
Sent: Thursday, July 14, 2005 6:25 PM
Subject: [ForumCommuniste] Manif au 127 bis




Office des Etrangers: la souricière... La famille MEGDAD est enfermée au centre 127 bis de Steenokkerzeel.

 

En avril 2005, la famille MEGDAD, originaire d'Algérie est arrivée en Belgique et a demandé l'asile. Après une première interview à l'Office des Etrangers, ils ont été pris en charge par le CPAS de Villers-Le-Bouillet dans le cadre des Initiatives locales d'accueil. Les enfants sont allés à l'école. Plusieurs interviews ont encore lieu (ou ont été reportées) à l'Office des Etrangers. La famille s'est bien intégrée dans la région hutoise où elle compte maintenant de nombreux amis.

 

Mardi 5 juillet Monsieur et Madame MEGDAD sont à nouveau convoqués à l'Office des Etrangers. On leur demande de revenir avec les enfants le vendredi; le vendredi 8 juillet toute la famille est là, et se fait immédiatement arrêter! Puis est emmenée au centre fermé pour étrangers 127 bis en vue de l'expulsion! Un véritable traquenard...

Nous ne pouvons que dénoncer de telles pratiques qui nous en rappellent d'autres bien plus anciennes... Les enfants ont 9, 11 et 16 ans. L'une d'elle souffre d'une grave anémie et demande des soins... 

 

La raison de la détention: la famille est arrivée via la France et ne peut donc pas demander l'asile en Belgique (Accords de Dublin). Nous ne pouvons accepter cette logique. La famille n'a pas demandé l'asile en France, mais souhaitait s'établir en Belgique. Nous connaissons trop de situations similaires. Les Droits de l'Homme garantissent la liberté de circulation et d'établissement et il faut bien arriver en Europe par quelque part! Cette famille cherche à s'intégrer dans un pays choisi, dans la société belge où elle a des attaches.

 

Nous ne pouvons que continuer à dénoncer les détentions arbitraires de personnes qui n'ont commis aucun délit, si ce n'est de demander l'accueil parce qu'elles fuient la guerre, les persécutions, la misère..

Beaucoup d'associations aussi en Belgique s'insurgent contre la détention des enfants. Qui peut mesurer l'impact des grilles qui entourent les centres fermés-prisons, l'impact de la privation de liberté pour des enfants? Que signifie concrètement  pour notre gouvernement (et les précédents...) le fait que la Belgique a signé la Convention des Droits de l'Enfant? Combien d'enfants sont aujourd'hui enfermés au 127 bis?

 

Vendredi sera plaidée à la Chambre du Conseil de Huy une requête de mise en liberté. Nous espérons qu'elle aura une issue positive.  Nous avons de toute façon décidé d'organiser un rassemblement de protestation

 

  dimanche 17 juillet à 11 heures devant le centre fermé 127 bis.

 

Nous réaffirmons nos revendications:

·                                 suppression des centres fermés

·                                 arrêt des expulsions

·                                 régularisation des sans-papiers

·                                 pour une politique d'asile et d'immigration respectueuse des droits humains.

Trop de personnes meurent à cause de l'Europe - forteresse en tentant d'y arriver; trop de personnes sont livrées à la précarité et à l'exploitation clandestines (dont profitent des pans importants de notre économie) une fois arrivés ici!

 

Signataires: CRACPE, CRER, VAK, CRECF,UDEP...

RV : pour ceux qui ont une voiture ou pas de voiture SUBTERRA  10 heures 33,rue de Dublin

Un coup de tel pour programmer le transport serait chouette  0473628733


 
 





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11:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

14/07/2005

13/07/2005: Le président du Parlement européen désavoue les « Ouitistes » luxembourgeois : «tel qu’il est, le traité n’entrera pas en vigueur ».

C.R.E.R.  -  Bruxelles : http://regularisation.canalblog.com/
Tél :   0496 40 33 09   -   0473 62 87 33 
Gand : VAK
www.vluchteling.beLiege : CRACPE http://cracpe.skynetblogs.be/

Soutien a la CRER au N° Triodos : 523 - 0801898 - 74

Le président du Parlement européen désavoue les « Ouitistes » luxembourgeois : «tel qu’il est, le traité n’entrera pas en vigueur ».
Jul 13, 2005
Les Luxembourgeois ont donc voté « Oui » pour rien. Pour un texte, qui ne sera jamais retenu tel quel. Nous l’avons dit et écrit, dans cet hebdomadaire, sur notre site web, dans un livre spécial, nous n’avons eu cesse de le signaler et notre argumentation fut continuellement balayée d’un revers de main par les fanatiques du « Oui » qui firent la quasi unanimité dans le monde politique luxembourgeois, mais qui furent loin de la faire dans l’opinion publique comme le démontre le résultat du dimanche, 10 juillet.

Or, deux jours après ce référendum où on nous a donc sciemment menti, c’est le président du Parlement européen, Joseph Borrell qui, dans une interview au quotidien français « Libération », dit la phrase suivante en étant interrogé sur le vote luxembourgeois du 10 juillet dernier : « tel qu’il est, le traité n’entrera pas en vigueur ». Voici la totalité de la déclaration de Borrell : « Cela étant, il faut bien admettre que, juridiquement, le texte tel qu'il est, sans en changer une virgule, n'entrera pas en vigueur sauf si les Français et les Néerlandais changeaient d'avis. » En d’autres termes : on a appelé aux urnes les électeurs luxembourgeois pour statuer sur un texte qui, comme l’a annoncé « L’investigateur », n’a plus de valeur.

Joseph Borrell n’a pas eu la langue de bois dans cette interview : « On est dans une impasse. La renégociation du texte a été écartée et on cherche désespérément un «plan B». On va faire du surplace. Mais il ne faut pas mépriser ce que cela représente. Les rouages européens sont en parfait état de fonctionnement et l'on pourrait continuer comme cela. »

Et ce socialiste espagnol qu’est le président Borrell et qui a siégé au sein de la convention chargée de rédiger le projet de Constitution, va plus loin et admet que ce texte était un «compromis boiteux» qui a pu susciter la méfiance.

Pourquoi n’est-il pas venu au Luxembourg nous dire tout cela avant le 10 juillet ?

DOSSIER CONSTITUTION


20:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer | | |

12/07/2005

12/07/2005: CONSTITUTION : Vous pouvez encore avoir votre mot à dire

De la part de Georges Debunne - Pour la Belgique, et aussi... Signons massivement cette requête


----- Original Message -----
From: Michel Collon
Sent: Tuesday, July 12, 2005 12:45 AM
Subject: De la part de Georges Debunne - Pour la Belgique, et aussi...



Vous désinscrire ? Changer ou ajouter une adresse ? Ne pas répondre, cliquer directement:
http://www.michelcollon.info/mailinglist.php

POUR TOUT CONTACT OU INFO SUR CECI : georges.debunne@chello.be


CONSTITUTION : Vous pouvez encore avoir votre mot à dire
Appel de Georges Debunne,
ancien président de la Confédération Européenne des Syndicats


Madame, Monsieur,
Chère amie, cher ami,
Citoyennes et citoyens européens de Belgique

Des Flamands sont venus chez moi pour me demander de venir à la rescousse de leur appel à une large consultation populaire sur le projet de Constitution Européenne. Ils ne supportent pas que, sous prétexte que le Vlaams Belang se positionne pour le NON avec des arguments qui nous font à tous horreur, les partis de gauche ont décidé de dire OUI à la ratification de ce projet de Constitution Européenne. Ils craignent que le vote en Flandre se passe comme au Sénat, comme à la Chambre des représentants, comme au Parlement Bruxellois... « dans un silence assourdissant ». Ils veulent croire au sursaut des élus de gauche qui - en analysant le traité - constateraient à quel point il est grave d'approuver les dangers qu'il recèle ; dangers que j'ai maintes fois dénoncés en tant que Président de la Confédération Européenne des Syndicats et de la Fédération Européenne des Retraité(e)s et des Personnes Âgées.

En Belgique, nos lois nous donnent encore une chance. Il suffira qu'une seule Assemblée dise NON à la ratification pour bloquer cette course vers l'abîme. Encore faut-il que le NON de GAUCHE soit alimenté par un débat et que le débat soit facilité. Car ce n'est qu'en ayant le texte sous les yeux qu'on peut comprendre qu'une multitude d'articles annoncent des lois européennes de régression des droits sociaux (et particulièrement les allocations de chômage, le minimum de ressources, les pensions de retraite, les remboursement des soins de santé...), de démantèlement des services publics et de généralisation du dumping social et des précarités.

Le débat est essentiel. J'ai pu le vérifier lorsque Henri Emmanuelli m'a demandé de venir à Paris le soutenir pour le lancement de sa campagne pour le NON. C'était l'autonomie de leur opinion pour maîtriser leur avenir et celui des générations futures que les 1800 français présents exprimaient ce jour-là.

Le règlement du Parlement flamand autorise à tout citoyen de poser une REQUÊTE pour « changer une politique ou un décret ». Si cette REQUÊTE est soutenue par 15 000 personnes (Flamands, Wallons, Bruxellois, Belges ou non), le Parlement flamand est obligé d'organiser une audition du premier signataire.

J'ai décidé de signer cette REQUÊTE. Deux autres personnalités socialistes m'accompagnent dans cette démarche : Lode Van Outrive, sociologue et ancien parlementaire européen et Jef Sleeckx, ancien parlementaire fédéral.
Ensemble, nous avons oeuvré pour consolider notre système belge de protection sociale et les droits des travailleurs ; ensemble, nous combattons aujourd'hui pour les sauvegarder.

Ensemble, nous vous appelons à signer et récolter des signatures.

La procédure étant ce qu'elle est, voici ce qu'il faut faire pour être efficace :

Tenir compte de ces trois impératifs :
1. les signatures électroniques ne sont pas admises ;
2. Il n'y a pas d'exigences quant à l'âge ni à la nationalité ;
3. il est nécessaire que les signatures soient jointes au texte.

Merci donc d'imprimer la requête ci-jointe en recto verso, de la signer, de la soumettre à votre entourage et d'envoyer votre récolte à mon adresse personnelle inscrite en bas de la page de signatures.

La ratification au Parlement Flamand n'aura pas lieu avant l'automne 2005, la clôture de la récolte est donc fixée au 15 septembre 2005, date à laquelle j'irai déposer les signatures qui m'ont été remises.

Ainsi, l'Histoire retiendra qu'en Belgique, on veut toujours avoir son mot à dire.

Georges DEBUNNE

Texte pétition à imprimer et renvoyer, voir en fin de mail

VOIR AUSSI : Herwig Lerouge - 10 raisons de refuser la Constitution
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...
Et de nombreux autres textes sur le TCE dans la rubrique invités de ce site

++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++
REQUÊTE
le 12 juin 2005
Monsieur le Président,

Après la Chambre et le Sénat belges, le Parlement flamand doit se prononcer lui aussi sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Quelle que soit la position qu'on a sur ce traité, il est clair qu'il s'agit d'une affaire très importante, dans laquelle on doit poursuivre le maximum de participation des citoyens pour arriver à une décision démocratique. La ratification par la Chambre et le Sénat belges n'était pas un exemple d'une telle préoccupation démocratique. C'est pourquoi nous nous adressons au Parlement flamand, espérant que, in extremis, des mesures seront prises en Flandre qui permettront au Parlement de prendre une décision qui soit assise sur une véritable consultation de la population.

C'est pourquoi nous vous adressons la requête suivante.

1. Nous demandons au Parlement flamand de ne point procéder à la ratification tant qu'il n'y a pas eu un véritable débat social approfondi, qui ait clarifié les points de vue des défenseurs aussi bien que des adversaires, de façon à ce que le Parlement puisse être le porte-parole des désirs de la population. Nous remarquons que le calendrier européen permet encore au moins un an; il n'y a donc aucune raison pour une décision hâtive.

2. Nous estimons que dans ce contexte, la réconsidération de la possibilité d'une "consultation préparatoire à la gestion politique" serait utile.

3. Nous vous demandons aussi d'organiser au sein du Parlement une série d'auditions contradictoires, avec la participation d'un large éventail de citoyens et de représentants d'organisations sociales et démocratiques.

Nous sommes convaincus de la nécessité d'un projet européen ambitieux et donnant de l'espoir; nous sommes tout aussi convaincus qu'un tel projet ne peut être réalise que s'il est soutenu par les peuples européens. Nous espérons que le Parlement flamand y apportera sa part, et nous estimons que les requêtes sus-mentionnées seront utiles à cette fin.

C'est pourquoi nous vous demandons une discussion urgente de cette requête dans la commission compétente et en session plénière.

Veuillez agréer, monsieur le Président, l'expression de nos sentiments respectueux,

Je souscris à la requête

Prénom Nom Adresse Signature




À renvoyer à Georges Debunne Avenue Maelbeek 9/49 1000 Brl


20:50 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

11/07/2005: L' Histoire du 1er mai: texte complété d' un dernier chapitre, pour ceux qui veulent encore se souvenir ....

L' Histoire du 1er mai: texte complété d' un dernier chapitre, pour ceux qui veulent encore se souvenir ....

Cliquer pour voir mes dossiers et actualités au quotidien:

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1er MAI : toute son histoire

Le XIXe siècle voit la naissance de la classe ouvrière. La prolétarisation du travail se développe au fur et à mesure que le machinisme industriel vient remplacer les anciennes formes de production. Les employeurs sont les maîtres absolus des entreprises et les conditions de travail sont misérables. Les journées de travail comportent souvent 15 à 16 heures par jour sans repos hebdomadaire et encore moins annuel. Des enfants de 6 ans travaillent souvent dans les usines et les mines, des femmes sont employées au fond de la mine et à des travaux pénibles et insalubres. Les ouvriers n'ont pas le droit de s'organiser.

Le "droit de coalition" est seulement reconnu en 1824 en Grande-Bretagne, en 1864 en France (mais il faudra attendre 1884 pour le syndicalisme), en 1869 en Allemagne. Dans la seconde moitié du XIXe siècle et jusqu'à la première guerre mondiale, la population industrielle continue de croître constamment. Entre 1895 et 1914, le nombre d'ouvriers passe de 5 à 7 millions aux États-Unis, de 8 à 12.500.000 en Grande-Bretagne, de 3 à 4.500.000 en Russie. En France, la population ouvrière était en 1866 de 5.575.000 hommes et 3.385.000 femmes.

La révolte des "Canuts":

Le 21 novembre 1831 a lieu la première révolte des "Canuts" de Lyon qui occupent la ville au cri de "Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant !". La monarchie française envoie 20.000 hommes de troupe et 150 canons pour réprimer "l'émeute". C'est à cette époque que le ministre français Casimir Périer déclarait: "Il faut que les ouvriers sachent bien qu'il n'y a pas de remède pour eux que la patience et la résignation !".

Le 14 février 1834, nouvelle insurrection des "Canuts". Ils occupent les hauteurs de Lyon et feront face pendant 6 jours à 12.000 soldats.

Le manifeste de Marx et Engels:

En 1840 d'importantes grèves corporatives se déroulent en France. Le 22 février 1848 manifestation monstre à Paris et chute de la monarchie. Mise en place d'un gouvernement provisoire avec des démocrates et quelques socialistes. Le 23 juin 1848, insurrection des quartiers populaires de la capitale contre une seconde République dominée par la bourgeoisie. La répression sera terrible : des dizaines de milliers de travailleurs hommes, femmes, enfants, vieillards, massacrés, 25.000 arrestations, 15.000 déportés et emprisonnés.

Mais, 1848, c'est aussi l'année de la publication du "Manifeste communiste" de Karl Marx. En 1864, est créée la Première Internationale Ouvrière et dans les pays industriels, malgré des difficultés énormes, le syndicalisme commence à s'organiser.

La Commune: 

Le 19 mars 1871, à la suite de la guerre franco-allemande de 1870, une révolte populaire éclate à Paris. La Commune de Paris est créée. Elle sera écrasée quelques semaines plus tard par l'alliance des bourgeoisies française et allemande avec Thiers et Bismarck. 25.000 travailleurs parisiens seront massacrés par les forces de répression, les cadavres seront brûlés, 38.500 arrestations seront opérées, 13.700 seront condamnés à des peines allant jusqu'à 90 années de prison, 3.000 mourront dans les pontons, la prison, le bagne et l'exil.

Durant les années 1873-1895 les crises continuent à provoquer des grèves violentes. En 1873, en Angleterre et surtout en 1899 à Londres où les dockers arrêtent tout travail. En Allemagne, grèves et manifestations des travailleurs de la Ruhr. En France, où le sang coule à Decazeville en 1886. En 1886 également, en Belgique révoltes populaires et fusillades à Roux et publication du "Catéchisme du Peuple" d'Alfred Defuisseaux, etc... 

A partir de 1848, les dirigeants ouvriers axent leurs revendications sur la journée de 8 heures, comprise dans une perspective d'éducation ouvrière : 8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures d'éducation. En 1886, le Congrès National du Travail, aux États-Unis, marque sa volonté d'obtenir ce résultat.

Le Congrès de CHICAGO (1884): 

Une loi de 1868, relative aux seuls travaux dirigés par l'État américain n'est pas appliquée. Aussi, en 1881, la Fédération américaine du Travail (A.F.L.) décide de passer à l'action. Le Congrès de Chicago de 1884 décide qu'à partir du 1er Mai (date du renouvellement des baux) de l'année 1886, ou bien les patrons accepteront la journée de 8 heures ou bien les ouvriers feront grève...

En 1886, plus de 5.000 grèves eurent lieu (avec un massacre sanglant de travailleurs à Chicago) et si le résultat ne fut pas obtenu partout aux États-Unis, du moins, la percée était-elle faite. C'est l'origine des Manifestations du Ier Mai.

En 1889, le Congrès socialiste international décide que dans tous les pays, représentés, on interrompra le travail le 1er Mai 1890. Première manifestation commune d'unité d'action internationale des travailleurs. En France, celle-ci se déroula dans un calme impressionnant et eut un effet immédiat : suppression du livret ouvrier, limitation à 10 heures de la journée de travail pour les femmes et les adolescentes, loi sur les accidents de travail, projet de loi sur les retraites ouvrières. 

La fusillade de FOURMIES: 

 Le 1er mai 1891, est marquée par la fusillade de Fourmies (Nord). La troupe fait feu sur un cortège pacifique de jeunes gens et de jeunes filles désarmés qui voulaient fêter le  1er Mai. Plus d'une douzaine de morts. De nombreux 1ers Mai seront marqués par des violences contre les travailleurs dans un certain nombre de pays du monde. 

En 1919, en France, la journée de 8 heures ayant été accordée par la loi du 23 avril 1919, le 1er Mai est l'objet de manifestations monstres dans le pays. A Paris, les manifestants se heurtent à la police et deux ouvriers sont tués.

Libérer les travailleurs:

Bien que le 1er Mai ait souvent perdu son caractère de grève, dans la mesure où ce jour est devenu un jour férié et payé, les organisations ouvrières ont toujours voulu lui maintenir son caractère de manifestation pour la libération des travailleurs.

Dans les pays socialistes, ce jour donne lieu à de gigantesques manifestations populaires et des parades de l'armée populaire. Toutefois, en Russie, le nouveau tsar Yeltsine, marionnette du capitalisme international et de l'Occident, a transformé officiellement la journée en "Fête du muguet". Ce qui n'empêche évidemment pas les organisations ouvrières et communistes de poursuivre manifestations et mobilisations contre le nouveau régime.

ici, téléchargez l'Internationale

 

Soyez gentil : écrivez-moi si vous constatez qu'un lien ne fonctionne plus, ou qu' un site est désormais hors sujet. Merci !

                    
                                      bt14b.gif (2897 octets)  

"Il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes, les travailleurs mettent, le même jour, les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement la journée de travail à huit heures et d' appliquer les autres résolutions du Congrès international de Paris.".

"Attendu qu' une semblable manifestation a déjà été décidée pour le 1er mai 1890 par l' American Federation of Labor, dans son congrès de décembre 1988, tenu à Saint-Louis, cette date est adoptée pour la manifestation internationale".

"Les travailleurs des diverses nations auront à accomplir cette manifestation dans les conditions qui leur sont imposées par la situation spéciale de leur pays.".

C' est en ces termes que, dans une résolution adoptée à l' unanimité, le Congrès international ouvrier socialiste, réunissant 391 délégués et représentants de 22 pays, qui se tenait à Paris du 1 au 21 juillet 1889, décida d' organiser les premières manifestations du 1er mai. Parmi toutes les revendications, c' est celle de la journée de huit heures qui allait dynamiser l' idée l' idée du 1er Mai en force matérielle. Ce que l' on a appelé les "Trois Huit" - huit heures de travail, huit heures de loisirs, huit heures de sommeil - était une revendication essentielle du mouvement ouvrier de l' époque. Cette exigence de la réduction du temps de travail est d' ailleurs toujours inscrite parmi les revendications fondamentales des travailleurs qui aujourd'hui, veulent la semaine des 36 heures.

En fait depuis la révolution industrielle, le monde du travail connaît une exploitation éhontée. Des journées de 12, 14 et même 16 heures, voilà ce que la soif de profits des patrons impose toujours comme régime de travail. La situation est telle que dans certaines entreprises, les ouvriers sont obligés de dormir à côte de leurs machines, car ils n'ont même plus le temps de rentrer chez eux. Les femmes connaissent des journées aussi longues et aussi pénibles que leurs compagnons. Les enfants ne sont pas épargnés. Et l' on en voit travailler dans la métallurgie, les verreries, les charbonnages, à cinq ou six ans. Dans un tel contexte, inutile de songer à l'instruction. Et les maladies professionnelles et autres sont monnaie courante.

Pourtant, il n' en a pas toujours été ainsi. Au cours des XIVe et XVe siècles, la durée de travail en vigueur chez les artisans tisserands anglais est de huit heures. Dans l' ensemble, le temps de travail des femmes, et des enfants est insignifiant. Et certains utopistes évoquent les journées de sept, six et même quatre heures de travail. Un diplomate français du XVIIe siècle, Denis Veiras d' Ales, préconisait même dans son roman social "L' histoire de Severambes", de fixer la journée des Trois Huit dans la Constitution.

Mais vint la révolution industrielle, la concentration capitaliste, et la volonté du patronat de pousser les travailleurs à oeuvrer jusqu'à l' extrême limite de leurs forces. Dans ce but de profit maximum, femmes et enfants prirent le chemin des fabriques pour y gagner un salaire de misère.

Une longue bataille:

Très tôt, la bataille est engagée contre les capitalistes pour arracher une réduction du temps de travail. En 1825, les fileurs de Nottingham sont les premiers à déclencher une grève pour les huit heures. En France, la célèbre révolte des canuts de Lyon en 1831 marque la vraie naissance des luttes ouvrières dans ce pays. Et 1832 vit les charpentiers de Pecq prendre l' offensive pour les Trois Huit. Dans le même temps, les industriels anglais se plaignent auprès de leur gouvernement: "Si on nous empêche de faire travailler les enfants de n' importe quel âge dix heures par jour, nous cessons de fabriquer". En 1841, en France, une loi fixe à huit ans l' âge minimum d' entrée au travail...

En cours de route, des objectifs politiques, tels que le suffrage universel par exemple,  se mêlent aux revendications économiques, liant étroitement ces deux aspects de l' émancipation ouvrière. Avec des succès importants. Ainsi, les premiers à obtenir la journée des huit heures de travail furent les maçons de Melbourne en Australie. C' était le 21 avril 1856. Il ne suffisait pas de revendiquer pour obtenir. Les grèves, si elles étaient l' arme revendicative par excellence, étaient le plus souvent ensanglantées par la répression des "forces de l'ordre" des classes possédantes.

La résistance individuelle était vouée à l' échelle. Seul le regroupement des travailleurs pour la défense d' un même objectif pouvait apporter des résultats. Ainsi se créent les premières associations de travailleurs. Ainsi voient le jour les premiers syndicats. Ainsi naissent les premiers partis ouvriers. Ainsi se constitue l' Association internationale des travailleurs (1864-1872), éducatrice de la plupart des fondateurs du mouvement socialiste international. Et dont l' une des idées maîtresses était la journée de huit heures de travail.

Pendus pour l' exemple:

"A partir du 1er mai 1886, la journée normale de travail sera fixée à huit heures pour toutes les organisations ouvrières". Dès 1884, cette revendication apparaît dans toute la propagande organisée par les syndicats groupés au sein de la Fédération américaine du travail. Le printemps 1886 fleurit dans une dure période de grèves: plus de 5.000 au total. Arrêts de travail en masse, manifestations imposantes, meetings monstres, dans tout le pays, marquent la volonté des travailleurs américains de voir se matérialiser les "3 X 8".

A Chicago, ils sont 40.000 grévistes. Parce que le personnel a déclenché une grève en février, la direction de l' entreprise agricole  Mac Cormick, a décidé le licenciement général. Le 3 mai, les travailleurs manifestent devant l' entreprise qui continue de tourner avec tous les vauriens, briseurs de grève et hommes de main que la direction a pu rassembler. La police est là, armée jusqu' aux dents. Elle tire. Six morts et une cinquantaine de blessés. En signe de protestation, quinze mille travailleurs se rassemblent pacifiquement à Haymarket, la place du Marché au foin. La garde nationale charge sauvagement. Une bombe lancée on ne sait d' où, éclate au milieu des policiers, en tuant sept et en blessant soixante. Les policiers ouvrent le feu, faisant de très nombreuses victimes, parmi les manifestants qui essayent de fuir.

La réaction profit de cet événement pour faire la chasse "aux meneurs révolutionnaires". Albert Parsons, un militant qui avait échappé aux recherches vient se constituer prisonnier en pleine audience. Afin de "monter aussi, si c' est nécessaire sur l' échafaud, pour les droits du travail, la cause de la liberté, et l' amélioration du sort des opprimés". Des huit militants ouvriers arrêtés, trois auront la vie sauve grâce à la protestation populaire.  Leur peine sera communée en détention perpétuelle. Un autre se suicidera en prison. Les quatre autres -Parsons, Engels, Fischer et Spies-  sont pendus le 11 novembre 1887. Spies, au moment de mourir, aura cette phrase terrible et prophétique: "Salut temps où notre silence sera plus puissant que nos voix que l' on étrangle dans la mort". Les "martyrs de Chicago" entraient dans l' Histoire où la classe ouvrière allait faire briller pour toujours leur souvenir, inséparable de ses "1er mai". Six ans plus tard, en 1893, ils seront réhabillités. Les lanceurs de la bombe, ce n' était pas eux...

Internationaliser le 1er mai:

La même année 1886, les ouvriers wallons (Belgique) révoltés contre les misères atroces engendrées par le chômage expérimentent pour la première fois, spontanément, la pratique de la grève générale. Une action noyée dans le sang des fusillés de ROUX, de CARNIERES, de MONCEAU, de SERAING... La même années, le jeune Parti ouvrier belge faisait son entrée sur la scène politique.

Dès cette année 1886, l' idée de reconstituer une internationale ouvrière et d' internationaliser le 1er mai est dans l' air. Ce qui fut chose faite à Paris en 1889. En fait, il y eut deux congrès ouvriers dans la capitale française. L'on om se retrouvent les marxistes. L' autre constituée par les éléments anti-marxistes, appelés les "possibilistes". Les socialistes belges ne purent se décider quant à savoir à quel congrès il fallait aller. Si bien que le congrès de Jolimont du POB, tenu les 21 et 22 avril 1889, décida, en désespoir de cause, que la délégation belge se partagerait entre les deux assemblées. Notons qu' une majorité (39 voix contre 33 et 18 abstentions) s' était dégagée lors d' un vote pour aller au seul congrès des "possibilistes". De toute façon, les socialistes belges n' eurent pas un comportement des plus perspicaces. César De Paepe et Jean Volders, qui assistaient au congrès "marxiste", s' abstinrent dans le vote des résolutions (celles qui portaient sur les points de l' ordre du jour, c' est - à - dire la manifestation du 1er mai, mais aussi, et entre autres, "l' abolition des armées permanentes et l' armement général du peuple". Non pas, dit Volders qu' ils fussent en désaccord sur le fond, mais parce qu' ils ne voulaient pas les reprendre à leur compte "comme dogmes et sans discussion".

On ne s' étonnera donc pas que les vues qu' ils exprimèrent ensuite sur les congrès de Paris aient été pessimistes. Les socialistes belges, sur le moment, ne comprirent ni la portée politique du congrès auquel ils avaient participé, ni l' importance capitale de la résolution relative au 1er mai. Celle-ci ne fut d' ailleurs même pas reproduite dans les comptes-rendus du "Peuple", qui agissait ainsi exactement comme la presse bourgeoise. Et, le 11 août, Jean Volders cru bon de publier dans le "Peuple" un article affirmant que l' enthousiasme des ouvriers n' était pas de mise et qu' il ne fallait pas encourager leurs "illusions".

Si les dirigeants socialistes belges ne comprirent pas le sens de l' événement, Frédéric Engels, dans une lettre à Paul Lafargue (texte en exergue), devait le définir en ces termes: "La résolution du 1er mai a été la meilleure qu' ait formulée notre congrès. Elle prouve notre puissance dans le monde entier. Elle ressuscite bien mieux l' Internationale que toutes les tentatives de reconstitution et montre une fois de plus lequel des deux congrès était représentatif". Effectivement, le congrès de Paris, d' où sortit la IIe Internationale, ne fut pas un événement fortuit. Donner une forme élaborée à leur élan internationaliste, était au centre des préoccupations des organisations ouvrières dans les pays industrialisés. Et cela d' auantant plus que se faisait de plus en plus sentir la nécessité de trouver une réponse commune aux problèmes identiques que le développement cahotique du capitalisme posait aux travailleurs des divers pays. En témoignent les sources diverses des propositions. Ainsi, celle de manifester le même jour pour les huit heures vient des syndicats français. En 1888, alors que la Fédération américaine du travail prenait sa décision de manifester dans tout le pays le 1er mai, la Fédération nationale des syndicats de France avait organisé des manifestations pour la journée des Huit heures et envoyé des délégations à la Chambre des Députés. Action très remarquée et chargée dans les conditions du temps, d' une haute significations politiques. La date du 1er mai fut avancée par les Américains. Quant au dernier paragraphe de la résolution, il fut ajouté à la demande des chefs de la social-démocratie allemande qui avaient à tenir compte des lois anti-socialistes en vigueur dans leur pays.

1890, le premier 1er mai:

Même si elle se gausse de ses ouvriers qui veulent manifester le 1er mai 1890 dans le monde entier, la bourgeoisie est inquiète. Ainsi, les patrons allemands créent une ligue de défense prévoyant le renvoi des travailleurs absents des ateliers le 1er mai et l' engagement de chaque patron de ne pas engager un ouvrier licencié par un collègue. Dans le cas où le nombre de grévistes dépasserait les deux tiers, il était prévu que le patron pratiquerait le lock-out, et fermerait son entreprise pendant trois semaines. A Paris, devenu un camp retranché, les banques transfèrent à la Banque de France transformée en citadelle les fonds de caisse. A Rome, les bourgeois les plus riches quittent précipitamment la ville. Ces faits démontrent à suffisance la peur des nantis face à la montée revendicative du monde du travail.

En Belgique, l' extraordinaire animation que la lutte ouvrière a prise depuis 1886 ouvre largement les esprits à l' idée du 1er mai et au mot d' ordre qui y est lié: "Pour les huit heures; contre le chômage". Aussi, malgré leurs réticences, les dirigeants du POB sont rapidement amenés à corriger leurs vues initiales. Le 6 avril 1890, le VIe congrès du parti décide que "tous les groupes ouvriers et fédérations régionales fêteraient le 1er mai en conservant liberté complète quant à l' organisation de cette fête, soit en chômant, soit en manifestant, soit en tenant des meetings".

La journée  fut activement préparée. Et les résultats furent à la mesure des efforts consentis. D' après le "Peuple", il y eut le 1er mai 1890 quelque 150.000 chômeurs dans les principales industries du Centre, du Borinage et de Liège. On dénombra environ 30.000 manifestants à Bruxelles, 9 à 10.000 à Gand. De grands cortèges sillonnèrent les rues de Charleroi, Liège, Anvers et de beaucoup d' autres localités. Les mineurs, eux, avaient débrayé en bloc.

Le manifeste déité par le Conseil général du POB était axé entièrement sur les revendications des huit heures. Il se terminait comme suit: "Vous vous trouverez aujourd' hui en masse au rendez-vous que les laborieux de toutes les nations se sont donné, vous y reviendrez encore l' an prochain et, désormais, le 1er mai sera la date qui, dans le calendrier de tous les peuples, indiquera la grande fête du travail".

Dans une vingtaine de pays, les organisations ouvrières avaient appelé à la mobilisation, insistant sur le caractère digne et non violent qu' elles voulaient donner à cette journée. Ainsi, l' appel du jeune Parti ouvrier hongrois se terminait par ces mots: "Avec la journée des huit heures, l' ouvrier cesse d' être un simple instrument de travail pour commencer à devenir un homme. Une pareille raison vaut la lutte".

Dans beaucoup d' endroits, les "forces de l' ordre" s' abstinrent de toute intervention. Il n' y a aucun désordre en Belgique, ni en Suisse, ni à Vienne, où le gouvernement se décide à la dernière minute à autoriser le rassemblement et où un cortège géant de 300.000 personnes traverse le Prater. Il y a des meetings à Lisbonne, à Bucarest, au Mexique, à New York, et même dans l' île de Cuba encore colonie espagnole. A Londres, la manifestation du dimanche 4 mai rassemble 300.000 à 500.000 personnes, ce qui ne s' était jamais vu.

Des heurts violents, il n' y en eut finalement que dans peu d' endroits. Il n' y aura aucun mort pour ce 1er mai dans le monde. A Paris, quadrillé par plus de 30.000 hommes de troupe, les officiers font charger tout l' après-midi les 100.000 manifestants. Multipliant les arrestations de manifestants ou de promeneurs, la police, avec son flair habituel, embarque sans ménagement et conduit au poste un paisible vieillard qui se révèle être le maréchal de Mac-Mahon...

Le Congrès de Paris n' avait pas décrété le renouvellement annuel de semblable manifestation. Mais, devant le succès remporté, les congrès nationaux des différents pays prirent eux-mêmes cette décision qui fut officiellement entérinée au congrès international de Bruxelles en 1891.

"Rouge du sang des ouvriers...":

Le 1er mai 1891 est moins pacifique que celui de 1890. A Rome, il donne lieu à de véritables émeutes populaires, suivies d' arrestations en masse. A Madrid, et dans d' autres villes espagnoles, les policiers répriment les manifestations ouvrières avec une rare violence. A Liège, les anarchistes dérobent des centaines de cartouches de dynamite le jour de la Fête du travail. Arr^tés, ils sont sévèrement condamnés. En France, enfin, c' est la tragédie de Fourmies.

La fleur du 1er mai, c' est l' églantine rouge, "rouge du sang des ouvriers", ainsi que le chante Paul Brousse depuis 1877, dans sa chanson "Le drapeau rouge". Le 1er mai 1891, à Fourmies, en France, c' est seulement une branche d' aubépine que tient Maria Blondeau, une jeune fille de 18 ans. Son fiancé lui a offert le matin même, comme c' est la coutume, ce porte bonheur qui va se révéler si dérisoire.

Fourmies, centre textile compte 15.000 habitants. Depuis plusieurs jours, les les ouvriers des filatures sont en grève. Ils veulent défiler jusqu' à la mairie et ils sont d' humeur si belliqueuses qu'ils prévoient ensuite un programme théâtral et, le soir, un bal de nuit... sans patrons. Mais , ceux-ci ont pris "l' engagement d' honneur de se défendre collectivement , solidairement et pécuniairement dans la guerre inqualifiable qu' on veut leur déclarer (*)". En clair, cela signifie qu' ils ont prié les autorités d' envoyer police et troupe sur les lieux. Ce que le gouvernement -comme tant d' autres- fait avec empressement.

Dès le matin, les gendarmes chargent la foule qui défile en chantant. Des manifestants sont arrêtés, des enfants blessés. L' après-midi, les travailleurs parcourent à nouveau les rues, réclament la libération des détenus. A 18 heures, deux groupes viennent devant la mairie que garde la deuxième compagnie du 145e de Ligne. Sans sommation, sans avertissement, le commandant Chapus ordonne le feu. Il y eut neuf tués et plus de trente blessés graves. Avant de servir plus tard contre les Allemands, les nouveaux fusils Lebel viennent de démontrer leur meurtrière efficacité. Parmi les morts, Emile Cornaille, onze ans, une toupie de bois dans sa poche; Gustave Pestiaux, treize ans; Félicie Pennetier, dix-sept ans; Ernestine Dial, dix-neuf ans. Quant à Maria Blondiau, dix-huit ans, elle brandissait contre les soldats une arme redoutable: la branche de mai fleurie oferte par son fiancé.  Parmi les blessés sérieux, il y en a douze de moins de trente ans.

"L' Internationale":

Avec le XXe siècle naissant, une nouvelle chanson voler de lèvres en lèvres: "L' Internationale". Son auteur est le Français Eugène Pottier. Né en 1816, il prend place très tôt dans le mouvement ouvrier. Il sera l' un des douze membres du Conseil général de l' Association internationale des travailleurs, lorsque celui-ci déménage à New York en 1872.

Il rédige des dizaines, pour ne pas dire des centaines de poèmes dont beaucoup seront mis en musique.  Vient la Commune, protestation de Paris contre les lâchetés et les trahisons et qui voit, pour la première fois, l' entrée en masse de prolétaires dans une assemblée élue. Pottier se présente dans le 1e arrondissement de la capitale française. Il est élu. Mais l' armée versallaise, aux ordres des nantis, écrase les bataillons fédérés. Devenu gibier de bagne, Pottier se cache dans une mansarde de Montmartre. Ainsi que l' écrit Maurice Choury, Pottier ne peut admettre que tout soit consommé. Dans la rue retentissent les salves meurtrières des assassins triomphants. Loin de se laisser aller à un désespoir de vaincu, Pottier, persuadé qu' on ne peut enterrer l' avenir, lance l' appel qui va bouleverser le siècle:

"Debout les damnés de la terre !

...

Du passé faisons table rase.

...

Nous ne sommes rien, soyons tout !"

"L' Internationale" dit tout: l' inégalité sociale, l' exploitation capitaliste, la nécessité d' un parti prolétarien, l' internationalisme, la haine de la guerre impérialiste et même les conditions de l' émancipation: "Il n' est pas de sauveurs suprêmes, Ni Dieu, Ni César, ni tribun..

Producteurs, sauvons-nous nous mêmes...".

Eugène Pottier meurt en 1887. Pour aider sa famille, les militants ouvriers français éditent une modeste plaquette reprenant quelques-uns de ses plus beaux poèmes. L' année suivante, par hasard, l' ouvrier métallurgiste lillois Pierre Degeyter a sous les yeux le petit recueil. Et il s' enflamme en lisant "L' Internationale" que personne, jusque là, n' a mis en musique. Séduit par la puissance des paroles, Pierre Degeyter, qui est mélomane compose une musique adaptée au poème. Le 23 juin 1888, "L' Internationale" est chantée pour la première fois à Lille, au cours d' une fête populaire organisée par le Parti ouvrier. Exécutée le 23 juillet 1896 par les fanfares socialistes du XIVe congrès du Parti ouvrier français, "L' Internationale" devient, en 1890, à partir du congrès de Paris de la IIe Internationale, l' hymne des révolutionnaires du monde entier.

Trente ans de lutte pour arracher les Huit heures.

Mais le bruit des armes commencent à se faire entendre dans toute l' Europe. Le capitalisme en crise cherche à résoudre ses problèmes en répandant le sang des travailleurs. Comme s' étonner dans ces conditions qu' en 1904, le congrès d' Amsterdam de la IIe Internationale ajoute aux revendications du 1er mai, celle de la défense de la Paix ?

Vient 1914. Mais même la guerre n' arrête pas complètement une action tenace que jalonnent comme autant de témoins les "premiers mai". Des manifestations, il y en eut chez nous. Et en France, en 1917, 10.000 midinettes parisiennes descendent dans la rue criant "Nos 20 sous ! A bas la guerre !". Au même moment, à l' autre bout de l' Europe, un ordre social s' écroule sous le coup des masses laborieuses des usines et des campagnes unies dans la lutte.

La victoire, c' est pour les peuples la fin de la boucherie. Plus rien ne peut être comme avant. Ainsi, en 1919, les cortèges des travailleurs sont permis le 1er mai. Permis certes, mais le travailleur continue à perdre son salaire du jour. S' il est fonctionnaire de l' Etat, il encourt le renvoi pour avoir participé à une manifestation politique.

L' année suivante, en 1920, le monde du travail arrache enfin les Trois Huit: huit heures de travail, huit heures de loisirs, huit heures de sommeil. Il aura donc fallu trente ans pour voir se concrétiser l' objectif du 1er mai. Cela après bien des grèves, après bien des victimes, après aussi la Révolution d' octobre en Russie.

Mystifications:

Des 1er mai de lutte, il y en eu encore bien d' autres. Il y en eut aussi de bien étranges. Ainsi, l' Italie fasciste transforme le 1er mai en Fête nationale et du travail. Jouant sur la mystification et désireuse de s' attacher la classe ouvrière, Mussolini et ses fascistes n' hésitent pas à prétendre qu' une telle fête remonte à la fondation de Rome. L' Allemagne nazie ne pouvait ignorer une telle fête. Et Hitler organise des manifestations grandioses le 1er mai, dès son arrivée au pouvoir en 1933. Pour mieux tromper les masses, les Nazis n' hésitent pas à reprendre la mélodie de nombreuses chansons révolutionnaires en y adaptant de nouvelles paroles tout à l' honneur de l' "Ordre nouveau". Mais l'idée de s' approprier "L' Internationale" fit reculer les dictateurs de l' Allemagne.

La guerre à nouveau. Mais pas plus que la précédente, elle n' arrête le monde du travail qui, malgré l' occupant, entend célébrer sa fête. Et de l' Acropole d' Athènes aux châssis à Molette du Borinage (Belgique) flottent les bannières rouges frappées de la faucille et du marteau, les communistes fournissant à la résistance le gros de ses effectifs combattants. Le PCB s' est ainsi vu décerner le nom -héroïque- de "parti des fusillés".

La libérationà nouveau. Aussitôt, les travailleurs se retrouvent nombreux derrière leurs bannières à l' occasion du 1er mai.

En 1946, une loi signée par le socialiste Léon-Elie Troclet rend, en Belgique, légal et obligatoire le congé du 1er mai. La fête du travail perd-elle pour autant sa signification de combat ?   Certes non. Aujourd'hui, comme en 1890 les travailleurs ont à lutter pour la défense de leur emploi, pour la sauvegarde des droits acquis, pour arracher les 36 heures...

Mais contrairement à 1890, ce n ' est plus malheureusement, sous le même drapeau que défilent les travailleurs dans les principales villes du monde pour le progrès social, la Paix et la liberté des peuples.

MD

http://users.skynet.be/roger.romain/1mai.html

(Catéchisme du  Peuple

(l' Internationale - Degeyter et Pottier

(Roux-fusillades 1886





06:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

10/07/2005

09/07/2005: avis de parution

----- Original Message -----
From: éditions Syllepse
To: roger.romain@skynet.be
Sent: Saturday, July 09, 2005 6:05 PM
Subject: avis de parution



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20:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

09/07/2005

09/07/2005: J'ai écrit les mots de Bush sur la guerre

 

----- Original Message -----
From: Michel Collon
Sent: Saturday, July 09, 2005 12:19 AM
Subject: [forumrougesvifs] J'ai écrit les mots de Bush sur la guerre



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Irak : J'ai écrit les mots de Bush sur la guerre - en 1965
par Daniel Ellsberg - LA Times.

Daniel Ellsberg a travaillé pour les départements d'Etat et de la Défense sous les Présidents Kennedy, Johnson et Nixon. Il a révélé les "Pentagon Papers" à la presse en 1971.
L'explication donnée mardi soir par le Président Bush sur la poursuite de sa politique en Irak avait pour moi un air de déjà vu, mais sans nostalgie. J'ai déjà entendu pratiquement tous ses arguments, presque mot pour mot, dans des discours prononcées par les trois présidents que j'ai servis : John F. Kennedy, Lyndon B. Johnson et Richard M. Nixon. Sans fierté, je reconnais avoir proposé moi même certains de ces termes.

Pour préparer un discours sur la guerre du Vietnam pour le secrétaire à la Défense Robert S. McNamara en juillet 1965, j'étais chargé de la même tâche que les rédacteurs des discours de Bush en juin 2005 : comment justifier et motiver le soutien de l'opinion publique pour une guerre désespéramment sans issue et inutile dans laquelle nous avions été entraînés par les mensonges du président.

En relisant mon discours, je découvre que j'ai employé le mot "terroriste" pour désigner nos adversaires pour le même effet que celui recherché par Bush.

Tout comme les conseillers de Bush, je ressentais la nécessité de brandir une menace globale pour justifier l'ampleur de l'effort demandé. Pour cela, j'ai décidé que la Chine serait la mieux placée pour devenir notre "véritable" adversaire plutôt que le Nord Vietnam de Ho Chi Minh, tout comme Bush préfère se focaliser sur Al Qaeda plutôt que sur les nationalistes Irakiens. "Ils tentent d'ébranler notre détermination en Irak - tout comme ils ont tenté (sic) d'ébranler notre détermination le 11 septembre 2001," a-t-il dit.

Mon discours fût approuvé par McNamara, par McGeorge Bundy, conseiller en sécurité nationale et par le secrétaire d'Etat Dean Rusk, mais il ne fut pas prononcé parce qu'il constituait un appel à mobiliser les réservistes pour soutenir une escalade sans limites de l'intervention militaire, comme le demandaient les commandants militaires de Johnson.

Au lieu de cela, lors d'une conférence de presse, Johnson préféra mentir sur le nombre de soldats qui seraient immédiatement déployés (le double de ce qu'il annonçait), et de cacher le nombre de soldats qu'on estimait nécessaire pour remporter une victoire, à savoir au moins 500.000. (je relève que Bush dit que "nos commandants me disent qu'ils ont suffisamment de soldats pour effectuer le travail")

Une partie du discours de Bush qui m'a particulièrement réveillé des souvenirs fut sa référence à "l'heure des mises à l'épreuve". "Nous avons encore du travail à accomplir, et il y aura des moments difficiles au cours desquels la détermination de l'Amérique sera mise à l'épreuve," a-t-il dit.

Ce thème me rappela un passage du discours de 1965 qui, pour des raisons qui paraîtront évidentes, je n'avais jamais décidé de reproduire auparavant. Je terminais en dressant un portrait de la Chine comme "un adversaire qui considère la politique internationale comme un vaste combat de guérilla, intimidant, tendant des guet-apens et affaiblissant ceux qui voudraient défendre un autre ordre mondial."

"Nous sommes mis à l'épreuve," avais-je écrit. "Avons-nous le courage et la détermination requis pour garder un cap difficile et meurtrier, le temps qu'il faudra ? Les communistes asiatiques sont convaincus que non." Mardi, Bush dit : nos ennemis "croient que les sociétés libres sont par essence corrompues et décadentes, et qu'avec quelques coups bien placés ils peuvent nous obliger à battre en retraite."

Ceux qui écrivent ses discours, tout comme moi, doivent ensuite aborder cette question sous l'autre angle. Face à cette mise à l'épreuve de nos ennemis, pendant combien de temps le public Américain doit-il soutenir ses soldats tandis qu'ils tuent et qu'ils meurent dans un pays étranger ? La réponse surgit dans le même style évasif qui celui qui servait tant à Kennedy, Johnson et Nixon : "le temps qu'il faudra (et pas un jour de plus). Jusqu'à la victoire."

J'ose à peine relire ma proposition de réponse à cette question, en 1965. Une réponse qui a valu une réplique fameuse du feu Ambassadeur auprès des Nations Unies Adlai Stevenson pendant la crise des missiles à Cuba.

"Il n'y a qu'une seule réponse à donner. Et elle fut donnée, par un chef d'état américain, au coeur d'une autre crise qui a mis notre détermination à l'épreuve. Jusqu'à ce qu'il gèle en enfer." [ ndt - en français aussi "lorsque les poules auront des dents" ].

Il n'est pas réconfortant d'entendre presque les mêmes mots dans la bouche d'un autre président 40 ans plus tard, pas plus que ces mots ne paraîtront adéquats dans quelques années à ceux qui ont rédigé ces discours. Mais les souffrance humaines qu'ils annoncent ne seront pas les leurs.

Daniel Ellsberg

VOIR AUSSI : Ce n'est pas le retrait qui menace les Irakiens d'une guerre civile, mais
c'est l'occupation. Par Sani Ramadani (Guardian)
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

20:08 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

08/07/2005

29/06/2005: La Constitution européenne ne connaît pas le droit à la pension

La Constitution européenne ne connaît pas le droit à la pension

Imaginez: une pension de 184 euros/semaine pour votre couple. Un cauchemar que connaissent déjà les Britanniques. Et que les big boss de l'Union européenne veulent imposer à l'Europe. Entre autres avec la Constitution.

Herwig Lerouge
29-06-2005

La lutte pour la sauvegarde des prépensions et des pensions légales représentera aussi la «manière belge» de dire non à la Constitution européenne. Photo: action contre la Constitution européenne devant le Parlement bruxellois. (Photo Solidaire, Lotfi Mostefa)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


La pension de base versée par l'État en Grande Bretagne est de 115 euros par semaine pour une personne seule et de 184 euros pour un couple. En moyenne, cette pension représente 20% des revenus dont disposait le pensionné lorsqu'il travaillait. Mais elle constitue 60% de ses revenus globaux de pensionné. Car beaucoup de pensionnés y ont aussi une pension privée. Mais celle-ci rapporte de moins en moins et de moins en moins de personnes y ont accès. Les plans de pension d'entreprises ne profitent plus qu'à 2 millions de personnes aujourd'hui, contre 5 millions en 1995. 12 millions de salariés britanniques n'arrivent pas à épargner suffisamment pour pouvoir se payer une pension complémentaire.

Après le non au référendum néerlandais, le syndicaliste Niek Stam expliquait: «Tout comme en France, les gens ont voté non pour des raisons sociales et économiques. Le premier octobre 2004, 300.000 personnes manifestaient à Amsterdam contre, entre autres, des attaques contre les acquis en matière de pensions et de prépensions. Le non aux Pays bas est un non contre l'Europe qui veut obliger les gens à travailler jusqu'à 65 ans».

En France aussi, en 1993 et en 2003, le gouvernement s'est attaqué, malgré de grandes luttes, au système des pensions. Avant le montant de la pension y était calculé sur base des revenus des dix meilleures années. Aujourd'hui pour les Français nés après 1948, on se base sur les vingt-cinq meilleures années. Ce changement a abouti à une importante réduction des pensions. On a allongé à 40 ans le nombre d'années de cotisations exigé pour bénéficier d'une pension complète. Conséquence: plus de travailleurs ont une carrière incomplète et donc une pension incomplète. Les pensions ne sont plus liées au bien-être (évolution réelle des salaires) mais seulement à l'indice des prix (hors tabac).

Vivre avec 460 euros par mois?

Partout en Europe, cela va dans le même sens. Pas étonnant, ces réformes sont l'application de décisions prises par les conseils des chefs d'Etat européens depuis 2000. A Lisbonne (2000), ils ont décidé qu'en 2010, 70% des hommes entre 18 et 65 ans et 60% des femmes devaient travailler. A Goteborg (2001), ils ont précisé que la moitié des plus de 55 ans devaient travailler. Il n'y en a que 25 % en Belgique aujourd'hui, grâce notamment aux différents systèmes de prépensions.

A Barcelone (2002), ils ont fixé l'objectif de prolonger la carrière effective de cinq ans et appelé à la généralisation des pensions complémentaires donc privées1. En effet, les gouvernements européens réduisent de plus en plus les pensions de base légales. Sans pension complémentaire privée, contractée par secteur, par entreprise ou individuellement, il ne sera plus possible de survivre décemment.

Les décisions européennes en matière de pensions conduisent à des mesures similaires dans tous les pays: retarder l'âge de la pension à 65 ans (même plus tard dans certains cas), augmenter le nombre d'années de cotisations pour avoir droit à une pension complète, augmenter le nombre d'années de cotisations sur lesquelles on calcule le montant de la pension, non-adaptation des pensions à l'évolution des salaires, remise en question des systèmes de pension anticipée.

Si le mouvement ouvrier n'arrête pas ce train fou, il nous conduit en droite ligne vers la catastrophe que vivent déjà aujourd'hui les pensionnés britanniques.

Et la Constitution
dans tout ça?

La Constitution contient une «charte des droits fondamentaux». Mais cette charte ne reconnaît même pas explicitement le droit à la pension, c'est à dire le devoir pour l'Etat d'assurer une retraite digne à ceux qui ont travaillé toute leur vie. Un seul article2 parle des «droits des personnes âgées» en deux lignes: «L'union reconnaît et respecte le droit des personnes âgées à mener une vie digne et indépendante et à participer à la vie sociale et culturelle.» Il ne s'agit pourtant pas d'un mince problème pour une Europe dont un tiers de la population sera à la retraite en 2025.

Et qu'on ne vienne pas dire que c'est un hasard que ce droit ne s'y trouve pas. La non reconnaissance du droit à la retraite dispense les gouvernements européens du devoir d'assurer une pension légale permettant de mener une vie digne. Elle leur permet de détruire les pensions légales et de favoriser les pensions privées. Ainsi seuls ceux qui en auront les moyens auront le droit de «mener une vie digne et indépendante et à participer à la vie sociale et culturelle.»

C'est une perspective inacceptable. La lutte pour la sauvegarde des prépensions et des pensions légales, ce sera aussi une «manière belge» de dire non à la Constitution européenne.

1 Pour plus de détails, voir Etudes Marxistes n°69-70 «Le vieillissement. Vivre plus longtemps, catastrophe ou bienfait?» · 2 L'article II-85

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15.000 signatures pour une consultation populaire

Georges Debunne (ancien secrétaire-général de la FGTB, ancien président de la Confédération européenne des Syndicats) a lancé une bataille pour obliger le gouvernement flamand à organiser une consultation populaire sur la Constitution européenne et au moins un large débat public au Parlement flamand.

Avec les anciens parlementaires socialistes Jef Sleeckx et Lode Van Outrive, il adresse une requête au Parlement flamand. S'ils obtiennent 15.000 signatures, le Parlement devra organiser ce débat avec la participation d'un large éventail de citoyens et de représentants d'organisations sociales et démocratiques.

Dans aucun de nos nombreux parlements, les voix du Non de ggauche n'ont été relayées. Il ne reste que le Parlement flamand. Le Parti du Travail soutient cette initiative et continue son combat pour un référendum. Seules les signatures d'habitants de la Flandre et sur papier sont valables légalement. Mais en faisant signer la pétition, tant au Sud qu'au Nord du pays, travailleurs, syndicalistes et jeunes se battent pour forcer ce débat public. Ils dénonce l'attitude arrogante des hommes politiques qui agissent comme si presque tout le monde approuvait la Constitution.

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20:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer | | |

08/07/2005: Sortir de l'Euro...SUITE...un nouvel article du Monde...

info@comite-valmy.org
Sent: Friday, July 08, 2005 4:50 PM
Subject: Sortir de l'Euro...SUITE...un nouvel article du Monde...


Le Comité Valmy est partisan de la sortie de l'Euro et du rétablissement de la souveraineté monétaire.Plusieurs économistes confirment que cette exigence politique correspond également à une nécessité dans le domaine économique. Voici à ce sujet, un nouvel article du Monde qui pourtant est dogmatiquement européiste.
    Rien, dans la construction artificielle de l'Europe supranationale, ultra-libérale et atlantiste, n'est irréversible.Le peuple français et les autres peuples européens reprendront leurs destins en main.
    Claude Beaulieu

Une étude se demande si la France et l'Italie vont être contraintes d'abandonner l'euro

LE MONDE | 08.07.05 | 14h03  •  Mis à jour le 08.07.05 | 14h03




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Faut-il renoncer à l'euro ? Depuis le non des Français et des Néerlandais au référendum sur le projet de traité constitutionnel, cette question est posée ouvertement dans plusieurs pays.

Les dirigeants allemands ont émis des réserves publiques sur les bienfaits de l'Union monétaire. En Italie, la Ligue du Nord, parti souverainiste, souhaite le rétablissement de la lire et a lancé une pétition nationale pour que soit organisé un référendum sur le sujet. Mardi 5 juillet, l'un de ses membres, le ministre des affaires sociales, Roberto Maroni, a affirmé que 100 000 signatures avaient déjà été recueillies. Le député de Vendée Philippe de Villiers, l'un des leaders du non, a aussi évoqué un abandon par la France de l'euro.

 


Dans une étude qu'il vient de publier, Patrick Artus, chef économiste chez Ixis CIB, se demande si la France et l'Italie, en se retrouvant dans une impasse économique, ne seront pas contraintes de sortir de l'euro. "Il ne s'agit pas de faire de la provocation inutile mais de nous demander si l'évolution à moyen terme de la situation économique de la France et surtout de l'Italie ne rendra pas les avantages liés à la sortie de l'euro supérieurs aux coûts."

M. Artus s'appuie sur la grave détérioration économique que subissent ces deux pays : pertes de croissance et d'emplois dus aux pertes de marché ; croissance des exportations très inférieure à celle du commerce mondial ; réduction de l'effort d'investissement en raison de la faiblesse de la demande, avec pour effet de freiner les gains de productivité ; dégradation constante du commerce extérieur ; difficulté d'empêcher une hausse continuelle du taux d'endettement public dans un contexte de croissance anémique et d'inflation basse.

"COÛTS GIGANTESQUES"

M. Artus calcule que, compte tenu des perspectives démographiques, la croissance potentielle s'établirait à 1,2 % par an en France et à 0 % en Italie. De plus, dans dix ans, le taux d'endettement public serait de 79 % du produit intérieur brut en France et de 133 % en Italie si on extrapole les tendances actuelles. "On peut craindre à cinq ans, à dix ans que la France et l'Italie ne soient dans une situation très difficile", estime-t-il.

Quels seraient les avantages de la sortie de l'euro ? Le premier serait de redonner de la compétitivité aux deux économies par le biais de la dépréciation du taux de change. Les pertes de part de marché de la France et de l'Italie sont liées à la baisse de la qualité de leurs produits mais aussi à la stratégie suivie par l'Allemagne "de baisse non coopérative du coût salarial unitaire". Depuis la fin des années 1990, le coût salarial unitaire a progressé de 30 % de plus en Italie et de 15 % de plus en France qu'en Allemagne. Sauf à accepter plusieurs années de pertes d'emplois et de revenus comme l'a fait l'Allemagne, "la seule manière pour la France et l'Italie de sortir de cette situation est de sortir de l'euro et de dévaluer" , indique l'économiste.

La dépréciation du taux de change de la monnaie nationale se traduirait aussi par une augmentation du niveau de l'inflation, avec pour conséquence positive ­ les taux réels baissant ­ de réduire la dette publique et la valeur en devises de la dette extérieure.

"Nous ne prévoyons pas que la France et l'Italie vont sortir de l'euro mais nous voulons indiquer les risques que cela soit le cas, explique M. Artus. S'il n'y a pas d'effort de recherche, d'innovation, d'amélioration de la qualité de produit et de respécialisation de l'industrie, ces deux pays connaîtront une croissance potentielle faible et la poursuite des pertes de parts de marché, notamment vis-à-vis de l'Allemagne. Bien sûr, les coûts de sortie de l'euro seraient gigantesques : coûts comptables, informatiques, liés à l'élargissement des écarts de taux d'intérêt vis-à-vis de l'Allemagne... Mais de quelle autre solution que sortir de l'euro disposeront les gouvernements dans dix ans si d'ici là la croissance potentielle et la compétitivité n'ont pas été améliorées ?"


Pierre-Antoine Delhommais

Article paru dans l'édition du 09.07.05






20:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

08/07/2005: En EURO-DICTATURE capitaliste: Six mois ferme pour défaut de billet

En EURO-DICTATURE capitaliste: Six mois ferme pour défaut de billet


----- Original Message -----
From: Luis Gonzalez-Mestres
Sent: Friday, July 08, 2005 9:35 AM
Subject: [controle_omc] Trans.: [ac-forum] Six mois ferme pour défaut de billet



---
ac-forum
-----------

Six mois ferme pour défaut de billet

L’article 50 de la loi sur la sécurité quotidienne (LSQ), votée en
France en novembre 2001 par le PS et la droite, a encore frappé. Cette
fois, c’est un sans-domicile-fixe qui en a fait les frais, écopant d’une
peine de six mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de
Chalon-sur-Saône.
Son crime : avoir voyagé sans billet de manière
répétée dans les trains affrétés par la SNCF. Un acte désormais passible
de la mise pour de bon sous les verrous, comme pour les dangereux
criminels, au-delà de dix contraventions non payées.
La SNCF, partie
plaignante dans cette affaire, se voit de surcroît accorder 995 euros de
dommages et intérêts.
Le pauvre homme peut encore s’estimer heureux de
ne pas être condamné à 7 500 euros d’amende, comme il est prévu en sus
de la peine d’emprisonnement pour ce délit. Une disposition liberticide
introduite à la faveur des attentats de New York en septembre 2001,
et
qui criminalise la misère, assimilée à une menace pour la sécurité des
voyageurs.
Les chômeurs et les SDF sont les cibles favorites de la LSQ,
n’ayant pas les moyens de s’acquitter des tickets de transport, ni a
fortiori du montant prohibitif des contraventions.
Une chasse aux
pauvres qui a hélas de beaux jours devant elle, à considérer la frénésie
sécuritaire de la droite qui a élargi la stigmatisation à des couches
sociales entières, et que Nicolas Sarkozy, de retour au ministère de
l’Intérieur, entend encore aggraver.

Sébastien Crépel





--
AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC! AC!

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13:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

08/07/2005: Derrière les bonnes intentions du G8, le mépris des pays riches à l’égard des populations d’Afrique


----- Original Message -----
From: Campagne Cimade
Sent: Friday, July 08, 2005 11:17 AM
Subject: Des charters à la dette



 
 
 
 

CIMADE                                                                                                            GISTI

service œcuménique                                                          groupe d’information et de soutien

d’entraide                                                                                               des immigrés

            Des charters à la dette

                Derrière les bonnes intentions du G8, le mépris des pays riches à l’égard des populations d’Afrique

            Au moment où le G8 s’apprête à prendre des mesures destinées à soulager la dette des pays les plus pauvres, notamment ceux d’Afrique, les ministres de l’Intérieur du G5 veulent mettre en place des « charters » européens pour expulser des hommes, femmes et enfants venus en quête d’une vie meilleure de ces même pays ravagés par la misère ou la violence.

            Outre la contradiction flagrante entre les bonnes intentions exprimées en Ecosse par les chefs d’Etat des pays les plus riches et la réalité des mesures policières désormais prises à l’échelon industriel pour renvoyer manu militari des dizaines de milliers de personnes décrétées indésirables, les « charters » constituent une violation flagrante des règles éthiques et juridiques que ces mêmes pays ont élaborées naguère pour interdire les expulsions collectives et les traitements inhumains et dégradants .

            En 2003, la Cimade et le Gisti avaient pris l’initiative d’une campagne internationale de pétitions pour s’opposer aux projets de l’Union Européenne d’organiser les « vols groupés européens », nouvel euphémisme pour nommer les « charters de l’humiliation ». Des dizaines de parlementaires, des centaines d’organisations et d’associations, des milliers de citoyens, en Europe, en Afrique et dans les pays du bassin méditerranéen avaient répondu à cet appel en demandant au Parlement Européen de s’opposer à ce projet.

            Parce que les « charters » d’expulsés violent la Convention Européenne des Droits de l’Homme, parce qu’ils constituent un danger tant pour les libertés que pour les relations actuelles et futures entre les populations d’Europe et d’Afrique, parce qu’ils symbolisent une dérive sécuritaire et populiste aussi inutile que démagogique

            la Cimade et le Gisti appellent tous les signataires, individus, associations, élus, en Europe comme en Afrique, à exprimer publiquement leur opposition à la décision du G5, à interpeller leurs gouvernements respectifs et à faire pression sur les membres du G5 afin qu’ils renoncent à l’organisation de charters.

Contact :                Claire Rodier     +33 6 76 84 57 39

Laurent Giovannoni + 33 6 63 27 24 66

campagne@cimade.org

Ci-après : le texte de la pétition signée en 2003

                                            Contre les charters de l’humiliation

« Notre opposition résolue à ces moyens de renvoi collectif d’étrangers est motivée par la conviction qu’ils symbolisent et encouragent une logique incontrôlable et dangereuse tant pour le respect de l’intégrité et de la dignité des individus, pour les démocraties européennes, que pour l’avenir des relations entre les peuples.

Les expulsions collectives par charters amènent nécessairement les autorités qui en sont responsables à négliger l’examen de la situation de chaque personne concernée, au risque de mal estimer les conséquences individuelles du renvoi et de porter ainsi atteinte à l’institution de l’asile et aux droits fondamentaux des personnes concernées. De plus, l’exécution de ces renvois collectifs par la contrainte est irréalisable sans l’utilisation de moyens et de techniques policières particulièrement coercitives, pouvant à tout moment déraper vers les brutalités, les violences et l’atteinte à l’intégrité physique des expulsés, voire la mort.

Au delà des atteintes à la dignité des personnes concernées, les expulsions par charters symbolisent et consacrent une politique européenne centrée sur les réponses policières et sécuritaires. Il est désormais temps d’affirmer et d’expliquer aux opinions publiques que la politique du « toujours plus de contrôles » constitue une impasse et une menace pour les démocraties.

Une impasse car tant que les écarts économiques et démocratiques seront aussi grands entre les pays du Nord et du Sud, il est illusoire de penser que des mesures sécuritaires pourront décourager et empêcher les candidats à l’émigration ou à l’asile de chercher ailleurs des conditions de vie meilleures ou un refuge.

Une impasse car cette croyance erronée dans l’efficacité du contrôle policier ne peut- comme le montre depuis 20 ans le durcissement continu des législations européennes- qu’affaiblir sans cesse un peu plus les libertés fondamentales et les principes constitutifs de l’Etat de Droit, et conduire par la généralisation des mesures répressives à l’élaboration étape par étape d’un nouveau régime policier à l’échelle européenne.

Enfin, ces renvois collectifs sont lourds de conséquences pour la paix. Le symbole des charters, que les Gouvernements européens utilisent comme signal de dissuasion à l’égard des populations tentées par l’émigration, véhicule surtout un message d’humiliation. Les images de dizaines d’étrangers encadrés par d’autres dizaines de policiers européens, les nombreux témoignages sur les pratiques brutales employées, le sentiment d’injustice et la peur que peuvent ressentir les personnes expulsées résonnent dans les pays d’origine des migrants comme autant de camouflets et d’actes de mépris à l’égard de l’ensemble des populations.

Cette indifférence hautaine avec laquelle le Nord montre comment il traite encore les émigrés des pays frappés par des conflits ou par la pauvreté prolonge et ravive, dans les représentations collectives, la mémoire des siècles de domination, d’exploitation, d’humiliation. Cette mise en scène dévastatrice, en ce qu’elle alimente le ressentiment, la colère et la haine, provoquera tôt ou tard des mouvements de révolte et de nouveaux conflits.

Par les menaces qu’elle représente pour les personnes expulsées, pour la démocratie et pour les relations entre les peuples, la politique des charters doit être abandonnée.

Nous condamnons fermement cette décision et demandons au conseil de l’Union européenne d’y renoncer. »

novembre 2003, la liste des premiers signataires en ligne : http://www.gisti.org/doc/actions/2003/charters/


12:32 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

08/07/2005: la lettre de Rouge Midi N° 12


----- Original Message -----
From: Rouge Midi
Sent: Friday, July 08, 2005 9:03 AM
Subject: la lettre de Rouge Midi N° 12

 

La lettre de Rouge Midi


Cette lettre recense les derniers articles et brèves publiés

 

Prochains rendez-vous
mardi 19 juillet 2005
Caravane pour la Palestine
mercredi 29 juin 2005
Une journée pour le droit de vivre
samedi 25 juin 2005
Avec ceux et celles de Nestlé

Quoi de Neuf ?

Les articles


Criminel et imbécile...


vendredi 8 juillet 2005

En guise d’édito deux réactions suites aux attentats de Londres. On pourrait y rajouter le cynisme de nos gouvernants, ministre de l’intérieur en tête qui vont profiter de cet évènement pour criminaliser encore davantage les luttes et l’immigration...
Criminel et imbécile...
Assassiner des individus qui n’y sont pour rien ne venge en rien les suppliciés en Irak... Même si on ne peut s’empêcher de penser que c’est l’ordinaire de l’Irak, et de combien de pays envahis par les puissances (...)



Réponse de Jean Ferrat à une attaque hallucinante

 
info recueillie sur le site de Michel Collon

jeudi 7 juillet 2005

Meir Weintrater, rédacteur en chef de la revue l’Arche, dans une interview accordée à la revue « Nouvelles d’Arménie Magazine » critique la chanson de Jean Ferrat « Nuit et brouillard ». La réponse du chanteur se suffit à elle même.
Extrait de l’interview de Meir Weintrater
« Je vais vous donner un exemple qui m’a frappé. La chanson « Nuit et brouillard », décrit les victimes des gens qui sont dans des « wagons plombés » et dit :
« Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel, (...)



Les aventures de Véro


jeudi 7 juillet 2005

Serveuse cherche place à Marseille...
L’été approche. Pourquoi pas un emploi saisonnier dans la restauration ? Je n’ai pas de formation spécifique dans le domaine mais j’ai quelques expériences qui font de moi une assez bonne serveuse, de bon aloi, optimiste et proche des gens.
ETAPE N°1 : LA CANDIDATURE SPONTANEE ...
Je dépose des C.V. dans les restaurants du cours Julien, autour de la place d’Etienne d’Orves et au David. Une pizzéria près de l’espace Borély me propose un essai : La (...)



Un jugement absurde et scandaleux

 
Une déclaration qui se passe de commentaires...

jeudi 7 juillet 2005

...si ce n’est celui-ci : va-t-on condamner l’UJFP pour antisémitisme ?!! tant qu’à faire dans l’imbécile et l’arbitraire autant le faire complètement...
La condamnation, le 27 mai 2005, par la Cour d’Appel de Versailles d’Edgar Morin (sociologue), Sami Naïr (ancien député européen) et Danièle Sallenave (universitaire et écrivain) est absurde et scandaleuse. Scandaleuse parce que l’on ne peut imaginer que les trois auteurs du texte condamné, publié dans Le Monde du 4 juin 2002 sous le titre (...)



Les brèves de juin


lundi 4 juillet 2005

par Jean Paul Le Marrec


• La peine de mort aux Etats-Unis :
Le 2 juillet 1976, la Cour Suprême des Etats-Unis a rétabli la peine de mort (déclarée inconstitutionnelle en 1972). Depuis cette date, près de 1000 personnes ont été exécutées et plus de 3500 condamnés attendent dans les couloirs de la mort. Des rassemblements se sont tenus dans de nombreuses villes de France (notamment à Paris devant le Consulat des Etats-Unis) le 2 juillet contre la peine de mort et pour la libéralisation de Mumia Abu-Jamal.
• Menaces (...)




10:46 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

07/07/2005

07/07/2005: A propos de Leonard Peltier

---- Original Message -----
From: jc-larre
To: Roger Romain
Sent: Thursday, July 07, 2005 12:51 AM
Subject: A propos de Leonard Peltier



Bonsoir Camarade Roger
Comme suite à ton info sur cet Amérindien Sioux Lakota, Leonard Peltier, un petit supplément d'info ...
Il se trouve que je m'intéresse pas mal aux Amérindiens, à leurs traditions et à leur douloureuse Histoire. (encore une fois, merci les yanquis !)
Le site où tu pourras trouver des tas d'infos (Wounded Knee, etc) :   http://woglakapi.free.fr/sioux
Fraternelles amitiés
JC Larre
 


LEONARD PELTIER

UN MILITANT CONDAMNE SANS PREUVES

Incarcéré depuis vingt-cinq ans au pénitencier de Leavenworth, Kansas, Leonard Peltier connaît le sort peu enviable des prisonniers politiques. A 58 ans, ce Sioux Lakota aura tout subi. Tentative d'assassinat, harcèlement, quartier d'isolement, brutalités constantes. Faute de soins médicaux, une fracture de la mâchoire en a fait un impotent incapable de mastiquer sa nourriture. Pour quelles raisons ? Il faut remonter aux années soixante-dix, durant lesquelles le FBI faisait la guerre aux activistes de la cause indienne.

En 1975, deux agents fédéraux sont assassinés sur la réserve de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud. Leonard Peltier est alors arrêté par la police montée canadienne. Le FBI obtient l'extradition de ce membre influent de l'American Indian Movement. Procès bâclé, preuves fabriquées, témoignages frauduleux, tout est mis en oeuvre pour neutraliser ce «guerrier» pacifiste, symbole de la lutte contre le racisme, défenseur des droits d'un peuple que le président américain Ulysses Grant (1822-1885) souhaitait voir disparaître de la terre !!!

 


Rigoberta Menchù Tum, prix Nobel de la paix, ambassadeur de l'Unesco pour les droits des peuples indigènes, lui adressait récemment ce message: «Votre résistance est un exemple pour nous tous.» Le cardinal Desmond Tutu et Danielle Mitterrand, présidente de l'ONG France-Libertés, lui ont rendu visite pour l'assurer de leur soutien. Et des milliers de personnalités ou d'anonymes militent pour sa libération. Les preuves à décharge s'accumulent, mais le tribunal confirme la condamnation à perpétuité.

Un recours en grâce a été déposé par son avocat en 1993 et Bill Clinton a admis que le dossier devait être réexaminé. En attendant, le silence continue de peser sur cet homme comme il pèse sur le sort des Indiens d'Amérique.

 

Vous pouvez écrire à Léonard PELTIER à l'adresse suivante :

Sa date d'anniversaire est le 12 septembre, n'hésitez pas à lui envoyer des cartes postales, c'est un soutient important pour lui.







une autre victime de la ségrégation raciale



 

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20:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

05/07/2005: Belgique: Nous casquons aussi pour les sales guerres ricaines en Afghanistan et en Irak ....

Belgique: Nous casquons aussi pour les sales guerres ricaines en Afghanistan et en Irak ....
 
----- Original Message -----
From: <anti-imperialiste@chiffonrouge.org>
Sent: Tuesday, July 05, 2005 2:12 PM
Subject: [Anti-imperialiste_2005] [alerte_otan]La Belgique paye des mercenaires américains en Irak



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ANTI-IMPERIALISTE la liste de
http://resistance.chiffonrouge.org
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La Belgique paye des mercenaires américains en Irak
Nieuwsblad, 4 juillet

Traduc maison

La Belgique participe aux frais en tant que membre de l'OTAN de l'emploi de mercenaires américains en Irak, a déclaré le chef d'une fraction du SPa, Dirk Van der Maelen. "Dans notre pays personne n'a réagi à mon accusation, mais il y a un débat à ce sujet en cours à l'Assemblée Nationale des Pays-Bas. Eux également participent aux frais."

La Belgique s'est jusqu'à présent tenue soigneusement à l'écart de la guerre en Irak, bien que notre pays assure la formation de policiers et de militaires irakiens en Jordanie. Notre gouvernement a résisté jusqu'à présent à la pression américaine pour jouer un rôle plus actif en Irak, en mettant en avant notre grand dévouement dans la reconstruction de l'Afghanistan, le précédent théâtre de guerre américain.

Toujours sous la pression américaine, l'OTAN a entre-temps opéré un virage à 180°. L'OTAN est en train de construire un camp de formation militaire en Irak. Les frais sont supportés par tous États membres, donc également par la Belgique et les Pays-Bas. C'est sans précédent : jamais avant l'OTAN ne s'était risqué aussi loin à l'extérieur de son propre terrain d'opération.

Mais ce qui dérange surtout Dirk Van der Maelen, c'est que la protection du camp en construction a été sous-traité à une firme privée américaine. Le Pentagone fait cela de plus en plus souvent en Afghanistan ou en Irak, et il en résulte que d'anciens agents de la CIA et des aventuriers de toutes sortes sont ainsi employés pour les missions armées qui, en Europe, appartiennent exclusivement au domaine des ministères de la défense, qui se trouvent sous contrôle démocratique.

"Cette garde privée me préoccupe", déclare Dirk Van der Maelen. " Nous sommes en train de payer des mercenaires. J'ai lancé mon accusation cette semaine dans MO*, le mensuel du mouvement tiers-mondiste. Ici, cela n'a fait réagir personne, mais j'ai reçu plusieurs demandes d'explication en provenance des Pays-Bas. Là apparamment, ma préoccupation est partagée. Allons-nous nous laisser entraîner davantage dans l'aventure américaine en Irak ? Je ne souhaite pas cela du tout."

Original :
België betaalt Amerikaanse huurlingen in Irak

België betaalt als Navo-lidstaat mee aan de inzet van Amerikaanse huurlingen in Irak, zegt SP.A-fractieleider Dirk Van der Maelen. ,,In ons land tilt niemand aan mijn aanklacht, maar naar aanleiding daarvan komt er wel een debat op gang in de Tweede Kamer in Nederland. Zij betalen evengoed mee.''

België hield zich tot nog toe angstvallig afzijdig van de oorlog in Irak, ons land staat wel mee in voor de opleiding van Iraakse politie-agenten en militairen in buurland Jordanië. Onze regering weerstond tot nog toe de Amerikaanse druk om een actievere rol te spelen in Irak door zich te beroemen op onze grote inzet bij de wederopbouw van Afghanistan, het vorige Amerikaanse oorlogstheater.

Nog steeds onder Amerikaanse druk ging de Navo ondertussen wel overstag. De Navo bouwt een militair opleidingskamp in het Iraakse Ar-Rustamyah. De kosten worden gedragen door alle lidstaten, dus ook door België en Nederland. Dit is een precent: nooit tevoren waagde de Navo zich zo ver buiten het eigen Atlantische operatiegebied.

Waar Dirk Van der Maelen zich vooral aan stoort is dat de beveiliging van het kamp in opbouw werd uitbesteed aan een Amerikaanse privé-firma. Het Pentagon doet dat wel vaker in Afghanistan of Irak, en het komt er op neer dat oud-CIA-agenten en avonturiers van allerlei slag worden ingezet voor gewapende opdrachten die in Europa exclusief behoren tot het werkveld van de ministeries van Defensie die onder democratische controle staan.

,,Ik maak me zorgen over die privé-bewaking'', zegt Dirk Van der Maelen. ,,Het gaat om de inzet van huurlingen waaraan wij meebetalen. Ik lanceerde mijn aanklacht deze week in Mo* , het maandblad van de derdewereldbeweging. Niemand heeft dat opgemerkt, maar vanuit Nederland kreeg ik wel vragen om meer uitleg. Daar leeft mijn bezorgdheid blijkbaar wel. Gaan we ons verder laten meeslepen in het Amerikaans avontuur in Irak? Ik wens alvast van niet.''
_______________________________________________
Anti-imperialiste mailing list
Anti-imperialiste@chiffonrouge.org
http://chiffonrouge.org/cgi-bin/mailman/listinfo/anti-imperialiste

20:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

06/07/2005

05/07/2005: U$A: leurs conception de la "Liberté", de la "Justice", de la "Démocratie", des "Droits de l' Homme": LEONARD PELTIER

U$A: leurs conception de la "Liberté", de la "Justice", de la "Démocratie", des "Droits de l' Homme": LEONARD PELTIER


execassistant@bop.gov;

info@bop.gov  

thp/execassistant@bop.gov


 
PROTESTONS ! NE LES LAISSONS PAS FAIRE !  SOLIDARITE contre la "JUSTICE DU TEXAS" qui se mondialise également !
RoRo
 
 
----- Original Message -----
From: vpmarc
Sent: Tuesday, July 05, 2005 8:02 PM
Subject: TR : LEONARD PELTIER



 

 

A diffuser le plus largement possible.


Sur vos sites, si vous le pouvez/souhaitez...


 


 


 


Leonard Peltier transféré à Terre Haute
Son Comité de défense APPELLE À UNE ACTION IMMÉDIATE !

APPEL À L'ACTION POUR LEONARD PELTIER #89637-132

Ce matin 1er Juillet 2005, Cyrus Peltier, petit fils de Leonard allait rendre visite à son grand père comme il le faisait de puis 13 ans. On l'arrêta dans le hall des visiteurs et on lui annonça "il n'est plus là".
En réponse à ses questions, on lui apprit que leonard avait été transféré à l'USP de Terre Haute dans l'Indiana. A l'heure actuelle Leonard est au trou où il est gardé pour une durée indéterminée. MAINTENANT C'EST L'HEURE D'AGIR.

C'est la procédure habituelle de placer les détenus transférés au trou pendant l'établissement des formalités mais on ne sait pas combien de temps ça prendra.
Nous demandons à tous de prendre le téléphone ainsi que leur style et papier.
Inondez le monde d'appels au sujet de Leonard ! Remplissez les boîtes aux lettres de courrier au sujet de leonard ! Exigez de la prison qu'elle permette à Leonard de contacter sa famille le plus tôt possible.

Demandez comment il va, où écrire, si tout va bien, inquiétez-vous de sa santé, de ses privilèges (téléphone, courrier, visites, droits religieux, possibilité de peindre, etc...), inquiétez-vous de sa sécurité et faites savoir à la prison que le monde entier est mobilisé et s'occupe de Leonard.
SVP, surtout restez courtois et professionnels afin de ne pas aggraver la situation de Leonard.

Le Comité de Défense de Léonard Peltier, son équipe et sa famille se mobilisent pour assurer la sécurité de Leonard et vous tiendront informés au fur et à mesure des événements.

Mitakuye Oyasin

LPDC

SVP contactez ces adresses immédiatement :

USP Terre Haute
U.S. Penitentiary
4700 Bureau Road South
Terre Haute, IN  47802
Phone-812-244-4400
Fax----812-244-4789
thp/execassistant@bop.gov   

Federal Bureau of Prisons
320 First Street NW
Washington, DC  20534
202-307-3198
info@bop.gov




11:21 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

04/07/2005

14/06/2005: Les photos que l'on ne nous montre pas sur l' Irak occupé par les ricano-otano-occidentaux ...

Les photos que l'on ne nous montre pas sur l' Irak occupé par les ricano-otano-occidentaux ...
Falluja massacres
Made by USA

www.albasrah.net
 



22:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

04/07/2005: Constitution capitaliste européenne: Henri Emmanuelli enflamme les partisans du non au Luxembourg

Henri Emmanuelli enflamme les partisans du non au Luxembourg

Jul 4, 2005

 
A une semaine du référendum, près de 300 Luxembourgeois ont défendu samedi soir le non à la Constitution européenne, emmenés par le socialiste français Henri Emmanuelli, le tout dans une atmosphère de kermesse altermondialiste. Si syndicalistes, féministes, juristes ou altermondialistes se sont succédé à la tribune d'une salle des fêtes de la capitale luxembourgeoise, la véritable vedette de cette grand messe des partisans du non de gauche était le Français Henri Emmanuelli.

Le député socialiste des Landes (France) a reçu un accueil triomphal. De Tony Blair à Jacques Chirac en passant par le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, le député PS a fustigé les dirigeants politiques européens qui incarnent "l'Europe (libérale) de la descente aux enfers". "Si M. Juncker s'imagine que l'indexation des salaires sur les prix est compatible avec le traité, soit il se trompe, soit il trompe les Luxembourgeois", a-t-il affirmé. "Je ne suis pas venu à Luxembourg pour dire aux Luxembourgeois ce qu'ils devaient voter, mais pour expliquer pourquoi les Français avaient voté non", a-t-il ajouté.

Henri Emmanuelli a regretté le maintien du référendum au Luxembourg: "on vous demande un miracle, celui de faire ressusciter la Constitution". "Ca va être la Constitution de la Pentecôte", a-t-il ironisé. La venue d'Henri Emmanuelli au Luxembourg a été très critiquée par les dirigeants socialistes luxembourgeois, majoritairement pour le oui. "Inadmissible", cette venue constitue pour le président du parti socialiste luxembourgeois (LSAP) Alex Bodry, "un acte contraire aux règles élémentaires de solidarité et de coopération entre partis socialistes frères". "Les arguments du non français ne collent pas à ce qu'est la réalité luxembourgeoise", a renchéri le député socialiste et rapporteur du projet de loi sur la Constitution, Ben Fayot. Les socialistes luxembourgeois ont oublié que lors de la campagne du référendum français, des camarades de tous pays (et du Luxembourg) ont afflué aux meetings du PS français pour y défendre le « Oui ». En démocratie socialiste luxembourgeoise, ce coup de main ne doit être réservé qu’aux adeptes du « Oui » ? Car pourquoi critiquer la venue au Luxembourg d’Emmanuelli alors qu’au même moment presque, les Verts recevaient Daniel Cohn-Bendit pour un meeting du « Oui ». Et François Bausch, le leader des Verts luxembourgeois très « ouitistes », qui avait allumé la semaine passée Emmanuelli en lui reprochant à la tribune de la Chambre luxembourgeoise ses démêlés avec la justice française sur fond de financement occulte du PS, a-t-il également pensé à demander des comptes à Daniel Conhn-Bendit, confronté il n’y a pas si longtemps encore à ses écrits pédophiles ?

Le Luxembourg sera le 10 juillet le premier pays de l'UE à se prononcer par référendum sur la Constitution, depuis le rejet du traité par les peuples français le 29 mai et néerlandais le 1er juin.

La quasi-totalité de la classe politique luxembourgeoise est favorable au oui, mais début juin des sondages ont montré une forte poussée du non, autour de 45%.
 
 
Sent: Monday, July 04, 2005 6:56 AM
Subject: Dernières infos de L'investigateur

 
 
LUXEMBOURG
 *** Henri Emmanuelli enflamme les partisans du non au Luxembourg : « Juncker, soit il se trompe, soit il trompe les Luxembourgeois »  
 
- L'investigateur
http://www.investigateur.info

19:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |