14.07.2005

13/07/2005: Le président du Parlement européen désavoue les « Ouitistes » luxembourgeois : «tel qu’il est, le traité n’entrera pas en vigueur ».

Le président du Parlement européen désavoue les « Ouitistes » luxembourgeois : «tel qu’il est, le traité n’entrera pas en vigueur ».
Jul 13, 2005
Les Luxembourgeois ont donc voté « Oui » pour rien. Pour un texte, qui ne sera jamais retenu tel quel. Nous l’avons dit et écrit, dans cet hebdomadaire, sur notre site web, dans un livre spécial, nous n’avons eu cesse de le signaler et notre argumentation fut continuellement balayée d’un revers de main par les fanatiques du « Oui » qui firent la quasi unanimité dans le monde politique luxembourgeois, mais qui furent loin de la faire dans l’opinion publique comme le démontre le résultat du dimanche, 10 juillet.

Or, deux jours après ce référendum où on nous a donc sciemment menti, c’est le président du Parlement européen, Joseph Borrell qui, dans une interview au quotidien français « Libération », dit la phrase suivante en étant interrogé sur le vote luxembourgeois du 10 juillet dernier : « tel qu’il est, le traité n’entrera pas en vigueur ». Voici la totalité de la déclaration de Borrell : « Cela étant, il faut bien admettre que, juridiquement, le texte tel qu'il est, sans en changer une virgule, n'entrera pas en vigueur sauf si les Français et les Néerlandais changeaient d'avis. » En d’autres termes : on a appelé aux urnes les électeurs luxembourgeois pour statuer sur un texte qui, comme l’a annoncé « L’investigateur », n’a plus de valeur.

Joseph Borrell n’a pas eu la langue de bois dans cette interview : « On est dans une impasse. La renégociation du texte a été écartée et on cherche désespérément un «plan B». On va faire du surplace. Mais il ne faut pas mépriser ce que cela représente. Les rouages européens sont en parfait état de fonctionnement et l'on pourrait continuer comme cela. »

Et ce socialiste espagnol qu’est le président Borrell et qui a siégé au sein de la convention chargée de rédiger le projet de Constitution, va plus loin et admet que ce texte était un «compromis boiteux» qui a pu susciter la méfiance.

Pourquoi n’est-il pas venu au Luxembourg nous dire tout cela avant le 10 juillet ?

DOSSIER CONSTITUTION


20:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |  Facebook | |  Imprimer

Commentaires

Hey !!! Slt, comment vas-tu ? Bravo pour ton blog, de mieux en mieux ! J’ai mis le miens à jour, alors passe le voir dès que tu as un peu temps. Bonne continuation pour le tiens !

Benja.

Écrit par : benja | 14.07.2005

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