30/06/2005

30/06/2005: Après le départ de notre petite Marie...

Je viens d' apprendre que Michel COLLON, journaliste communiste bien connu en Belgique et au-delà de nos frontières, pour ses reportages et plusieurs livres réputés, est en deuil: il vient de perdre sa petite fille. C' est bien volontiers que je retransmets ses remerciements, tout en m'associant au deuil cruel qui touche cette famille amie.
C' est très dur de perdre un de ses enfants. J' en fais également la triste expérience.
Que dire dans de telles circonstances ????
RoRo
 
 
 
 
----- Original Message -----
From: Michel Collon
To: controle_omc@yahoogroupes.fr
Sent: Thursday, June 30, 2005 1:24 AM
Subject: [controle_omc] Après le départ de notre petite Marie...



Après le départ de notre petite Marie...


Françoise, sa maman, Michel, son papa, et Julie, sa soeur, vous remercient du fond du coeur d'avoir partagé leur peine.

Nous avions besoin de votre chaleur et de votre amitié, et cela nous a beaucoup réconfortés de sentir tant d'amour, tant de compréhension. Et nous sommes heureux aussi d'avoir pu vous faire connaître un peu Marie pour partager sa richesse avec vous.

Les fleurs, les visites, les messages si nombreux que nous sommes dans l'impossibilité de répondre à chacun personnellement, tout cela nous a aidés à affronter l'épreuve.

Aux funérailles, les amis de Marie ont pu exprimer le souvenir des belles choses qu'ils gardent d'elle.

Vous pouvez voir à présent les beaux dessins de Marie sur le site
http://www.mariecollon.info/
Et aussi des explications et des adresses utiles sur sa maladie, pour aider les parents d'autres schizophrènes. Peut-être pourrez-vous ainsi soulager une personne qui souffre ?

Merci pour votre amitié !

Sa maman Son papa Sa soeur
Françoise Pasquier Michel Collon Julie Collon





20:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

29/06/2005

27/06/2005: Projectiles à uranium "appauvri" en Irak : quel avenir pour nos poumons ?

Bonjour Camarade Roger,
Je ne sais plus si le texte ci-dessous vient de toi, je pense que oui, mais j'ai cru bon de le remettre à l'ordre du jour, il "colle" "pile-poil" avec ton info d'aujourd'hui, me semble-t-il. En guise de rappel, en quelque sorte. Et il y en a besoin ! Il faut en finir avec ces saloperies "appauvries" , entre autre ...
Bon courage.
Fraternelles amitiés.
 
Jean Claude Larre

 
Projectiles à uranium "appauvri" en Irak : quel avenir pour nos poumons ? 
 
Un texte de Maurice-Eugène ANDRE, Professeur Honoraire en Écologie Générale, Auteur certifié en protection NBCR. Université de Mons-Hainaut, Belgique.

 Nous avons décidé de suivre l'actualité au jour le jour suite à la guerre des USA contre l'IRAK. Vu l'urgence, suite à l'utilisation massive de ces armes en Irak par les armées des envahisseurs Étasuniens et anglais.


 


Cette situation pourra se constater dans les faits, pendant une période probable que nous estimons devoir se situer dans une fourchette allant des 1 à 20 prochaines années.

 Lire aussi la position du Syndicat de la Magistrature (française) à propos de la légitimité de la guerre déclarée par les États-Unis à l'Irak et des opérations de guerre qui s'y déroulent.

 TOXICITÉ DE L'URANIUM MÉTALLIQUE INJECTE ACTUELLEMENT DANS L'AIR PAR LES USA EN IRAK.

 « Extraits d'aujourd'hui » du 17 au 27 mars 2003. Page 1. Supplément journalier de la revue TEXTES D'ANTIPAS - TAHAT KÔL news.

 "Situation pulmonaire mondiale prochaine, suite à l'utilisation d'uranium métallique dans les projectiles américains en Irak".

 La santé mondiale au niveau pulmonaire va aller en s'affaiblissant : telle est l'opinion de plusieurs scientifiques dénonçant la présence de tonnes d'uranium dans les obus, missiles et bombes américaines qui vont exploser, et bientôt pénétrer sous forme de fines poussières radioactives insolubles, dans l'atmosphère mondiale.

 On sait que la croûte terrestre contient de l'uranium et que cet uranium qui est radioactif est tenu éloigné des humains par la distance des gisements et aussi par les écrans des sols situés entre les gisements et les humains. Ces dernières décennies, de nombreuses industries se sont mises à extraire l'uranium du sous-sol pour différentes raisons, et tant que l'uranium était tenu à distance des hommes, ou stocké derrière des écrans, - silos en bétons notamment, ou fûts solides - , cette composante radioactive du sol restait inoffensive.


 


Les ingénieurs militaires américains ont pensé à exploiter la forte densité de l'uranium quand il est obtenu sous forme métallique, (+ de 2 fois plus lourd que l'acier), pour l'utiliser comme perforateur de bunkers et de chars, dans les projectiles. Et effectivement les dards en uranium mis dans les projectiles, perforaient les chars et les roches, avec une facilité étonnante, dotant ainsi les Américains d'armes redoutables.

 Il semble cependant que l'armée américaine a volontairement ou pas, occulté des données qui se sont avérées très nocives pour leurs propres troupes et les populations « à conquérir ».

 Effectivement, en passant aux essais grandeur nature, on s'est aperçu que l'uranium contenu dans les projectiles, avait une propriété à laquelle personne ne semblait avoir songé : l'uranium métallique a la propriété de prendre spontanément feu quand il est divisé en très petites particules, et cette particularité se nomme "métal pyrophore". A première vue, les premiers experts constatèrent le fait, mais n'y prirent pas garde. Ceci ne semblait pas contrarier les projets initiaux.

 Mais, dans la Nature, les choses changèrent. En effet les chocs des impacts divisaient l'uranium des projectiles, et on constata la présence de milliards de particules d'uranium flottant (aérosols) dans l'atmosphère près des explosions et impacts. Les particules brûlées examinées montraient qu'elles étaient malheureusement insolubles à près de 90% du total. Comme elles flottaient aisément dans l'air, il suffisait d'un vent contraire, pour que ces particules reviennent vers les canons "alliés" et empoisonnent les tireurs par invasion pulmonaire.

 En fait, on constata que 90% de la masse d'uranium mise dans les projectiles utilisés, se transformait lors des explosions en milliards de milliards de particules radioactives flottantes. Par après on constata que plus les particules flottantes étaient petites, plus elles flottaient longtemps, et qu'en dessous de la taille du micromètre ou millième de mm de diamètre,

elles restaient pratiquement en suspension permanente pendant des mois, ce qui les entraînaient à des milliers de km de l'endroit où elles avaient pris naissance.

 SITUATION PULMONAIRE MONDIALE PROCHAINE …/…

 Par ailleurs, il fut constaté que des militaires engagés dans les opérations deviennent malades après leur retour à domicile, parfois après des années (Note : ce qu'on appela pudiquement le syndrome de la guerre du golfe).

 Ceci alarma plusieurs chercheurs, dont le Professeur américain DURAKOVITCH parmi les médecins militaires qui constatèrent une surcharge d'uranium dans le corps des victimes, et même la présence de métaux radioactifs qui n'étaient pas destinés à être mis dans les projectiles. L'Amérique s'opposa dès lors à DURAKOVITCH.

 Le système pulmonaire des victimes montre un affaiblissement comparable à ceux provenant de l'effondrement des défenses immunitaires. Les particules flottantes d'uranium « céramisé » par les explosions ont approché ces victimes et se sont introduites directement dans leurs poumons, les irradiant de l'intérieur par les émissions ALPHA de l'uranium : c'est l'effet interne de proximité avec irradiation directe à très courte distance des cellules pulmonaires.

 Suite à l'adoption des projectiles américains, il se fait que de l'uranium métallique divisé en très petits fragments sous forme de poussières, est dorénavant apte à approcher les hommes directement par voie interne, au gré des courants aériens de l'hémisphère Nord, et ainsi de nous contaminer tous progressivement, à des moments inattendus, moments pendant lesquels ces poussières uranifères flottantes strictement invisibles à l'œil pénètrent l'organisme via la respiration.

 Les globules blancs, et spécialement les lymphocytes B et T, jouent un rôle essentiel dans la défense immunitaire et sont soumis aux radiations lors de leur passage dans la lymphe et les poumons. Ces leucocytes sont extrêmement sensibles aux radiations ionisantes ; des doses de 0,1 gray (10 rad) peuvent déjà bloquer la phagocytose et induire la prolifération de bactéries infectieuses. D'une façon générale, suite à une irradiation, on observe une diminution importante du nombre des globules blancs (leucopénie) et particulièrement des lymphocytes T auxiliaires.

 Dès que les explosions des armes américaines à UA (uranium appauvri) parleront, la charge aérienne des poussières radioactives augmentera et il est probable que l'immunité générale du genre humain diminuera encore, laissant la place à de nouvelles maladies pulmonaires...

 Les récentes déclarations de l'OMS* : nous apprend que nous respirons maintenant tous de l'uranium en provenance de l'air, notamment de l'UA dans l'air.

 En ce qui nous concerne tous, il serait plus clair de dire que depuis son apparition sur terre, l'homme était uniquement confronté aux rayons GAMMA en provenance de l'uranium dans la croûte terrestre, et aux rayons cosmiques. Mais que depuis une décennie environ, l'homme se trouve confronté aux rayons ALPHA de l'uranium, du fait de contacts directs de l'uranium métallique avec nos poumons. Ceci via les aérosols d'uranium métallique brûlés par les explosions des projectiles à UA sur les champs de bataille, aérosols, invisibles à l'œil, qui sont maintenant en suspension permanente dans notre atmosphère dans tout l'hémisphère nord.

 Nous avons déjà démontré que l'UA brûlé donne des particules radioactives flottantes qui délivrent des doses importantes et ponctuelles à l'intérieur des poumons, et nous avons calculé et publié les doses infligées aux humains qui respirent des aérosols d'UA brûlé.

 Comme l'OMS déclare que nous respirons maintenant tous de l'uranium y compris de l'UA, il faut trouver là, à notre avis, la source principale de la diminution de notre résistance naturelle aux maladies, via la perturbation permanente qu'infligent ces irradiations supplémentaires internes à notre ADN.

Nous pensons que cette radioactivité supplémentaire interne, infligée à notre ADN, induira la diffusion de nouvelles maladies dans le monde, y compris des maladies franchissant la barrière des espèces.

A notre avis, seul l'abandon de l'utilisation des armes à UA, pourrait stabiliser la situation actuelle, car il est impossible de retirer de l'atmosphère terrestre, les particules radioactives flottantes qui y ont été introduites en masse, depuis quelques années seulement.

 Maurice-Eugène ANDRE, Professeur Honoraire en Ecologie Générale, Université de Mons-Hainaut, Directeur des Textes d'Antipas - Tahat Kôl news. Pierre PIERART.

Note : les écrits de Maurice André sont très inquiétants, hélas véridiques, car recoupés avec de très nombreuses informations sicentifiques et de nombreux médecins ayant soignés les vétérans de la "guerre du golfe".

Par contre, ses déclarations concernant la justice divine, qui s'abattra prochainement sur tous les affreux n'engagent que lui et vous en serez seuls juges.

Site Ouèbe d'Antipas :

 Sur ce site : A lire ; « LA MALADIE DE LA GUERRE DU GOLFE ».*

 Sur le site de l'OMS : Note sur l'uranium, une monstrueuse contre vérité scientifique

 En savoir plus sur l'uranium appauvri, le syndrome de la guerre du golfe et le pourquoi de l'opposition des vétérans US à l'intervention de George Dabeliou Bush, sur le site de l'iacenter

 Et nous ? Observatoire des armes nucléaires françaises CDRPC, 187 montée de Choulans, F-69005 LYON Contact : Jean-Marie Collin, 04-78-36-93-03 Mèl

 le site du CADU, en anglais, Campain against Depleted Uranium, uranium appauvri

 Le site Stop Nato, stoppons l'Otan, nous donne encore plus de précisions utiles, en anglais


13:17 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

28/06/2005

28/06/2005: Adopter une constitution européenne sans et contre les peuples? Le député Mr Richard MILLER m' écrit .....

Adopter une constitution européenne sans et contre les peuples? Le député Mr Richard MILLER m' écrit .....


Le député Mr Richard MILLER m' écrit ..... 

----- Original Message -----
From: richard miller
To: roger.romain@skynet.be
Sent: Monday, June 27, 2005 10:52 AM
Subject: RE: Adopter une constitution européenne sans et contre les peuples?



Peut-être est-ce une erreur de ma part mais j'avais le sentiment de vous avoir répondu. Par ailleurs je remarque le côté inutilement poujadiste de votre annonce "si les parlementaires ne se cachent pas en dehors des campagnes électorales"...Je ne connais pas un seul parlementaire qui se cache. Attaquer sournoisement comme vous le faites les élections, les parlementaires...est une technique qui a déjà fait ses preuves en d'autres temps.

Richard Miller

Je lui réponds bien sûr:

 
----- Original Message -----
From: Roger Romain
To: richard miller
Sent: Monday, June 27, 2005 7:51 PM
Subject: Réponse de RoRo: Adopter une constitution européenne sans et contre les peuples?



Quel honneur Monsieur le Député:
-je ne pense pas avoir jamais reçu une réponse de votre part, ne vous ayant jamais écrit auparavant et à ma connaissance à propos de votre prochain vote sur la Constitution capitaliste en anti-démocratique européenne....
J' ai cependant trouvé étrange lorsque je vous ai écrit hier pour la première fois que le site officiel du Parlement wallon ne relayait aucune adresse de parlementaire, à un moment aussi crucial de l' histoire de la Belgique.... Soit !
Pour le reste, côté poujadiste, le Mr, est l' ancien Prl, ancien Prlw, ancien Plp, ancien Parti libéral, soit un vieux parti qui se partage le pouvoir capitaliste depuis 1830....
Defuisseaux, vous ne devez sans doute pas le connaître et/ou l' avoir peut être jamais lu.
Cliquez et vous verrez comment, il jugeait déjà les élus libéraux et catholiques en 1886 ....   Ca en vaut encore la peine aujourd'hui:  (Catéchisme du  Peuple)
Pour ce qui le concerne personnellement Pierre Poujade et sa cinquantaine de députés, dont déjà un certain Le Pen, à l' époque, était au même titre que les libéraux une créature du régime....
Pour le reste, je constate que vous ne répondez pas à la question posée: comment vont voter les députés "démocrates" du Mr ?   "Démocratqieuement" bien sûr : 10 Belges sur 10 n'ont qu'à la fermer !
Bien à vous !
Roger Romain
 
 
 
à rediffuser de façon urgente !

 
----- Original Message -----
From: Connan Marie-Paule
To: Jean-Michel CAUDRON
Sent: Tuesday, June 28, 2005 12:23 AM
Subject: étrange!





-------- Message d'origine --------
Sujet: adresses courriers et e-mails des élus francophones [Fwd: Pour ne pas que l'on puisse dire "qui ne dit mot consent" : Agir et écrire ! Une proposition de courrier à adresser au (x) parlemantaire(s) wallon(s) de votre choix avant le vote sur le TCE, ce mercredi 29 juin. ]]
Date: Mon, 27 Jun 2005 11:06:45 +0200 (CEST)
De: "Appel pour une info impartiale"
Répondre-A: aii@agora.eu.org
A: undisclosed-recipients:;




Etrange, etrange...La page du site du parlement wallon qui reprend les coordonnées des élusest soudainement tombée en panne à la veille du w-e. Juste comme ceux-cicommençaient à recevoir nos premiers courriers... (note de RoRo: c'est maintenant rétabli je crois )Mais merveille de notre état fédéral, le site du parlement de lacommunauté française rend une page avec ces mêmes coordonnées plus cellesdes parlementaires bruxellois francophones...vous trouverez donc ci-dessous ces coordonnées, en bas de page (...mettez-les de côtés, l'informatique est parfois si capricieuse !) afin devous permettre d'adresser à nos élus l'avis dont ils ont choisis de vouspriver d'exprimer par la voie des urnes...Bons envois,AII----NB. Une mobilisation improvisées de citoyens baillonnés s'organise pour cemercredi vers 14h/14h30 face au parlement wallon à Namur, s'il vous estpossible de de vous libérer, rejoignez-nous !!!

Pour leur écrire, c' est ici :

pierre.boucher@skynet.be;

andre.bouchat@marche.be;

borsus.sepul@skynet.be;

FAO80194@skynet.be;

veronique.bidoul@skynet.be;

bertouille.ch@skynet.be;

mbayenet@skynet.be;

marc.barvais@mons.be

patrick.avril@skynet.be;

c.ancion@skynet.be;

christian.brotcorne@skynet.be;

communication@fleurus.be;

mailleuxcaroline@swing.be;

marcel.cheron@skynet.be;

ingrid@ingridcolicis.be;

contact@christophe-collignon.be;

am.corbisier-hagon@skynet.be;

secretariat.vcornet@skynet.be;

jl.crucke@online.be;

deputedaerden@hotmail.com;

cdof.avocats@tiscali.be;

mdelamotte@skynet.be;

administration@soignies.be;

brigitte.defalque@lasne.be;

contact@christinedefraigne.be;                                                                           deghilage.f@skynet.be;                                                                                                         maurice.dehu@advalvas.be;                                                                                                   po.delannois@tournai.be;                                                                                                             bourgmestre.demeyer@liege.be;                                                                                                                         monika.dethier-neumann@ecolo.be;                                                                                             laurent.devin@skynet.be;

info@carlodiantonio.be;

n.docq@skynet.be;

jacques.etienne@swing.be;

ffassiaux@skynet.be;

mail@ficheroulle.be;

philippefontaine@skynet.be;

d.fourny@avocat.be;

paf00@thuin.be;

bourgmestre@vielsalm.be;

herbert.grommes@skynet.be;

j.happart@parlement-wallon.be;

jean.francois.istasse@skynet.be;                                                                                                                           charlesjanssens@skynet.be;

info@jeholet.be;

djodan@swing.be;

serge.kubla@groupe-mr-parlementwallon.be;

benoitlangendries@yahoo.fr;

michel.lebrun@win.be;

isabelle.lissens@skynet.be;

luperto@commune.sambreville.be;

r.marchal@belgacom.net;

denis@mathen.be;

meureau.robert@skynet.be;

guymilcamps@foyercinacien.be;

claudine.dussart@swing.be;

marcel.neven@skynet.be;

florine@pary-mille.be;

petitjean.charlesdepute@skynet.be;

sebastianpirlot@tiscalinet.be;

jean-paul@jpprocureur.be;

richardmiller1@hotmail.com;                                                                                        bourgmestre@estaimpuis.be;                                                                                           jean.marie.severin@swing.be;                                                                                                      isabelle.simonis@skynet.be;                                                                                                              louis.smal@skynet.be;                                                                                                              stoffels.edmund@skynet.be;                                                                                                        willy.taminiaux@lalouviere.be;                                                                                                                   rene.thissen@skynet.be;                                                                                                                                     eliane@tillieux.be;                                                                                                                              depute.pierre.wacquier@skynet.be;                                                                                                                           walry.l@skynet.be;                                                                                                                            damien.Yzerbyt@mouscron.be


Ce Cher Monsieur Miller, député Mr m' écrit toujours  et je continue à lui répondre (Monsieur Miller a maintenant sûrement lu Defuisseaux. Quant à savoir ce qu' il en a retenu: mystères et boules de gomme!):
 
Je vous ai simplement donné un petit conseil de lecture Monsieur Miller.
Pour le reste (votre vote de ce mercredi et celui de votre parti), on reste
toujours sur sa faim.
Le peuple n' a qu'à lire les journaux après tout.
Bien à vous !
RoRo



----- Original Message -----
From: "richard miller" <richardmiller1@hotmail.com>
To: <roger.romain@skynet.be>
Sent: Tuesday, June 28, 2005 10:18 PM
Subject: RE: Réponse de RoRo: Adopter une constitution européenne sans et
contre les peup


> Le terme "honneur" est excessif : j'aime bien répondre aux courriers qui
> me sont adressés. J'ai indiqué dans ma réponse que je croyais vous avoir
> répondu. C'était une erreur et je vous prie de m'en excuser : il devait
> s'agir de quelqu'un qui se pose les mêmes questions que vous et à peu près
> dans les mêmes termes.
> Pour ce qui concerne mes lectures vous usez du même ton sentencieux qu'à
> propos de la Constitution européenne : que savez-vous de mes lectures ?
> qu'est-ce qui vous fait croire que je n'aie pas lu tel ou tel auteur ?
>
> Richard Miller












09:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

24/06/2005: Uranium : une vie est en jeu

courrier-ministre@sdbc.defense.gouv.fr


----- Original Message -----
From: Michel Collon
To: Roger.romain
Sent: Friday, June 24, 2005 7:46 PM
Subject: Uranium : une vie est en jeu




Uranium : une vie est en jeu

URGENT - SVP, reprenez à votre compte la lettre type ci-dessous
et envoyez là de toute urgence (une vie est en jeu)
à Mme le Ministre de la Défense :
courrier-ministre@sdbc.defense.gouv.fr

Transmis par Hervé Desplat,
responsable de l'organisation Avigolfe qui défend les vétérans français victimes de l'uranium en Irak
e-mail :
rv.desplat@wanadoo.fr

Madame le ministre,

La vie d'un homme, victime de son devoir au service de la France, est entre vos mains.

M. Christian Prud'homme, aujourd'hui âgé de 38 ans et demeurant à Riquewihr (Haut-Rhin), a servi pendant la « guerre du Golfe » de 1991 et en est revenu avec ce qu'on a reconnu et appelé depuis « le syndrome du Golfe ». En tant que ministre de la défense, vous avez été saisie de son cas comme de celui de nombreux autres vétérans de la « guerre du Golfe », par les intéressés eux-mêmes et par leur association, « AVIGOLFE ».

A leurs démarches répétées, vous avez opposé une fin de non-recevoir - comme vos prédécesseurs et vous-même l'avez fait pour les militaires victimes des essais nucléaires français au Sahara et dans le Pacifique. La justice française vient de donner raison à deux de ces derniers, qui par chance ont eu accès à leur dossier médical : elle a reconnu le lien de cause à effet entre leurs maladies, notamment cancéreuses, et l'exposition aux radiations dont ils ont fait l'objet au cours des essais nucléaires. Attendrez-vous que la justice en fasse autant pour les militaires victimes du « syndrome du Golfe » ? A ce moment, ledit syndrome et vous-même aurez fait une victime de plus : M. Christian Prud'homme.

M. Prud'homme souffre depuis 14 ans car il était déjà malade dès son retour du Golfe, débarqué sur une civière à Toulon. Déjà, les médecins ont diagnostiqué un « choc post-traumatique » dû à la « Guerre du Golfe » et des troubles de la vision. Plus tard il a été admis au CHD de Dunkerque, et les médecins ont conclu au même diagnostic. Aujourd'hui il est atteint d'une cécité totale de l'oeil droit et le gauche commence à péricliter. Il a perdu le sens de l'orientation, le sens de l'équilibre. Il présente des troubles graves du sommeil. Il souffre de douleurs musculaires atroces. Il est en fauteuil roulant depuis décembre 2003...

Après avoir servi sa patrie pendant sept ans, il vit avec 508 euros de pension d'invalidité de la CPAM -non de l'armée- et 143 euros d'AAH (Allocation Adulte Handicapé). Ce n'est pas assez pour pallier tous ses besoins (soins, rééducations, analyses...). Et bien que le Conseil Général lui attribue 480 euros d'Allocation Compensatrice Tierce Personne qu'il verse chaque mois à son assistante de vie, celle-ci lui en rend une partie pour qu'il puisse vivre "dignement" ses fins de mois. Cette ACTP n'est même pas "officialisée", car sinon il en perdrait presque le tiers pour "l'Etat" (URSSAFF...), de sorte que son aide travaille depuis plus de trois ans sans bénéficier de points de retraite.

Après avoir épuisé depuis 14 ans tous les recours ordinaires, dont ses placards sont remplis, auprès de l'armée, de votre ministère et de vous-même pour faire valoir son droit, obtenir reconnaissance et réparation pour lui-même et toutes les victimes de cette « guerre oubliée », M. Prud'homme s'est résolu à employer l'ultime recours des victimes dans une démocratie qui reconnaît -en principe- le droit à la justice et à la vie. Il a commencé une grève de la faim le 13 mai 2005. Il en est donc à son 35e jour de grève, et il a perdu 30 kilos. Chaque jour qui passe le rapproche du moment où les effets de ce jeûne, s'ajoutant à son mauvais état de santé habituel, risquent d'en rendre les séquelles irréversibles. En outre, selon le témoignage de son assistante de vie, il est déterminé à aller jusqu'au bout, c'est-à-dire jusqu'à la reconnaissance de ses droits par l'armée, ou la mort. En somme : la justice ou la mort.

Le 27 mai 2005, l'attaché parlementaire de M. Jean-Louis Christ, député-maire de Ribeauvillé, a adressé au Secrétariat d'Etat au Ministère des Anciens Combattants un fax concernant le cas de M. Prud'homme. Le 9 juin, M. le sous-préfet, envoyé par M. le Préfet du Haut-Rhin, et M. le Maire de Riquewihr se sont rendus au domicile de M. Prudh'homme -qui ne possède pas de véhicule "adapté" pour se déplacer. Ils l'ont entendu, lui ont recommandé de se réalimenter, et ont précisé qu'ils soumettraient, le jour même, sa "demande" et son "histoire" au Directeur de l'ONAC du Haut-Rhin. Mais comment renoncerait-il à son action, alors qu'il n'a reçu à ce jour aucune réponse ?

M. Prud'homme n'incrimine pas l'armée toute entière, mais seulement certaines personnes qui ont pris des décisions et commis certaines erreurs et qui devraient maintenant, après plus de 14 ans, en répondre.

Notre association, pour sa part, aurait beaucoup à dire sur la politique de défense française, sur la « guerre du Golfe » comme sur les essais nucléaires et sur la stratégie dite de « dissuasion nucléaire ». M. Jean-Pierre Raffarin, lorsqu'il était Premier ministre, vous a d'ailleurs transmis une demande d'audience à laquelle vous n'avez jamais donné suite. Nous restons à votre disposition pour vous exposer notre point de vue. Mais une décision urgente doit être prise maintenant. En dépend la vie d'un homme, ancien militaire abandonné à son sort comme beaucoup d'autres, dont les soins et les pensions devraient logiquement émarger au budget de votre ministère, en progression constante - mais au profit des armes nucléaires.

C'est pourquoi nous nous permettons d'insister : sauf à donner de vous l'image indélébile d'une « Dame de fer » française, par un comportement qui pourrait justifier une mise en examen pour « non assistance à personne en danger » et divers autres motifs, il nous semble que vous devriez de toute urgence faire savoir à M. Christian Prud'homme que son cas et ceux de ses collègues victimes du « syndrome du Golfe » seront examinés dans les plus brefs délais et avec impartialité par des instances indépendantes de l'armée.

Espérant une réponse rapide et positive de votre part, nous vous prions d'agréer, Madame le ministre, l'expression de notre considération civique.

Signature:

URANIUM : VOIR AUSSI : Lettre ouverte sur l'uranium
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

08:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

27/06/2005

1/06/2005: ça vient du Réseau Voltaire ...

 
----- Original Message -----
From: Homo Sapiens
To: roger.romain@skynet.be
Sent: Thursday, June 23, 2005 8:50 PM
Subject: 21 juin 2005 Voltaire - www.reseauvoltaire.net



21 juin 2005 Voltaire - www.reseauvoltaire.net

REPÈRE : 22 JUIN 1633

Galilée condamné

Le savant florentin Galilée menace doublement le Saint-Siège. Il enseigne l’héliocentrisme. Il renverse ainsi des pans entiers de la théologie romaine qui place la terre et l’homme au centre de la création divine. Plus encore, Galilée est le précepteur des Médicis dont les ambitions sur l’Italie rivalisent avec celles des papes. Une première fois, son œuvre est condamnée par un décret inquisitorial, en 1619. Mais il n’en a cure et publie en 1629 son Dialogue sur les deux plus grands systèmes du monde, le ptoléméen et le copernicien. Il est alors torturé par la Sainte Inquisition, enjoint d’abjurer, condamné comme hérétique et assigné à résidence, le 22 juin 1633. Les Médicis, qui l’ont abandonné à son sort, cessent de représenter l’émancipation de la raison et perdent d’un coup leur influence intellectuelle sur l’époque. Ce n’est qu’en 1757 que l’Église catholique autorisera l’enseignement de l’héliocentrisme et en 1822 qu’elle lèvera la censure sur les ouvrages de Galilée. Il faudra encore attendre 1983 pour que Jean-Paul II se préoccupe de réhabiliter le savant. Cependant, Rome refusant de reconnaître son erreur se contenta d’annuler la condamnation de Galilée pour vice de forme.

LES ÉTATS-UNIS, NOUVEAU PARADIS DE LA CORRUPTION PARLEMENTAIRE

Le nombre de lobbyistes a doublé aux États-Unis depuis l’arrivée de George W. Bush à la Maison-Blanche, indique le Washington Post. Ils seraient aujourd’hui 34 750 à rôder autour du Congrès. Leurs honoraires auraient également doublé pour se situer entre 25 000 et 40 000 dollars par mois. Une augmentation considérable d’activité qui ne peut s’expliquer que par la généralisation de la corruption au Capitole. La filière est si bonne que plus de la moitié des anciens parlementaires se sont reconvertis dans le lobbying.

Sommet de Washington

L’Union européenne et les États-Unis s’engagent dans la voie du grand marché transatlantique

Expédié en quelques heures, le sommet États-Unis/Union européenne, convoqué le 20 juin 2005 à Washington, s’est terminé par l’adoption d’une série de propositions concoctées par le TABD, un groupe transatlantique de multinationales. Trois semaines après les «non» français et néerlandais au Traité constitutionnel européen, une structure commune d’harmonisation de la dérégulation a été mise en place par la Maison-Blanche et la Commission de Bruxelles. Elle devrait poser les premiers jalons de la future zone de libre-échange transatlantique.

Chaque année, à la fin juin, se tient un sommet États-Unis/Union européenne, en alternance sur le territoire états-unien ou européen. Cette rencontre est de plus en plus souvent l’occasion pour la Maison-Blanche de trancher des débats internes à l’UE et de donner ses instructions aux dirigeants en place. Ainsi, au sommet du 26 juin 2004, George W. Bush tenta en vain de contraindre l’Union européenne de s’engager via l’OTAN en Irak. Il n’y parvint pas et le sommet de l’OTAN qui suivit à Istanbul fut un échec. Par contre, soutenant les Britanniques contre les Français, il écarta le candidat de Paris à la présidence de la Commission de Bruxelles et imposa en remplacement Jose Manuel Barroso.

Le Premier ministre portugais, bien qu’il ait recueilli des records d’impopularité dans son propre pays, avait en effet l’avantage d’avoir organisé le sommet des Açores au cours duquel les Anglo-Saxons achevèrent de planifier la colonisation de l’Irak.

 

Le sommet du 20 juin 2005 a été préparé par le tour européen du sous-secrétaire d’État pour les affaires politiques, Nicholas Burns, à la fin mai ; puis par la réception de trois des cinq membres de la délégation européenne au département d’État, le 2 juin. Il s’est tenu dans le contexte particulier du rejet par les électeurs français et néerlandais du projet de Traité constitutionnel européen.

 

R. Nicholas Burns a indiqué à l’avance les principaux points figurant sur l’agenda politique US :

 

- Terminer la démocratisation de l’Europe en unifiant la Bosnie-Herzégovine, en donnant un statut définitif au Kosovo (indépendance ou rattachement à l’Albanie), et en jugeant les criminels de guerre avec l’aide de la Serbie-Monténégro (terme par lequel la diplomatie états-unienne désigne l’actuelle Yougoslavie).

- Développer le Partenariat pour la paix entre l’OTAN et la Fédération de Russie, tout en soutenant l’opposition intérieure en Russie (l’objectif paraît donc d’affaiblir la Russie de l’intérieur plutôt que de chercher à en prendre le contrôle).

- Soutenir l’opposition en Biélorussie jusqu’à un changement de régime.

- Ouvrir les portes de l’OTAN et de l’UE à l’Ukraine et à la Géorgie.

 

Depuis une dizaine d’années, le sujet principal du sommet États-Unis/Union européenne est la fusion de la zone de libre-échange nord-américaine (ALENA) et de la zone de libre-échange européenne (UE) au sein d’une unique zone transatlantique. Compte tenu de la résistance des États à la globalisation, le Nouvel agenda transatlantique (New Transatlantic Agenda - NTA) avance au rythme des propositions des entreprises multinationales membres du TransAtlantic Business Dialogue (TABD). Les grands patrons rédigent donc un rapport annuel qu’ils remettent en mains propres aux dirigeants politiques en marge du sommet. Les suggestions du TABD sont généralement acceptées sans plus de discussions, c’est-à-dire sans que l’on se pose la question de savoir si elles conviennent aussi aux autres acteurs économiques.

 

Le rapport 2005 du TABD insiste sur quatre axes : protection de la propriété intellectuelle ; sécurisation du commerce ; convergence des normes comptables ; et enfin intégration des marchés des capitaux. Surtout, il demande la création d’une institution permanente chargée de faire converger les réglementations des deux zones de libre-échange, qui travaillerait bien sûr à partir de ses expertises. Ce document a été remis aux officiels la veille du sommet et les décisions adoptées par les politiques ont été présentées à la sortie du sommet lors d’une conférence de presse du TABD à laquelle participait le commissaire aux entreprises et à l’industrie, Günter Verheugen.

 

Avec Javier Solana, responsable de la politique étrangère de l’Union européenne.

 

Le 2 juin, le secrétaire d’État Condoleezza Rice a reçu ses interlocuteurs européens : Javier Solana, secrétaire général du Conseil européen après avoir été celui de l’OTAN ; Jean Asselborn, ministre luxembourgeois des Affaires étrangères (le Luxembourg exerçant la présidence tournante) ; et Benita Ferrero-Waldner, commissaire européen aux Relations extérieures. Les quatre dirigeants ont procédé à un tour d’horizon des questions internationales.

Cependant, Mlle Rice s’est surtout employée à convaincre les délégués européens de s’impliquer complètement dans la conférence de soutien au processus de transition en Irak, prévue pour le 22 juin à Bruxelles [1]. À propos du rejet par les électeurs français du Traité constitutionnel européen, elle a résumé l’analyse de l’administration Bush : les Français ont sanctionné la politique anti-américaine et antidémocratique du président Chirac, pas le Traité lui-même. Il convient donc de poursuivre l’élargissement et la libéralisation des échanges. Au demeurant, si 20 États sur 25 ratifient le Traité, il sera possible de demander aux récalcitrants de reconsidérer leur position. Il faut donc allonger d’un an le processus pour que les électeurs français, débarrassés de Jacques Chirac, adoptent le Traité lors d’un nouveau référendum.

Aucun des invités n’a eu l’outrecuidance de faire remarquer que cette analyse était contredite par le «non» néerlandais de la veille [2].

 

Il ne restait donc rien à discuter lorsque le président George W. Bush a reçu, le 20 juin, la délégation européenne augmentée du Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, en qualité de président tournant du Conseil européen, et de Jose Manuel Barroso, président de la Commission. Le sommet, expédié en quelques heures, s’est limité à signer une dizaine de déclarations communes pré-rédigées par les fonctionnaires des deux parties. On a promis de promouvoir la paix, la démocratie, l’État de droit, les Droits de l’homme et la prospérité. Puis, on s’est engagé à lutter contre la prolifération des armes de destruction massive et le terrorisme. On a même, avec un zèle missionnaire, décidé d’œuvrer à la création d’un Fonds pour la démocratie à l’ONU. Puis on s’est juré de lutter contre les gaz à effet de serre, de chercher des sources d’énergie renouvelables et de promouvoir la civilisation de l’hydrogène. Personne ne croyait à ce rituel et ces documents seront sans conséquences.

 

Toutefois, cette mise en scène formelle n’excluait pas de véritables décisions. Les dirigeants se sont engagés à tout faire pour la réussite de la conférence sur l’Irak. Surtout, ils ont adopté toutes les propositions du TABD et mis en place le Forum de coopération sur la réglementation doté d’un agenda précis. Sont considérés comme prioritaires : l’harmonisation des réglementations en matière d’autorisation de mises de médicaments et de cosmétiques sur le marché, de normes de sécurité automobile, de compatibilité des normes dans les technologies de l’information et de la communication, d’étiquetage alimentaire et de droit des consommateurs. Personne n’a jugé bon d’informer ceux des électeurs français et néerlandais qui ont voté «non» à l’élargissement et à la libéralisation de l’Union européenne que l’on avait décidé de l’élargir de l’autre côté de l’Atlantique et de commencer à l’aligner sur les standards anglo-saxons.

Ce Forum sera directement administré par le Bureau du Budget et du Management à la Maison-Blanche et par la Commission de Bruxelles.

 

 

[1] Cette conférence est une idée présentée par le président Bush lors de sa tournée européenne de février 2005. Convoquée conjointement par Washington et par l’Union européenne, elle vise à obtenir la reconnaissance du gouvernement de transition, issu des élections truquées de janvier, par le plus grand nombre d’États possible.

[2] Les Pays-Bas ont rejeté le Traité constitutionnel européen, le 1er juin 2005.

Iran : un président déjà diabolisé

Analyse

 

A la veille de l’élection présidentielle iranienne, la presse internationale se penche sur les enjeux du scrutin et ce qu’il faut en attendre. C’est essentiellement l’occasion pour les analystes de présenter leur vision d’un régime iranien en bout de course et ayant largement perdu le soutien de sa population.

Dans le Christian Science Monitor et Gulf News, les chercheurs spécialistes de l’Iran, Haleh Vaziri et Bahman Baktiari, estiment que le pays connaît son élection la plus démocratique depuis la mise en place de la République islamique. Toutefois, le prochain président, qu’ils supposent être Ali Hashemi Rafsandjani, sera confronté à de grandes difficultés. En effet, le passage par un second tour lui donnera une légitimité moins forte que ses prédécesseurs face au pouvoir religieux. Or, les difficultés de l’Iran viennent principalement de la nature duale du régime, à la fois démocratique et théocratique. Tant que Téhéran n’aura pas résolu ce paradoxe, le régime éprouvera des difficultés.

Ainsi, une élection à seul tour serait le signe d’une dictature ; tandis qu’une élection à deux tours serait celui d’une faiblesse. Tout argument est bon pour stigmatiser l’Iran.

Par ailleurs, la crainte de revivre des tensions fortes après la révolution de 1979 et huit années de guerre a conduit l’Iran à construire un système où chaque faction politique est intégrée au pouvoir. Cette cohabitation multiple paralyse de nombreuses initiatives. Elle reflète un partage démocratique du pouvoir, mais aboutit à un blocage de la société. Cependant, pour les néo-conservateurs qui rêvent d’une nouvelle aventure militaire, cette évolution du régime, qui n’a plus rien à voir avec ce qu’il était en 1979-1980, doit être niée à tout prix. Il faut continuer à présenter un Iran intégriste et rétrograde représentant un danger pour la région et pour le monde. C’est une condition sine qua non pour convaincre l’opinion de la nécessité d’une guerre.

Les «experts» néo-conservateurs s’emploient donc à discréditer à l’avance le prochain président iranien et à noircir le paysage.

 

Dans le New York Times, Danielle Pletka de l’American Entreprise Institute, affirme que la future élection de Rafsandjani est une ruse du pouvoir iranien.

Les Européens ont compris que le pouvoir de Téhéran se moquait d’eux dans les négociations sur le dossier nucléaire. Aussi, il est nécessaire de renouveler les interlocuteurs pour que la mascarade puisse se poursuive. Si on veut vraiment obtenir une transformation de l’Iran, il faut «soutenir les démocrates iraniens». Mais qui se cache derrière cette appellation ? Notons que Richard Perle, chercheur, comme Mme Pletka, à l’American Entreprise Institute et conseiller de Donald Rumsfeld, s’était rendu le 24 janvier 2004 à un grand meeting des Moudjahidines du peuple. Cette organisation, en conflit ouvert contre Téhéran depuis les années 1980, a désormais le soutien des faucons à Washington. Elle tente aujourd’hui de faire oublier les crimes qu’elle a commis en Iran, puis aux côtés de Saddam Hussein. Sa présidente, Maryam Radjavi, se présente comme un recours face au gouvernement iranien dans Le Figaro. Elle affirme que son pays est aux mains d’un régime moribond qui menace la région et le monde en soutenant le terrorisme et en s’équipant d’armes nucléaires.

Condamnant la politique de négociation de l’Union européenne, elle concède cependant que la guerre n’est pas indispensable. Il faut donner les moyens à l’opposition démocratique, c’est-à-dire à son mouvement, de prendre le pouvoir. Elle appelle donc les gouvernements occidentaux à faire une croix sur les crimes de son organisation et à la reconnaître comme un interlocuteur respectable, alors même qu’elle relance une campagne d’attentats à la bombe en Iran.

Les analystes israéliens, Nir Boms et Elliot Chodoff, affirment également dans le Washington Times que l’élection ne changera rien. Le pouvoir n’appartient pas au président de la République d’Iran, mais au dirigeant du Conseil des Gardiens de la Révolution, Ali Khamenei. Toutefois, les pressions internationales ont fait leur preuve contre l’Iran dans l’affaire Hamid Pourmand, ils appellent donc la communauté internationale à rejeter toutes discussions avec le pouvoir fantoche et à menacer Téhéran. Pour le spécialiste de Radio Free Europe, l’outil de propagande de la CIA, Abbas William Samii, les blocages ne viennent pas tant du Conseil des Gardiens de la Révolution que du corps d’armée des Gardes de la Révolution. Dans le Daily Star, il décrit selon lui la tentative d’infiltration à tous les niveaux des membres de cette armée dans le pouvoir politique. Il rappelle ainsi que quatre des huit candidats au premier tour ont fait partie de ce corps, tout comme 90 députés iraniens. Face à eux, Rafsandjani est sans doute une meilleure solution, mais il ne faut pas oublier qu’il fut un dirigeant répressif. L’auteur ne voit donc aucune bonne solution pour l’Iran en interne.

Il est vrai que le corps des Gardes de la Révolution est sans doute au cœur de l’avenir de l’Iran, mais pas de la façon dont Abbas William Samii le présente.

Aujourd’hui, les élites de Washington sont partagées sur l’opportunité d’attaquer l’Iran. Au cœur du débat se trouve la capacité de riposte de la République islamique à une attaque. Or, les Gardes de la Révolution sont une part essentielle du système de défense iranien. Si les officiers supérieurs de cette armée étaient corrompus, comme l’ont été ceux de la Garde républicaine irakienne, l’invasion de l’Iran ne présenterait pas de difficultés majeures.

Rappelons également qu’il y a quelques années, un accident d’avion non élucidé avait entraîné la mort de presque tout l’état-major des Gardes. Cela avait conduit à leur remplacement par des nouveaux dirigeants, peut-être moins attachés à la République islamique que les combattants historiques de la Révolutions de 1979 qui venaient de périr.

Toutefois, aux États-Unis, tous ne songent pas à la guerre. A la NED/CIA, on préfère évaluer les chances d’organiser une révolution colorée à Téhéran. Les codirecteurs du Project on Iranian Democracy de la Hoover Institution, Abbas Milani et Michael McFaul (de la NED), se réjouissent des dissensions dans les élites iraniennes que l’élection présidentielle fait apparaître. Il est trop tôt pour envisager ce qui fonctionne dans l’ancienne aire soviétique, mais pourquoi ne pas y penser pour l’avenir ?

En Iran, l’analyse des élections est bien évidemment très différente. Dans le Tehran Times, l’éditorialiste Hassan Hanizadeh signe un texte proche du communiqué officiel. Tandis que les médias occidentaux prédisaient une abstention record, il affirme que la population suit ces élections avec un grand enthousiasme compte tenu de l’incertitude quant au résultat. Les premiers résultats fournit semblent lui donner raison. En revanche, il s’inquiète des attentats commis dans le Sud de l’Iran à la veille de l’élection. Dénonçant un coup fourré états-unien, il affirme que ses concitoyens ne céderont pas à ces manœuvres. 

Réseau Voltaire



22:10 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

24/06/2005: Constitution et Euro-dictature capitalistes européennes: rien n'va plus !

Constitution et Euro-dictature capitalistes européennes: rien n'va plus !

Lu dans l' Investigateur :

GRAND-DUCHE DE LUXEMBOURG: NON à la Constitution capitaliste et anti-démocratique européenne
Des "insultes" et des mensonges révélateurs contre le Comité pour le NON au Luxembourg
Jun 24, 2005
Alors que l'inquiétude gagne petit à petit la classe politique luxembourgeoise à l'approche de l'échéance du 10 juillet et que les derniers sondages indiquent que la population luxembourgeoise, à mesure qu'elle est informée du contenu de la "Constitution" européenne, est de moins en moins favorable à sa ratification, les partisans du OUI ne reculent devant aucune insulte et aucun mensonge pour nous discréditer.

Le président du groupe parlementaire chrétien-social (CSV), Monsieur Michel Wolter, comme de nombreux partisans du OUI au Luxembourg, en est réduit à essayer d'effrayer les électeurs à propos de notre identité et de nos propositions. Ainsi notre Comité serait, d'après lui, une émanation de partis communistes et d'extrême-gauche. Rien n'est plus faux, puisque le Comité pour le NON regroupe autant d'individus que d'associations issus du mouvement social luxembourgeois, qui ont en commun la volonté de mettre en échec la ratification du traité constitutionnel et en aucun cas celle de prendre le pouvoir. Le Comité pour le Non, qui se dissoudra une fois le référendum passé, serait - toujours d'après les partisans du OUI - incapable de présenter une alternative au traité constitutionnel. Une autre contre-vérité, infirmée par les argumentaires présentés dans nos conférences et sur notre site Internet, qui regroupe le travail mené en commun avec les autres mouvements sociaux européens, dont la Fondation Copernic, qui a travaillé sur une constitution alternative. Ces attaques contre notre comité sont révélatrices de l'incapacité des partisans du OUI à débattre avec nous sur le contenu de ce texte, qui est notre unique source de nos critiques. Lincoln avait écrit :"Vous pouvez tromper tout le monde une fois, quelques-uns tout le temps, mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps".

Les citoyens luxembourgeois, tout comme les citoyens français et néerlandais, qui ont massivement rejeté le traité constitutionnel, ont déjà fait la preuve par le passé qu'ils ne prendront pas des vessies pour des lanternes et ne se laisseront pas abuser par de telles calomnies.

Comité NON à la Constitution européenne
www.constitution.lu

DOSSIER CONSTITUTION

 
Blair en a marre des insultes et traite Juncker de menteur
Jun 24, 2005
Tony Blair a assuré être un "Européen passionné" et appelé à un débat "franc et ouvert", sans "échanges d'insultes", sur l'avenir de l'Union européenne, en présentant jeudi devant les eurodéputés les priorités de la présidence britannique qui débutera le 1er juillet.

Visiblement soucieux de stopper l'escalade verbale entre les dirigeants des 25 depuis l'échec la semaine passée du sommet de Bruxelles, le Premier ministre britannique a assuré "croire en l'Europe en tant que projet politique". Récusant vouloir "abandonner le modèle social européen", il s'est posé en chantre de sa "modernisation" par le biais de la réforme économique, pour adapter l'UE aux défis de la mondialisation et parvenir à "une Europe sociale qui fonctionne".

"Je crois en l'Europe en tant que projet politique. Je crois en une Europe avec une dimension sociale forte. Je n'accepterai jamais de réduire l'Europe à un simple marché économique", a-t-il ajouté, en réponse à une critique voilée de l'actuel président de l'UE, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker.

"Quelles que soient les choses sur lesquelles les peuples divergent en Europe, ils sont d'accord au moins sur un point. L'Europe est au milieu d'un débat profond sur son avenir", a affirmé M. Blair. "Ayons le courage de le mener", a-t-il ajouté, en appelant à un "échange ouvert et franc" qui "ne soit pas conduit par des échanges d'insultes".

Niant avoir provoqué l'échec du sommet de Bruxelles par son inflexibilité, Tony Blair a affirmé au contraire avoir été "le premier dirigeant britannique" à accepter de "mettre sur la table" le rabais concédé depuis 1984 au Royaume Uni sur sa contribution au budget européen.

Contrant les accusations de M. Juncker, il a nié avoir exigé une remise à plat immédiate des finances communautaires prenant en compte le coût de la politique agricole commune (PAC) pour prix de son ralliement à un compromis sur le budget 2007-2013 de l'UE. "Je n'ai jamais dit que je voulais changer la PAC maintenant ou la renégocier en une nuit", a assuré le Premier ministre britannique, tout en répétant sa conviction qu'"un budget moderne n'est pas celui qui, dans dix ans, consacrera 40% de ses dépenses à l'agriculture".

"Dans chaque crise, il y a une opportunité. Il y en a une ici et maintenant pour l'Europe, si nous avons le courage de la saisir", a déclaré Tony Blair. "Ce n'est pas le moment d'accuser ceux qui veulent changer l'Europe de trahir l'Europe. Il est temps de reconnaître que ce n'est que par le changement que l'Europe retrouvera sa force, son intérêt, ses idéaux et par là-même son soutien parmi ses peuples", a-t-il poursuivi.

"La question ne porte pas sur l'idée de l'Union européenne. Elle porte sur la modernisation. Elle porte sur la politique. Ce n'est pas un débat sur comment laisser tomber l'Europe mais comment lui faire faire ce pourquoi elle a été mise sur pied: améliorer la vie des gens", a-t-il martelé.

21:25 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

26/06/2005: Avec Christine Lagarde,l’industrie US entre au gouvernement français

 Avec Christine Lagarde,l’industrie US entre au gouvernement français





GLOBALISATION
Avec Christine Lagarde,l’industrie US entre au gouvernement français

dimanche 26 juin 2005, par Oulala - Reprise d’article.



RUBRIQUE : En France


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Inconnue des Français, l’avocate Christine Lagarde a été nommée ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de Dominique de Villepin. Il y a quelques jours encore, elle défendait les intérêts des multinationales étatsuniennes contre ceux des entreprises françaises et européennes. Ses positions politiques s’accordent parfaitement avec son engagement militant au sein du CSIS, le think-tank du lobby pétrolier aux États-Unis.

par réseau Voltaire, le 24 juin 2005.

La composition du nouveau gouvernement français, annoncée le 2 juin 2005, étonne par son incohérence. Le Premier ministre, Dominique de Villepin, un gaulliste qui a acquis une stature internationale de premier plan avec son célèbre discours contre la guerre d’Irak devant le Conseil de sécurité, est flanqué d’un ministre d’État, Nicolas Sarkozy, soutien inconditionnel des États-Unis et d’Israël.

Le ministère des Finances, lieu stratégique de la pénétration US, devient un bastion atlantiste. Le ministre de l’Économie, Thierry Breton, est membre d’un puissant think tank libéral, l’Institut Aspen [1], et administrateur de sa branche française. M. Breton s’est adjoint trois ministres délégués. Pour des raisons d’équilibre interne de la majorité présidentielle, François Loos est en charge de l’Industrie. Jean-François Copé est chargé du Budget et de la Réforme de l’État. C’est un « jeune leader » formé aux méthodes américaines de communication au sein de la Fondation franco-américaine par John Negroponte [2], actuel patron de l’ensemble des agences de renseignement US. Enfin, Christine Lagarde se voit confier le Commerce extérieur.

Madame Lagarde est inconnue en politique. Brillante avocate, spécialisée en droit social, elle a rejoint, en 1981, le cabinet Baker & McKenzie à Chicago et a poursuivi toute sa carrière aux États-Unis. Tout en menant sa vie de femme, soulignent ses attachés de presse, elle a monté tous les échelons du premier cabinet mondial de droit des affaires (4 400 collaborateurs dans 35 pays) jusqu’à devenir membre de son Comité exécutif, puis à l’automne 2004 présidente de son Comité stratégique. En outre, en avril 2005, elle entrait au Conseil de surveillance de la multinationale néerlandaise ING Groep, une des principales sociétés financières au monde.
Christine Lagarde figure en 5e position du classement des femmes d’affaires européennes établit par le Wall Street Journal et en 76e position du classement des femmes les plus puissantes du monde établit par Forbes. Éblouie par ce parcours exceptionnel, la presse française s’est abstenue de toute enquête sur la nouvelle ministre.

Bien que cela ne figure pas sur sa biographie officielle, Madame Lagarde militait aux États-Unis au Center for Strategic & International Studies (CSIS) [3]. Au sein de ce think tank, elle co-présidait avec Zbigniew Brzezinski [4] la commission Action USA/UE/Pologne et suivait plus particulièrement le groupe de travail Industries de défense USA-Pologne (1995-2002) et les questions liées à la libéralisation des échanges polonais. Or, dans ces instances, elle représentait les intérêts états-uniens contre ceux du Commerce extérieur français dont elle est aujourd’hui la ministre [5]. En sa qualité d’avocate du cabinet Baker & McKenzie, elle poussait plus particulièrement les intérêts de Boeing et Lockheed-Martin contre ceux d’Airbus et de Dassault.

En 2003, Christine Lagarde est également devenue membre, toujours au sein du CSIS, de la Commission pour l’élargissement de la communauté euroatlantique aux côtés de son ami Brzezinki et de diverses personnalités dont l’ancien directeur de l’OMC Reanto Ruggiero et l’ancien ambassadeur spécial pour la restitution des biens religieux en Europe centrale, Stuart Eizenstat. Cette commission s’est occupée des investissements possibles en Pologne, Slovaquie, Lettonie, Roumanie, République tchèque et Hongrie.

Au sein de chacune de ces diverses commission, un homme jouait un rôle central : Bruce P. Jackson, fondateur du Comité états-unien pour l’expansion de l’OTAN (US Committee for Expand NATO). Il représentait les intérêts de l’avionneur Lockheed Martin, dont il avait été vice-président. C’est au travers des relations nouées dans les commissions présidées par Christine Lagarde que M. Jackson monta le contrat du siècle : la vente, en avril 2003, de 48 chasseurs F-16 Lockheed-Martin à la Pologne pour 3,5 milliards de dollars. Cette transaction provoqua la consternation en Europe dans la mesure où le gouvernement polonais payait cette commande avec les fonds de l’Union européenne destinés à préserver son secteur agricole.

Ce contrat était disproportionné par rapport aux besoins réels de la Pologne. En outre, la logique eut voulu que Varsovie s’équipe de Mirage 2000-5 MK2 Dassault ou de Jas-39 Saab en entrant dans l’Union.

Cependant, ce contrat était indissociable de l’engagement de la Pologne dans la colonisation de l’Irak aux cotés des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Australie. M. Jackson était d’ailleurs le principal bailleur de fonds du Comité pour la libération de l’Irak (Committee for the Liberation of Iraq) [6].

Dans la continuité de ce marché, la Commission euro-atlantique de Madame Lagarde se donna comme mission « d’assister les entreprises polonaises pour améliorer leur capacité à devenir sous-traitants d’entreprises (notamment étatsuniennes) qui ont remporté des marchés en Irak et en Afghanistan, et aussi pour la modernisation du système de défense polonais » [7].

En supposant que Christine Lagarde ait abandonné ses fonctions précédentes sans l’intention d’y retourner, on pourrait admettre qu’elle ne se place pas dans un conflit d’intérêts. Cependant, au vu des positions politiques défendues par les groupes de travail qu’elle a présidé, on ne peut que constater qu’elle est en totale opposition avec la position française défendue par Dominique de Villepin à l’ONU.

Enfin, les déclaration de la ministre, deux jours après sa nomination, ont choqué les syndicats français. Christine Lagarde s’est engagée à réformer le droit du travail qui, selon elle, « constitue souvent un frein à l’embauche et à un certain nombre de décisions d’entreprendre ». Toutefois, pour bien comprendre son point de vue, il importe de ne pas interpréter ses déclarations en les assimilants au discours du MEDEF, mais au regard des positions qu’elle a développées jusqu’ici. Elle fut en effet très active pour imposer le modèle anglosaxon de droit social en Europe centrale et orientale. Son but était de promouvoir les intérêts des firmes états-uniennes, pas ceux du grand patronat de la vieille Europe.

  • Reproduit avec l’aimable autorisation du Réseau Voltaire

    Lire aussi, le communiqué de presse du Réseau national des élus et collectivités Hors-AGCS


    [1] « L’Institut Aspen élève les requins du business », Voltaire, 2 septembre 2004.

    [2] « John Negroponte, bientôt à Bagdad » par Arthur Lepic, Voltaire, 20 avril 2004.

    [3] « CSIS, les croisés du pétole », Voltaire, 6 juillet 20

    [4] « La Stratégie anti-russe de Zbigniew Brzezinski » par Arthur Lepic, Voltaire, 22 octobre 2004.

    [5] Les intérêts européens étaient représentés apr un autre co-président, l’ancien ministre autrichien Ferdinand Lacina.

    [6] « Une guerre juteuse pour Lockheed Martin », Voltaire, 7 février 2003.

    [7] « Assist Polish companies to better self-market capabilities as a subcontractor or supplier for contracts won by prime contractors (particulary U.S.) in Iraq, Afghanistan, and as part of Poland’s defense modernization », Draft Work Plan, 25 février 2004. Page 4 24 juin 2005 Voltaire - www.reseauvoltaire.


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  • Oulala - Reprise d’article.
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    00:27 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    26/06/2005

    26/06/2005: PROTESTONS, puisque ces "démocrates" vont tout décider à notre place sans nous consulter, ni même nous informer ....

    PROTESTONS, puisque ces "démocrates" vont tout décider à notre place sans nous consulter, ni même nous informer ....
     
    "Tous les pouvoirs émanent de la Nation! ".
     
     
    Subject: BELGIQUE : Pour ne pas que l'on puisse dire "qui ne dit mot consent" : Agir et écrire ! Une proposition de courrier à adresser au (x) parlemantaire(s) wallon(s) de votre choix avant le vote sur le TCE, ce mercredi 29 juin.




    Normalement à l' url suivante, l'on devrait obtenir les noms et adresses des parlementaires wallons, s'ils ne se cachent pas, en dehors des campagnes électorales .....

    http://parlement.wallonie.be/fr/compo/compo.htm

    Voir et protester éventuellement...

    RoRo

     

    mail@parlement-wallon.be;doc@parlement-wallon.be;presse@p...

     

    pierre.boucher@skynet.be;

    andre.bouchat@marche.be;

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    Madame, Monsieur la/le Député(e),

     

    Adopter une constitution européenne sans et contre les peuples?

     

    Après que le projet de "traité établissant une Constitution pour l'Europe" ait été approuvé au Sénat belge ce 28 avril, le processus de ratification est maintenant ouvert à la Chambre et dans les différents parlements régionaux et communautaires et vous serez amené à vous prononcer ce mercredi 29 juin.

     

    Je souhaite vous faire part de ma ferme opposition à la ratification de ce projet de Constitution et de mon indignation par rapport à la façon dont celle-ci est organisée, dans une grande précipitation et quasi sans débat public contradictoire.

     

    Doter l'Europe d'une Constitution est un acte d'une importance politique majeure. Il est regrettable qu'en Belgique cela se fasse sans un véritable débat impliquant l'ensemble des citoyens et avec une proposition de texte aussi nocive pour les acquis sociaux et démocratiques des peuples européens.

     

    Je refuse que ce texte constitutionnel soit adopté en mon nom:

     

    - parce qu’il entérine une vision ultra-libérale de l’économie et de l’avenir de l’Europe, fait du « principe d’une économie de marché ouverte où la concurrence est libre » le guide et la valeur suprême de l’action de l’Union européenne et interdit ainsi tout véritable débat futur sur ses orientations économiques et sociales ;

    - parce qu’il enterre le projet d’une Europe sociale, notamment en interdisant toute restriction à la libre circulation des capitaux, en confirmant l’indépendance de la Banque centrale européenne, en soumettant toute harmonisation sociale et fiscale à la règle paralysante de l’unanimité, favorisant ainsi la régression sociale, le dumping et les délocalisations;

    - parce qu’il ne reconnaît pas les droits sociaux fondamentaux ( droit au travail, droit aux revenus de remplacement, au minimum d’existence, au logement…) comme des droits effectifs dont l’Union européenne doit assurer le respect, mais comme de simples objectifs à atteindre. Il ne reconnaît pas non plus le droit de grève européen ;

    - parce qu’il ne donne pas un cadre satisfaisant pour l’avenir des services publics et au contraire entérine l’offensive menée contre ceux-ci dans le cadre de l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS), qui vise leur démantèlement ;

    - parce qu’il inscrit l’Union européenne dans une étroite collaboration avec l’OTAN et l’engage dans une escalade des budgets militaires ;

    - parce qu’il refuse l’égalité des droits à ceux et celles qui résident en Europe sans posséder la nationalité d’un Etat membre et les désigne au harcèlement administratif et policier ;

    - parce que ce projet de traité, qui se prétend « constitutionnel » n’est ni le produit d’une véritable assemblée constituante, spécifiquement mandatée par les citoyens pour rédiger une constitution, ni même le résultat d’un véritable débat démocratique ;

    - parce, tout en fixant dans le détail des choix politiques, économiques et sociaux essentiels, ce projet de Constitution ne permettrait plus aux citoyens de les remettre en cause ultérieurement, puisque l’unanimité des 25 Etats membres serait requise pour y apporter la moindre modification !

    L’ensemble de ces défauts affecte déjà largement les traités actuels, mais je refuse qu'il leur soit  aujourd’hui donné une nouvelle légitimité et un caractère intangible en en faisant des principes constitutionnels.

    Laisser l’Europe actuelle continuer sur sa lancée favorise l’essor dangereux des populismes réactionnaires et de l’extrême-droite xénophobe. Cette Europe-là, qui laisse les citoyens à l’écart des lieux de décisions, n’est pas la mienne.

    Je suis résolument partisan/e d’une Europe du droit, pour tous et toutes, à l’emploi, une Europe mobilisée contre le chômage, la précarité et la dégradation du cadre de vie. Une Europe qui renforce les garanties sociales, met en œuvre un développement économique compatible avec les équilibres écologiques, défend la diversité culturelle, respecte la séparation des Eglises et de l’Etat, veille à la stricte application de l’égalité entre les hommes et les femmes.

    C'est au nom de ce projet positif pour l'Europe, qui la réconcilie avec les peuples, qu'il faut rejeter ce traité établissant une Constitution européenne.

    A l'occasion du référendum du 29 mai, de vastes débats ont été organisés en France sur ce projet de Constitution. Il me parait absurde que la Belgique se prononce sans même que l'on ait laissé aux citoyens belges l'occasion de débattre pour se forger une opinion.

    Par ailleurs, la France et les Pays-Bas ayant rejeter ce projet de Constitution, l'ensemble du contexte dans lequel se discute son adoption dans le reste de l'Europe en est modifié. Il serait regrettable que le processus de ratification en Belgique soit à ce point précipité que l'on ne puisse prendre en compte le résultat des référendums français et néerlandais avant d'engager notre pays.

     

     

    Pour toutes ces raisons, je vous demande, Madame / Monsieur la/le député,

     

    -     De voter, lorsqu'il sera soumis à approbation, contre l'adoption de ce projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe;

     

    -     De demander qu'au sein de votre assemblée, l’examen et le vote de ce traité soit post-posé, au moins au-delà du 29 juin 2005; afin de permettre l’ouverture d’un large débat avec la participation des citoyens belges.

     

    -     Dans l’intervalle, d’agir pour que soient organisés dans l’enceinte de votre assemblée des véritablementsdébats contradictoires sur ce projet de traité, avec des représentants de la société civile et de donner à ces débats et à cette question la plus grande publicité.

     

     

    Recevez, Madame / Monsieur la/le Député(e), mes meilleures salutations.

     

     

    NOM :                                         Prénom :

     

    Adresse :                                    Signature :

     


     

    ----- Original Message -----
    From: Jean-Michel CAUDRON-CALLEWAERT
    Sent: Friday, June 24, 2005 11:02 PM
    Subject: Fw: [Fwd: Pour ne pas que l'on puisse dire "qui ne dit mot consent" : Agir et écrire ! Une proposition de courrier à adresser au (x) parlemantaire(s) wallon(s) de votre choix avant le vote sur le TCE, ce mercredi 29 juin. ]]



    à rediffuser

     
    ----- Original Message -----
    From: Connan Marie-Paule
    Sent: Friday, June 24, 2005 10:37 PM
    Subject: [Fwd: [Fwd: Pour ne pas que l'on puisse dire "qui ne dit mot consent" : Agir et écrire ! Une proposition de courrier à adresser au (x) parlemantaire(s) wallon(s) de votre choix avant le vote sur le TCE, ce mercredi 29 juin. ]]



    Nouvelles de Belgique
    Marie-Paule

    -------- Message d'origine --------
    Sujet: [Fwd: Pour ne pas que l'on puisse dire "qui ne dit mot consent" : Agir et écrire ! Une proposition de courrier à adresser au (x) parlemantaire(s) wallon(s) de votre choix avant le vote sur le TCE, ce mercredi 29 juin. ]
    Date: Fri, 24 Jun 2005 18:28:55 +0200 (CEST)
    De: "Appel pour une info impartiale"
    Répondre-A: aii@agora.eu.org
    A: undisclosed-recipients:;


















    19:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    22/06/2005: La nouvelle déclaration d'impôts, simple comme jouer au Lotto?

    Ah oui, il suffit de passer à côté d'un Bureau des Contributions pour se rendre compte immédiatement du succès de l' opération-à-la-Reynders: depuis des semaines les chers contribuation font la file devant la porte des bureaux. Et la rentrée de la déclaration a déjà été prolognée de deux mois .

    Mais cela n' est sans doute rien à côté du boulot que les agents des Contributions vont devoir se taper pour encoder les déclarations et très certainement faire face à la multitude de réclamations dont les avertissements-extraits vont donner lieu lorsqu'il faudra passer ensuite à la Caisse de l' Etat assoiffé.

    Crevant le progrès, sauce Mouvement réformateur libéral !

    RoRo

     

    La nouvelle déclaration d'impôts, simple comme jouer au Lotto?

    Selon le ministre des Finances, Didier Reynders, remplir la nouvelle déclaration est aussi simple que jouer au Lotto. Ce n'est pas l'avis de Test-Achats, ni de nombreux contribuables. Au fait, qui gagne au Lotto grâce à la fiscalité?

    Marco Van Hees
    22-06-2005

    Photo Solidaire, Vinciane Convens

    - Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


    «Au 1.1.2005, vous étiez: O 1001 O 1002 O 1003

    Cette déclaration concerne: O 1020 O 1021 O 1022

    Charge de famille: O 1030 O 1031 O 1032»

    Si vous n'avez pas encore ouvert l'enveloppe brune de l'administration fiscale, voilà à quoi ressemble la nouvelle déclaration d'impôts. Ce n'est pas pour faciliter la tâche de ceux qui sont déjà peu à l'aise avec le document maudit. Ce qui a poussé l'association de consommateurs Test-Achats à demander un report de la date de rentrée des déclarations, d'autant que la réglementation elle-même a pas mal changé avec la réforme fiscale.

    Le ministre des Finances Didier Reynders (MR) s'est d'abord opposé à ce report, estimant que remplir la nouvelle déclaration est aussi facile que de jouer au Lotto. Finalement, face au flot de récriminations, il a reculé la date limite du 30 juin au 31 août.

    La déclaration pourrait être nettement simplifiée pour les gens: le fisc détient déjà dans ses fichiers informatiques toutes les données nécessaires pour imposer une majorité d'entre nous: salariés, pensionnés, chômeurs Pourquoi ne recevons-nous pas une déclaration complétée à l'avance qu'il n'y aurait plus qu'à signer, sauf s'il y a des éléments à modifier ou compléter?

    «C'est un jeu. Nous les avocats fiscalistes enseignons aux riches comment le jouer pour qu'ils restent riches»

    Encore y a-t-il infiniment plus compliqué que la déclaration fiscale: la législation fiscale. La loi ­ que chacun est censé ne pas ignorer ­n'est maîtrisée que par une poignée de juristes. Et c'est d'autant plus vrai dans le domaine fiscal: votre salaire annuel ne suffirait pas à payer les honoraires que des multinationales payent à d'éminents cabinets d'avocats fiscalistes pour faire des économies d'impôts encore bien plus élevées.

    L'avocat et écrivain américain John Grisham, auteur de La firme (dont on a tiré un film) raconte: «C'est un jeu. Nous les avocats fiscalistes enseignons aux riches comment le jouer pour qu'ils restent riches et les règles fiscales continuent de changer, si bien que nous pouvons nous-mêmes continuer à rester riches en leur enseignant.»

    Les capitalistes bénéficient déjà d'une série de mesures qui leur sont favorables: absence d'un impôt sur la fortune, précompte mobilier libératoire (ils ne doivent pas mettre leurs revenus financiers dans leur déclaration), centres de coordination (filiales des multinationales payant 1 à 2% d'impôts). Mais en plus, ils bénéficient de l'ingénierie fiscale pour réduire encore plus leurs maigres impôts.

    Les salariés, eux, sont les plus imposés, leurs revenus sont connus au centime près et ils payent leurs impôts en temps réel via le précompte professionnel. L'impôt, dit-on, redistribue la richesse. Oui, mais dans quel sens?

    A l'aide

    Vous avez des difficultés à remplir votre déclaration? Certaines centrales syndicales organisent des permanences pour la remplir avec vous. C'est aussi le cas dans les contrôles des contributions: téléphonez au service de taxation mentionné sur votre déclaration pour connaître les jours et heures de permanence.


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    15:05 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    26/06/2005: CUBA : lettre ouverte à Télérama ....

    A propos de "stalinisme" pur jus: nos amis Ricains ont déjà "libéré" également une partie de l' île de CUBA: Guantanamo.

    Là, les amateurs peuvent "vivre", plusieurs années, dans une belle cage. Les déplacements se font enchainés entre 2 "tuteurs" à têtes carrées. Sans inculpation, sans avocats, sans visites familiales, sans jugement, et donc forcément sans condamnation.

    Il suffit d' être présumé "terroriste" pour s'y faire embarquer, kidnapper, lors de certaines "excursions" ricaines.

    Sur place, vous avez même droit à un exemplaire du Coran, voire de la Bible selon votre croyance religieuse, afin que vos chers gardiens puissent cracher dessus lors des "interrogatoires" indispensables....

    Comment ne pas être considéré comme terroriste, s'il vous arrive de devoir vous rendre un jour dans certaines villes "libres" des Usa, voire de certaines autres "démocraties" occidentales faisant partie de la grrrrande coalition guerrière colonialiste?  il suffit de se déplacer dans les rues en tournant toujours le dos à la direction de La Mecque !

    Mais faut-il bien s' abonner, et rester abonné à Télérama, pour être informé de tout cela ???

    Tu parles de "stalinisme" ... !

    RoRo

     

     

    CUBA RSF, CIA, Télérama, omerta


     
    ----- Original Message ----- From: "Maxime Vivas" <vivas.maxime@wanadoo.fr>
    Sent: Sunday, June 26, 2005 12:36 PM
    Subject: [ForumCommuniste] RSF, CIA, Télérama, omerta




    RSF, la CIA et l’omerta

    (Lettre ouverte au rédacteur en chef de Télérama)

    Cher monsieur Jean-Claude Loiseau,

    Au mois d’octobre 2004, nous avons échangé quelques mails à propos d’un article de quatre pages sur Cuba dans Télérama. L’auteur (Christian Sorg) avait vu des policiers partout à La Havane, il déplorait les crispations politiques sans trop s’appesantir sur la situation de guerre larvée entretenue par le puissant voisin qui se dit autorisé à envahir l’île sans préavis pour la «libérer »
    (1). Il nous laissait croire que Fidel Castro se fait appeler « lider maximo » et il ironisait sur les pénuries alimentaires sans jamais écrire le mot « blocus ».

    Télérama m’ayant habitué à plus d’objectivité, je vous avais trouvé une excuse : votre collaboration affichée avec Reporters Sans Frontières dont je jugeais les partis pris plus que douteux. Je précisais que « les Cubains affirment disposer des preuves de ses liens avec la CIA. »

    Ce à quoi vous répondiez : « Si les Cubains "affirment", soit [...]. "Agent de la CIA", ça nous renvoie à un vocabulaire qui fleure bon son stalinisme pur jus. »

    Laissons donc l’opinion des Cubains et la mienne : nos dires sont suspects. Comme le furent, jadis et naguère, ceux des minorités non homologuées qui croyaient que la terre était ronde, que les maladies venaient d’invisibles microbes, sans parler des gogos qui disaient Dreyfus innocents ou des méfiants qui ont soupçonné le nuage de Tchernobyl d’avoir cyniquement violé nos frontières ou encore des alarmistes incompétents qui, à Toulouse (d’où j’écris) prédisaient depuis des décennies qu’AZF « allait péter » (Voir mes commentaires sur ce drame dans Télérama N° 2714, page 24).

    Or, pour en revenir à RSF et à son secret de polichinelle, des informations nous proviennent des USA, assez étayées pour que Robert Ménard soit contraint de lâcher un gros morceau de vérité compromettante. Pour son aveu, je me réfère à une source non suspecte, laquelle n’est pas un lecteur stalinien, ni un Cubain de la même chapelle, mais un compte-rendu d’un forum Internet organisé par un journal démocrate et français : le Nouvel Observateur : (
    http://www.nouvelobs.com/forum/archives/forum_284.html) dans lequel Ménard confesse ce qu’il niait quelques mois auparavant au même endroit : (http://www.nouvelobs.com/forum/archives/forum_152.html).

    Au cas où vous manqueriez de temps, voici, sur ce point précis, la retranscription du dialogue de Ménard avec des lecteurs Internautes :

    1)      Premier forum, octobre 2004 :

    « Internaute : J’aimerais savoir si c’est à cause du financement de RSF par le gouvernement américain que monsieur Ménard a, en avril 2002, félicité les auteurs du coup d’état dictatorial au Venezuela soutenu par la CIA…

    Ménard : Je pense que vous auriez intérêt à lire les prises de position de Reporters Sans Frontières avant de nous infliger autant de bêtises.

    On trouvera une esquive du même tonneau dans le livre « Dissidents ou mercenaires » (éditions EPO, 1998) où deux journalistes, la Belge Katlijn Declercq et le Colombien Hernando Calvo Ospina ont interrogé Robert Ménard sur les ONG financées par les Etats-Unis. Dénégation indignée de Ménard : « RSF veut être clair là-dessus : notre argent est totalement propre ! […] C’est important que cela soit clair ! »(2)

    2) Deuxième forum, avril 2005 :

    Internaute : Dans un article daté du 11 mars 2005, Diana Barahona dans Northern California Media, prétend que RSF perçoit des fonds gouvernementaux américains via la NED, pouvez-vous confirmer ses propos ?

    Ménard : Absolument, nous recevons de l’argent de la NED. Et cela ne nous pose aucun problème. »

    Mais cela devrait ! En effet, l’action de la NED, National Endowment for Democracy (Fondation Nationale pour la Démocratie) est supervisée par un officier d’Opérations Spéciales de la CIA. Un ancien agent de la CIA, spécialisé dans l’Amérique latine, Philip Agee, a révélé dans une interview au journaliste Jonah Gindin en mars 2005(3) que la NED est une des nombreuses organisations écrans dont la CIA se sert pour intervenir dans les affaires intérieures des pays : « Le Congrès donne des millions de dollars à la NED qui passe ensuite l’argent à ce qu’ils nomment les fondations noyaux. » (relais de la NED). Au Nicaragua, pour intervenir sur les élections qui virent la défaite des sandinistes, « la CIA et la NED ont mis en place un front civique appelé Via Civica ».

    Répondant à Diana Barahona, journaliste de Long Beach, spécialiste de l’Amérique latine, une représentante de la NED a été précise : un versement de 39 900 dollars a été fait à RSF, le 14 janvier de cette année.

    La journaliste se livre à une enquête qu’elle dit « d'intérêt public puisque plusieurs médias se réfèrent à RSF comme source ». Elle ajoute que « tout financement gouvernemental devrait être divulgué, de telle sorte que des journalistes n'aillent pas utiliser sans connaissances adéquates des sources qui ne sont pas objectives » et elle déplore que « plusieurs médias de la presse écrite et électronique utilisent RSF comme source sans rien connaître ou sans rien dire au public du conflit d'intérêt (ou se place) RSF en recevant des subsides gouvernementaux. »

    Par ailleurs, le journaliste canadien Marc Thibodeau, traite du même sujet dans un article (au titre peu ambigu : « Questions troublantes pour Reporters sans frontières ») publié le 30 avril dans le quotidien La Presse, de Montréal : « Lors d'un entretien avec La Presse, M. Ménard a indiqué que les sommes reçues de la NED et de USAID (US Agency for International Development, autre nébuleuse de la CIA. Note de MV.) pour l'année à venir représentaient moins de 2 % du budget de RSF, qui totalise plus de 5 millions de dollars. »

    «  Ce serait stupide de refuser cette somme », a-t-il affirmé. »

    Monsieur Loiseau, verrez-vous dans ces informations les prémices d’un « procès de Moscou » ou motif à vous interroger ?

    Autre chose : si vous allez sur le site du Nouvel Observateur (deuxième forum), vous aurez le désagrément d’y lire Ménard quand il confesse avoir « énormément d’estime » pour François d’Orcival que je n’ai pas entendu regretter son passé d’activiste violent de l’extrême droite, ses implications dans une faction qui souhait renverser la République en posant des bombes à l’Assemblée Nationale avant de fonder le mouvement nationaliste-européen GRECE.

    Ménard, CIA, extrême droite : qui se ressemble…

    Croyez bien que je sais Télérama d’un autre bord. C’est pourquoi je m’alarme quand je le vois flanqué d’une officine qui barbotte dans ces marigots.

    Mais il reste un mystère : RSF est une association française. Les esprits curieux en savaient ou en soupçonnaient la nature (compte tenu d’un faisceau dense et concordant d’indices faciles à recueillir sans lourde investigation). Il aura fallu que le pot aux roses soit dévoilé outre-Atlantique pour que Ménard passe aux aveux (partiels). Qu’est-ce qui rend nos médias muets, sourds et aveugles devant une réalité qu’ils ont sous le nez et sur laquelle nous avons été nombreux, depuis des années, à les alerter ?(4) Pourquoi n’ont-ils jamais cherché à vérifier ?

    Vont-ils continuer à regarder ailleurs pour que perdure l’hexagonale omerta ? En fait, j’ai posé cette dernière question pour me donner l’occasion d’y répondre : oui.

    Voulez-vous faire un pari là-dessus ?

    Bien à vous.

    Maxime Vivas,

    écrivain démocrate et abonné à Télérama.

     



    --------------------------------------------------------------------------------

    (1) Connu sous le nom de « Plan Powell », le programme d’administration de l’île sous protectorat états-unien compte 450 pages. Ce n’est pas un document secret. Voir Commission for Assistance to a Free Cuba. :
    http://www.state.gov/p/wha/rt/cuba/commission/2004/».

    (2) Retranscription de l'interview consultable à l'adresse
    http://vdedaj.club.fr/cuba/rsf.html

    (3) Voir http://www.venezuelanalysis.com/articles.php?artno=03

    (ou, en  français : 
    http://vdedaj.club.fr/cuba/npa_agee_venezuela.html )

    (4) Voir, chez Lanctôt éditeur, 2004 : « Le dossier Robert Ménard. Pourquoi Reportes Sans Frontières s’acharne sur Cuba » de Jean-Guy Allard et Marie-Dominique Bertuccioli.






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    14:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    25/06/2005

    25/06/2005: ROUGES BRUNS

    Désolé, mais personnellement je n' appelle même pas cela de la sociale-démocratie, mais tout simplement de la sociale-saloperie.
    Bon à connaître évidemment par tous ceux qui douteraient encore dans quelle Europe et avec quel esprit une certaine "gauche" s' engage dans l' Euro-dictature capitaliste ....
    On croit rêver en lisant cette "analyse" et le vocabulaire employé ...
    RoRo

     

    From: FISCHER BERNARD
    Sent: Saturday, June 25, 2005 1:54 PM
    Subject: ROUGES BRUNS



    camarades
    les rouges bruns existent encore
    nous sommes maintenant seize millions, nous sommes majoritaires
    amicalement
     

    Ceci est le texte éditorial de la fédération de Vendée du Ps apres le 29 mai

    Pour ceux qui croient que le dépassement du « non » et du « oui » est à l’ordre du jour de ce congrès, pas du tout…

     

    Le « non » à une constitution libérale sera encore d’actualité dans la campagne présidentielle en 2007, le 29 mai est un vote profond, durable et non pas jetable.. 

     

    une du journal du PS de Vendée

     

    «  L'APRES REFERENDUM
    Le Oui des Socialistes fut celui des militants, le Oui de la base après débat et vote. Le Référendum interne a été l'honneur du Parti Socialiste. Nous avons perdu dans le pays ( ce n'est pas la première fois). Le vote de la Nation doit être respecté bien sûr, mais il ne saurait engager le Parti qui doit continuer à oeuvrer pour construire une Europe sociale. Des adhérents du Parti ont renié le vote des militants et appelé à voter Non avec Le Pen, De Villiers, avec les fachos et les salauds. Ils ont appelé à voter Non avec Chevènement, le nationalo-populiste, Non avec le PC et les stalinos-nostalgiques du mur de Berlin qui rêvaient que de refaire une santé au PC. Ils ont voté Non avec l'extrême gauche qui a encore l'Albanie pour modèle. Non avec celles et ceux qui, le 21 avril ont éliminé Jospin. Le même vote anti-européen, anti-PS, aura les mêmes conséquences. Ils ont constitué une alliance nauséabonde "rouge brune", remis à l'ordre du jour le cauchemar de la fin du 20ème siècle, les camps et le goulag. Dans cet étrange attelage et dans les 55% du Non, ils ne pèsent pas lourd, leur sort est écrit d'avance. Ils ont pourtant, maintenant, le devoir au sein de cet étrange attelage "rouge brun", de travailler à la "renégociation" européenne qu'ils ont annoncée. En politique, il faut tenir les promesses et non promettre la révolution demain... Les militants socialistes, qui sont, il faut le dire avec fierté, des sociaux-démocrates, se remettront au travail pour un Projet Socialiste pour les 10 ans à venir. Projet qui doit aller du local à l'international...
    En conclusion, je dis le plaisir de tous d'avoir vu le « oui » gagner en Vendée. la Fédération a gagné ce qui semblait un impossible pari... J'aurais aimé la France à l'heure de la Vendée.
     »
    Jean BURNELEAU
    Pour un grand Parti Socialiste – Motion  A - congrès de Dijon.
    Premier Secrétaire Fédéral, Conseiller Régional des Pays de la Loire

    20:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    23/06/2005

    23/06/2005: Des dirigeants du PS volent au secours du capitalisme bolivien


    ----- Original Message -----
    From: Combat
    Sent: Thursday, June 23, 2005 2:44 AM
    Subject: TR: [info] Des dirigeants du PS volent au secours du capitalisme bolivien



     


    De : La Riposte [mailto:redaction.lariposte@wanadoo.fr]
    Envoyé : mercredi 22 juin 2005 23:46 Gilberto.
    À : Liste de diffusion
    Objet : [info] Des dirigeants du PS volent au secours du capitalisme bolivien




     

    Des dirigeants du PS volent

    au secours du capitalisme bolivien

     

    Le 9 juin dernier, alors que la révolution bolivienne battait son plein, le « secrétariat international » du Parti Socialiste, dont l’un des responsables est Pierre Moscovici, a publié un communiqué condamnant l’action des travailleurs et des paysans boliviens. Ce texte montre bien comment la soumission de la direction du PS aux intérêts capitalistes l’amène à adopter des positions franchement réactionnaires.

     

    Le communiqué commence par prendre acte de la démission de Carlos Mesa, « bousculé par une contestation chronique depuis sa prise de fonction au mois d’octobre 2003 ». Pas un mot, cependant, sur la grève générale qui s’est développée à partir de la fin du mois de mai, sur la centaine de barrages routiers tenus par les travailleurs et les paysans, ou encore sur les comités de quartier, les assemblées populaires et autres structures démocratiques dont ils se sont dotés au cours de leur lutte héroïque. Pas un mot, non plus, sur la principale revendication du mouvement : la nationalisation des hydrocarbures, dont des multinationales étrangères – Total Fina Elf compris – se partagent le butin.

     

    Le « secrétariat international » du PS préfère attirer l’attention sur le fait que « le Congrès doit examiner les conséquences institutionnelles » de la démission de Mesa. Le Congrès bolivien, cependant, est composé de la même majorité réactionnaire que celle qui était en place en octobre 2003, avant que Mesa ne prenne la présidence du pays. Il est complètement discrédité aux yeux des travailleurs et paysans boliviens, dont l’un des mots d’ordre a justement été la fermeture de cette « assemblée de bandits ». Mais cela importe peu au « secrétariat international » du PS, qui estime que le problème peut et doit être réglé dans le cadre d’une manœuvre constitutionnelle. C’est d’ailleurs exactement l’avis de la classe dirigeante bolivienne, qui s’est une nouvelle fois efforcée de détourner le mouvement vers une impasse parlementaire.

     

    Au passage, « le  Parti socialiste tient à saluer Carlos Mesa » – vice-président du pays à l’époque de la répression sanglante d’octobre 2003 – pour avoir « réussi à gérer sans effusion de sang une situation de plus en plus difficile. »

     

    La suite du communiqué nous apprend, dans un style d’une incroyable arrogance, que « le Parti socialiste comprend les attentes sociales des plus démunis. Il a pris connaissance avec attention des revendications exprimées par les partis politiques et les syndicats. » Mais alors, quelles sont ces revendications, et le PS les soutient-il ? On n’en saura rien. Par contre, le Parti Socialiste – dont ce communiqué s’érige en porte parole – est « préoccupé par l’intolérance du Parti Pachacutic, la violence croissante des manifestations, l’exigence autonomiste de la région de Santa Cruz, productrice de pétrole, ainsi que par l’appel de la centrale syndicale COB à une issue militaire. »

     

    Ce sont là autant de mensonges – purs ou par omission. Pour commencer, le parti Pacachutic n’a joué aucun rôle sérieux dans le mouvement révolutionnaire en question. Ensuite, la « violence croissante des manifestations » est une formule vague dont l’objectif est de jeter l’opprobre sur un mouvement dont l’une des caractéristiques est justement un haut niveau de discipline et d’organisation. Ceci dit, dans une mobilisation révolutionnaire aussi puissante que celle-ci, des affrontements avec les forces armées sont presque inévitables. En octobre 2003, l’armée avait brutalement réprimé les travailleurs boliviens, faisant plus de 80 morts. Mais à cette époque, on n’a pas entendu le « secrétariat international » du PS protester contre la « violence croissante » de l’armée.

     

    En ce qui concerne l’« exigence autonomiste de la région de Santa Cruz », ce n’est pas la revendication « des plus démunis », mais celle de l’oligarchie locale de cette région riche en hydrocarbures. Les impérialistes français qui exploitent les ressources gazières de la Bolivie comprennent bien les risques qu’une division du pays impliquerait, de leur point de vue. Bien sûr, l’idée d’une nationalisation des hydrocarbures ne leur plait pas davantage. Le communiqué du PS est parfaitement à l’unisson de ces inquiétudes de l’impérialisme français.

     

    Enfin, il est vrai que Jaime Solares, le dirigeant de la COB, a publiquement parlé de la possibilité que des officiers sympathisant avec le mouvement renversent l’oligarchie bolivienne. Nous avons expliqué ailleurs que cette solution serait contraire aux intérêts de la révolution : les travailleurs et les paysans ne doivent pas remettre leur destin entre les mains d’un militaire, quel qu’il soit. Ils doivent être et rester les acteurs de leur propre émancipation. Mais le communiqué se garde bien de rappeler, d’une part, que sur la question du pouvoir le principal mot d’ordre de la COB est : « gouvernement ouvrier et paysan » – et, d’autre part, que la COB a joué un rôle central dans l’organisation du mouvement et de la grève générale. Autrement dit, lorsque les auteurs de ce communiqué critiquent l’idée d’une « issue militaire », ce n’est pas pour indiquer la voie juste au mouvement révolutionnaire, mais uniquement pour discréditer la plus puissante de ses organisations.

     

    Le communiqué conclue sur un pathétique appel au « dialogue » entre Boliviens. Comme si les travailleurs et les paysans boliviens pouvaient obtenir satisfaction en « dialoguant » avec la poignée de nantis qui les exploite et les affame !

     

    Ce texte lamentable rappelle à quel point le Parti Socialiste a échappé au contrôle de la jeunesse et de la classe ouvrière de notre pays. La direction du PS est tombée entre les mains de gens complètement étrangers à l’idéal socialiste et internationaliste qui a donné naissance à ce parti. Les militants du PS ne doivent pas tolérer que leurs dirigeants insultent la lutte héroïque de nos frères et sœurs de Bolivie ! Ils ne devraient pas accepter que soient ainsi bafoués les principes les plus élémentaires de l’internationalisme ouvrier, et ont tout intérêt à demander des comptes aux membres du « secrétariat international » du Parti Socialiste.

     

    Le 20 juin 2005

    Jérôme Métellus

     

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    19:42 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    23/06/2006: Vous voulez sans doute savoir d' où nous venons et où nous sommes occupés à retourner progressivement ???

    Vous voulez sans doute savoir d' où nous venons et où nous sommes occupés à retourner progressivement ???   Je viens de reprendre la publication de ma page sur l' Histoire du 1er Mai que je complète progressivement d' un nouveau document. Lisez et cliquez, cela en vaut peut-être la peine si l'Histoire des luttes ouvrières vous intéresse.... (???)

    L'HISTOIRE DU 1er MAI :

    Le XIXe siècle voit la naissance de la classe ouvrière. La prolétarisation du travail se développe au fur et à mesure que le machinisme industriel vient remplacer les anciennes formes de production. Les employeurs sont les maîtres absolus des entreprises et les conditions de travail sont misérables. Les journées de travail comportent souvent 15 à 16 heures par jour sans repos hebdomadaire et encore moins annuel. Des enfants de 6 ans travaillent souvent dans les usines et les mines, des femmes sont employées au fond de la mine et à des travaux pénibles et insalubres. Les ouvriers n'ont pas le droit de s'organiser.

    Le "droit de coalition" est seulement reconnu en 1824 en Grande-Bretagne, en 1864 en France (mais il faudra attendre 1884 pour le syndicalisme), en 1869 en Allemagne. Dans la seconde moitié du XIXe siècle et jusqu'à la première guerre mondiale, la population industrielle continue de croître constamment. Entre 1895 et 1914, le nombre d'ouvriers passe de 5 à 7 millions aux États-Unis, de 8 à 12.500.000 en Grande-Bretagne, de 3 à 4.500.000 en Russie. En France, la population ouvrière était en 1866 de 5.575.000 hommes et 3.385.000 femmes.

    La révolte des "Canuts":

    Le 21 novembre 1831 a lieu la première révolte des "Canuts" de Lyon qui occupent la ville au cri de "Vivre libre en travaillant ou mourir en combattant !". La monarchie française envoie 20.000 hommes de troupe et 150 canons pour réprimer "l'émeute". C'est à cette époque que le ministre français Casimir Périer déclarait: "Il faut que les ouvriers sachent bien qu'il n'y a pas de remède pour eux que la patience et la résignation !".

    Le 14 février 1834, nouvelle insurrection des "Canuts". Ils occupent les hauteurs de Lyon et feront face pendant 6 jours à 12.000 soldats.

    Le manifeste de Marx et Engels:

    En 1840 d'importantes grèves corporatives se déroulent en France. Le 22 février 1848 manifestation monstre à Paris et chute de la monarchie. Mise en place d'un gouvernement provisoire avec des démocrates et quelques socialistes. Le 23 juin 1848, insurrection des quartiers populaires de la capitale contre une seconde République dominée par la bourgeoisie. La répression sera terrible : des dizaines de milliers de travailleurs hommes, femmes, enfants, vieillards, massacrés, 25.000 arrestations, 15.000 déportés et emprisonnés.

    Mais, 1848, c'est aussi l'année de la publication du "Manifeste communiste" de Karl Marx. En 1864, est créée la Première Internationale Ouvrière et dans les pays industriels, malgré des difficultés énormes, le syndicalisme commence à s'organiser.

    La Commune: 

    Le 19 mars 1871, à la suite de la guerre franco-allemande de 1870, une révolte populaire éclate à Paris. La Commune de Paris est créée. Elle sera écrasée quelques semaines plus tard par l'alliance des bourgeoisies française et allemande avec Thiers et Bismarck. 25.000 travailleurs parisiens seront massacrés par les forces de répression, les cadavres seront brûlés, 38.500 arrestations seront opérées, 13.700 seront condamnés à des peines allant jusqu'à 90 années de prison, 3.000 mourront dans les pontons, la prison, le bagne et l'exil.

    Durant les années 1873-1895 les crises continuent à provoquer des grèves violentes. En 1873, en Angleterre et surtout en 1899 à Londres où les dockers arrêtent tout travail. En Allemagne, grèves et manifestations des travailleurs de la Ruhr. En France, où le sang coule à Decazeville en 1886. En 1886 également, en Belgique révoltes populaires et fusillades à Roux et publication du "Catéchisme du Peuple" d'Alfred Defuisseaux, etc... 

    A partir de 1848, les dirigeants ouvriers axent leurs revendications sur la journée de 8 heures, comprise dans une perspective d'éducation ouvrière : 8 heures de travail, 8 heures de repos, 8 heures d'éducation. En 1886, le Congrès National du Travail, aux États-Unis, marque sa volonté d'obtenir ce résultat.

    Le Congrès de CHICAGO (1884): 

    Une loi de 1868, relative aux seuls travaux dirigés par l'État américain n'est pas appliquée. Aussi, en 1881, la Fédération américaine du Travail (A.F.L.) décide de passer à l'action. Le Congrès de Chicago de 1884 décide qu'à partir du 1er Mai (date du renouvellement des baux) de l'année 1886, ou bien les patrons accepteront la journée de 8 heures ou bien les ouvriers feront grève...

    En 1886, plus de 5.000 grèves eurent lieu (avec un massacre sanglant de travailleurs à Chicago) et si le résultat ne fut pas obtenu partout aux États-Unis, du moins, la percée était-elle faite. C'est l'origine des Manifestations du Ier Mai.

    En 1889, le Congrès socialiste international décide que dans tous les pays, représentés, on interrompra le travail le 1er Mai 1890. Première manifestation commune d'unité d'action internationale des travailleurs. En France, celle-ci se déroula dans un calme impressionnant et eut un effet immédiat : suppression du livret ouvrier, limitation à 10 heures de la journée de travail pour les femmes et les adolescentes, loi sur les accidents de travail, projet de loi sur les retraites ouvrières. 

    La fusillade de FOURMIES: 

     Le 1er mai 1891, est marquée par la fusillade de Fourmies (Nord). La troupe fait feu sur un cortège pacifique de jeunes gens et de jeunes filles désarmés qui voulaient fêter le  1er Mai. Plus d'une douzaine de morts. De nombreux 1ers Mai seront marqués par des violences contre les travailleurs dans un certain nombre de pays du monde. 

    En 1919, en France, la journée de 8 heures ayant été accordée par la loi du 23 avril 1919, le 1er Mai est l'objet de manifestations monstres dans le pays. A Paris, les manifestants se heurtent à la police et deux ouvriers sont tués.

    Libérer les travailleurs:

    Bien que le 1er Mai ait souvent perdu son caractère de grève, dans la mesure où ce jour est devenu un jour férié et payé, les organisations ouvrières ont toujours voulu lui maintenir son caractère de manifestation pour la libération des travailleurs.

    Dans les pays socialistes, ce jour donne lieu à de gigantesques manifestations populaires et des parades de l'armée populaire. Toutefois, en Russie, le nouveau tsar Yeltsine, marionnette du capitalisme international et de l'Occident, a transformé officiellement la journée en "Fête du muguet". Ce qui n'empêche évidemment pas les organisations ouvrières et communistes de poursuivre manifestations et mobilisations contre le nouveau régime.

    ici, téléchargez l'Internationale

     

    Soyez gentil : écrivez-moi si vous constatez qu'un lien ne fonctionne plus, ou qu' un site est désormais hors sujet. Merci !

                        
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    "Il sera organisé une grande manifestation internationale à date fixe, de manière que, dans tous les pays et dans toutes les villes, les travailleurs mettent, le même jour, les pouvoirs publics en demeure de réduire légalement la journée de travail à huit heures et d' appliquer les autres résolutions du Congrès international de Paris.".

    "Attendu qu' une semblable manifestation a déjà été décidée pour le 1er mai 1890 par l' American Federation of Labor, dans son congrès de décembre 1988, tenu à Saint-Louis, cette date est adoptée pour la manifestation internationale".

    "Les travailleurs des diverses nations auront à accomplir cette manifestation dans les conditions qui leur sont imposées par la situation spéciale de leur pays.".

    C' est en ces termes que, dans une résolution adoptée à l' unanimité, le Congrès international ouvrier socialiste, réunissant 391 délégués et représentants de 22 pays, qui se tenait à Paris du 1 au 21 juillet 1889, décida d' organiser les premières manifestations du 1er mai. Parmi toutes les revendications, c' est celle de la journée de huit heures qui allait dynamiser l' idée l' idée du 1er Mai en force matérielle. Ce que l' on a appelé les "Trois Huit" - huit heures de travail, huit heures de loisirs, huit heures de sommeil - était une revendication essentielle du mouvement ouvrier de l' époque. Cette exigence de la réduction du temps de travail est d' ailleurs toujours inscrite parmi les revendications fondamentales des travailleurs qui aujourd'hui, veulent la semaine des 36 heures.

    En fait depuis la révolution industrielle, le monde du travail connaît une exploitation éhontée. Des journées de 12, 14 et même 16 heures, voilà ce que la soif de profits des patrons impose toujours comme régime de travail. La situation est telle que dans certaines entreprises, les ouvriers sont obligés de dormir à côte de leurs machines, car ils n'ont même plus le temps de rentrer chez eux. Les femmes connaissent des journées aussi longues et aussi pénibles que leurs compagnons. Les enfants ne sont pas épargnés. Et l' on en voit travailler dans la métallurgie, les verreries, les charbonnages, à cinq ou six ans. Dans un tel contexte, inutile de songer à l'instruction; Et les maladies professionnelles et autres sont monnaie courante.

    http://users.skynet.be/roger.romain/1mai.html

    (à suivre)




    00:09 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer | | |

    22/06/2005

    14/06/2005: les photos que l'on ne voit pas sur irak occupé par la coalition ricano-otano-occidentale ...

    Falluja: massacres
    Made in by Usa
    en images ....
     
    RoRo 
     
     
    ----- Original Message -----
    From: mikara
    Sent: Tuesday, June 14, 2005 6:04 PM
    Subject: [Fwd: [CercleBolivarien] les photos que l'on ne voit pas sur irak





    -------- Message original --------
    Sujet: [CercleBolivarien] les photos que l'on ne voit pas sur irak
    Date: Tue, 14 Jun 2005 15:41:20 +0200
    De: cbparis <cbparis@free.fr>
    Répondre à: cbparis@ml.free.fr
    Pour: <cbparis@ml.free.fr>


    faire clicks en bas:
     
    http://www.abolkhaseb.net/images/3loj/index.htm


    23:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    22/06/2005: L’EUROPE-PESTE ET L’EUROPE CHOLÉRA

     
    ----- Original Message -----
    From: Combat
    Sent: Wednesday, June 22, 2005 3:30 PM
    Subject: sup. Combat



    Médias menteurs, manipulateurs. Faites actes de résistance diffusez nos journaux.

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    L’EUROPE-PESTE ET L’EUROPE CHOLÉRA

    Guy-Virgile Martin

     

    La foire d’empoigne du dernier Conseil de l’Europe met en évidence les contradictions d’une union hétéroclite d’Etats aux conceptions et aux intérêts divergents et d’une grande disparité de niveaux économiques et sociaux. Les commentaires des vedettes des médias visent à masquer la malfaisance de chacun des protagonistes en opposant les justes positions d’un Chirac et les exigences inadmissibles d’un Blair. Ou l’inverse. Ils visent aussi à défendre le modèle social français et à vilipender le modèle libéral (1) anglais. Ou l’inverse. En réalité ce sont deux « libéralismes » qui sont artificiellement mis en opposition, celui du « nouveau » parti travailliste anglais est évident et il y a belle lurette que le modèle social français est déchiré à belle dents par les gouvernements de gauche comme de droite. Il n’est en fait question que de la sauce à laquelle le capitalisme veut manger le monde du travail. Les divergences (légères) se situent aussi dans le degré d’allégeance de l’Europe aux Etats-Unis mais non dans son rejet. L’atlantisme est partagé par Chirac et par Blair mais le premier s’avance consentant quoique sans zèle excessif, quand l’autre, fort de l’appui des ultras de l OTAN largement majoritaires, joue ouvertement le cheval de Troie des USA.

    Quant au débat budgétaire remettons-le sous un juste éclairage. Il échappe aux peuples et à leurs élus. A la base une affaire de gros sous (2). Chacun veut recevoir plus et payer moins. Or, l’aide massive dont ont bénéficié l’Irlande, l’Espagne, le Portugal coûterait les yeux de la tête si on l’appliquait aux dix nouveaux pays membres. C’est aussi une querelle sur l’utilisation des recettes, par exemple le poids considérable de la PAC au regard des autres secteurs. Mais on ne saurait oublier que le Royaume–Uni a bénéficié depuis 1984, en arguant de ses difficultés économiques, d’une remise de sa quote-part européenne de 2/3. Celle-ci fixée à 4, 6 milliards d’euros en 2004 (*) devrait atteindre 7 milliards en 2013. A cette date le Royaume-Uni n’aurait plus rien à verser ! Le compromis proposé était de geler la contribution anglaise à 5, 5 milliards. en rallongeant de 2 milliards la dotation de la PAC (Chirac en réclamait 8). Compromis que Blair a refusé, mettant en cause le trop d’argent consacré par l’Union à la PAC (293 milliards d’euros). Il juge que ces sommes exorbitantes pourraient être employées plus judicieusement. Ce qui n’est pas absurde, mais dans l’optique Thatcho-blairienne cela signifie des donations directes ou indirectes concédées au grand capital et non des créations réelles d’emplois à des salaires décents (que l’Angleterre ne pratique pas), par exemple pour de grands travaux et autres investissements d’intérêt continental. Bref si c’est bien Blair qui a fait capoter le sommet de Bruxelles, Chirac n’était pas le défenseur d’une juste cause. D’une part les agriculteurs ont voté majoritairement Non au référendum. Si la PAC est fructueuse pour les gros céréaliers, betteraviers, pour l’agro-alimentaire, bien loin de créer des emplois elle a liquidé la petite et moyenne agriculture, développé les élevages en batteries et l’usage des engrais nitrés qui polluent et épuisent rivières et nappes phréatiques. Faire vivre l’agriculture certes mais pas en tuant les agriculteurs et en polluant le sol et le sous-sol. On ne peut donc se rallier ni à l’Europe du marché mondialisé de Blair, ni cautionner la PAC de Chirac, non plus que se résoudre à une Europe protectorat états-unien avec Blair pour proconsul ou à l’Europe liquidatrice de la souveraineté nationale. Ces combats de chefs ne sont pas les combats du peuple.

    _____________________________________________________

    (1) Le mot libéral ayant révélé son contenu a pris un sens péjoratif de sorte qu’il n’est plus tout à fait nécessaire de le traduire et qu’il ne trompe plus un seul travailleur.

    (2) En 2003, la quote-part anglaise représentait 2,3 milliards d’euros soit par habitant 46 euros contre 254 pour la France qui en récupérait les 9/10, essentiellement pour la PAC, soit une contribution effective de 25 euros par hab. Il faut cependant tenir compte que l’Angleterre a liquidé son secteur agricole au XIXème siècle et qu’elle ne bénéficie pas, de ce fait, de subventions importantes. En outre, elle continue de liquider son industrie de sorte que son activité économique se fonde de plus en plus sur les services et la finance C’est d’ailleurs le secteur financier qui alimente une croissance tellement admirée mais non productrice de richesses

     

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    LA CES PERSISTE ET SIGNE (Suite)

    Guy Poussy

     

    Le comité exécutif (CE) de la CES s’est réuni le 15 juin pour s’accorder sur la voie à suivre après les deux référendums négatifs sur la constitution. Dans une déclaration le CE déclare : « Suite à la décision des 13 et 14 octobre 2004 de soutenir le traité constitutionnel, le CE souligne que l’introduction des valeurs et objectifs sociaux du dialogue social et de la charte des droits fondamentaux sont des pas importants dans la bonne direction ». Il poursuit : « Dix pays ont voté en faveur du traité constitutionnel mais la France et les Pays-Bas, deux Etats membres fondateurs de l’UE, ont porté un coup sévère, non seulement au traité constitutionnel, mais aussi à la façon dont le projet actuel est géré ».

    Dès le 30 mai la CES s’était déclarée déçue et regrettait que des citoyens français aient rejeté la Constitution européenne. « La constitution, assénait-elle, n’est pas néolibérale, elle est devenue une victime des Etats membres tentés d’ignorer l’Europe sociale ».

    Lors de ce CE quelle est l’opinion défendue par les syndicats Français ?

    Force Ouvrière a insisté sur le fait que ce qui a été rejeté dans le référendum français, ce n’est pas l’Europe mais les éléments de sa construction néolibérale, les atteintes aux services publics, les directives renforçant le dumping social. Ce rejet, dit-elle, n’est pas un rejet xénophobe. F.O. demande une réponse sur le terrain syndical et a exprimé son désaccord avec le projet de déclaration soumis au Comité exécutif.

    La CFDT a tenu à remercier toutes les organisations européennes et la CES qui l’ont soutenue dans le débat précédant le référendum. Elle a exprimé l’idée qu’il était anormal qu’une organisation affiliée à la CES ne reprenne pas les orientations adoptées par celle ci. Logiques avec eux-mêmes les dirigeants CFDT ont refusé de participer à la journée d’action interprofessionnelle du 21 juin, préférant « écouter le nouveau gouvernement ».

    Au nom de la CGT Bernard Thibault a notamment déclaré : « Il faut se garder d’interprétations simplistes parce que, dans les situations de crise, il y a toujours plusieurs facteurs qui interviennent. S’il n’y avait qu’un seul motif de crise, les possibilités de sortie de crise seraient beaucoup plus faciles à trouver. Il y a effectivement un problème d’interprétation de ce scrutin, comme évidemment pour tout référendum où on ne peut répondre que par oui ou par non et, comme cela a été dit avant moi, les motivations peuvent être multiples. Que le mécontentement politique d’une part, et que les positions racistes et xénophobes, d’autre part, aient une influence sur le scrutin, ce n’est pas la première fois que nous en faisons le constat, en France comme dans d’autres pays d’Europe. Et de ce point de vue-là, je rappelle l’expérience douloureuse de 2002 où l’on a vu s’affronter un candidat de droite et un candidat d’extrême droite. Rejet donc par la majorité, et je précise aussi à cette occasion que la CGT, à l’issue d’un débat serré, avait aussi fait ce choix. Je fais une remarque au passage : je n’ai pas compris que les statuts de la CES nous imposaient d’adopter systématiquement les positions de celle-ci. Il est aussi intéressant de noter que les principaux partis politiques et que 80% des élus au Parlement avaient préconisé l’adoption du traité, que 90% de la presse et des médias avaient fait le même choix, que la position de la CES, qui a été connue en France, allait aussi dans ce sens. Et malgré tout cela, le résultat a été un rejet. C’est dire qu’avant de pouvoir consulter à nouveau le peuple Français il faudra vraiment qu’il y ait des changements significatifs. Un simple toilettage ou une attitude qui consisterait à dire que les Français réfléchiront à la longue et pourraient peut être changer d’avis, ne serait pas à la hauteur de ce qui s’est exprimé en France le 29 mai. Il faut redébattre sur la forme et l’intensité de l’intégration européenne, au plan économique, politique et social ».

    Invité au CE de la CES Gunter Verheugen, vice-Président de la Commission européenne déclare : « L’Europe traverse une crise grave. Les critiques sont sévères contre l’UE, les opinions publiques se sentent peu sûres et craignent le processus d’élargissement. L’UE doit rester compétitive par rapport à l’Asie et l’Amérique latine, il faut un échéancier plus souple pour donner le temps de réfléchir à certains Etats membres et leur permettre de mieux associer leurs citoyens »

    John Monks secrétaire général de la CES à notamment déclaré : « La situation est délicate, il n’y a pas de plan B, le fait nouveau aujourd’hui par rapport à la prise de position antérieure de la CES c’est que 2 pays ont voté Non. Peut être n’est-il pas impossible de revoir le contenu du traité et par exemple supprimer la 3e partie qui est la plus contestée ».

    La déclaration du CE a été adoptée à une très large majorité. FO a voté contre. La CFDT a voté pour. La CGT s’est abstenue en ignorant que le monde du travail, et la jeunesse, avaient massivement voté Non au référendum. Des informations font état, une fois la consultation passée, d’une tendance à la normalisation, non pas au niveau confédéral, à l’encontre de dirigeants ayant mené contre l’opinion de la base et du CCN campagne pour le Oui, mais dans des syndicats et des UD. Des mesures d’éviction viseraient des militants ayant mené une ardente campagne pour le NON, ou contestant ostensiblement les choix et orientations politiques de la direction confédérale, celles du secrétaire général en particulier.

    Chacun constatera que la CES se préoccupe avant tout des moyens à mettre en œuvre pour essayer de faire avaliser la Constitution européenne, par exemple en supprimant la 3e partie, ce que propose son secrétaire général. Des 20 millions de chômeurs, et plus encore de travailleurs pauvres, il n’en est pas question. Pas plus qu’il n’est question de faire payer les riches, individus ou entreprises, il y en a beaucoup en France, en Pologne, en Espagne, en Allemagne, au Royaume-Uni, au Portugal, en Italie. Attaquer le système capitaliste au cœur, là est la clé de toute transformation. Le reste n’est que misère, concurrence, et bavardages.

     


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    19:04 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    22/06/2005: Vive la France !

     
    ----- Original Message -----
    From: mikara
    Sent: Wednesday, June 22, 2005 12:04 AM
    Subject: [controle_omc] Vive la France !



    Vive la France !

    par Jean-Pierre Kerckhofs, président de l'APED (Appel pour une école démocratique)


    Autant vous l’avouer tout de suite, j’ai hésité à titrer comme ci-dessus. Car je n’aime pas les nationalismes. Ni le Flamand, ni le Wallon, ni le Belge, ni l’Européen. Par conséquent, le Français non plus. D’ailleurs, « la » France, ça n’existe pas. Quelle France ? Celle de Robespierre ou de Louis XVIII ? De Louise Michel ou de Thiers ? Des FFI ou de la Milice ? De Mai 68 ou de la guerre d’Algérie ? Mais incontestablement, en ce dernier dimanche de mai, c’est la première qui a gagné. Et c’est celle-là que j’aime. « La France d’en bas », comme l’a appelée avec mépris, sans même s’en rendre compte, le Premier Ministre sortant. Cette France-là a résisté à toutes les pressions, à toutes les manipulations et à tous les matraquages (98 % des journaux nationaux et régionaux appelaient à voter oui, 2/3 du temps d’antenne radio et TV étaient consacrés aux partisans du « oui » !). Parti de sondages très défavorables, le camp du « non » de gauche a patiemment, mais ardemment, expliqué le contenu du Traité, ses pièges, ses attaques de principe contre les services publics, la part belle faite à l’ultra libéralisme. Et il est parvenu à convaincre, malgré des dirigeants socialistes et Verts qui avaient, une fois de plus, choisi leur camp : celui de la complicité, de la soumission servile au pouvoir économique. Honte à eux !

    Christian Laval, du syndicat enseignant français FSU, explique, dans ce numéro, en quoi le projet qui vient d’être rejeté est potentiellement néfaste pour la qualité et l’équité de l’enseignement en Europe. Il l’est tout autant dans bien d’autres domaines, comme l’emploi, les services publics ou même les droits démocratiques. Nico Hirtt démontre, lui, à quel point l’Union Européenne, avec ou sans Constitution, sert les intérêts des multinationales du continent, y compris lorsqu’elle impulse les politiques éducatives.

    Et maintenant ? Le non – majoritairement de gauche – des citoyens Français (et ceux qui risquent de suivre) représente une occasion rêvée d’élargir au maximum le débat sur la question fondamentale : « Quelle Europe voulons-nous ? ». En réalité, nous voulons plus d’Europe. Mais une Europe au service des gens, surtout des plus démunis. Elle se construira dans la rue, dans l’unité des peuples et en solidarité avec les pays du Sud. Tout reste à faire, mais l’Histoire retiendra peut-être que c’est le 29 mai 2005 que, pour la première fois, un peuple Européen s’est dressé et a dit : « Non, cette Europe-là, nous n’en voulons pas ». Alors, décidément oui : Vive la France !



    18:47 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    21/06/2005

    21/06/2005: Le baron de la pédale a certainement dû perdre la boule

    Condoleezza Rice est en tournée: selon une information que j' ai prise au vol ce mardi, elle aurait été accueillie sur le tarmac par Eddy Merckx....
    Le baron de la pédale a certainement dû perdre la boule ou s' est tout simplement égaré dans un tournant ????? Ca peut arriver lorsque l'on est pas très bien informé de l' actualité criminelle ....


    22:14 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    21/06/2005: Dans l' Investigateur/luxembourg: "Il faut constater que l'Europe ne fait plus rêver"

    Juncker, qui voulait faire différer le référendum, désavoué par le Parlement : le Luxembourg maintient le référendum sur le traité européen
    Jun 21, 2005


    Les chefs des groupes parlementaires du Luxembourg ont décidé de maintenir le référendum prévu le 10 juillet sur le projet de traité constitutionnel européen malgré la décision du Conseil européen de proroger le délai de ratification après les "non" français et néerlandais. Dans le même temps, en Pologne, le Premier ministre Marek Belka laissait entendre que la gauche au pouvoir pourrait renoncer à faire adopter ce texte par référendum.

    « L'ensemble des groupes et des partis représentés au Parlement luxembourgeois sont unanimes à penser qu'il faut maintenir le référendum et demander à nos concitoyens de voter sur le traité le 10 juillet », a déclaré Henri Grethen, président du groupe du Parti démocratique à l'assemblée grand-ducale.

    Les dirigeants des Vingt-Cinq réunis jeudi et vendredi à Bruxelles ont décidé de proroger la date limite de ratification de la Constitution européenne de novembre 2006 à au moins la mi-2007.

    Le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui assure jusqu'à la fin juin la présidence tournante de l'UE, avait fait valoir que les pays prévoyant des référendums pourraient avoir besoin de davantage de temps afin de convaincre leurs ressortissants des avantages du traité.

    Un sondage d'opinion publié le 9 juin, après le double "non" français et néerlandais, faisait apparaître que l'opposition au traité était passée au Luxembourg de 41% en mai à 45% et que le soutien était tombé de 59% à 55%. Ce sondage ne tenait pas compte des indécis dont la majorité pencherait, selon l’institut de sondage ILRES, pour le « Non » et risque d’amener une situation de 50 / 50.

    REPORT OU SUSPENSION DANS QUATRE PAYS


    Dix pays représentant près de la moitié de la population européenne ont approuvé le traité: Lituanie, Hongrie, Slovénie, Espagne, Italie, Grèce, Slovaquie, Autriche, Allemagne et Lettonie. La ratification par l'Allemagne n'a pas encore été signée par le président. Sur ces dix pays, seule l'Espagne a approuvé la Constitution par référendum.

    Le Danemark, la République Tchèque et le Portugal ont décidé de reporter le référendum qu'ils comptent tenir sur le traité et la Grande-Bretagne a suspendu la consultation. L'Irlande et la Pologne, qui devraient en principe tenir un référendum, n'en ont pas encore fixé la date. En Belgique, en Estonie, à Chypre, à Malte, en Finlande et en Suède, la ratification doit se faire par voie parlementaire, mais, en Suède, elle a été reportée.

    A Varsovie, le Premier ministre Marek Belka a déclaré lundi que le Parlement devrait ratifier rapidement le texte, laissant entendre que la gauche au pouvoir pourrait renoncer à la soumettre à un référendum. Belka a souligné que, après l'échec du sommet de Bruxelles, il serait difficile de convaincre les électeurs de soutenir activement une Constitution rejetée par la France et les Pays-Bas et dont la ratification a été retardée par plusieurs autres membres de l'UE.

    SOUTIEN AU TRAITE EN REGRESSION EN POLOGNE


    Le gouvernement de gauche, qui bat des records d'impopularité, avait envisagé de faire coïncider le référendum avec l'élection présidentielle du 9 octobre afin de détourner l'attention des scandales de corruption qui ont terni sa réputation. "Je continue à penser que la ratification par la Pologne du traité constitutionnel serait de notre intérêt", a dit Belka. "Mais j'ai conscience qu'aujourd'hui, le meilleur moyen de le ratifier serait de le faire adopter rapidement par le Parlement. Il sera difficile de faire voter les gens en sachant que la plupart des pays reportent leurs référendums", a expliqué Belka.

    Il doit rencontrer mardi le président Aleksander Kwasniewski et le président du Parlement, Wlodimierz Cimoszewicz, qui appartiennent à sa famille politique, afin de discuter des modalités de la ratification.

    C'est au Parlement de décider si la ratification doit être confiée à la Diète ou si elle doit se faire par référendum. S'il opte pour le référendum, il reviendra au président Kwasniewski d'en proposer la date.

    Les récents sondages ont fait apparaître que le soutien au traité était en rapide régression, ce qui fait dire aux observateurs que la gauche prendrait un grand risque en maintenant le référendum, même si, un an après l'adhésion de leur pays, les Polonais restent dans l'ensemble partisans de l'Union européenne. L'opposition de centre-droit, que les sondages donnent gagnante aux élections législatives de septembre, a réaffirmé lundi qu'il fallait à ses yeux reporter la ratification.

    "Nous devrions suspendre (la ratification) et attendre un an pour voir s'il y a une chance d'appliquer au moins certains éléments de ce document", a déclaré le chef de l'opposition, Jan Rokita.

    DOSSIER CONSTITUTION
     
    Le pari perdu de Jean-Claude Juncker
    Jun 21, 2005
    Habitué à négocier les compromis les plus difficiles, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker a échoué au sommet de Bruxelles à doter l'Europe de son futur budget, dernier pari d'une présidence brisée par les non français et néerlandais à la Constitution. "Je crois que ma présidence se terminera mal...", avait-il confié dans une longue interview prémonitoire au quotidien belge Le Soir, quatre jours avant le référendum du 29 mai en France.


    Lorsqu'il débarque dans une salle de presse bondée pour annoncer l'échec du sommet vers 00H45 samedi, le doyen en exercice des dirigeants de l'Union européenne reste d'abord fidèle à son sens de l'humour, qui fait de lui le "chouchou" des journalistes bruxellois. "La présidence luxembourgeoise, lentement mais heureusement, touche à sa fin. Après-demain (lundi), nous irons à Washington pour expliquer en détail au président des Etats-Unis la vigueur et la force de l'Europe", brocarde-t-il. Mais, visiblement ébranlé, il ajoute aussitôt que "son enthousiasme pour l'Europe a subi aujourd'hui un choc profond".

    Tout avait pourtant bien commencé pour la 11ème présidence semestrielle du Luxembourg, ce petit pays de 400.000 habitants, qui compte parmi les six fondateurs de la construction européenne à laquelle ses intérêts sont étroitement mêlés. En mars, M. Juncker, également ministre des Finances, parvient après plusieurs séances marathon avec les autres grands argentiers à un consensus sur l'assouplissement du pacte de stabilité, qui encadre les déficits budgétaires des économies européennes. Il conforte alors sa réputation d'habile négociateur, l'un des seuls capables de réconcilier les intérêts souvent divergents des "petits" et des "grands" Etats membres, notamment ses voisins français et allemands. Sans se "faire trop d'illusions", il décide alors de faire le forcing sur le budget, estimant qu'il y a une "fenêtre de tir" idéale pour parvenir à un accord à la fin de sa présidence, après les élections britanniques et les référendums français et néerlandais.

    Las, le scénario tourne à la catastrophe. "Il faut constater que l'Europe ne fait plus rêver", déclare-t-il au soir du référendum néerlandais du 1er juin. Persuadé qu'il faut montrer que "l'Europe avance" malgré tout, M. Juncker maintient malgré tout le budget européen à l'agenda du sommet, au risque d'ajouter la +crise à la crise+ en cas d'échec. "S'il y a une crise, ce n'est pas un résultat de la présidence luxembourgeoise", a souligné samedi matin le président de la Commission européenne José Manuel Durao Barroso, rendant hommage à ses "efforts exceptionnels".

    Amer et découragé, M. Juncker s'en est pris à plusieurs reprises avec une véhémence difficilement contenue à son homologue britannique Tony Blair, qui lui succèdera le 1er juillet à la tête de l'UE et qu'il accuse d'avoir cherché l'échec. "La présidence britannique présente son programme le 23 juin. Je ne serai pas à (son) écoute parce que c'est la fête nationale du Luxembourg", a-t-il ironisé. Au Luxembourg, le Premier ministre se retrouve aussi dans une situation délicate avec son référendum sur la Constitution prévu le 10 juillet, où le non a grimpé jusque 45% dans les derniers sondages, ce qui l'a conduit à menacer de démissionner en cas de résultat négatif.

    Après la décision du sommet de prolonger la période de ratification, M. Juncker s'est montré favorable à un report du scrutin, en laissant le soin de trancher au Parlement, qui se réunit ce mardi.



    21:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    19/06/2005

    19/06/2005: les jours comptés de l'Euro....


    ----- Original Message -----
    From: info@comite-valmy.org
    Sent: Sunday, June 19, 2005 11:03 AM
    Subject: les jours comptés de l'Euro....

     Cette tribune pessimiste d’un économiste favorable à l’Europe supranationale néo-libérale étaie involontairement, la thèse du Comité Valmy selon laquelle « rien n’est irréversible », même pas l’Euro, si le peuple le décide. En ce mois de juin 05, la remise en cause de l’euro devient nettement plus fréquente. Nous devons y travailler. Claude Beaulieu.

     

    Le Monde -Jeudi 15 janvier 2004 ( tribune )

     

    Les jours de l’euro sont-ils comptés ?

      La pérennité de l’euro semble remise en cause par le récent rejet des Suédois et l’initiative des Britanniques de reporter une fois de plus le référendum prévu sur une éventuelle adhésion. Depuis le lancement de la monnaie unique, la zone euro traverse une période difficile — croissance anémiée, hausse rampante du chômage — alors même que le déficit budgétaire des deux principales économies de la zone dépasse le plafond de 3 % du PIB fixé par le pacte de stabilité.

         Le contraste est saisissant avec les économies des pays dits « euro-sceptiques » — Royaume-Uni, Suède et Danemark —, qui partagent des taux de chômage notablement plus faibles, des taux de croissance plus élevés et des déficits budgétaires très limités (quand ils ne connaissent pas un excédent budgétaire).

         Conclusion :  à ce jour, la monnaie unique n’a guère enrayé le malaise économique européen et l’on ne peut manquer de s’interroger sur son éventuelle responsabilité dans les difficultés économiques actuelles de la zone euro.

         Le lancement de l’euro en 1999 reposait sur une décision politique, et non sur la théorie économique de la zone monétaire optimale (ZMO). Un groupe de pays ou de régions peut constituer une ZMO lorsque leurs économies sont fortement imbriquées, à la fois au plan des échanges de biens et de services et au niveau de la mobilité des facteurs de production. Les Etats-Unis sont l’exemple le plus abouti de réussite d’une ZMO.

         L’UE est-elle une ZMO ?  Les échanges en son sein représentent environ 15 % du PIB de la zone, ce qui est très faible comparé aux Etats-Unis. De même, la mobilité du travail en Europe est très limitée par rapport aux Etats-Unis (sans faire référence au fait qu’elle reste faible même à l’intérieur des Etats).

         Ignorant ces questions essentielles, l’euro a créé une politique monétaire unique gérée par la Banque centrale européenne, privant chaque pays de deux (de ses trois) outils de politique économique :  une politique monétaire indépendante et la flexibilité des taux de change. Le troisième outil, la politique budgétaire, est lui contraint par le pacte de stabilité.

         Du fait des différences entre les pays de l’UE, la diminution de l’autonomie de leurs politiques économiques est une question grave, notamment si un de ces pays subit un choc particulier qui n’affecte pas le reste de la zone euro. Si celle-ci était effectivement une ZMO, l’économie du pays traversant des difficultés s’ajusterait via :

    1) la mobilité de sa main-d’œuvre avec le reste de la zone,

    2) la flexibilité des salaires et des prix et/ou

    3) un transfert budgétaire depuis Bruxelles.

    Aucune de ces trois conditions n’était remplie à la création de l’euro, et aucune réforme structurelle ne semble être prévue pour rapprocher la zone euro d’une ZMO.

         La troisième condition — la plus simple à remplir — rend nécessaire une certaine dose de fédéralisme fiscal qui reste un objectif bien lointain. En fait, l’UE — qui ne dispose que de ressources limitées (environ 1,27 % du PNB de l’UE) — ne peut procéder à des transferts budgétaires pour amortir les chocs nationaux. L’essentiel de la politique budgétaire demeure entre les mains des gouvernements nationaux, Bruxelles représentant moins de 3 % des dépenses publiques de l’Union. Fort contraste avec la situation américaine, où 60 % des dépenses publiques sont réalisées au niveau fédéral, et où la mobilité du travail et la flexibilité des salaires sont bien supérieures à celles de l’Europe.

         Le calendrier électoral non synchronisé de l’UE accroît encore les difficultés, chaque pays tenant ses élections (présidentielle, législatives et municipales) indépendamment. Ces différences dans le calendrier électoral exacerbent l’asynchronisme des cycles économiques nationaux à l’intérieur de la zone euro dans la mesure où les élections s’accompagnent généralement d’une politique budgétaire expansionniste.

         Malheureusement, la combinaison d’une politique monétaire centralisée et d’une politique budgétaire décentralisée aboutit à des différentiels d’inflation entre les pays de l’UE qui conduisent à des disparités du pouvoir d’achat de l’euro dans les Etats membres.

         Dans le cadre d’un système de change « national », cet effet serait aisément corrigé via la politique monétaire et une appréciation ou une dépréciation « compétitive » de la monnaie. Aujourd’hui, ce n’est plus possible, la monnaie unique paralysant l’outil des taux de change tout en annulant l’indépendance de la politique monétaire. Du fait de cette incapacité à apporter une réponse flexible à l’inflation, le pouvoir d’achat de l’euro dans plusieurs pays s’érode par rapport à la moyenne de la zone et par rapport à l’Allemagne. Sur la base des taux d’inflation en Grèce et en Allemagne entre janvier 1999 et juin 2003, l’euro en Grèce est surévalué d’environ 25 % par rapport à l’euro en Allemagne. Sur la base des projections d’inflation pour les économies de la zone, en 2006, l’euro sera surévalué de 25 % dans au moins trois pays, et de 50 % dans un pays.

         Nul besoin de rappeler la triste odyssée du peso argentin, lié par une parité fixe avec le dollar durant les années 1990 :  ce choix politique créait de fait une union monétaire avec les Etats-Unis. En agissant ainsi, l’Argentine abdiquait l’indépendance de sa politique monétaire au profit des Etats-Unis et abandonnait sa politique de change, sans obtenir en compensation des transferts budgétaires et sans pouvoir faire jouer la mobilité du travail. Le peso devint nettement surévalué (d’environ 30 % en termes de parité de pouvoir d’achat par rapport au dollar), alors que l’économie argentine ralentit, entraînant un chômage de masse et finalement l’effondrement de la parité peso/dollar et la plongée du taux de change.

         Bien entendu, il s’agit là d’un cas extrême d’union monétaire (les échanges argentins avec les Etats-Unis sont faibles comparés au volume du commerce intracommunautaire), mais la comparaison avec la situation de la zone euro reste frappante.

         Néanmoins, des pays comme l’Espagne, la Grèce et la Finlande (dont les taux de chômage dépassent 10 %) doivent-ils accepter de devenir non compétitifs du fait de la surévaluation de « leur euro », ce qui conduira à une hausse du chômage ?  La tentation de faire sécession ne sera-t-elle pas trop forte ?

         En dernier ressort, tout dépendra de l’amélioration de la conjoncture économique européenne dans les prochaines années. Un scénario optimiste de retour à la croissance économique lèvera temporairement les doutes sur l’euro. Et si les gouvernements profitent de cette conjonsture favorable pour mettre en œuvre les nécessaires réformes du marché du travail, tout en accroissant le pouvoir budgétaire de Bruxelles, alors l’euro survivra.

         Au contraire, une récession qui s’accompagnerait d’un taux de chômage structurel de 11 % à 13 % exercerait une pression insoutenable sur les pays de la zone euro. Les hommes politiques seront portés vers la solution de facilité :  il leur sera difficile de résister à la tentation d’un retour indépendant au taux de change flottant. L’élargissement en bloc de l’UE à dix nouveaux pays d’Europe de l’Est ne fera qu’affaiblir davantage un attelage déjà bien branlant. Si traumatisant que cela soit de restaurer certaines monnaies nationales — pas nécessairement toutes —, certains pays, notamment les plus petits, pourraient décider d’abandonner l’euro.

    par Anthony Gribe et Laurent Jacque

    Anthony Gribe est banquier d’affaires (Natexis Finance). Laurent Jacque est professeur de finance internationale à la Fletcher School of Law & Diplomacy (Boston) et au groupe HEC.



    11:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    18/06/2005

    18/06/2005: DES DIRIGEANTS SOCIALISTES S'AFFICHENT, comme si les Français n' avaient pas voté ...

    18/06/2005: DES DIRIGEANTS SOCIALISTES S'AFFICHENT, comme si les Français n' avaient pas voté ...
     
     
    ----- Original Message -----
    From: Combat
    Sent: Saturday, June 18, 2005 3:10 PM
    Subject: DES DIRIGEANTS SOCIALISTES S'AFFICHENT



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    DES DIRIGEANTS SOCIALISTES S’AFFICHENT AVEC LA DROITE         

    Guy Poussy

     

    Dans une « conférence historique » : Quel avenir pour la France en crise dans l’Europe désuni ?, trois semaines après le référendum, des dirigeants du PS, comme Elisabeth Guigou, députée, ancien Ministre, s’affichent avec des politiciennes et des politiciens de droite, Pierre Lellouche, député UMP très lié à l’OTAN, Corine Lepage ancienne Ministre de Juppé. Donc malgré leur défaite, les dirigeants du PS continuent comme si le Non n’avait pas été majoritaire. Ils oublient que le Non vient de loin, qu’il a une de ses sources dans la condamnation de la politique du gouvernement Jospin. Durant la campagne du référendum il y avait eu le couplé, Sarkozy/Hollande, à la une de Paris-Match. Aujourd’hui, non seulement le PS se refuse à toute autocritique et  à la remise en cause de la construction européenne, mais ses dirigeants déclarent : Il faut continuer. A l’assemblée Nationale F. Hollande demande « un signe fort pour la construction européenne ».Selon lui, le risque c’est « le délitement des acquis communautaires et la fin de l’Europe politique ». De tels propos attestent qu’il n’envisage pas de rupture avec l’Europe du capital. Comment laisser croire au peuple que le Oui du PS et le Non de gauche seraient compatibles, qu’il est possible » de forger, à gauche une union populaire pour changer la vie ». A Bruxelles les chefs d’Etats et de gouvernements européens ont décidé de se donner du temps, jusqu’en 2007, pour développer leur « pédagogie du consensus », convaincre les peuples rebelles de se coucher. Le processus de ratification se  poursuivra un jour ou l’autre, alors même que la plupart des Etats y ont renoncé ! « Il n’y a pas de renégociation, pas de plan B mais un plan D, de dialogue et débat » a insisté le Président de L’Union européenne, J.C. Juncker. En clair cela veut dire : on vous aura à l’usure, avec l’espoir qu’en 2007 la France dirigée par la gauche « durable » pourra se permettre de faire revoter le  peuple, pour qu’il ratifie enfin une constitution rafistolée. Faire revoter les Français serait vécu comme une provocation, un déni du suffrage universel. Mais alors, en ce cas,  chiche ! Que les dirigeants du PS annoncent la couleur et disent clairement : « Si nous revenons aux affaires nous vous ferons revoter » 

     

    LA SLOVAQUIE EXPORTE SES CHÔMEURS

    Avec l’accord de Bruxelles, le gouvernement slovaque instaure » la prime d’expatriation » pour les chômeurs. L’objectif est d’instaurer une plus grande mobilité des chômeurs (13% de la population active). Pour quitter leur pays les chômeurs recevront une prime mensuelle de 52 euros pendant trois mois, elle devrait couvrir  100% des frais de voyage. En Slovaquie le gouvernement a pris des mesures d’exonération fiscales pour les entreprises étrangères qui s’installent, véritable « Eldorado » disent elles.

     

    LA PRODUCTIVITÉ DU TRAVAIL EN HAUSSE

    Selon l’INSEE, en 2004, elle a augmenté de 2,4% dans les branches marchandes, de 4,5% dans l’industrie manufacturière, secteur (où l’emploi a diminué de 2,8%). Pourtant patrons et gouvernement n’arrêtent pas de parler du coût du travail exorbitant dans notre pays.


    19:20 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    Européanisation capitaliste: vers la carte d'identité européenne obligatoire.

    L' Euro-dictature capitaliste fait des siennes chaque jour.
    Avant peu, la carte d'identité européenne va nous être "démocratiquement" imposée. Elle reprendra nos données personnelles que seuls les services spécialisés et accrédités dans toute l' Europe pourront décrypter.
    Elle ne sera pas gratuite évidemment. En Belgique, elle sera délivrée dans les administrations communales.
    Le prix réclamé va varier d'une commune à l' autre.
    A Knokke-Le-Zoute, les millionnaires des luxueuses villas ne paieront rien du tout. Par contre, à FOREST, les petits-pensionnés,  les minimexés, les chômeurs, les travailleurs à petits salaires, ... devront cracher 114 euros dans les caisses de la Commune..., même si tous les Belges sont paraît-il égaux. A oui, à nos frais une carte d'identité récente sera évidemment nécessaire. Avant d' entamer nos déplacements à la Commune, n'oublions donc pas de passer chez le photographe.
    Tu parles: leur Europe ... ? 

    12:43 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    18/06/2004: Ah, si nous n' avions pas les partis "démocratiques" du capitalisme !

    Ah, si nous n' avions pas les partis "démocratiques" du capitalisme !
     
    C' est fait: après le Sénat et la Chambre des "Représentants", les partis "démocratique" du Parlement bruxellois viennent à leur tour de ratifier la Constitution anti-démocratique et capitaliste européenne.
    Parmi les partis "démocratiques", qui refusent toute consultation des Belges,  1 seul Ecolo a voté contre.
    Ils continuent et font comme si de rien n' était du NON des peuples français et hollandais, et des sondages défavorables dans d' autres pays, où plus prudents, les dirigeants ont suspendu les ratifications parlementaires et/ou les référendums. Juste le temps de convaincre et sans doute de consulter les Français et les Holladais une seconde fois (voire toutes les fois qu'il faudra jusqu'au moment d'un oui favorable) sur un texte remanié quelque peu.
    On le voit l' Euro-dictature capitaliste est de plus en plus dirigée par des ... "démocrates" !
    Suivant la Constitution belge (celle qu'ils veulent remplacer par une Consitution supra-nationale!) : "Tous les pouvoirs émanent de la Nation" !
     
    Et dire qu' en 1886, Defuisseaux (Catéchisme du Peuple) pensait qu'il suffisait de conquérir le suffrage universel, le droit de vote pour les travailleurs, pour qu'un pouvoir devienne réellement démocratique ... Qu'en penserait-il aujourd' hui ?

    L'inaction est effectivement la politique du boeuf vers l' abattoir !

    RoRo

    10:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    17/06/2005

    17/06/2005: BELGIQUE: Gosselies: respectons l' environnement certes, mais disons m... aux patrons des grands magasins Carrefour (ex-GB, aujourd'hui entre les mains de patrons français)...

    BELGIQUE: Gosselies: respectons l' environnement certes, mais disons m... aux patrons des grands magasins Carrefour (ex-GB, aujourd'hui entre les mains de patrons français)...


     
     
    Grosse surprise, pour moi, ma compagne et des centaines de "chers" clients, ce jeudi-matin, en allant faire nos courses à l'hypermarché de Charleroi/Gosselies: aux caisses, les sacs gratuits pour emballer nos achats ont disparus, enlevés par la Direction !
    Derrière les portes automatiques, deux jeunes mercenaires, sûrs d' eux, distribuent un propspectus explicatif, avec un bon gratuit, donnant droit aux caisses, à un sac recyclable, valant 0,10 euro. Les sacs supplémentaires, ou des sacs plus solides, voire des caissettes, il faut les acheter..., si vous n' avez pas assez avec le sac gratuit...
    Ainsi en a décidé subitement d' autorité, les patrons du magasin, dans leurs derniers rêves nocturnes.
    Il faut respecter l' environnement, la nature, nous expliquent les deux jeunots, et non plus aller jeter nos sacs partout dans la nature. Il ne s' agit donc pas d' une simple mesure de conscientisation, mais bien d' une mesure autoritaire, unilatérale, imposée arbitrairement aux clients à qui on ne laisse aucun autre choix que celui de se plier et de cracher une fois de plus au bassinet des décideurs capitalistes de la grosse distribution.
    Les patrons des magasins se moquent autant de l' environnement qu'un poisson d' une pomme. Leurs buts, ce n' est pas de défendre l' environnement, mais bien de vendre en faisant le maximum de profit. Qu'ils arrêtent de nous vendre leurs saloperies d' emballages perdus et de luxe (que nous payons d' ailleurs incorporés dans les prix de revient) et l' environnement sera mieux respectés. Ils nous coûtent de plus en plus chers. Et nous n' avons pas besoin des patrons pour nous donner des leçons intéressées d' environnement et de comportement. Il y a pour celà des gens plus compétents ailleurs.
    Pas contents nos deux gaillards quand je leur ai expliqué que les pollueurs devaient être les payeurs, et non pas les consommateurs-pollués, qui ne savent plus que faire de ces déchets et qui n' arrêtent plus de les trier, avant de pouvoir les embarquer, s' en débarrasser.
    Le sourires narquois s' est vite transformé quand je leur ai expliqué, devant d' autres clients intéressés et/ou médusés, qu'ils allaient plutôt perdre une partie de leur clientèle, car personnellement c' est ce que j'ai décidé. Fini pour moi les magasins CARREFOUR. J' irai me faire pendre ailleurs.
    Si l'on veut réellement protéger l'environnement, il est existe une solution plus radicale: que les pouvoirs publics obligent les patrons des grandes surfaces d' installer des containers sélectifs (verres, vêtements usés, papiers et cartons, huiles usées, emballages métalliques, etc...) sur leurs parkings publics. Pas de containers prévus, pas d' autorisations d'urbanisme, de construire, d'ouverture, d' exploiter !    C'est simple, NON ?  
    Mais cela nos gouvernants n'en veulent pas, car ils protègent non pas les consommateurs et l'environnement, mais les gros pollueurs. Et à la sauce Ecolo, les écotaxes qui frappent certains produits inutiles rapportent même dans les caisses de l' Etat ....
    RoRo

    18:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    16/06/2005: européanisation capitaliste: Casquer pour l'Euro-Armée ?

    européanisation capitaliste: Casquer pour l'Euro-Armée ?


     
    ----- Original Message -----
    From: Michel Collon
    To: roger.romain@skynet.be
    Sent: Thursday, June 16, 2005 11:06 PM
    Subject: Casquer pour l'Euro-Armée ?





    Pacifique, l'Europe ?
    Le débat sur la Constitution n'a pas assez abordé un point essentiel. Ce traité ouvre la porte à l'augmentation des budgets militaires, au détriment du social. L'Europe cherche à concurrencer les USA aussi sur le terrain de la guerre.
    Récemment, Alliot-Marie, ministre française de l'Armée, a réclamé que l'UE augmente de 45 milliards d'Euros/an ses dépenses en équipement et recherche militaires. Elle a commandé un rapport exigeant aussi la privatisation de certaines activités militaires.
    (Financial Times, 06/06/2005 p. 1)
    Ceci confirme ce qu'annonçait notre livre Monopoly - L'Otan à la Conquête du monde, après la guerre contre la Yougoslavie. Extrait :

    Naissance de l'Euro-armée:
    nous allons casquer
    MICHEL COLLON

    L'unification européenne se poursuit aussi au plan politique. Après avoir brillamment
    fait ses preuves contre la Yougoslavie,
    (écrit en janvier 2000 - ndlr) Javier Solana est nommé Monsieur
    Défense de l'Union Européenne
    . Avec deux missions: 1. Unifier les armées et
    armements européens sous la direction de Berlin et du groupe Dasa-Matra. 2.
    Obliger plusieurs pays, dont la Belgique, à augmenter leurs dépenses militaires.
    Les choses ne traînent pas. Dès la fin novembre 99, les quatre grands -- Berlin,
    Paris, Londres et Rome -- se mettent d'accord pour une politique militaire commune:
    60.000 euro-soldats prêts à attaquer partout «sur des théâtres de crise hors
    d'Europe», un état-major militaire européen, un commandement européen de
    transport aérien, la construction d'un avion transporteur de troupes, un satellite
    commun d'espionnage militaire, etc. Manifestement, ce plan n'a rien à voir avec la
    «défense de nos territoires» (contre qui, d'ailleurs?), mais tout à voir avec des opérations
    offensives. Et toutes les décisions seront prises par des ministres, généraux
    et ambassadeurs. Aucun contrôle démocratique.80

    Cette montée du militarisme est alarmante. Cela veut dire que le sort infligé à la
    Yougoslavie, d'autres pays peuvent s'y préparer: l'Europe de l'Est si elle se révolte,
    le Caucase riche en pétrole, le Moyen-Orient et l'Algérie pour la même raison, le
    Congo... D'ailleurs, exactement au même moment, Chirac et Schröder annoncent
    qu'ils prévoient un voyage commun en Afrique «afin de marquer leur intérêt commun
    pour les problèmes africains»81
    Quels problèmes? Ne s'appelleraient-ils pas «diamants, cuivre, uranium et
    pétrole»? Ce ne serait pas la première fois que la France interviendrait militairement en Afrique.
    Avec, cette fois, une dimension et un drapeau européens, question d'augmenter
    son poids face aux Américains? En fait, l'Union Européenne veut se donner les
    moyens, elle aussi, de mater les pays récalcitrants.

    Certains, même à gauche, appellent à renforcer la puissance européenne qui
    aurait
    «davantage une tradition de paix que les USA, et qui serait plus diplomatique,
    plus ouverte au dialogue.»

    Une «tradition de paix»? Attention à l'amnésie. Deux guerres mondiales ont
    commencé en Europe. Quant à la tradition de paix de la France, il faudrait peut-être
    demander leur avis aux peuples du Maroc, d'Algérie et de tant d'autres pays
    africains qui ont subi des massacres nombreux. Idem pour la Grande-Bretagne,
    couverte de sang aux quatre coins du monde (et récemment encore par ses bom-
    bardements sur l'Irak). Sans oublier que l'Allemagne, pour s'assurer un accès à la
    Méditerranée, a délibérément provoqué la guerre en Yougoslavie, comme nous l'avons
    exposé aux chapitres 2 et 4 de notre livre
    Poker menteur.

    On prétend aussi, parfois, que
    «l'Europe serait mue par les valeurs, les Etats-
    Unis par les intérêts».
    Ceci pose une question fondamentale. Les multinationales
    européennes seraient-elles meilleures et plus morales que les multinationales US?
    On peut en douter à voir l'exemple de la Générale belge qui a fait assassiner
    Lumumba et imposé par le sang le tyran Mobutu. Ou l'exemple de la corruption
    organisée par Elf et de la collaboration de Tractebel avec la maffia du Kazakhstan.
    Ou encore l'exemple de Total ou Shell, s'appuyant sur les pires dictatures (Birmanie,
    Colombie, Nigéria...) pour augmenter leurs profits pétroliers. Y aurait-il des
    multinationales amorales et d'autres morales? Ou y aurait-il seulement une loi du
    profit maximum, loi s'imposant à chaque multinationale sous peine de disparaître,
    loi objective plus puissante que toute moralité?
    Une multinationale (européenne) plus faible qu'une autre (américaine) n'est
    pas plus pacifique. Elle cherche seulement à conquérir les moyens de devenir la
    plus forte. Toute illusion sur ce point serait très dangereuse.

    VOIR AUSSI :
    Pourquoi ne parle-t-on jamais des 8ème et 10ème corridors ?
    http://www.michelcollon.info/display.php?image=img/livres...

    Table des matières du livre Monopoly:
    http://www.michelcollon.info/table_mo.php


    14:56 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    16/06/2005

    16/06/2005: LA DEMOCRATIE SELON LE "SOCIALISTE" ROCARD …

     LA DEMOCRATIE SELON LE "SOCIALISTE" ROCARD …
     
     
    Je diffuse ce texte car il est intéressant et amusant de voir comment certains élus "de gauche", comme de droite, partisan du non et/ou du oui peuvent régler certains comptes et se dire parfois quelques vérités. Pour autant que je sache, quant à la vie politique en France, à une certaine époque Michel Rocard n' a jamais rien "marxisé" du tout . Il a simplement au sein du Psu voulut jouer les gauchistes sur  la gauche de la SFIO, parti social-démocrate par excellence, embarqué au service du capitalisme, des aventures colonialistes et atlantiques.
    Quant à Paul-Marie Coûteaux,  même partisan du non, son attitude, ses conceptions et ses raisons ne doivent avoir rien de bien commun avec le non de la vraie gauche qui lutte pour une Europe des peuples, une Europe socialiste.
    Je crois savoir que le monarchiste Paul-Marie Coûteaux est un proche, au sein du Mouvement Pour la France de De Villiers.
     
    Voici en tout cas ce qu'en dit le Réseau Voltaire:

    Né en 1956. Ancien élève de l’ENA (promotion " Henri-François d’Aguesseau "). Il a successivement été membre des cabinets de Michel Jobert, Philippe de Saint-Robert, Jean-Pierre Chevènement, Boutros Boutros-Ghali, et Philippe Seguin. Il était également professeur à l’Institut d’études européennes de l’université de Paris-VIII et au Collège d’études politiques (université Pasqua) où il anime la Revue de politique française (RPF encore). Depuis 1990, il est administrateur de l’Association pour la sauvegarde et l’expansion de la langue française (Asselaf) de Philippe de Saint-Robert. En 1997, il a activement participé à la célébration par Jean-Paul II du mythe du baptême de la France par Clovis. À cette occasion, il a préfacé doctement un livre ridicule d’Étienne de Montety (alias François David), Les Réseaux de l’ancléricalisme en France, qui présente le Réseau Voltaire comme le centre d’un complot maçonnique visant à renverser la chrétienté. Depuis 1998, il était rédacteur en chef de la revue théorique trimestrielle, fort droitière, du RPR, Une certaine idée. Monarchiste de conviction, il a popularisé le terme de " souverainiste ", emprunté aux indépendantistes québécois.

    Il est membre de la Fondation de service politique (proche de l’Opus Dei) (cf. RV 97/0573 à 97/0579).


    Bref, Rocard, ou de Villiers, ou Coûteaux, ce n' est vraiment pas notre soupe, celle des travailleurs qui se battent.


    RoRo
     
     
     
    ----- Original Message -----
    From: c.beaulieu@free.fr
    To: Beaulieu Claude
    Sent: Thursday, June 16, 2005 4:56 PM
    Subject: Lettre Michel Rocard 9 06 05.doc


    Comité Valmy.

     

     

    LA DEMOCRATIE SELON LE SOCIALISTE ROCARD …

     

    Le Comité Valmy vous communique pour information une lettre de Paul-Marie Couteaux à Michel Rocard.

    Pour le dirigeant « socialiste » un élu au parlement européen est un salarié payé pour promouvoir la pensée unique de l’Europe fédérale mondialisée. Les députés qui défendent la souveraineté nationale et populaire de leur pays utiliseraient selon Rocard, leur paye de député au parlement européen « pour cracher dans la soupe ».

    C’est pas de la soupe…

     

     

    Paul-Marie Coûteaux

                à

      M. Michel Rocard

     

                                                                                      Bruxelles, le 9 juin 2005

     

     

               

    Monsieur le Premier ministre,

     

     

    Vous avez tenu hier à mon encontre, dans l'hémicycle de Strasbourg, des propos certes plus insultants pour vous-même qu'ils n'entendaient l'être pour moi, mais auxquels il me paraît nécessaire de répondre, non point seulement parce que, ayant alors quitté l'hémicycle, je n'ai pu le faire de vive voix, ni davantage en raison de votre qualité - au sens administratif de ce terme - mais en ce qu'ils révèlent d'aveuglement ; celui-ci conduisant à une crise grave, il me paraît devoir le traiter avec soin.

     

                D'après les minutes de la séance d'hier, telles qu'elles sont publiées aujourd'hui dans le compte-rendu officiel du Parlement, vous auriez dit ceci à mon sujet : "S'il y a forfaiture quelque part, elle est d'utiliser une paye de député européen pour venir cracher dans la soupe". Propos stupéfiants en ce qu'ils supposent de mépris pour la démocratie et pour le principe même de l'élection, ne serait-ce seulement parce que celle-ci commande qu'un élu s'exprime dans le sens de ses opinions et non dans celui de qui le "paye",  pour utiliser le mot distingué qui est dans votre registre.

     

    Je suis confus de devoir rappeler au démocrate que vous prétendez être que, bien que vous et vos amis ayez montré tant d'exemples contraires, un député est d'abord la voix de ses électeurs. Les Français qui ont choisi un non dont je suis l'un des porte-parole et qui est aussi adressé au mensonge, n'entendent pas que je participe à un débat sur les voies et  moyens de doter on ne sait quel "ministre des Affaires étrangères européen" d'un siège au Conseil de Sécurité de l'ONU et d'en disposer en lieu et place de ceux qui sont actuellement dévolus à la Couronne britannique et à la République française, puisque tel était le sujet du débat d'hier. A faire comme si les électeurs n'existaient pas, vous jouez dangereusement, M. le Démocrate, avec la démocratie. Il est vrai qu'on ne vit jamais nul empire (le mot qu'utilise au sujet de l'Europe l'un de vos camarades, M. Strauss-Kahn) tenir compte d'un référendum qu'aurait par malencontre organisé l'une de ses provinces. En ce qu'il nie par nature la singularité des peuples, un empire n'est jamais démocratique; immanquablement, il dévale sa pente autoritaire, ce que votre réflexe prouve d'éloquente, ou plutôt d'accablante façon.

     

     

     

    Je vous rappellerai ensuite, puisque votre mot me contraint à entrer dans ces détails, que les émoluments que je peux recevoir comme député français au Parlement européen proviennent du Sénat français, le Parlement européen ne versant, vous le savez, que des défraiements. Puisque nous sommes ici dans certaines choses concrètes qui vous intéressent au point que vous semblez estimer qu'un homme est nécessairement commandé par l'argent, je vous fais observer que les électeurs et les contribuables français pourraient s'étonner que vous utilisiez vos émoluments nationaux pour demander, comme vous l'avez fait devant moi il y a quelques mois, la suppression du siège français au Conseil de Sécurité de l'ONU, suppression dont vous avez même précisé qu'elle vous paraissait "naturelle". Sans doute, après une si longue carrière, êtes-vous arrivé au point où votre conscience ne discerne plus ce qu'est votre devoir envers la France, car vous avez depuis trop longtemps pris l'habitude d'être "payé", comme vous dites, pour la desservir. S'il s'agit de "cracher dans la soupe", autre figure de votre élégant vocabulaire, c'est la nation qui pourrait vous demander des comptes, après avoir entretenu votre personne pendant les innombrables années au cours desquelles vous fûtes député, ministre et Premier ministre tout en publiant la nation pour dépassée, le peuple pour inadapté, et la France pour obsolète.

     

                Il est exact que j'ai utilisé le mot de "forfaiture". Si vous m'avez bien écouté, j'ai même utilisé l'expression de "forfaiture collective". Dès lors que les Français ont refusé le projet dit de Constitution européenne et que, de ce fait, aux termes mêmes de la Convention de Vienne de 1969, comme du traité de Rome exigeant l'unanimité, ce projet devenait caduc, nous n'avions pas à débattre comme s'il avait été approuvé, comme si nous avions un ministre européen des Affaires étrangères et que rien n'était plus pressé que de décider des instruments à mettre à sa disposition, siège "européen" au Conseil de Sécurité inclus. Le fait que le peuple qui vous a élu venait de trancher la question devrait à tout le moins  vous commander le silence. 

     

    Quant à moi, si je siège au Parlement européen, c'est pour y représenter, avec quelques autres de mes amis, la voix de millions de Français qui n'entendent pas détruire la belle idée de l'Europe avec laquelle vous jouez dangereusement, pour le simple caprice, et le bénéfice, d'europiomanes vivant en état d'apesanteur au-dessus des nations, des Etats et des réalités. Il y a place pour une Europe qui respecte les souverainetés populaires, les incite à travailler ensemble, organise leur coopération, défriche par le débat les voies d'un avenir qui par le fait de la géographie et de l'histoire leur est en partie commun, donc place pour un Parlement qui soit le lieu de ce débat, ce qui dans mon esprit est autre chose que ce que vous nommez "soupe" et qui suppose, comme en tout Parlement, qu'il comporte une majorité et une opposition. Votre phrase sur l'utilisation d'une "paye de député pour cracher dans la soupe" prouve que vous n'acceptez nulle opposition et que l'entreprise à laquelle vous consacrez ce qui vous reste d'énergie et peut-être, après tant de déconvenues, ce qui vous reste de rêve, est simplement en train de glisser vers le totalitarisme.

     

    Si, des années 60 au cours desquelles vous marxisiez à la tête du PSU, vous n'avez guère le goût du prolétariat, du moins avez vous, semble-t-il gardé celui de la dictature, version consensuelle et molle. Vous voudrez donc, je vous prie, m'indiquer le discours à tenir pour être autorisé à siéger dans ce Parlement, et si la condition de couvrir un coup d'Etat permanent contre les peuples vous suffit. 

     

     

    Cette semaine, à Strasbourg, j'ai beaucoup entendu dire de vos compagnons  éclairés, ou illuminés, que le non du peuple  français n'était qu'une tempête sur le village gaulois et qu'il n'y avait pas lieu de changer pour si peu l'agenda européen. Exemple parmi d'autres des insultes faites aux Français, qui furent nombreux à se porter aux urnes. Faire comme si la prétendue "Constitution européenne" était adoptée, et en venir même à l'examen de ses modalités d'application est donc un manquement grave au droit. C'est donc à juste titre que j'ai utilisé le terme de "forfaiture collective". Comme vous ignorez apparemment le sens exact de ce mot, puisque vous tentez de le retourner contre moi en lui donnant un sens controuvé, je vous signale, aux fins de votre édification personnelle qu'il a deux équivalents possibles : putsch ou coup d'Etat.

     

     

     

                Je tenais à ce que ces différents points soient portés non pas certes à votre connaissance car je doute que vous repériez grand chose encore au fond des brouillards dans lesquels vous vous enfoncez, recuit comme vous l'êtes dans le bunker de vos certitudes avariées, dépassées et désormais désavouées, mais surtout pour quelques amis et alliés auprès desquels je prendrai soin de diffuser cette missive qui, ne concernerait-elle que votre personne, ne mériterait pas  plus d'un paragraphe.

     

    Pour ce qui vous concerne, monsieur le Premier ministre et triste sire, je ne peux que vous assurer du maigre respect auquel m'obligent votre âge et l'honneur que vous avez d'être mon confrère ainsi que, comme vous le dites vous-même, mon compatriote - tant il est vrai que, en effet, à rebours de ce qu'écrivait l'un de vos maîtres penseurs, Drieu La Rochelle, thuriféraire de l'Europe chimérique, le temps des patries n'est pas fini...

     

    Paul-Marie Coûteaux









     
    ----- Original Message -----
    From: baumgartenj
    To: Roger Romain
    Sent: Friday, June 17, 2005 11:03 AM
    Subject: Michel Rocard



    Bonjour!
     
     
    j'ai le plaisir de vous adresser ce petit mot : suite à la lettre adressée par Paul Marie Coûteaux à Michel Rocard, je me dois de vous faire part de l'intervention que j'ai eu l'honneur de faire, à la mairie d'Avignon, le vendredi 20 mai dernier, en présence de Michel Rocard, venu plaider pour le "oui" devant ses camarades socialistes ... Vous pouvez bien entendu publier ce texte.
    Amicalement.
     
    Jean Baumgarten
     
     
     
     
     
    Il se trouve que je connais Michel Rocard depuis 52 ans ! Je l'ai connu en 1953 à Sciences Po Paris : j'étais en 1ère année de l'Institut d'Etudes Politiques et lui préparait l'ENA . ( il s'est présenté trois fois à l'ENA et a réussi à être admis la troisième fois, en 1955...)
    Il y avait à Sciences Po Paris également un certain Jacques Chirac qui était étudiant et qui suivait les cours de "Service Publique" ( préparant l'accès à l'ENA.).
    Moi-même j'étais en Section Economique . J'avais à l'époque fondé une cellule trotskiste à Sciences Po avec mon camarade Jean Marie Vincent ; nous avions au moins une sympathisante : Claude Servan Schreiber , la future femme de Jean Louis Servan Schreiber qui devait plus tard divorcer et vivre le parfait amour avec Françoise Gaspard...
    Michel Rocard à l'époque avait une certaine admiration pour les trotskistes, pour leur courage physique et leur aptitude à s'affronter notamment au quartier latin, aux jeunes cons d'Action Française...
    Il a essayé vainement de gagner à la cause socialiste son ami Chirac qui dit-on avait signé un ou deux ans plus tôt l'appel de Stokholm ...
    En janvier 1955, je quittai le Parti Coimmuniste Internationaliste ( trotskiste ) , en désaccord essentiellement sur l'Algérie et participai durant un an à la création du Groupe Bolchévique Léniniste avec Marcel Bleibtreu et Michel Lequenne. En janvier 1956 nous adhérâmes à la Nouvelle Gauche où nous combattions la guerre d'Algérie et luttions pour l'indépendance de l'Algérie.
    Quatre ans plus tard nous fusionnâmes avec le Parti Socialiste Autonome ( dans lequel figurait Rocard ) pour fonder le PSU ( Parti Socialiste Unifié.)
    Je me retrouvai au PSU au bureau fédéral de la Région Parisienne en compagnie précisément de Michel Rocard que je considérais comme un adversaire politique : nous représentions la tendance "marxiste révolutionnaire" au sein du PSU .( Nous avons eu au congrès de 1963 18% des voix).
    Je me souviens parfaitement du massacre des Algériens survenu en octobre 1961 après lequel je pris la parole au Bureau fédéral et demandai l'organisation d'une manifestation  de protestation ( clandestine mais appelée publiquement par tous les moyens ) et avoir essuyé un refus de la majorité ( dont bien sûr Michel Rocard ).
    Après 1968n, Michel Rocard rompit avec son mentor Marc Heurgon : le PSU était la seule organisation "d'extrême" gauche à avoir une certaine sympathie dans l'opinion . En 1973,  le PSU prit position pour les LIP et bien sûr pour l'autogestion . Cependant en 1974 il y eut les élections présidentielles d'avril : Brusquement Rocard prit position pour Mitterrand ! Nous étions verts de rage ! En octobre, il y eut un congrès et Rocard fut minoritaire : nous le poussâmes hors du PSU et je me souviens qu'à ce moment, au milieu des rires de mes camarades, je lui souhaitai bon vent au Parti Socialiste en souhaitant qu'il fût le prochain candidat aux présidentielles de 1981 ...
     
    Bien entendu malgré le ton sarcastique et humoristique de mon intervention je croyais un peu en lui ...
    La suite a démontré que c'était un petit homme, incapable de se battre pour ses idées, et qu'il serait un jour considéré comme un traître !
     
    24 ans plus tard j'ai retrouvé ce petit mec à Avignon, dans la salle de la Mairie, le 20 mai 2.005, proposer aux électeurs socialistes de voter Oui au référendum.
    J'habite maintenant à 35  kms d'Avignon et j'avais décidé, seul , de venir mettre un peu  le bordel à ce meeting.
    La salle comptait 220 personnes environ et j'ai compris par la suite qu'il y avait une quarantaine de "non" dans la salle .
    Rocard est arrivé avec une heure de retard . Nous avons eu droit à une intervention de J.L. Joseph (président du parc du Lubéron) et candidat malheureux aux élections législatives. Le président du Conseil Général a pris la parole ensuite pour présenter Michel Rocard : de la salle, avec ma voix d'acteur, je l'ai interrompu cinq ou six fois, notamment sur la nécéssité d'exiger la démission de Chirac. ( Depuis le Non a triomphé et l'on ne voit pas comment un président peut rester en place : sans doute pour le ...Oui ).
    Puis Rocard a pris la parole : je l'ai interrompu deux fois au début de son intervention, je me suis levé, l'ai traité de "Connard" et je suis sorti dignement !
     
    Comment cet individu qui a osé publiquement prétendre que la prolongation de l'âge de la retraite était justifiée ( ce que même Hollande n'a jamais osé dire) peut-il prétendre conduire les affaires européennes pour le Parti Socialiste? Comment ce pleutre a t-il osé conduire il y a quelques mois la surveillance des élections palestiniennes et prétendre que tout s'était déroulé normalement?
     
    Je suis heureux à la lecture de la lettre de Paul Marie Coûteaux de voir qu'il y a en France des gens qui se permettent de remettre à leur place tous ces misérables petits chefs, tous ces valets de comédie qui se prennent pour des grands de ce monde, tous ces petits enfoirés qui seront vidés, j'espère,  dans un avenir proche !
     
     
     
    Jean Baumgarten



    19:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    15/06/2005

    13/06/2005: Sup. Combat

    ----- Original Message -----
    From: Combat
    Sent: Monday, June 13, 2005 1:07 PM
    Subject: Sup. Combat



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    CONSTITUTION EUROPÉENNE, ABROGER : OUI, RENÉGOCIER ? NON !

    Guy-Virgile Martin

    Des « politologues » ouistes ou nonnistes, de gauche ou de droite se penchent sur la dépouille de la Constitution avec le souci thérapeutique de la ressusciter. En somme : La Constitution est morte ! Vive la Constitution ! « Renégocions », disent par exemple nombre de Verts et le P.S… Et aussi les dirigeants du PCF. Et de brandir derechef cet attrape gogos dont ils n’on cessé de nous leurrer : l’Europe sociale. Au nom de la paix, au nom du progrès, au nom de conditions de vie meilleures, l’Europe, depuis la Libération n’a jamais été que le cache-sexe du grand capital. L’utopie mensongère est née de la guerre froide, du temps où l’Europe dite de l’ouest était conçue comme un ensemble militaro-économique opposé au « camp socialiste ». Cela a commencé avec l’Organisation Européenne de Coopération Economique (OECE), corellée avec le plan Marshall (1) en 1947 puis avec la Communauté Européenne Charbon Acier (CECA) en 1951 et enfin en 1957 avec le traité de Rome (2), acte fondateur du capitalisme multinational prélude à la mondialisation, conforté par tous les traités qui s’ensuivirent, en passant par Maastricht (1992), Amsterdam, Nice et la constitution de Giscard mise au pilon par notre peuple.

    Le Parti socialiste notamment s’est servi dès les années cinquante du mythe de l’Europe transgressant les archaïsmes nationaux pour masquer et justifier les renonciations successives à ses principes (fondateurs sinon sincères), à ses alliances (avec la droite) et à ses ruptures (avec le PCF), Au nom d’une Europe unie sous la férule inavouée du Capital et prétendue citoyenne, le PS a ringardisé les Etats-nations pour mieux jeter aux oubliettes la souveraineté populaire dont Jaurès fut un héraut. La social-démocratie acceptait, ce faisant, de plier les peuples aux exigences du capitalisme mondialisé présenté comme une moderne Internationale. Ce n’est pas la première fois que le PS (SFIO) cède aux pressions étrangères comme déjà, en 1937, par exemple, en se ralliant à la thèse de la non-intervention en Espagne qui répondait aux intérêts du Royaume Uni. L’Angleterre et les Etats-Unis, sous prétexte de défense de la paix avaient déjà fait leur le mot d’ordre : plutôt Hitler (ou Franco) que le Front populaire.

    La guerre froide basculera la SFIO dans le camp étasunien, mettant fin (I947) à tout espoir de mettre en oeuvre le programme du Conseil National de la Résistance. Ce furent les guerres coloniales, l’otanisation, les trente glorieuses pour le Capital bien plus que pour le monde du travail. Ce fut la rébellion ouvrière et étudiante de 68, la chute de de Gaulle, les commis de la haute finance au pouvoir avec Pompidou et Giscard… La victoire de « la gauche » en 1981, victoire à la Pyrrhus pour le PCF, verra vite s’effondrer le programme anticapitaliste qui avait contribué à la victoire de Mitterrand lequel, selon Mauroy lui-même (3), enterra le jour même de son accession au pouvoir les orientations économiques et monétaires qu’il préconisait. Jacques Delors confirme que cette renonciation était l’effet de « la correspondance nécessaire entre la politique économique du Président de la République et sa politique étrangère, c'est-à-dire ses efforts pour relancer la construction européenne » (3). Dès 1983, plus question de rompre avec le capitalisme, l’Europe devient le suaire du projet socialiste. L’Europe du Capital hégémonique doit se faire à n’importe quel prix. L’un des doctrinaires du PS, Pierre Rosanvallon écrivait dès 1982 : « Dans une économie ouverte ( … ) on n’échange pas que des biens et des services, ce sont inévitablement des politiques économiques que l’on finit également par être contraint d’importer » (3 ).

    L’Europe du traité de Rome n’est pas née d’un rêve humaniste et social, elle n’a pas été élaborée pour la paix, par et pour les peuples mais pour les empires économiques avec leurs corollaires militaires et contre les peuples. En septembre 1989, Rocard: lucide et consentant l’avait dit « Nous avons une majorité de gouvernements conservateurs (ou ralliés au libéralisme sous l’étiquette socialiste ou travailliste), Ils pensent que la meilleure façon de faire de l’expansion, c’est de laisser les gens (il veut dire les capitalistes, gagner de l’argent n’importe comment, de ne pratiquement pas taxer le capital de ses revenus. Les règles du jeu du capitalisme international sanctionnent toute politique sociale audacieuse. Il faut assumer les règles de ce jeu cruel pour faire l’Europe. (3). souligné par le signataire de l’article.)

    Le thème de l’Europe dans l’acception qui prévaut depuis plus d’un demi-siècle est pourri. On ne réforme pas ce qui est intrinsèquement mauvais, on le détruit. Remettre en chantier la constitution est un jeu de dupes, un piège qui, avec la complicité ou l’aveuglement des apprentis-sorciers qui tentent de l’accréditer, dépossèdera le peuple de sa victoire. Toute constitution ne peut être, dans les conditions et la conjoncture présentes et qui sont durables, qu’un carcan dont importe peu la couleur ou la matière. Sous le contrôle des peuples, les traités d’échanges culturels et commerciaux de nation à nation(s), les coopérations sur la base d’avantages mutuels, les engagements pour la paix, pour résister à l’hégémonie étasunienne, avec tous les Etats qui veulent être parties prenantes, voilà le genre de relations souples, efficaces qui ne font pas obstacle aux luttes des victimes du capitalisme pour le combattre. Bien loin de les opposer les uns aux autres en jouant de leurs intérêts rendus incompatibles, elles suscitent des solidarités qui franchissent les frontières. Ce processus peut ouvrir progressivement des perspectives au fur et à mesure que s’opposeront des obstacles au capital mondialiste.

    Aujourd’hui si un commis voyageur de droite ou de gauche frappe à votre porte avec le mot « Europe » à la bouche, jetez dehors, cet ami qui vous veut du bien.

    Il est vital pour notre peuple de refuser d’écouter les discours de la résignation des Hollande, DSK et autres Lang… de se laisser prendre à la pédagogie du moindre mal. Le peuple (4) doit rester maître de son présent et de son avenir. C’est à ces conditions que la voie ouverte le 29 mai maintiendra ouvertes de vraies perspectives.

    ________________________________________

    (1) Le plan Marshall, dans un contexte de guerre froide n’exigeait cependant aucune privatisation, les entreprises françaises nationalisées n’en furent pas exclues. C’est progressivement que le Capital mondialisé élabora sa doctrine et les traités de Rome et suivants en furent les laboratoires.

    (2) Traité dont on glorifie Jean Monnet salué comme père de l’Europe, « libéral » avant que le mot ait pris son acception actuelle et homme des Américains ( Serge Halimi Le Monde Diplomatique – juin)

    (3) Cité par Serge Halimi dans Le Monde Diplomatique – juin

    (4) Peuple signifie ici, le monde du travail et celui de la création, assujettis aux lois iniques du marché, alfa et oméga de la mondialisation capitaliste.

     


     

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    22:22 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    13/06/2005: ça vient du Réseau Voltaire...

    ----- Original Message -----
    From: homo.sapiens
    To: 'Roger Romain'
    Sent: Monday, June 13, 2005 8:56 PM
    Subject: TR: 8 juin 2005 Voltaire - www.reseauvoltaire.net



    8 juin 2005 Voltaire - www.reseauvoltaire.net 

     

    REPÈRE : 4 JUIN 1779

    George Washington, le génocidaire

    En Amérique du Nord, au cours de la guerre contre les Français, les tribus iroquoises avaient pris parti pour l’Angleterre et avait été récompensées par un statut leur conférant un droit sur les terres, une protection contre l’expansion des colons et des droits de commerce. Quand éclate la guerre d’indépendance, les tribus iroquoises de l’État de New York, sédentarisées, soutiennent les soldats anglais et participent aux actions contre les colons rebelles. Le 4 juin 1779, le général de l’armée révolutionnaire, George Washington ordonne, en violation du traité, d’envahir le territoire de la confédération iroquoise. Il insiste pour que soient tués autant d’Indiens que possible, sans considération d’âge ni de sexe. Les survivants doivent être livrés comme esclaves agricoles aux colons méritants. «Il est fondamental de détruire non seulement les hommes, mais également leurs villages et leurs plantations. Il faut arracher ce qui est planté et empêcher toute nouvelle plantation ou récolte. Ce que le plomb ne pourra obtenir, la famine et l’hiver y parviendront.» De juin à décembre, 40 villages indiens sont massacrés et des milliers de plantations indiennes sont saccagées.

     

     

     

    PROCHE-ORIENT INFO ET «LES AMIS DE SHALOM ARCHAV» CONDAMNÉS POUR DIFFAMATION

    Le tribunal correctionnel de Paris a rendu le 7 juin 2005 son verdict, condamnant Proche-Orient.info et «Les Amis de Shalom Archav» à de fortes amendes, pour diffamation de la CAPJPO. Les deux associations avaient accusé la CAPJPO d’être responsable des altercations survenues entre des défenseurs des droits des Palestiniens et de jeunes militants sionistes, lors d’une manifestation anti-guerre au printemps 2003. Sur la base de ces imputations mensongères, la presse dominante s’était alors livrée à un lynchage médiatique de la CAPJPO et avait assimilé la défense des Palestiniens à de la violence antisémite.

     

     

     

    Entretien avec Philip Agee, ancien agent de la CIA

    La nature de l’intervention de la CIA au Venezuela

     

    Ancien agent de la CIA devenu éditeur de Covert Action Quaterly, Philip Agee analyse pour l’agence Alia2 les méthodes mises aujourd’hui en œuvre par les services états-uniens pour déstabiliser le Venezuela. Elles sont identiques à celles utilisées durant la Guerre froide en Amérique latine, mais utilisent de nouveaux canaux d’intervention adaptés à la situation actuelle. La connaissance de l’Histoire peut-elle empêcher sa répétition ?

     

     

    Philip Agee est un ancien agent de la CIA [Central Intelligence Agency] qui a quitté l’agence en 1967 après avoir perdu ses illusions en constatant que l’agence œuvrait pour un statu quo dans la région.

     

    «J’ai commencé à réaliser que ce que nous faisions, mes collègues et moi, au sein de la CIA en Amérique latine n’était rien de plus que la continuation de pratiquement 500 ans d’exploitation et de génocide et ainsi de suite. J’ai commencé alors à envisager d’écrire un livre - chose impensable auparavant - pour expliquer les rouages».

     

    Le livre, Inside the Company : CIA Diary devint immédiatement un best-seller et fut publié dans plus de 30 langues. En 1978, trois ans après sa publication, Agee et un groupe de journalistes ont commencé à publier un bulletin Covert Operations Information Bulletin (Bulletin des opérations clandestines), appelé désormais Covert Action Quarterly, dans le cadre d’une guérilla journalistique visant à déstabiliser la CIA et à révéler ses activités.

     

    Sans surprise, les réactions du gouvernement des États-Unis et de l’agence en particulier devant le travail d’Agee ont été quelque peu agressives, et celui-ci a été contraint depuis les années 70 à partager son temps entre l’Allemagne et Cuba. Actuellement, il est représentant d’une société pétrolière canadienne en Amérique latine.

     

    Malgré la récente vague d’articles anti-Chavez dans les médias états-uniens, et les déclarations menaçantes de tout un ensemble de hauts représentants du Département d’État et de la Défense, Agee perçoit une stratégie plus cynique au Venezuela. S’appuyant sur les travaux de William I. Robinson sur l’intervention états-unienne au Nicaragua dans les années 80 et sur des documents récemment publiés qui détaillent les activités de la CIA et du gouvernement des États-Unis au Venezuela, Agee suggère que la stratégie de la CIA de «promotion de la démocratie» est pleinement mise en œuvre au Venezuela.

     

    Comme pour le Nicaragua dans les années 80, un certain nombre de fondations distribuent des millions de dollars à l’opposition vénézuélienne, sous la supervision d’une société privée de conseil contractée par l’USAID (United States Agency for International Development). Le secrétaire d’État adjoint aux affaires du continent américain, Roger Noriega, a récemment réaffirmé la détermination du Département d’État dans sa stratégie, en déclarant devant la commission des Affaires étrangères du Sénat le 2 mars 2005, que «nous soutiendrons les éléments démocratiques au Venezuela afin qu’ils puissent continuer à occuper l’espace politique auquel ils ont droit».

     

    Le financement de ces «éléments démocratiques» a pour objectif la réunification de l’opposition vénézuélienne (jusque-là regroupée dans une organisation informelle appelée la Coordination démocratique) pour l’élection présidentielle de 2006.

     

    En cas d’échec aux élections de 2006, prévient Agee, la CIA et consorts se concentreront sur les élections suivantes de 2012, puis de 2018, et ainsi de suite, «parce que ce qui est en jeu est la stabilité du système politique aux États-Unis, et la sécurité de la classe politique aux États-Unis».

     

    «Comment analysez-vous les événements récents au Venezuela ?»

     

    Lorsque Chavez fut élu la première fois et que j’ai commencé à suivre les événements ici, la suite s’annonçait clairement, comme pour le Chili en 1970 et le Nicaragua en 1979-80. Il ne faisait aucun doute pour moi que les Etats-Unis tenteraient de modifier le cours des événements au Venezuela - comme ils l’avaient fait au Chili et au Nicaragua, et avant dans différents autres pays.

     

    Malheureusement, je n’avais pas le temps de suivre les événements au jour le jour, mais j’ai essayé de les suivre à distance, et lorsqu’Eva Golinger a lancé son site Internet (http://www.venezuelafoia.info), j’ai commencé à lire certains documents et j’y voyais la mise en œuvre des mêmes mécanismes qu’au Nicaragua dans les années 80, par l’infiltration de la société civile et les efforts pour influer le processus politique et électoral au Venezuela. Au sujet du Nicaragua, j’ai écrit, en 1979, je crois, juste après la prise de pouvoir par les Sandinistes, une analyse sur le programme que les États-Unis allaient appliquer là-bas.

     

    Pratiquement tout ce que j’avais écrit s’est réalisé parce que ces techniques, de la CIA, de l’USAID et du Département d’État, et depuis 1984 de la National Endowment for Democracy suivent toutes le même schéma.

     

    Au Nicaragua, le programme pour influer sur le résultat des élections de 1990 avait commencé un an et demi avant, par l’unification de l’opposition, par la création d’un mouvement civique, et tout ceci est en train de se répéter au Venezuela. C’est là que réside mon intérêt politique pour le Venezuela, l’analyse des événements et écrire quelques articles.

     

    «À l’époque où vous étiez à la CIA, quelle était la stratégie la plus fréquente, pour les services de renseignement états-uniens, pour protéger les «intérêts stratégiques» en Amérique latine ?»

     

    Lorsque je travaillais pour l’agence à la fin des années 50 et jusqu’à la fin des années 60, elle menait des opérations à l’échelle internationale, régionale et nationale pour infiltrer et manipuler les organes de pouvoir dans des pays à travers le monde, et ça faisait partie de mon travail à la CIA - l’infiltration et la manipulation des partis politiques, des syndicats, des mouvements de jeunes et d’étudiants, des milieux intellectuels, professionnels et culturels, des groupes religieux et des groupes féministes et surtout des médias. Par exemple, nous rémunérions des journalistes pour publier nos informations comme s’il s’agissait de leurs propres informations. Les opérations de propagande n’arrêtaient jamais. Nous dépensions aussi de grosses sommes d’argent pour nos candidats lors des élections.

     

    La CIA avait une vision manichéenne du monde, à savoir qu’il y avait ceux qui étaient avec nous, et ceux qui étaient contre nous. Le travail de l’agence était d’infiltrer, d’affaiblir, de diviser et de détruire ces forces politiques qui étaient perçues comme des ennemis, qui se situent normalement à gauche de la social-démocratie, et soutenir et renforcer les forces politiques, dans toutes ces institutions que je viens de mentionner, qui étaient favorables aux intérêts des États-Unis.

     

    Un des problèmes récurrents pour la CIA dans ce genre d’opérations, qui ont commencé en 1947, était de pouvoir couvrir toutes ces grosses transactions d’argent qui étaient difficiles à cacher. Alors, très tôt, l’agence a créé une série de fondations, ou a trouvé des arrangements avec certaines fondations existantes.

     

    Parfois, les fondations de l’agence n’existaient que sur papier, dirigées par un avocat à Washington sous contrat avec la CIA. Au début des années 50, le programme international de l’Association nationale des étudiants des États-Unis (National Students Association of the United States) - une association présente sur pratiquement tous les campus - était dirigé en fait par la CIA, toute l’opération internationale de l’association était une opération de la CIA.

     

    Et chaque nouveau directeur de l’association des étudiants était mis au courant sur le fonctionnement de ce programme sous la direction de la CIA. Mais celui qui a été nommé à la tête de l’association en 1966 - c’était l’époque de la Guerre du Vietnam et des mouvements de protestations - a refusé de suivre et a raconté toute l’histoire à Ramparts Magazine, une magazine lié à l’Église catholique. Ramparts publia l’histoire et un énorme scandale éclata. Mais l’histoire ne s’arrêta pas là parce que tous les médias la reprirent. En février 1967, le Washington Post publia un long exposé du réseau de financement international de la CIA.

     

    En d’autres termes, ils désignèrent nommément les fondations, et un certain nombre d’organisations bénéficiaires à l’étranger de cet argent de la CIA dans les différentes institutions que j’ai mentionnées - partis politiques, syndicats, mouvements d’étudiants et ainsi de suite - et ce fût un désastre pour l’agence. Je me trouvais au siège de l’agence, entre deux missions entre l’Équateur et l’Uruguay, lorsque tout ceci eut lieu. Ce fut un désastre pour la CIA.

     

     

    En moins de deux mois, après la chute de l’appareil de financement international, Dante Fascell - un membre de la Chambre des Représentants de Miami, étroitement lié à la CIA et aux Cubano-américains d’extrême droite de Miami - proposa au Congrès de créer des fondations non-gouvernementales qui recevraient de l’argent du Congrès et qui en retour le distribueraient ouvertement à différentes organisations qui en temps normal auraient été financées clandestinement par la CIA.

     

    Mais c’était en 1967 et le consensus entre Démocrates et Républicains sur la politique étrangère était, dans une certaine mesure, brisé et la proposition de Fascell n’a pas abouti.

     

    Pour ces raisons, la CIA a continué, même après l’effondrement de son réseau de financement international, à être l’agence du gouvernement des Etats-Unis pour toutes ces activités appelées «opérations clandestines». Par exemple, la CIA était responsable de la déstabilisation du gouvernement d’Allende à partir de 1970. Il se trouve qu’Allende a failli être élu en 1958. Les élections se déroulaient tous les six ans au Chili et en 1964, à l’échéance suivante, la CIA a commencé tôt, plus d’un an à l’avance, à travailler pour empêcher son élection. L’argent a été consacré en partie à discréditer Allende et le Parti socialiste et sa coalition appelée Unité Populaire et à financer la campagne d’Eduardo Frei – le chrétien-démocrate. Frei remporta les élections, mais à l’échéance suivante de 1970, Allende fût finalement élu.

     

    Il est prouvé que la CIA a tenté d’empêcher la ratification de sa victoire par le Congrès après l’élection par un coup d’État militaire qui a échoué. Allende prit le pouvoir et la CIA était à l’époque l’agence chargée de fomenter le mécontentement populaire, de diffuser une propagande discontinue contre Allende et son gouvernement, de fomenter des grèves très dures ; la plus importante a été celle des camionneurs, qui interrompit pendant plusieurs mois la distribution des biens et services pour finalement aboutir au coup d’État de Pinochet en septembre 1973.

     

    «Y’a-t-il eu des changements significatifs de stratégie dans la CIA depuis votre départ en 1968 ?»

     

    Oui, tout à fait. Dans les années 70, il y avait des dictatures militaires brutales dans tout le Cône Sud (Uruguay, Argentine, Paraguay, Brésil, et bien sûr, le Chili avec Pinochet). Toutes étaient soutenues par la CIA, soit dit en passant. C’est à cette époque qu’une nouvelle pensée a commencé à germer dans les esprits des hauts responsables de la politique étrangère des États-Unis.

     

    Cette nouvelle pensée était que toutes ces dictatures militaires, avec leur répression, les disparitions, les escadrons de la mort, etc, n’étaient peut-être pas la meilleure solution pour préserver les intérêts des États-Unis en Amérique latine, ni même ailleurs. Selon cette nouvelle pensée, les intérêts des Etats-Unis seraient mieux préservés par des gouvernements démocratiquement élus formés par une élite politique qui s’identifierait à la classe politique états-unienne.

     

    Je ne parle pas de forces populaires, mais les classes politiques traditionnelles en Amérique latine, comme les «oligarchies», pour ne mentionner que celles-ci. C’est ainsi que fut adopté un nouveau programme états-unien, connu sous le nom de «Projet Démocratie», qui chercherait à promouvoir des élections démocratiques libres et transparentes, mais d’une manière qui garantirait le pouvoir aux élites et non au peuple.

     

    Une fondation fut créée en 1979, l’American Political Foundation, à laquelle participait largement la principale organisation syndicale des États-Unis, l’AFL-CIO [1], avec la Chambre de commerce des États-Unis et les partis démocrate et républicain. Quatre organisations majeures. Cette fondation était financée à la fois par le gouvernement et le secteur privé. Son travail était d’étudier comment les États-Unis pouvaient mettre en œuvre cette nouvelle pensée pour promouvoir la démocratie.

     

    La solution fût la National Endowment for Democracy (NED) [2] et ses quatre fondations associées : l’International Republican Institute (IRI) du Parti républicain, le National Democratic Institute (NDI) du Parti démocrate, l’American Center of International Labor Solidarity (ACILS) de l’AFL-CIO, et le Center for International Private Enterprise (CIPE) de la Chambre de commerce des États-Unis. En ce qui concerne la fondation de l’AFL-CIO, ils ont repris une organisation existante qui avait travaillé main dans la main avec la CIA pendant de nombreuses années qui s’appelait l’American Institute for Free Labor Development (AIFLD), et ils ont simplement changé le nom.

     

    «Comment travaille exactement la National Endowment for Democracy avec la CIA

     

    Le mécanisme est le suivant. Le Congrès donne des millions de dollars à la NED qui passe ensuite l’argent à ce qu’ils nomment les «fondations noyaux», les quatre fondations associées, qui, à leur tour, distribuent l’argent à des bénéficiaires étrangers. Tout ceci a commencé en 1984, et un des premiers bénéficiaires fut la Cuban American National Foundation (CANF), qui était le lieu de rassemblement des éléments et organisations anticastristes les plus extrémistes des États-Unis. Mais le véritable test pour le nouveau système fut le Nicaragua. Depuis 1979-1980, la CIA avait le programme d’y organiser des forces militaires ou para-militaires contre-révolutionnaires qui sont connues comme les Contras.

     

    Toute leur logistique et le soutien provenait du Honduras. Ils ont infiltré [sur le territoire nicaraguayen] environ 15 000 hommes qui ont été défaits par l’armée sandiniste. En 1987, ils avaient semé la terreur dans les campagnes du Nicaragua, causant la mort d’environ 3 000 personnes, et de nombreux handicapés à vie. Il s’agissait d’une opération strictement terroriste. Ils ont été incapables, dans toute cette période, de s’emparer du moindre hameau et de le tenir. Militairement, ils ont été battus.

     

    En 1987, l’Amérique centrale était fatiguée des guerres. Le Salvador, le Guatemala, le Nicaragua. Il y eut une réunion des présidents de ces pays dans une ville au Guatemala appelée Esquipulas et ils sont arrivés à une série d’accords par eux-mêmes - les États-Unis n’étaient pas impliqués dans cette affaire - qui comprenaient le désarmement des Contras et des cessez-le-feu dans différents pays.

     

    Il y eut ainsi un cessez-le-feu au Nicaragua, mais la CIA n’a pas désarmé les Contras parce qu’ils savaient qu’il y aurait des élections en 1990 et ils voulaient garder les Contras comme une menace. Bien que les Contras aient été battus militairement en 1987, ils avaient provoqué d’énormes problèmes économiques et les Nicaraguayens souffraient terriblement de toute cette destruction.

     

    Après les accords d’Esquipulas, la politique des États-Unis changea. Elle se focalisa plus sur l’infiltration de la société civile et le renforcement de l’opposition au Front sandiniste de libération nationale (FSLN). Un des mécanismes était le renforcement de la Coordination démocratique nicaraguayenne, composée de représentants locaux du patronat, de certains syndicats, partis politiques et associations anti-sandinistes.

     

    Une société privée de conseil appelée Delphi International Group fut chargée de diriger les opérations destinées à influer sur les élections de 1990. Cette société encaissa la majeure partie des fonds et joua un rôle clé dans le résultat des élections de 1990. La NED fut aussi active au Nicaragua à partir de 1984 et, avec ses fondations associées, toutes les quatre, dans l’infiltration du et l’ingérence dans le processus électoral au Nicaragua, qui avait commencé en 1988 mais qui a pris toute son ampleur à partir en 1989.

     

    Afin de mobiliser au maximum les votes anti-sandinistes et de contrôler les élections en créant un front politique anti-sandiniste, la CIA et la NED ont mis en place un front civique appelé Via Civica, et leur tâche était ostensiblement la formation politique et le militantisme, l’action civique, une action civique non partisane. En fait, toutes leurs activités étaient orientées à renforcer le camp anti-sandiniste. Donc, il y eut d’abord la Coodinadora, puis la Via Civica, et finalement l’unification de l’opposition, qui n’eut pas lieu avant le mois d’août 1989 environ, soit six mois avant les élections, assez tard donc.

     

    Mais ça faisait déjà longtemps qu’ils travaillaient sur la question et sur les vingt partis politiques d’opposition, ils en ont unifié quatorze - souvent par de simples pots-de-vin - sous le nom d’Union nicaraguayenne d’opposition (UNO). L’UNO présenta des candidats uniques à tous les postes. Les Etats-Unis choisirent Violetta Chamoro pour la présidence.

     

    Au mois de septembre 1989, il y eut un très étrange accord entre le gouvernement des États-Unis et les Sandinistes, selon lequel les Sandinistes laisseraient les États-Unis donner 9 millions de dollars à l’opposition en échange de la promesse que la CIA ne fournirait pas d’autres fonds contre eux. Etrangement, les Sandinistes donnèrent leur accord. Bien sûr, la première chose qui s’est passée, c’est que la CIA a versé des millions de dollars supplémentaires.

     

    Celui qui rédigea le livre sur le Nicaragua dans les années 80 et sur les élections de 1990 s’appelle Bill Robinson, un universitaire, qui a vécu un certain temps au Nicaragua dans les années 80. Son livre s’appelle A Faustian Bargain. C’est un excellent livre, très bien documenté, très bien écrit. Il a estimé que les États-Unis ont dépensé plus de 20 millions de dollars dans les élections de 1990.

     

    Et, comme chacun le sait, les Sandinistes ont perdu. L’UNO a remporté environ 56 % des voix et les Sandinistes 40 %, ou quelque chose comme ça. Toutes les opérations qui avaient été lancées pour garantir la défaite des Sandinistes en 1990 continuèrent pour garantir que les Sandinistes ne reviennent pas au pouvoir aux élections suivantes, ce qui a été le cas.

     

    «Comment ce modèle s’applique-t-il au Venezuela ?»

     

    Au Venezuela, il y a quelque chose de similaire avec la Coordinadora Democratica, composée des mêmes secteurs et des mêmes organisations qu’au Nicaragua, bien que selon ce que j’ai pu lire, elle s’est plus ou moins effondrée à ce jour. Mais ils vont la réactiver, j’en suis certain. Il y a une organisation ici qui est supposée être neutre et qui se consacre à combattre l’abstention et surveiller le déroulement des élections, qui s’appelle Sumate.

     

    Vous avez le groupe de consultation privé états-unien qui s’appelle Development Alternatives Incorporated qui remplit le même rôle que Delphi International Group au Nicaragua. Vous avez à la fois l’International Republican Institute et le National Democratic Institute qui ont des bureaux à Caracas. Il y a donc trois bureaux qui sont en train de distribuer des dizaines de millions de dollars, des bureaux privés qui sont en réalité sous le contrôle de l’ambassade des États-Unis et de l’USAID se poursuivent à la hauteur d’environ 1 million de dollars par an.

     

    Au lendemain du coup d’État raté d’avril 2002 [3], la décision fût prise à Washington de faire la même chose qu’au Nicaragua, à savoir d’engager une société de consultance qui servirait de façade pour l’argent de l’USAID et qui serait beaucoup plus conséquent que celui de la NED. Le premier contrat fût signé le 30 août 2002, d’un montant légèrement supérieur à 10 millions de dollars sur les deux prochaines années pour des activités politiques au Venezuela. Ils ont ouvert leurs bureaux en août 2002, avec cinq personnes qui sont descendues de Washington, cinq personnes nommées par l’USAID. Notez bien : ils contractent une société privée, mais ils nomment les personnes. Et pour tout embauche d’un Vénézuélien par le Development Alternatives Institute, le contrat stipule qu’elle doit être approuvée par l’USAID à Washington. Il n’y a donc vraiment aucun doute sur la nature de ces trois bureaux ici. Ce sont des instruments de l’ambassade des États-Unis et derrière ces trois organisations, il y a la CIA.

     

    L’utilité de ces fondations et de la société de consultance est que la CIA peut distribuer beaucoup plus de fonds, d’une manière plus ouverte, à des organisations qui par ailleurs reçoivent déjà de l’argent, ce qui rend la couverture de ces sommes plus aisée. Ainsi, si l’USAID donne environ 5 millions de dollars à Development Alternatives dont 3,5 millions sont destinés à des prêts pour des organisations vénézuéliennes, avec un million de dollars ou plus de la NED, vous avez là 6 à 7 millions de dollars ouvertement distribués. Tout ceci est connu grâce au travail d’Eva Golinger. Elle a fait un travail magnifique.

     

    Dans tous les cas, la CIA peut ajouter pas mal d’argent au 6 ou 7 millions de dollars. Les documents prouvent le soutien à la grève dans l’industrie pétrolière, de décembre 2002 à février 2003, et l’appui à la campagne en faveur d’un référendum révocatoire. Ils ont échoué dans les deux cas, alors, à présent, ils vont se concentrer sur les élections [présidentielles] de 2006.

     

    Le Venezuela n’est certainement pas le seul pays où de telles opérations sont mises en œuvre pour renforcer la société civile, promouvoir la démocratie, former les gens aux processus électoraux, mais tout ceci n’est qu’une couverture des véritables objectifs qui sont la promotion de certaines forces politiques contre d’autres. Et en aucun cas ceci n’est limité au Venezuela. Il y a un véritable besoin de faire des recherches sur cette question parce que le Development Alternatives Institute - si vous consultez leur site www.dai.com/ - est présent partout dans le monde.

     

    Tous leurs programmes ne sont pas financés par le gouvernement des États-Unis - ils sont financés par la Banque mondiale et je ne me souviens pas par combien d’autres. On peut y regarder de plus près et trouver quels sont leurs autres programmes qui ressembleraient à ceux du Venezuela, même chose avec le National Democratic Institute et les trois autres fondations associées à la NED.

     

    On pourrait voir où ils sont en train de concentrer les opérations d’infiltration politique, en tandem avec la CIA bien-sûr. Je crois qu’il y a vraiment une urgence à exposer ces faits et les dénoncer pour ce qu’ils sont, à savoir et avant tout un mensonge, qui prétend promouvoir la démocratie mais qui est en fait destiné à renverser des gouvernements, changer des régimes, ou renforcer des régimes amis déjà au pouvoir.

     

    «Un ancien membre de la CIA, Felix Rodríguez, a récemment déclaré à la télévision de Miami que les États-Unis cherchaient à provoquer un changement au Venezuela, peut-être par la violence. Il a donné comme exemple la tentative d’assassinat par l’administration Reagan du dirigeant libyen Kadhafi. Est-ce un scénario envisageable au Venezuela ?»

     

    Et bien, il faut se souvenir qu’en ce qui concerne Kadhafi, les Etats-Unis croyaient qu’il avait organisé l’attentat contre une discothèque à Berlin, et un raid aérien sur Tripoli fut déclenché en représailles. Chavez n’a commis aucune provocation de la sorte, il n’y a donc aucune justification pour une frappe militaire et je ne crois pas que les États-Unis soient arrivés au point de chercher aussi ouvertement à assassiner le président d’un pays tiers. Je veux dire que la situation est déjà assez mauvaise aux États-Unis - pire qu’elle ne l’a jamais été - mais je ne crois pas qu’ils en sont déjà arrivés là. Une chose qui est très importante pour Chavez, pour le mouvement bolivarien ici, c’est de toujours garder à l’esprit que les États-Unis n’arrêteront jamais de tenter de faire faire une marche arrière à l’Histoire. Les intérêts des États-Unis sont définis comme l’accès sans entraves aux ressources naturelles, à la main-d'œuvre, et aux marchés des pays tiers.

     

    Ce sont des pays comme ceux d’Amérique latine qui assurent la prospérité des États-Unis. Plus il y a de gouvernements indépendants au pouvoir, avec une certaine dose de nationalisme et qui s’opposent à la politique des États-Unis et au néolibéralisme, plus ces mouvements sont considérés comme une menace à Washington, parce que ce qui est en jeu est la stabilité même du système politique et la sécurité de la classe politique des États-Unis.

     

    Les Vénézuéliens devront se battre pour leur survie tout comme les Cubains ont dû se battre depuis 45 ans. Dans 45 ans, les États-Unis seront toujours en train de tenter de détruire le processus en cours au Venezuela, s’il suit le même chemin qu’aujourd’hui, tout comme ils essayent toujours de détruire la Révolution cubaine.

     

    Un président sera remplacé par un autre, Fidel a survécu à neuf présidents. Je pense donc qu’il est très important pour les Vénézuéliens de comprendre que cela va continuer et que la vigilance, l’organisation et l’unité seront indispensables pour échapper aux programmes des Etats-Unis, pour ne pas jouer leur jeu qui est essentiellement celui de diviser pour régner.

     

     

    Philip Agee

    Ancien agent de la CIA, auteur de nombreux ouvrages dont Dirty Work, The CIA in Western Europe,

    cofondateur de Covert Action Quaterly.

     

    Propos recueillis par l’agence Alia2. Version française : Cuba Solidarity Project.

     

     

    [1] «AFL-CIO ou AFL-CIA ?» et «1962-1979, l’AFL-CIO et la contre-insurrection syndicale» par Paul Labarique, Voltaire, 2 et 11 juin 2004.

    [2] «La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique» par Thierry Meyssan, Voltaire, 22 janvier 2004.

    [3] «Opération manquée au Venezuela» par Thierry Meyssan, Voltaire, 18 mai 2002.

     

     

     

    Haro médiatique sur le non «populiste»

    Analyse

     

    Bien qu’attendu, le «non» français au référendum sur le Traité constitutionnel européen (TCE) a provoqué un flot de commentaires indignés dans la presse internationale. Comme ce fut le cas pendant la campagne, les opposants au texte ont bien peu d’espace médiatique pour donner leur point de vue sur leur victoire. Ils doivent laisser aux partisans du traité le quasi-monopole de l’analyse des raisons et des conséquences du vote.

    La responsable des Verts français favorables au non, Francine Bavay, est l’une des rares à pouvoir s’exprimer et à se réjouir du rejet du texte. Dans le Tageszeitung, elle affirme que le «non» français est avant tout un non de gauche, anti-libéral et européen. Elle espère que ce résultat permettra aux autres formations politiques rejetant ce texte en Europe de pouvoir ouvrir le débat dans leur pays.

     

    En France, le TCE avait été soutenu par la quasi intégralité des éditorialistes. Ce positionnement unanime avait provoqué un agacement chez les partisans du non et des appels à plus de pluralisme dans les médias. Le refus du TCE peut être en partie interprété comme un rejet des élites françaises, aussi bien politiques que médiatiques, mais ce n’est, bien évidemment, pas ainsi que ces derniers souhaitent que ce vote soit interprété. Restant fidèle à la ligne rhétorique qui a fait consensus chez les journalistes soutenant le «oui», ils prétendent que le camp rationnel, européen et démocrate a perdu face aux pulsions irrationnelles, populistes et xénophobes des électeurs.

    Incarnation presque caricaturale des réactions des éditorialistes après le vote, le directeur de la rédaction du quotidien Libération, Serge July, enrage contre le choix des électeurs français dans les colonnes de son journal. Il s’en prend violemment aux hommes politiques et organisations de gauche ayant rejeté le texte et les accuse de compromissions avec l’extrême droite. Tous les partisans du «non» peuvent être selon lui rangé sous la bannière d’un même populisme qu’il dénonce, le confondant avec la démagogie. Cet éditorial a donné lieu à un abondant courrier de lecteurs dénonçant ses propos. De son côté, le directeur du Monde, Jean-Marie Colombani regrette qu’on ait donné la parole au peuple pour ratifier ce texte et dénonce lui aussi un «non» xénophobe et antieuropéen.

    Pour l’auteur, la seule façon de répondre à ce vote est de mettre en place les politiques libérales préconisées par Nicolas Sarkozy et Tony Blair.

    Ainsi, loin de se remettre en cause, les élites médiatiques exigent une poursuite du programme politique défini par le texte que les Français viennent de rejeter. Ils minimisent leur propre défaite en en rendant responsable Jacques Chirac et sa décision d’organiser un référendum.

    Cette approche est partagée par l’éditorialiste du Washington Post, David Ignatius. Dans un texte repris par le Korea Herald, il affirme que c’est au seul Jacques Chirac que les Français ont dit non. Il appelle donc de ses vœux un changement à la tête de l’État et l’arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy. Pour les cercles libéraux et atlantistes frustrés par le référendum, le ministre de l’Intérieur français semble être l’ultime recours.

     

    Dans le Corriere Della Sera et El Periodico, le ministre italien des Affaires étrangères, Gianfranco Fini regrette lui aussi l’issue du vote français. Il estime toutefois que le processus de ratification ne doit pas prendre fin et que le «non» français ne doit pas être assimilé à un veto. L’ancien ministre allemand des Affaires étrangères, Hans-Dietrich Genscher, soutient lui aussi une poursuite de la ratification dans Der Tagesspiegel. Plus explicite que M. Fini, il espère que 20 États ou plus accepteront ce texte et qu’il sera alors possible de contraindre la France à organiser un nouveau référendum. Depuis la publication de ces tribunes, le rejet néerlandais du TCE et l’annonce britannique d’un report du référendum au Royaume-Uni a affaibli cette option.

    L’ex-ministre britannique des Affaires européennes, Denis MacShane, demande cependant au gouvernement Blair de continuer à faire campagne pour le TCE.

    Dans le Times de Londres, il affirme que le «non» français est un rejet de la politique de Jacques Chirac. Les Britanniques pour leur part auraient tort de rejeter un traité qu’ils ont largement marqué de leur empreinte. Selon l’auteur, jamais l’influence britannique n’a autant été présente dans un texte européen. On se souvient cependant que le même Denis MacShane avait affirmé exactement le contraire aux lecteurs du Figaro en février dernier. Mais à l’époque, il fallait convaincre les électeurs français.

    La Prix Nobel de littérature autrichienne, Elfriede Jelinek, affiche également son mépris pour le choix français dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung. La plupart des électeurs ne savent pas pourquoi ils ont voté non affirme-t-elle de façon péremptoire. Tous les éléments de la constitution auraient pu être renégociables, selon elle, et l’adoption de ce texte aurait permis un nouvel élan pour l’Europe.

     

    Enfin, en Russie, Vremya Novostyey donne la parole à deux politologues déplorant le résultat du vote français. Pour Olga Boutorina, du MGIMO (Institut d’État des Relations Internationales de Moscou), ce texte aurait permis à la Russie d’avoir un seul interlocuteur. Toutefois, à quelque chose malheur est bon : le résultat du vote français démontre aux pays de l’ancienne aire soviétique que la construction européenne est un processus fragile et que se tourner vers l’Union européenne pour tourner le dos à la Russie est peut-être un calcul hasardeux. Nadejda Arbatova, du Mouvement «La Russie dans l’Europe unie», déplore que ce rejet empêche l’instauration d’un système de protection des minorités qui aurait pu contraindre les pays baltes à respecter les droits des minorités russophones. Elle estime également que ce texte offrait à la Russie la possibilité d’une adhésion future via des successions de partenariat. 

    Réseau Voltaire



    21:11 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    14/06/2005

    14/06/2005: ils se foutent des peuples ...


    ----- Original Message -----
    From: Al Faraby
    To: Forum Communiste
    Sent: Tuesday, June 14, 2005 9:14 PM

     

    From : gilberto.boni@wanadoo.fr
     
     

    ILS SE FOUTENT DES PEUPLES :

    FACE À L’INDÉCENCE DES NANTIS, ET AU MATRAQUAGE DES MÉDIAS :

    DEBOUT LES GUEUX ! CONTINUONS LE COMBAT ! 

    La défaite du OUI est une baffe pour la droite et le PS, la revanche des « Gueux » et des « sans rien » contre la loi du fric. Elle est le ras-le-bol du peuple face à des décennies de privations, de sacrifices au nom de la « nécessité économique ». La politique qui a été condamnée est celle sur laquelle se construit l’Europe du capital.

     

    En 1945, le Conseil National de la Résistance, dans un pays exsangue et ruiné, a trouvé les moyens de relancer la machine économique française tout en donnant du travail à l’ensemble de la population. Conformément à ses engagements, il a instauré la sécurité sociale, les allocations familiales, indemnisé les chômeurs à 100%, les pensionnés et invalides de la guerre… Il a nationalisé la plupart des grands moyens de production pour les mettre au service de la population.

     

    Depuis des dizaines d’années, dans toute l’Europe et plus généralement la planète, se relayant habilement, droite et social démocratie ont fait l'inverse et bradé les biens du Peuple sans le consulter. En dénationalisant les outils économiques que possédait chaque pays, ils ont offert au capital les meubles des nations.

     

    Aujourd'hui, on nous dit une chose et les faits prouvent son contraire, qu’il y aurait trop de tout quand le plus grand nombre manque justement de tout. D’un côté la Bourse flambent, les actionnaires des multinationales n’ont jamais fait autant de profits, la Jet-set se pavoise dans un luxe éhonté et sans retenue, les riches s’enrichissent toujours davantage. De l’autre, salariés et précaires, pauvres et chômeurs s’enfoncent dans les difficultés et la misère.

    Le tableau ci-dessous en dit plus long que bien des analyses. Qu’on en juge:

     

     

     

    Groupe

    Dividende

    Hausse 2004

    1

    Total

    9,04

    + 23%

    2

    BNP Paribas

    4,668

    + 24,1%

    3

    L'Oréal

    3,626

    + 143%

    4

    Renault

    3,551

    + 43%

    5

    Société générale

    3,125

    + 25,4%

    6

    France Telecom

    2,784

    - 13,2%

    7

    Arcelor

    2,314

    + 800%

    8

    Bouygues

    0,858

    + 91%

    9

    Danone

    0,317

    + 9,3%

    10

    Alcatel

    0,281

    + 114 %


     

     

    Dividendes qui explosent pour les actionnaires et tour de vis pour les gueux, que l’on ne nous dise pas qu’il n’y a pas d’argent !

     

    La France est un pays riche : chaque jour la Bourse apporte la preuve que des fortunes immenses s’accumulent et l’ostentation d’un luxe exhibitionniste est une insulte aux millions de Françaises et Français qui connaissent la misère et la mal vie depuis des décennies.

     

    Un pays qui arrête ses productions est un pays qui s’appauvrit. À l’instar de la production du pétrole le capital et ses laquais régulent toutes les productions, créant des pénuries artificielles pour donner de la plus-value à « leur » marchandise. Pour l’exemple du logement. Chacun peut en constater la pénurie criante. Pour eux, moins de logements, c’est la spéculation, et les prix qui flambent. En France, depuis de nombreuses années, il manque des dizaines de milliers de logement et pourtant que font les gouvernants ? Où sont les programmes de construction nécessaires pour loger ou reloger la population ?

     

    Les dépenses militaires dans le monde ont augmenté pour la sixième année consécutive en 2004, atteignant plus de mille milliards de dollars, rapporte l'Institut de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) dans sa publication annuelle. Avec 455 milliards de dollars de crédits militaires, les États-Unis représentent près de la moitié des dépenses mondiales et leur montant est supérieur à celui cumulé des 32 autres pays les plus puissants de la planète, précise le même Sipri, réputé pour le sérieux de ses données. En 2003, les dépenses américaines s'élevaient à elles seules à 405 milliards de dollars. Ils ont de l’argent pour la guerre et rien pour les salaires.

     

    Autre exemple : il y a plus de cinquante ans, avec la mise en place de la CECA (communauté du charbon et de l’acier, ancêtre de la construction européenne) la sidérurgie devait être compétitive. Avec les Pompidou, Giscard, Chirac ou Mitterrand les mines et les usines sidérurgique ont été fermées à tour de bras. Aujourd’hui la France n’a plus de sidérurgie et on manque d’acier sur la planète. En revanche, le groupe sidérurgique Arcelor a profité de l'explosion de la demande mondiale d'acier en particulier sur le marché chinois et ses dividendes ont été multipliés en 2004.

     

    Les représentants du capital organisent ainsi la pénurie pour raréfier la marchandise et lui donner plus de valeur, faisant par là-même des profits faramineux à moindre coût. Et cela dans tous les autres secteurs d’activité. Textile, agriculture, pêche, transport … Ils parlent de rentabilité, mais rentabilité pour qui ? Pas pour les salariés, en tout cas. Quand ils réduisent à néant les productions françaises ou européennes ce sont les peuples qui trinquent et leurs profits qui augmentent. Le capital n’a pas de frontière, pas plus qu’il n’a de patrie.

     

    En réduisant les productions, ils ont raréfié la marchandise et organisé la pénurie. Ils ont fait en sorte de faire exploser les prix des marchandises et gonfler les profits. Ces pratiques vont à l’encontre de ce que devrait être une société civilisée. Les gouvernants de toute sorte doivent gérer la société pour le bien des nations et des peuples. Ils doivent satisfaire nos besoins essentiels qui sont de se loger, se nourrir et se vêtir.

     

    Ils n’ont en réalité qu’un seul objectif : en 1975, les Etats-Unis, avec l'accord de l'Europe, en changeant les règles économiques, en modifiant la parité-or en parité-dollars, ont colonisé la terre. Ils ont endetté la Planète entière. Par ce biais, les économies des Pays de l’Est se sont écroulées. Celle des Pays en voie de développement n’ont plus existé. À l'image des possédants du XIXé siècle qui endettaient les salariés pour mieux les dominer, ils ont endetté la terre entière. Ils ont rendu dépendants tous les pays pour les empêcher de se rebeller. À titre d’exemple, le Brésil, le pays le plus riche de la planète par ses richesses naturelles, mais aussi un des plus pauvre. Les pays riches par l’intermédiaire des G-6-7-ou 8 ont créé le rationnement de la planète et des pénuries artificielles pour augmenter ou maintenir les profits capitalistes.

     

    Grâce à la suprématie des armements, les gouvernants de toutes couleurs, qui ne plaisent pas (ou plus) sont chassés à coups de bombes et mis au pas au nom des libertés. La construction européenne dans ce même état d’esprit se fait sur cette base et sur le dos des peuples. Ne cherchons pas ailleurs les causes de la crise et de la misère du monde.

     

    Avec la construction de leur Europe, le niveau de vie des ménages dont le salaire est le seul revenu, s'est effondré depuis 25 ans, il est retombé au niveau de celui des années 1950. C’est ce qu’a révélé une étude menée par le Cerc (Connaissance de l'emploi, des revenus et des coûts), un cercle de chercheurs indépendants. Cette étude signale que c’est à partir de 1982 que ce recul s'est accéléré. Très rapide dans la première moitié des années 1990, cette chute s'est un peu calmée à partir de 1997, année du redémarrage de la croissance, avant de reprendre en 2002 jusqu’à ce jour. D'où ce verdict sombre du Cerc: « Aujourd'hui, la place des ménages de salariés ou de chômeurs dans l’échelle des niveaux de vie est comparable à celle qui prévalait dans les années 1950. ». Belle avancée démocratique et de progrès !

     

    Où sont la liberté, la fraternité et l’égalité inscrites sur le fronton de nos institutions que se devraient de respecter et de faire respecter nos élus ?

     

    D’une part pour les salariés, les retraités, les chômeurs, les petits patrons et les petits artisans la misère et les rogatons pour vivre. D’autre part pour les actionnaires des grands groupes financiers, une richesse à n’en plus finir et pour quelques-uns même des revenus plus élevés que certains PIB de pays du Tiers Monde.

     

    Avec leur politique de restriction volontaire ou sont les libertés pour les chômeurs, les sans abris, les vieux et les jeunes qui crèvent de mal vie ?

     

    Trop de marchandises et la misère extrême. Voici le bon sens de nos élus. Rien à foutre de l'humain. En France 67 % des travailleurs de plus de 50 ans sont au chômage. Et pour beaucoup sans le sou. Dans les grandes villes et dans nos campagnes la misère suinte partout. Stop aux Restos du cœur. Comme en 45, à l’Etat de prendre des mesures pour financer le social. Aux spéculateurs de payer.

     

    Dehors les Ouiistes valets de la finance: Jospin, De Villepin, Hollande, Cohn-Bendit, Sarkosy, Raffarin, Lang, DSK, Fabius, Mamère, Delors, D’Estaing, Le Duigou, Chérèque …

     

    Après la baffe du peuple aux nantis, gardons la main, pour déjouer les manœuvres repoussant à 2007 les solutions pour s’attaquer au mal vivre des Français. De Sarkozy à Chirac, chacun marque son territoire, mais aussi au Parti socialiste qui entend « fédérer » autour de lui les forces de gauche. Ce que précise Hollande en déclarant « En tout état de cause c’est le PS qui doit fixer la ligne de rassemblement, son contenu et non se les faire imposer de l’extérieur ». Aujourd’hui, le seul mot d’ordre plausible est de tout faire pour faire respecter le vote du 29 mai sans attendre 2007. Demain il risque d’être trop tard !

     

    Ils n’ont pas brûlé toutes leurs cartouches, ils sont prêts à tout. Nous le constatons dans le matraquage idéologique et médiatique.

     

    Assez de misère, rassemblons nous et continuons le combat contre les spéculateurs, les nantis et leurs complices, de la droite à la « gôche bobos ».

     

    Les salariés ont voté non à 80%. C’est donc qu’il y a une solution de classe ! Une solution que la droite et le parti socialiste refusent depuis des décennies: s’attaquer au capital. Et aux bénéfices que celui-ci génère avec le travail et la sueur des peuples. Là est le cœur du problème. Le reste n’est que bavardage et diversion.

     

    Les manipulations en tous genres ça suffit !

     

    Allons plus loin : par les luttes et l’action faisons vivre nos revendications : arrêt de la spéculation, emploi pour tous, salaires décents pour la satisfaction de nos besoins ! 

    Gilberto Boni 

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    23:24 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    14/06/2005: En Euro-dictature capitaliste: Sans papiers Signez l'appel " Les "sans papiers" ne mettent en danger ni la République ni le droit "

    En Euro-dictature capoitaliste: Sans papiers Signez l'appel " Les "sans papiers" ne mettent en danger ni la République ni le droit "


    ----- Original Message -----
    From: OGM DANGER
    To: Roger Romain
    Sent: Tuesday, June 14, 2005 9:16 PM
    Subject: Sans papiers Signez l'appel " Les "sans papiers" ne mettent en danger ni la République ni le droit "



    En France, en Europe, dans nos villes, nos quartiers, nos entreprises, des hommes, des femmes, des enfants vivent sans droits, sans protection, dans la peur et la suspicion.

    Les actes banals de la vie leur sont interdits : avoir un compte en banque, chercher et avoir un travail officiel, louer un appartement décent, dénoncer un employeur peu scrupuleux, se promener sans crainte…

    Et pourtant ils sont là : la femme de ménage de la voisine, le plongeur du resto sympa, la mère du copain de notre enfant, le maçon qui construit l’immeuble à côté, l’aide à domicile de la grand-mère…

    Ce sont les sans papiers. Hommes, femmes et enfants qui ont fui la guerre, la misère, qui sont à la recherche d’une protection ou simplement ont l’espoir de fuir une vie sans avenir.

    Depuis des années, l’Europe s’entoure de murs de plus en plus hauts et la France fait de même.

    Derrière les déclarations officielles, les politiques mises en place mettent à mal de nombreux droits fondamentaux, tels que le droit d’asile, les libertés individuelles, la libre circulation des personnes ou plus simplement le droit de s’aimer.

    Elles sont injustes, dangereuses, hypocrites, démagogiques, dénuées de sens humain.

    Dangereuses car elles concourent à développer la xénophobie et le racisme en faisant peser sur tous les étrangers ou ceux qui en ont l’apparence le soupçon d’être un fraudeur.

    Hypocrites car les employeurs comme l’Etat profitent de la présence des « Sans Papiers » comme force de travail  sans droits, flexible, corvéable à merci.

    Démagogiques, car le renvoi de tous les sans papiers est, du point de vue économique, humain et matériel, impossible.

    Profondément inhumaines car elles maintiennent hommes, femmes et enfants dans une précarité quotidienne qui les oblige à survivre dans le dénuement le plus total.

    Cette situation ne fait qu’empirer et les drames se succèdent. De lois en lois, ce sont nos propres libertés qui ont été rognées pour permettre à la police de mener une véritable traque. Au-delà, ce sont les droits de tous et de toutes qui reculent lorsque, à travers les sans papiers, sont mis en cause le droit du travail ou le principe d’égalité.

    Nous appelons tous les habitants de ce pays à ne plus tolérer que ces hommes, ces femmes et ces enfants soient pourchassés. Nous voulons une autre politique et qu’elle fasse l’objet d’un débat large et démocratique.

    Depuis des années, les SANS PAPIERS ont exprimé leur volonté d’être reconnus et de vivre ici. Ils résistent et mènent avec courage et ténacité une bataille dure, éprouvante pour faire reconnaître leur citoyenneté.

    Les 'sans papiers' ne mettent en danger ni la République ni le droit. Ils sont une blessure constante à nos consciences. Ils doivent être régularisés.

     ->Signatures à envoyer à la Ligue des droits de l’Homme :

    E-mail : pourlessanspapiers@ldh-france.org
    Tél : 01 56 55 51 00
    Fax : 01 42 55 51 21






    23:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

    12/06/2005: Pour l'OTAN, la Belgique ne dépense pas assez pour l'armement !

    Les marchands de canons et les fauteurs de guerre otaniens veulent nous faire gaspiller toujours plus. Pour cela, ils ont du fric ! Mille milliards de dollars en dépenses militaires inutiles en 2004 dans le monde .... Evidemment, lorsque la Belgique avait une armée constituée de miliciens forcés les dépenses en personnel étaient moindres. Une armée de métier, de volontaires, ça coûte plus cher ....
    RoRo
     

    ----- Original Message -----
    From: <anti-imperialiste@chiffonrouge.org>
    Sent: Sunday, June 12, 2005 8:42 PM
    Subject: [Anti-imperialiste_2005] [alerte_otan]Pour l'OTAN, la Belgique ne dépense pas assez pour l'armement !

    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++
    ANTI-IMPERIALISTE la liste de
    http://resistance.chiffonrouge.org
    +++++++++++++++++++++++++++++++++++++
    Selon l'Otan, le budget de la défense ne ferait pas la part assez belle au renouvellement du matériel. La Belgique serait la dernière de la classe pour les achats de matériel. Ce sont les dépenses en personnel qui mangeraient en partie le nerf de la guerre.

    L'Otan a calculé que les dépenses pour le personnel militaire et civil de la Défense belge absorbaient 73,8% du budget. Ces dépenses sont en hausse constante. En revanche, les dépenses en matière d'équipement militaire arrivent en deuxième ligne: 5,4% l'année dernière.
    Le ministère de la Défense préfère pour sa part affiner ces chiffres. Il faut distinguer, précise-t-il, budget et dépenses de défense. Les dépenses sont une notion plus large et couvrent par exemple les retraites des militaires. En outre, poursuit le ministère de la Défense, l'Otan, dans ses calculs, ne tient compte que des gros investissements. Les petits achats n'entrent pas en ligne de compte.

    Il faudrait donc rectifier les chiffres, estime encore la Défense. N'empêche, l'Otan remarque que les dépenses belges de défense sont passées de 3,2% du Produit Intérieur brut dans les années 80 à 1,2% en 2004. Mais là, la Belgique n'est pas seule. Cette tendance est remarquée dans quasi tous les pays de l'Alliance atlantique. À quelques exceptions près comme les Etats-Unis ou la Grèce.

    En baisse aussi, le nombre d'effectifs. L'année dernière, l'armée belge comptait 41.000 hommes et femmes. Dans 10 ans, le gouvernement veut arriver à une armée de 37.000 personnes.

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    22:59 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |