31/05/2005

31/05/2005: On garde les mêmes: L'outrage au peuple !

----- Original Message -----
From: Michel
To: roger.romain@skynet.be
Sent: Tuesday, May 31, 2005 8:54 PM
Subject: Communiqué de Presse



Communiqué de Presse
 
On garde les mêmes: L'outrage au peuple !
12 heures... Dominique de Villepin a été nommé premier ministre par Jacques Chirac ! On vire Jean-Pierre Raffarin et on prend un proche de Chirac. Le peuple bafoué, le peuple trahi. Dominique de Villepin à Matignon et Nicolas Sarkozy revient au gouvernement... Pire, Nicolas Sarkozy reprend le ministère de l'Intérieur et redevient le numéro 2 du Gouvernement. Le peuple dit "Non" et on forme un gouvernement 100% "pro-Oui". Où est la démocratie ?

 
La propagande continue: Il faut sauver le roi !

Les médias "pro-Oui" français tentent maintenant de retourner la volonté du peuple contre lui. Cette manipulation est intolérable. Les professionnels de l'info ne peuvent plus faire leur travail en France. Les médias voulaient faire passer le "Oui" en force, ils veulent maintenant discréditer votre "NON" ! Soutenons les journalistes et professionnels de l'info pour la "Liberté d'expression". Les médias (surtout les chaînes de télé) continuent à donner la parole aux pro-oui comme si le "Oui" était majoritaire. Les insultes envers les 55% l'électeurs ayant voté "Non" ne sont plus acceptables. Le peuple a dit "Non" au traité, à Jacques Chirac et au gouvernement. Ils ne l'admettent pas. Jacques Chirac, au mépris du référendum, s'entoure des mêmes. Cela ne peut plus durer ! Dans une démocratie, on se plie à la volonté du peuple !
 
Pétition pour la démission de Jacques Chirac
Le 29 mai 2005, le peuple français a désavoué le Président de la République par référendum avec 55% des voix. Malgré cela, Jacques Chirac s'accroche à sa fonction, violant le principe même de la Constitution Française.
Constitution Française: La République Française
Art. 2. - Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. - Art. 3. - La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.

 
http://www.reveil-des-marmottes.net/Site_Noute/Infos_Nout...
 
 
Chirac a pris la France et l'Europe en otages pour se préserver de la justice.
 
Le Webmaster
http://www.reveil-des-marmottes.net
Sarrebourg, Moselle, France


23:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Le testament de Stevaert: vous voyez bien que la prépension est possible à 51 ans

Le testament de Stevaert: vous voyez bien que la prépension est possible à 51 ans

Au crépuscule de sa carrière politique, admirons une dernière fois Steve Stevaert pour son courage.

01-06-2005

Oui, oui, son courage, celui d'aller à l'encontre des Vandenbroucke, Vande Lanotte et autres Vandenbossche (tous des SP.a) qui, depuis des mois, prétendent que le Belge doit travailler plus longtemps, que le maintien de la prépension est impossible et que nous allons tous devoir mordre sur notre chique. L'ancien président du SP.a ne prend pas sa prépension à 58 ans, ni même à 55 comme le prône le PTB, mais à 51 ans.

Il échange son boulot pour la quiétude du poste de gouverneur du Limbourg. Tout comme d'autres prépensionnés encore en bonne santé (et bien indemnisés), il pourra se balader à vélo le long des nuds routiers vert bronze, flâner dans les rues commerçantes de Hasselt, se taper un bon resto de temps à autre, bref, se la couler on ne peut plus douce. «Je travaille depuis l'âge de 15 ans, sept jours par semaine. () Un peu plus de calme ne serait pas mal», argumente Steve dans sa dernière déclaration sur les ondes. Des centaines de milliers de gens de son âge, qui totalisent plus de trente années de labeur, se diront d'accord avec lui dans un vibrant unisson.

Steve, le PTB est convaincu qu'il n'y a pas que les anciens présidents du SP.a à avoir droit à un repos bien mérité après une carrière active. Et nous savons qu'il y a de l'argent pour introduire la prépension à 55 ans, avec remplacement obligatoire par des jeunes. Aussi allons-nous mener durement campagne pour obtenir une meilleure fin de carrière pour tous les habitants de ce pays. Et, dans les semaines qui suivent, nous le ferons avec le dépliant toutes boîtes du PTB et les affiches reprenant notre revendication.

Procurez-vous le dépliant et l'affiche «La prépension à 55 ans» à votre secrétariat provincial ou commandez-les à la boutique PTB: www.ptb.be/shop ou téléphonez au 02/504.01.12.


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer


23:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Dernier jour de campagne aux Pays-Bas avant une victoire annoncée du non

 On nous annonce également la montée du NON au Grand-Duché du LUXEMBOURG où doit également avoir lieu un référendum...
RoRo

 
From: Al Faraby

Sent: Tuesday, May 31, 2005 9:00 PM
Subject: [ForumCommuniste] Dernier jour de campagne aux Pays-Bas avant une victoire annoncée du non



mardi 31 mai 2005
Dernier jour de campagne aux Pays-Bas avant une victoire annoncée du non
 
A la veille d'un référendum crucial pour l'avenir de l'Europe, les défenseurs néerlandais de la Constitution européenne faisaient une ultime tentative pour faire barrage à la large victoire annoncée du non aux Pays-Bas, trois jours après le refus français.
Le non devrait l'emporter avec 59 ou 62% des voix mercredi, selon deux sondages publiés mardi par les instituts Maurice de Hond et NIPO. Ces enquêtes ne tiennent pas compte des indécis.
En France, le non a obtenu près de 55% des suffrages lors du référendum de dimanche.
Pour tenter d'inverser la tendance, la plupart des ministres du gouvernement de centre-droit au pouvoir à La Haye descendaient dans l'arène et passaient leur journée à distribuer des tracts, débattre ou visiter les lycées.
La commisaire européenne à la Concurrence, la Néerlandaise Neelie Kroes, s'est aussi lancée dans la bataille en appelant ses concitoyens à ne pas suivre l'exemple français. "La France n'est pas le patron de l'Union européenne", a-t-elle lancé au quotidien Volkskrant.
Les sociaux-démocrates (PvdA), principale force d'opposition, et les écologistes (Groelinks, opposition) sont aussi dans la rue pour défendre la Constitution.
"Je conserve l'espoir. Il y a encore des indécis", a déclaré à l'AFP un des chefs de file des sociaux-démocrates, le député Frans Timmermans.
Pour le Telegraaf, principal quotidien du pays, il s'agissait cependant d'une dernière "offensive du désespoir" de la part des défenseurs du oui.
Les Néerlandais semblent déterminés à rejeter le traité constitutionnel lors du premier référendum de leur histoire moderne, dans un geste de défiance face à une classe politique à laquelle ils ne font plus confiance, selon les experts.
Le gouffre entre les citoyens et les politiques est exposée au grand jour alors que plus de 80% des députés néerlandais soutiennent la Constitution.
"Les Pays-Bas ne sont pas aussi différents que la France, surtout pour le non", soulignait le quotidien Volkskrant.
"Le non aux Pays-Bas n'est pas dirigé contre l'Europe mais contre une classe politique jugée peu fiable qui a déçu les citoyens sur des dossiers comme l'euro", expliquait à l'AFP Maurice de Hond, le directeur de l'institut de sondage éponyme.
La monnaie unique est devenue un des principaux thèmes de campagne alors que la population néerlandaise n'a de cesse de clamer son mécontentement face à la hausse des prix attribuée à l'euro. L'aveu officiel, au début de la campagne, que la monnaie nationale avait été sous-évaluée par rapport au deutsche mark lors du passage à l'euro, a mis le feu aux poudres dans un pays qui s'indigne déjà d'être le plus gros contributeur net au budget européen.
Les rares sondages qualitatifs évoquent également la peur de la Turquie et de l'immigration.
"Depuis Pim Fortuyn (ndlr: leader de la droite populiste assassiné en 2002), les Néerlandais se sont repliés sur eux-mêmes. Il y a une peur de tout ce qui est étranger", expliquait Sophie Vanhoonacker, une Belge directrice de la faculté d'Etudes européennes.
Le camp du non qui rassemble des partis aussi différents que les protestants orthodoxes, les populistes et le Parti socialiste, petite formation très à gauche, dit également redouter la peur d'une perte de souveraineté.
Très attachés à leurs politiques spécifiques en matière de drogue, d'euthanasie ou d'ouverture du mariage aux homosexuels, les Néerlandais craignent que l'Europe vienne s'en mêler.
"Les Pays-Bas resteront les Pays-Bas", a martelé lundi le chef des file des chrétiens-démocrates, Maxime Verhagen, lors d'un débat télévisé.
"Un oui veut dire que l'Europe va parler de nous. Si nous votons oui, nous pourrons participer aux discussions", a soutenu le Premier ministre Jan Peter Balkenende.
Le référendum est consultatif mais la plupart des partis politiques ont indiqué qu'ils respecteraient le résultat si la participation excédait les 30%. Les sondages prévoient entre 45% et 50%.
En cas de victoire du non, le Premier ministre a indiqué qu'il ne démissionnerait pas. L'opposition refuse également de parler de conséquences politiques à ce stade.  LA HAYE (AFP)
 
Visitez le site de ForumCommuniste
http://perso.wanadoo.fr/forumcommuniste/index.htm...

 
ForumCommuniste
Envoi de message à :
ForumCommuniste@yahoogroupes.fr
Pour vous inscrire à ForumCommuniste, envoyez un message à : ForumCommuniste-subscribe@yahoogroupes.fr 

 



Pour vous abonner à ce groupe, envoyez un email à :
ForumCommuniste-subscribe@yahoogroups.com

Visitez le site de ForumCommuniste
http://perso.wanadoo.fr/forumcommuniste/index.htm







23:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Pour les organisations de pensionnés, l'impôt sur les fortunes est nécessaire

Pour les organisations de pensionnés, l'impôt sur les fortunes est nécessaire

La Commission consultative du Secteur des Pensions plaide en faveur de l'introduction d'un impôt sur les fortunes. C'est ce qui ressort d'une note adressée par la Commission au ministre des Pensions Bruno Tobback (SP.a).

01-06-2005

- Cliquez sur le dessin pour l'agrandir -


Donner des avis. Telle est la principale tâche de cette Commission, au sein de laquelle siègent plusieurs organisations de pensionnés. Ces associations tirent désormais la sonnette d'alarme : de plus en plus de personnes âgées risquent de s'enfoncer sous le seuil de pauvreté. Actuellement, un peu plus d'un 65+ sur cinq vit sous ce seuil. Une adaptation du système légal des pensions est donc nécessaire, déclare la Commission dans un avis adressé au ministre de tutelle.

L'adaptation ne doit pas se faire sous forme d'une extension du second pilier (privé). Cela ne résoudra pas le problème, déclare la Commission. L'organe consultatif voit surtout le salut dans l'introduction d'un impôt sur les plus grosses fortunes. Nous sommes déjà curieux de connaître la réaction de Tobback, pour qui l'avis de la Commission va tinter comme une mélodie dans l'oreille.


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer

23:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Un impôt plus «simple»: qui y gagne, qui y perd?

Les propositions du VLD et du Vlaams Belang
Un impôt plus «simple»: qui y gagne, qui y perd?

Le VLD et l'ex-Vlaams Blok défendent tous deux une flat tax: un impôt simplifié qui n'aurait plus que deux taux (20% et 40%), contre cinq actuellement. Seriez-vous plus ou moins taxé?

Marco Van Hees
01-06-2005

Le gouvernement a déjà baissé le plus haut taux d'imposition de 55 à 50%. Les Belges les plus riches l'ont remercié pour le beau cadeau. Mais aussi bien le VLD que le Vlaams Belang veulent aller plus loin: ils veulent une flat tax avec un taux maximal d'imposition de 40%.

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


On dirait deux frères jumeaux. Non seulement les propositions du VLD et du Vlaams Belang (VB) sont identiques, mais l'argumentation elle-même semble le résultat d'un copier-coller (lire ci-contre): au nom de la complexité de la législation fiscale, ces partis proposent de réduire de cinq à deux le nombre de taux d'impôt.

Minute, les gars. Est-ce le nombre de taux qui vous pose problème quand vous remplissez votre déclaration? Peu de chance, puisque ces taux, appliqués automatiquement par ordinateur, ne figurent même pas dans la déclaration. La seule vraie question est donc de savoir l'impact fiscal qu'aurait une telle réforme.

Pour les hauts revenus, l'impact est clair. Pour calculer l'impôt, on divise le revenu imposable en différentes tranches, taxées chacune à un certain taux. Si les tranches de 45% et 50% disparaissent, la partie supérieure du revenu n'est plus taxée qu'à 40%. Pour quelqu'un comme Jean-Paul Votron, administrateur-délégué de Fortis, dont le salaire de base (sans les primes) est de 750.000 euros par an, cela représenterait un gain annuel de 75.000 euros (3 millions de FB).

Si les plus hauts revenus payent moins, soit les autres payent plus, soit le rendement de l'impôt des personnes physiques diminue. Cette seconde hypothèse semble être celle défendue par le VLD, puisqu'il veut réduire la charge des taxes directes (impôt des personnes physiques) et augmenter celle des taxes indirectes (TVA). Mais la TVA est encore plus injuste qu'un impôt à deux taux puisqu'elle frappe la majeure partie des produits et services à un taux unique. Riches et moins riches payent le même taux.

L'effet global de cette réforme, si on additionne impôt et TVA, ferait donc que la grande majorité de la population serait plus taxée, tandis qu'une minorité de hauts revenus ferait de belles économies d'impôts.

> Top

Comme deux gouttes d'eau

Vlaams Belang: VLD:
«Peu de contribuables nous contrediront quand nous déclarons que remplir sa feuille d'impôts chaque année est de plus en plus compliqué. Il faut quasiment être un expert fiscal pour rentrer une déclaration correcte. () La recette miracle? Une taxe uniforme, mieux connue sous le terme anglais "flat tax".»1

«Bien des citoyens vont reporter cette corvée fastidieuse au dernier moment. () Cela vient du fait que notre système fiscal actuel est très complexe. De ce fait, il est carrément inique. Chacun, riche et pauvre, aimerait payer le moins d'impôts possible. Mais, au contraire des faibles et moyens revenus, seuls les hauts revenus, grâce à des conseils professionnels chèrement payés, peuvent racler le fond de la marmite aux impôts.»2

1 Financieel-Economische Commentaren, février 2005, p. 3. · 2 www.vld.be.

> Top

Le boss de Fortis gagnerait 75.000 euros en plus par an

Imposition actuelle de Jean-Paul Votron (Fortis)

 

Tranche 1 [5.780 € à 7.100 €]

1.320 € x 25% = 330 €

Tranche 2 [7.100 € à 10.100 €]

3.000 € x 30% = 900 €
Tranche 3 [10.100 € à 16.830 €]
6.730 € x 40% = 2.692 €
Tranche 4 [16.830 € à 30.840 €]
14.010 € x 45% = 6.305 €
Tranche 5 [30.840 € à 750.000 €]
719.160 € x 50% = 359.580 €

Salaire: 750.000 €

Impôt: 369.807 €

La même imposition s'il n'y a que deux taux


Tranche 1 [5.780 € à 16.830 €]

11.050 € x 20% = 2.210 €

Tranche 2 [16.830 € à 750.000 €]

733.170 € x 40% = 293.268 €

Salaire: 750.000 €

Impôt: 295.478 €

Différence:
369.807
­ 295.478
= 74.329 €
(2.998.424 Bf)

> Top


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer


19:48 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Six moyens de prolonger le «non» français en Belgique

Après le rejet de la Constitution européenne en France
Six moyens de prolonger le «non» français en Belgique

55% de «non» à la Constitution européenne. Verhofstadt est «déçu», Di Rupo ressent un «coup dur», Ecolo «regrette». Et vous, content de ce revers pour l'Europe du capital? Que faire en Belgique pour prolonger le «non» français?

David Pestieau
01-06-2005

Des Français fêtent la victoire du «non», place de la Bastille, à Paris. (Photo Solidaire, Marc Botenga)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


1. Un tract national du PTB

Dès ce mardi, le PTB distribue 23.000 tracts dans des grandes entreprises du pays. Titre: «Bravo et merci aux travailleurs français. Nous aussi, nous voulons avoir l'occasion de dire non.» Pour donner les vraies raisons du rejet. Non, il ne s'agit pas d'un «règlement de compte dans la politique intérieure française», comme l'affirme Jean-Luc Dehaene, ancien Premier ministre1.

Les travailleurs français ont rejeté une Constitution qu'ils trouvent antisociale. Et s'ils ont aussi voté en raison de la situation économique et sociale, ils savent que c'est la politique de l'Union européenne qui en est directement responsable. Le tract donne aussi les idées du PTB pour l'Europe, maintenant que la Constitution est rejetée.

2. Un référendum alternatif en Belgique

Contrairement à nos voisins du Sud et du Nord, nous n'avons pas pu nous exprimer en Belgique. La question est trop compliquée pour la soumettre au peuple, ont affirmé les Di Rupo et Dehaene. Vaste blague. Quand la Chambre a adopté la Constitution européenn, à peine un tiers des députés étaient présents. Plusieurs d'entre eux ont avoué n'avoir même pas lu le texte. Le PTB vous offre la possibilité de donner votre avis dans un référendum alternatif en ligne sur www.ptb.be.

3. Un autocollant sur la bouche du gouvernement

Comment le gouvernement peut-il affirmer, sur des milliers d'affiches, que sept Belges sur dix sont pour la Constitution? Il n'a demandé l'avis de personne. Vous pouvez mettre un autocollant sur la bouche du gouvernement qui a voulu vous empêcher de vous prononcer. En collant sur ces affiches l'autocollant du PTB, «10 Belges sur 10 n'ont pas pu se prononcer sur la Constitution, Oui au référendum, non à la Constitution».

4. Un débat exceptionnel ce vendredi 3 juin

Le PS belge affirme: «Dire oui à la Constitution, c'est dire oui à la volonté de continuer à essayer de construire ensemble un autre modèle de société que le modèle américain.»2 L'Union européenne fait-elle contrepoids à Washington ou est-elle, au contraire, sur la trace des Etats-Unis? C'est le sujet d'un débat exceptionnel du mouvement StopUSA. Avec des invités comme Raoul Jennar (Oxfam), Laurent Pirnay (CGSP), Herwig Lerouge (PTB) et Jean-Claude Paye (spécialiste des volets Justice et Police de la construction européenne). Ce vendredi 3 juin, 19h30, au Centre International, Bd Lemonnier 171, Bruxelles.

5. Arrêter en Belgique le projet européen qui veut vous faire travailler plus longtemps

Rejetée en France et probablement aux Pays-Bas, la Constitution est morte. Pourtant, les grands d'Europe s'apprêtent tout de même à continuer leur politique. Par exemple, avec le projet d'allonger votre carrière. En Belgique, le gouvernement veut pouvoir aboutir sur certains points avant l'été. Ce plan pour, dans les faits, supprimer les prépensions doit être arrêté. Mais cette lutte a une portée européenne car elle cadre dans le combat contre le processus de Lisbonne que les Français ont voulu mettre à la poubelle avec la Constitution. Avec le nouveau rapport de forces créé par le référendum français, les travailleurs belges peuvent arrêter une réforme qu'avant eux Français, Italiens et Allemands ont déjà tenté d'arrêter.

6. Manifestations lors du sommet des 17-18 juin à Bruxelles

Si nous sommes contre l'Union européenne du profit, nous sommes pour l'Europe de l'unité des travailleurs, construite dans les luttes. Lors du sommet européen des 17-18 juin, des actions et manifs auront lieu pour que les grands d'Europe ne détournent pas le sens du «non» français. L'occasion pour les syndicalistes et les jeunes de construire la solidarité au-delà des frontières. Plus d'infos dans notre prochaine édition.

1 Gazet van Antwerpen, 30/5/05.· 2 Communiqué du Bureau du PS, 30/05/05.

Vous pouvez commander tracts, autocollants, livres dans tous les secrétariats du PTB et les télécharger sur le site www.ptb.be


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer


Réactions

1.jean vincent (31 mai 2005)

A 16 heures, ce mardi 31, une équipe du PTB a été distribuer, à la Gare centrale à Bruxelles, le tract qui félicite les travailleurs français. 3.000 tracts ont été distribués. Les autocollants vendus. Un très bon accueil!
Stupéfaction: les grands panneaux publicitaires clamant: "7 Belges sur 10 sont pour la Constitution européenne. Pourquoi?", qui avaient été placés la semaine dernière dans toutes les stations de métro, qui étaient encore là ce matin, ont brusquement disparu.
Le pouvoir bourgeois s'est aperçu 24 heures après sa défaite cinglante en France, que sa propagande mensongère en Belgique était devenue une puissante contre-propagande pour la Constitution européenne.
Les panneaux publicitaires pour la Constitution européenne commençaient à être surcollés par des autocollants clamant que la population en Belgique n'avait pas le droit de s'exprimer!
Continuons à être à l'offensive!


19:38 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Les travailleurs de Degussa votent contre la proposition unilatérale des patrons

Un sous-marin pour une vraie augmentation salariale
Les travailleurs de Degussa votent contre la proposition unilatérale des patrons

La semaine dernière, chez Degussa (chimie) à Anvers, on votait à propos d'une proposition unilatérale des patrons. Celle-ci comportait une hausse des salaires de 35 à 45 cents (selon la fonction occupée au sein de l'entreprise). Mais elle n'apportait rien de plus sur le plan de la sécurité d'emploi exigée. 56,5% des travailleurs ont finalement voté contre.

Ward Coenegrachts
01-06-2005

Parmi des infos sérieuses données par des travailleurs sur les revendications salariales, un peu d'humour : remplacer les Flandria amenant les non-grévistes par un sous-marin...
En combinaison avec une série d'autocollants «Deux poids deux mesures» qui ont été collés partout dans l'usine, cette résistance originale a créé le réchauffement nécessaire aux négociations.


L'enjeu réel du vote était plus important que la seule nouvelle convention collective de travail (CCT). La tentative de la direction visant à faire approuver aux travailleurs une proposition de CCT rejetée par les syndicats est une retombée de la grève de janvier. A l'époque, Degussa avait fait grève durant 10 jours pour la sécurité de l'emploi, la sécurité au travail et contre les restructurations. La direction était parvenue à briser la grève, mais la victoire morale restait dans le camp des travailleurs.

Au cours des premiers jours des négociations autour de la CCT, il s'est avéré que la direction refusait de répondre aux revendications des travailleurs : 60 cents d'augmentation de l'heure et une sécurité formelle de l'emploi. Pour mieux briser encore la force des syndicats, trois mois après la grève, la direction sortait sa propre proposition de CCT. Elle y proposait une augmentation plus forte que celle acceptée dans les autres boîtes du secteur: entre 35 et 45 cents de l'heure. La veille du vote, chez Agfa-Gevaert, on avait encore accepté une CCT avec une augmentation de 24 cents.

Profit +126%, augmentation salariale réclamée +4% en plus de l'index

Malgré cette proposition à première vue alléchante, une large majorité des travailleurs, soit 56,5%, a suivi l'appel des syndicats à rejeter la proposition. Il n'était que trop clair que la direction aurait mis à profit une éventuelle victoire pour poursuivre avec plus d'ardeur encore sa politique actuelle : ne rien concéder et accroître encore les restrictions.

Une hausse salariale sans sécurité d'emploi à la clé est en outre un attrape-nigaud : la direction peut facturer aux travailleurs chaque cent d'augmentation en supprimant des emplois. Et l'augmentation salariale proposée est encore très maigre. En 2004, les bénéfices de Degussa Anvers s'élevaient à 22 millions d'euros, soit plus de 900.000 francs par travailleur. Une hausse de 126% par rapport à 2003. Les 60 cents d'augmentation réclamés ne représentent même pas 4%.

Le début des négociations autour de la CCT s'est caractérisé par des actions créatives de la part des travailleurs. Quelques jours avant le début des tractations, un anonyme est parvenu à adresser un power-point à diverses unités de production de l'usine. L'auteur y mettait en exergue les exigences de la base: 60 cents de l'heure et la sécurité de l'emploi. Suivaient des photos de la grève de janvier. Mais le succès de la présentation venait surtout de l'humour de sa note finale. Faisant allusion aux bateaux «Flandria» que la direction avait loués en janvier pour amener des jaunes sur les sites de l'usine: «Pour ceux qui veulent venir travailler en 'Flandria', voici notre nouvelle acquisition» (voir photo). En combinaison avec une série d'autocollants «Deux poids deux mesures» qui ont été collés partout dans l'usine, cette résistance originale a créé le réchauffement nécessaire aux négociations.

Maintenant que la proposition patronale a été rejetée, il va falloir fixer une nouvelle date pour l'assemblée de conciliation et attendre pour voir si la direction a fini par comprendre que les travailleurs ne céderont pas sans une réelle réponse favorable à leurs revendications.


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimer

19:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Bosch · Tirlemont: Grève d'un jour du 26 au 29 mai

Bosch · Tirlemont: Grève d'un jour du 26 au 29 mai

Les travailleurs du fabricant d'essuie-glaces Bosch, à Tirlemont, avaient prévu 24 heures de grève contre le plan de la direction. L'arrêt de travail a duré quatre jours.

Wout Lootens
01-06-2005

Le 26 mai, un jour plus tôt que prévu, les travailleurs de Bosch - Tirlemont sont partis en grève.
Les ouvriers posent pour la photo. (Photo Solidaire, Lusn Van den Heede) > Reportage

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Fin avril, la direction de Bosch fait savoir que 264 emplois (sur 1.600) doivent disparaîtreà Tirlemont: 140 pour cause d'automatisation, 124 pour cause de délocalisation, à Compa, en Roumanie. Aussitôt, les syndicats organisent une grève de 24 heures. La direction promet alors de discuter encore une fois la proposition avec la direction allemande. Trois scénarios voient le jour. Sept travailleurs sur dix se prononcent pour celui qui avance le maintien provisoire de tous les emplois, sans garantie pour l'avenir. Ils optent indirectement pour des actions contre la délocalisation.

La direction reporte sa décision au 26 mai. Puis formule une nouvelle proposition: elle ne peut garantir le maintien que de 900 emplois à Tirlemont après 2008. Ce qui représente l'effectif de 1.600 emplois, moins 350 employés, moins les 264 licenciements annoncés. Les délégués informent les travailleurs. La grève, prévue pour le vendredi 27 mai, débute un jour plus tôt.

«Les gens sont inquiets, explique Jeannine, ouvrière chez Bosch. Ils craignent que l'usine ne s'en aille morceau par morceau. Bien des gens pensent que les sacrifices que nous avons déjà faits nous ont été demandés pour payer la production à l'étranger. En 97, la direction avait déjà bloqué les salaires pour cinq ans. Elle menaçait à l'époque d'aller s'installer en Turquie. Ensuite, il a été question de la Hongrie ou de la Roumanie. A l'époque, entre quarante et cinquante emplois ont déjà disparu par équipe.»

«Dans ce magasin, on peut stocker 9 millions d'essuie-glaces»

Les travailleurs décident de maintenir les piquets aux deux portes. Et des équipes sont constituées afin d'assurer les piquets les jours suivants. L'un des groupes se rend à D-Logostics, une ancienne section de l'usine où l'on entrepose les stocks. Naguère, la plupart du personnel travaillait encore pour Bosch.

L'entrée de D-Logistics est déjà barrée par des voitures. Téléphone. On peut amener un conteneur en vitesse? Avec trois voitures, on ne peut bloquer des camions. Le conteneur va coûter 60 euros. Pour bloquer plusieurs millions de stock. «Ça fait mal, dit un ouvrier. Dans ce magasin, on peut stocker 9 millions d'essuie-glaces.»Quelqu'un calcule que ça revient à 36 jours de travail, puisqu'on en produit 250.000 par jour.

Dans l'heure et demie qui suit, deux camions s'amènent. Un de France, l'autre d'Espagne. Ils ne passent pas. Devant la porte, sur le site de D-Logistics, deux autres camions. Ils ne sortent pas. La direction a dû être courant tout de suite car, une demi-heure plus tard, une voiture de police s'amène: «Personne ne peut passer?» «Non!»

Avec la grève, les constructeurs automobiles sont provisoirement à court d'essuie-glaces. Il suffira sans doute d'un coup de fil de la direction pour que la justice intervienne. Un huissier arrive avec un mandat. Le blocage doit cesser, sous peine de lourdes astreintes.

Vendredi à midi, la direction organise une réunion de conciliation à Bruxelles. Un coup dans l'eau:le 26 mai, c'est congé, en Allemagne. En tout cas, pour la direction allemande. «La direction de Tirlemont n'a rien à proposer, dira un délégué par la suite. Ils ont voulu nous réunir pour nous remettre au travail.» Une nouvelle réunion de conciliation sera fixée. Au moment de mettre sous presse, les résultats ne sont pas encore connus.

Une chose est sûre: la nécessité de trouver la plus grande unité possible. Y compris avec les travailleurs de D-Logistics, avec les travailleurs de la sous-traitance, avec les temporaires, avec les intérimaires... Quant aux astreintes, c'est une première dans la région de Louvain-Tirlemont. Elles sont une attaque directe contre la lutte ouvrière et les droits syndicaux.


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimer

19:35 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: TEC: Phlypo (23.361 €/mois) refuse d'augmenter les chauffeurs (1.300€/mois)

TEC: Phlypo (23.361 €/mois) refuse d'augmenter les chauffeurs (1.300€/mois)

Politiciens et médias s'acharnent contre les grévistes des TEC. Pourtant, ceux-ci se contentent d'exiger ce que nous souhaiterions tous: un salaire décent. Mais leur boss, Jean-Claude Phlypo, malgré son salaire indécent, est inflexible. Portrait.

Marco Van Hees
01-06-2005

Assemblée générale des travailleurs des TEC Charleroi, ce 26 mai. Phlypo, le patron des TEC, n'est pas ce que l'on peut appeler un boss réglo. (Photo Solidaire, Lucien Cartelli) > Reportage

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


· Phlypo, le cumulard. L'administrateur général de la Société régionale wallonne du transport (SRWT, qui chapeaute les TEC) est membre du PS depuis 1967. Il a commencé sa carrière dans les cabinets de Robert Urbain, Guy Mathot et André Cools, dont il était le poulain. Et, comme ce bon monde, a pris l'habitude de cumuler les mandats (voir tableau). «Je suis un cumulard, dit-il, et je le revendique». Par contre, quand en octobre 2000, La Dernière heure lui demande le montant de son salaire, il répond: «Je préfère le garder sous silence.» Nous avons donc été obligé de faire une estimation par comparaison avec des fonctions similaires. Résultat: un revenu mensuel net estimé à 23.361€ (942.000 FB).

· Phlypo, le manager public au service du privé. Parmi ses nombreux mandats, Phlypo préside Eurobus holding (EBH). Puisant 650.000 euros dans les caisses de la SRWT, il a lui-même créé cette société privée en 1996 dans la perspective de la libéralisation européenne des transports publics. Active dans plusieurs pays, elle couvre trois activités: autocars de tourisme, bus scolaire et bus de ligne. Bus de ligne? Oui, ces fameuses sociétés privées qui roulent pour le TEC dans les zones rurales et dont le personnel ­ je divise pour régner ­ ne fait pas grève.

· Phlypo, le Dark Vador du droit de grève. Lors des grèves de 2000, Phlypo s'était déjà acharné avec une rare violence sur le mouvement syndical, menaçant de retirer 10% de leur crédit d'heures syndical aux délégués qui oseraient reconnaître la grève. Aujourd'hui, il est question d'imposer un «service minimum» aux grévistes. En clair: vive le droit de grève, sauf la grève qui fait mal. Tant qu'à faire, pourquoi ne pas autoriser les grèves sauf en période de conflit social?

· Conclusion: échange phlypo contre boss réglo. Le PTB estimeque : 1) l'administrateur général des TEC ne peut gagner plus de trois fois le salaire de base; 2) il doit être élu, contrôlable et révocable par le personnelet les usagers; 3) tout le transport par bus doit appartenir à une société publique unique, ayant un seul statut pour tout le personnel.

Combien gagne Jean-Claude Phlypo?

Mandats
Estimation du salaire*
Administrateur général de la SRWT
300.000 €
Président d'Eurobus holding
200.000 €
Président de l'intercommunale CILE
50.000 €
Administrateur de la Sowaer
30.000 €
Administrateur Port autonome Liège
30.000 €
Echevin de la commune de Blegny
23.000 €
Total annuel brut
633.000 €
Total mensuel net
23.361 €

* Jean-Claude Phlypo refusant catégoriquement de dévoiler ses revenus, nous les avons estimés par comparaison avec les rémunérations en vigueur pour des fonctions équivalentes.


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer


19:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Délocalisations: quelle riposte?


Délocalisations: quelle riposte?

Voici la suite du dossier sur les délocalisations. Le dossier de la semaine dernière a montré que les délocalisations, si elles sont réelles et révoltantes, sont aussi souvent récupérées par le patronat et les gouvernements pour justifier une régression sociale sans précédent. Cette semaine, voici une contribution au débat sur la réponse à apporter à cette menace. Vous vous sentez concerné(e)? Faites-nous partager votre point de vue, votre expérience, vos propositions. Un colloque international est en préparation pour l'automne. Le débat que nous voulons déclencher sera la meilleure préparation à cette iniative.

Herwig Lerouge
01-06-2005

Maître atout: la solidarité

- Cliquez sur le dessin pour l'agrandir -


Le patronat ne voit de salut que dans une régression sociale sans précédent et une manne de subventions aux entreprises. Les gouvernements s'exécutent. Et le monde du travail? Quelles réponses peut-il offrir?

Les délocalisations posent le problème de l'organisation internationale des travailleurs. En avance au siècle dernier, le monde du travail est en retard aujourd'hui face aux conglomérats patronaux.

Si le 1er Mai est aujourd'hui un jour férié, c'est parce que les travailleurs l'ont réclamé (et imposé) avec force dans plusieurs pays en même temps. Au dix-neuvième siècle, la réponse à la concurrence entre travailleurs au niveau national a été l'organisation syndicale. Sa présence dans les grandes entreprises a pu limiter les efforts des capitalistes pour jouer les travailleurs les uns contre les autres. A cette époque, lors du débat sur l'abolition du travail des enfants dans les mines, un député chrétien n'a pas hésité à invoquer la position concurrentielle. Si les patrons des mines belges n'avaient plus le loisir d'exploiter les enfants des travailleurs, ils allaient perdre la lutte avec leurs concurrents étrangers et devoir fermer les mines, disait-il. Si on avait suivi ce criminel, les enfants travailleraient encore dans les mines aujourd'hui.

On a entendu les mêmes arguments lors de l'introduction de la journée des huit heures en 1921. Thiébaut, industriel et député à la Chambre: «L'industrie belge ne peut se maintenir sur le marché mondial qu'à la condition de pouvoir faire des prix de vente, au maximum égaux à ceux de ses concurrents les plus avantagés. Le remède est dans le bas prix de revient et celui-ci ne peut être réalisé que par des journées de travail de plus longue durée».

Pourtant, la même année, dans plusieurs pays en même temps, la loi sur les huit heures est votée, en pleine crise économique. C'est grâce à la pression de puissants mouvements de grève autour d'une revendication commune. L'index est introduit à la même époque. En 1936, c'est la semaine des quarante heures dans certains secteurs, ainsi que la première semaine de congés payés. En 1944, il y a 60 ans, alors que le pays est ruiné par la guerre, la Sécurité sociale est instaurée.

Entraîner les autres travailleurs

C'est le rapport de force, dans le pays et au niveau international qui impose les changements ou empêche la régression.

Aujourd'hui aussi, en développant un mouvement de luttes, le monde du travail peut imposer des concessions aux patrons et aux gouvernements. Le rôle des syndicats est d'imposer ce rapport de force. Ne pas l'essayer est un choix politique entre deux types de syndicalisme. Celui qui inculque aux travailleurs qu'il faut limiter les dégâts et accepter les concessions demandées par le patronat. C'est une voie sans fin vers le bas. Ou bien, lors d'une fermeture ou une restructuration, on se bat, on appelle à la solidarité, y compris au niveau international, et on peut obtenir des résultats. Si on avait suivi la logique du patronat et du gouvernement wallon à propos de «l'usine vétuste de Clabecq, incapable de soutenir la concurrence avec les outils modernes», il n'y aurait jamais eu 500 emplois sauvés. Même à l'échelle de leur entreprise, même quand le patron a vraiment l'intention de la fermer, les travailleurs ont des atouts tant que les machines, les bâtiments, les matières premières et les produits finis, peuvent se trouver sous leur contrôle.

La classe ouvrière est de plus en plus internationale. La naissance, dans les pays nouvellement industrialisés, d'une main d'uvre qualifiée et instruite impose un renouveau du mouvement ouvrier international. Le vrai salut ne peut venir que de la solidarité de classe. Cela signifie qu'à partir de chaque lutte, on s'efforce d'entraîner d'autres travailleurs pour élargir et généraliser le combat.

> Top

Menacez de délocaliser et vous serez arrosé de subventions...

Qui profite le plus des délocalisations? Les Chinois? Les travailleurs de l'Est? Non. Ce sont d'abord nos propres patrons.

Les grands bénéficiaires des délocalisations sont d'abord les patrons occidentaux. Entre 2001 et 2003, au Mexique, principal destinataire des délocalisations américaines dans les années 90, 474 maquiladoras - les entreprises sous-traitantes des multinationales américaines près de la frontière - ont fermé leurs portes. Et 220.000 emplois sur 1,3 million ont disparu en direction de pays où les salaires sont encore moins élevés (l'Inde ou la Chine).

Les patrons cherchent les coûts de production les plus bas dans le monde entier. Ils se servent du chantage aux délocalisations pour diminuer les salaires chez nous, augmenter l'exploitation et exiger des cadeaux sans limite ni contrepartie. Et ça marche. Au nom de la «lutte contre les délocalisations», les gouvernements européens créent «des pôles de compétitivité» dans certaines régions. C'est la philosophie du Plan wallon pour l'emploi de la Région wallonne, initié par Di Rupo. Ces zones bénéficient d'exonérations d'impôts, d'allégements de charges sociales et de subventions publiques. Patrons, menacez de délocaliser et vous serez arrosés de subventions...

Même logique au niveau national. Le gouvernement belge vient de permettre dans le dernier accord interprofessionnel de doubler le nombre d'heures supplémentaires annuelles à 130. En France, le ministre des Affaires sociales Fillon l'a porté à 180. On parle du retour aux 40 heures, avec baisse de la rémunération des heures supplémentaires. En Europe occidentale, les salaires réels sont pratiquement bloqués depuis des années sous le prétexte de la position concurrentielle.

Une baisse de salaire en Belgique est annihilée par une même réduction en France ou en Allemagne, ce qui pousse le patronat à demander une nouvelle diminution en Belgique et ainsi de suite. Pour les travailleurs, cette spirale vers le bas est sans fin.

> Top

La force des travailleurs

La délégation roumaine à l'euromanif du 19 mars à Bruxelles. Une occasion pour nouer des contacts entre travailleurs et mesurer la force qu'ils peuvent déployer ensemble contre le chantage patronal. (Photo Solidaire)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


Les dirigeants des grands partis politiques (particulièrement ceux du PS) invoquent toujours l'impuissance des Etats vis-à-vis des grandes multinationales. Mais au niveau européen, s'il y a la volonté politique, cette impuissance n'est pas de mise.

Les délocalisations se passent en grande partie en Europe même. Le marché des multinationales se situe en Europe pour l'essentiel. Au niveau de l'Europe, il est possible d'imposer des mesures aux multinationales. Evidemment, les partis au pouvoir en Europe sont au service de ces multinationales. Mais le mouvement ouvrier peut créer un rapport de force qui, contre le nivellement vers le bas, impose celui vers le haut.

Dans les multinationales européennes, les représentants syndicaux des différents sièges peuvent se rencontrer au Conseil d'entreprise européen, et en profiter pour échanger leurs expériences et fixer des actions communes. Les travailleurs de Renault ou d'Arcelor, par exemple, ont déjà mené des actions communes à plusieurs sièges européens. Ce qui du coup favorise et renforce les contacts entre travailleurs de la base.

Des euromanifs comme celles du 19 mars dernier à Bruxelles sont également des occasions de construire le rapport de force. L'unanimité des manifestants a obligé les instances européennes à revoir leur copie sur la directive Bolkestein.

Enfin, l'internationalisme des partis et mouvements communistes est un atout précieux. Lors du conflit chez AGC-Splintex, un député européen du Parti communiste de Bohème-Moravie (république tchèque), lui-même ancien du secteur verrier, est venu apporter sa solidarité et son expérience au piquet à Fleurus.

> Top

Garder les entreprises en les taxant moins?

A côté des salaires, les impôts sont une raison importante des délocalisations. Chaque gouvernement tente de prendre son voisin de vitesse pour attirer le capital et ainsi soi-disant éviter les délocalisations.

L'Irlande a réduit à 12,5 % son taux d'impôt sur les sociétés. La Roumanie, qui va adhérer à l'Union, vient de baisser l'impôt sur les sociétés de 25 % à 16 %. Puisque les voisins le font, l'Allemagne fait pareil: l'impôt va passer de 38,3 % à 32 %.1 Cette compétition fiscale a conduit à une diminution du taux moyen d'impôt sur les bénéfices des entreprises d'environ 45 % en 1985 à 30 % aujourd'hui. Un tiers. Il faut y ajouter les crédits pour la recherche, les aides de toutes sortes, les terrains gratuits ou presque

Pourtant la concurrence fiscale et les délocalisations qu'elle suscite ne profitent qu'aux seuls actionnaires des grosses multinationales, pas à l'emploi. Jamais le chômage n'a été aussi haut en Europe. Jamais les bénéfices n'ont été aussi importants! Même Paul Soete, le patron des patrons du métal (Agoria) l'admet: «Les bénéfices des sociétés restent confortables, du moins pour les grandes entreprises cotées en bourse».2 Pourtant jamais on n'a autant baissé l'impôt sur les bénéfices.

Pour empêcher les multinationales de jouer un Etat contre un autre, il faut harmoniser l'impôt sur les sociétés en Europe. Et vers le haut. Ce ne serait qu'un rattrapage des diminutions depuis 20 ans, au profit des spéculateurs bien plus que de l'investissement. Et pour pouvoir le faire, il faut rejeter la Constitution européenne. Elle empêche toute harmonisation fiscale.

1 Le Monde, 13/5/2005 · 2 Le Soir 30/4/2005

> Top

Imposer des clauses sociales?

Dans certains secteurs, comme le textile, le patronat exige que l'Union européenne impose des «clauses sociales» aux importations en provenance d'autres régions du monde.

Les gouvernements occidentaux devraient lever des taxes sur les produits du tiers monde fabriqués dans des conditions socialement inacceptables: travail des enfants, absence de syndicats.... Une idée qui a séduit de nombreux mouvements progressistes et syndicaux. Mais il est en fait étrange de voir les patrons se présenter en grands défenseurs des droits sociaux dans le tiers monde. Ce n'est évidemment pas ce qui les intéresse. Ils veulent uniquement évincer du marché les producteurs indépendants du tiers monde en faveur de leurs propres productions réalisées dans les mêmes pays, à des conditions un peu moins inhumaines.

Au Bangla Desh, plus de 7.000 grandes entreprises ont fermé leurs portes après l'ouverture totale du marché. Entre 1998 et 2003, 564.000 petites et moyennes entreprises ont été évincées du marché. Des industries et des banques ont été vendues à des multinationales à des prix soldés. Alors que l'Europe et les USA continuent à subsidier leurs exportations agricoles, ils exigent l'arrêt des subsides à l'agriculture nationale et les paysans sont devenus totalement dépendants de l'agro-business occidental. L'industrialisation de l'agriculture sous la pression de cet agro-business a laissé 75 % des paysans sans terre. L'industrie du textile est en crise profonde, notamment à cause des restrictions occidentales à l'importation. 1,8 million de travailleurs du secteur ont perdu leur emploi.1 A part ça, Nike se porte bien.

1 Documents of communist and workers parties. N° 1/2004, pp 9-10. www.solidnet.org

> Top

idées
du
PTB

Un nivellement vers le haut

Contre la concurrence au niveau des salaires, il faut imposer un salaire minimal, une harmonisation vers le haut des mesures sociales, fiscales ou en matière d'environnement.

1. Un salaire minimal. L'ancien dirigeant syndical Georges Debunne propose un système de solidarité collective: un revenu (salaire, chômage, pension) minimum garanti dans tous les Etats membres. Il serait fixé à 40 ou 50% Produit Intérieur Brut (PIB) par habitant dans chaque Etat, c'est à dire du revenu total du pays divisé par le nombre d'habitants. On aurait ainsi un minimum de 443 euros par mois en Tchéquie (contre 207 actuellement), ou de 257 euros (contre 125) en Lituanie. Et cela progresserait petit à petit, en même temps que le PIB. (Source: G. Debunne, Wanneer een sociaal Europa?)

2. Une harmonisation fiscale vers le haut.

3. Harmonisation vers le haut des normes écologiques européennes. On a vu comment TNT a profité de l'autorisation de vols de nuit par la Région wallone pour délocaliser de Cologne à Liège. DHL a fait de même pour délocaliser de Zaventem à Leipzig.

4. Obliger les entreprises qui délocalisent à reclasser d'abord leur personnel et à rembourser les aides publiques reçues, comme le propose l'ex-député Vincent Decroly.

5. Interdiction des aides publiques aux entreprises qui délocalisent. Il n'est pas normal que la Région wallonne accorde des millions d'euros à TNT qui licencie des centaines de travailleurs à Cologne. Tout comme il n'est pas normal que DHL reçoive des dizaines de millions pour aller s'installer à Leipzig.

6. Rejet de la Constitution européenne, qui empêche l'imposition de normes sociales et salariales européennes, au nom de la sacro-sainte loi du marché.

7. Nouer des liens avec les syndicalistes des autres pays, les soutenir dans leurs luttes, se battre pour les droits syndicaux et l'amélioration de la situation sociale des travailleurs du monde. Pour appliquer le principe "les gens d'abord, pas le profit".

> Top

> Délocalisations: mythes et réalités


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer



19:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Constitution: le grand écart

mardi, 31 mai 2005, 8h28


Editorial • Solidaire n° 22 du 1 juin 2005
Constitution: le grand écart

86%. 86% pour le Oui en France si le Parlement avait voté sur la Constitution européenne. 55% pour le Non quand la population s'exprime. Le gouffre est énorme entre ceux qui décident et ceux qui doivent subir la politique européenne. Sauf que cette fois, ces derniers ont pu prendre le dessus.

David Pestieau
01-06-2005

Un vote égoïste? Pas du tout, selon un sondage du très sérieux institut Ipsos. Le non est porté par les ouvriers (79%) et les employés (67%). En-dessous de 3.000 euros de revenu mensuel, on vote non, au-dessus on vote oui. Un vote de classe.

Un vote d'ignorants? Raté. Toujours selon Ipsos, le non est beaucoup plus fort chez ceux qui ont lu la Constitution que chez ceux qui ne l'ont pas lue.

Un vote du repli sur soi, voire extrémiste de droite? En grande majorité, non. 52% de ceux qui ont voté Non dénoncent la politique anti-sociale du gouvernement français, produit des mesures européennes. 40% condamnent une Constitution «trop libérale». Et ce sont les électeurs de gauche qui ont fait pencher la balance vers le Non, contre l'avis des dirigeants du PS et des Verts.

Ainsi, avec ces arguments de l'égoïsme, de l'ignorance et du repli sur soi, ceux qui ont menti sur le contenu de la Constitution, veulent déjà détourner le vote de son essence. Ils sont comme ces dirigeants de foot qui ont voulu truquer le match, payer l'arbitre, mais qui quand ils sont quand même battus déposent réclamation pour rejouer le match. Car pour eux, la démocratie sert uniquement à faire passer leur politique.

Si Chirac a convoqué un référendum, c'est qu'il voulait un plébiscite pour légitimer l'Union européenne. Aujourd'hui, certains comme Di Rupo lui reprochent cette «erreur». C'est vrai que Di Rupo, Dehaene, Schröder ont choisi la voie sûre, celle «des 86%», celle des Parlements, avec laquelle ils affirment aujourd'hui que la moitié de l'Europe a voté pour la Constitution. Mais pourquoi diable les Belges ou les Allemands réagiraient-ils autrement que les Français ou les Néerlandais s'ils étaient vraiment consultés?

Si ces dirigeants européens ont tout fait pour empêcher que la population s'exprime contre cette Constitution, c'est surtout parce qu'elle est elle-même anti-démocratique et anti-populaire. Construite à l'initiative des multinationales européennes comme Renault, Siemens ou Solvay, l'Union européenne a été instaurée pour les aider à battre leurs concurrents US et japonais. Quitte à transformer peu à peu l'Europe en cimetière social, voire en cimetière tout court. Car que dire d'une Constitution qui affirme (article 41) que: «Les Etats membres s'engagent à améliorer progressivement leurs capacités militaires»?

Merci aux Français d'avoir posé un premier barrage. Aux peuples d'Europe de le consolider.


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimer

19:29 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

01/06/2005: En notre nom !

La une et sommaire

Solidaire n° 22 du 1 juin 2005

01-06-2005

55% des Français contre la Constitution européenne

En notre «non»

Bravo et merci aux Français qui ont dit non à la Constitution européenne. Aussi au nom de ceux qui n'ont pas pu se prononcer, comme c'est le cas en Belgique. 80 % des ouvriers et 67 % des employés ont dit non au traité anti-social et anti-démocratique. En-dessous de 3.000 euros de revenu mensuel, on a voté non, au-dessus on a voté oui. Un vote qui dit oui à une Europe des gens d'abord, pas du profit.

Délocalisations: quelle riposte?

Le patronat ne voit de salut que dans une régression sociale sans précédent et une manne de subventions aux entreprises. Les gouvernements s'exécutent. Et le monde du travail? Quelles réponses peut-il offrir?

> Lire l'article

«La société doit s'y prendre autrement avec des gosses comme nous»

Entre les années 70 et 90, les juges de la jeunesse plaçaient les gosses des familles à problèmes au centre d'accueil «Het gelukkige Kind» (L'enfant heureux) à Koningslo (Vilvorde). Aujourd'hui, les propriétaires, Jean-Marie Collaer et Simonne Smets, comparaissent en justice suite à un quart de siècle de manquements, maltraitance et autres sévices sur des mineurs.

> Lire l'article

Quand Rumsfeld rencontre Saddam Hussein

Le journal britannique The Sun a publié récemment la photo de Saddam Hussein en caleçon. Peu avant, un journal égyptien révélait, lui, la tenue d'une rencontre secrète entre le ministre US de la Défense et Saddam Hussein fin avril. Info ou intox ?

> Lire l'article

TEC : Phlypo (23.361 €/mois) refuse d'augmenter les chauffeurs (1.300€/mois)

Politiciens et médias s'acharnent contre les grévistes des TEC. Pourtant, ceux-ci se contentent d'exiger ce que nous souhaiterions tous: un salaire décent. Mais leur boss, Jean-Claude Phlypo, malgré son salaire indécent, est inflexible. Portrait.

> Lire l'article

Et en plus...


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer



19:23 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: communiqué Gauche communiste / PCF rerefendum


----- Original Message -----
From: <candreani@mairie-aubervilliers.fr>
Sent: Tuesday, May 31, 2005 11:44 AM
Subject: communiqué Gauche communiste / PCF rerefendum



Communiqué de la Gauche communiste / PCF

Dimanche 29 mai, les électeurs ont voté à une large majorité (55 % des
voix) contre le traité constitutionnel européen. Ce résultat est une
victoire populaire, c'est une victoire du NON de gauche. Il s'agit d'un
vote de classes : près de 80 % des ouvriers ont rejeté le traité. Dans les
villes ouvrières, le vote en faveur du NON a obtenu des taux exceptionnels
: 80 % dans les quartiers nord de Marseille, 69,50 % dans le
Pas-de-Calais, 70 % dans les villes populaires de Seine-Saint-Denis, etc.
Cette victoire est d'autant plus importante que depuis des années, le
mouvement populaire a connu une suite de graves défaites. La Gauche
communiste / PCF, qui s'oppose à la construction européenne depuis sa
création en 1997, s'en félicite.
Le débat politique en France, en témoigne le taux de participation qui a
atteint les 70 %, n'avait pas été aussi riche depuis longtemps. Il a mis
en lumière une fracture profonde au sein des partis politiques entre les
tenants de l'Europe libérale et ceux qui refusent un avenir déterminé par
les lois du capital. Il a aussi éclairé de manière crue le fossé qui
existe entre les élites politiques et économiques, et les aspirations
profondes du peuple français.
Un des mérites de ce scrutin est de rappeler aux dirigeants politiques et
aux élites que le peuple existe. On ne peut pas impunément l'écraser, le
mépriser et tenter de le réduire à sa seule force productive. Le peuple
français fait une nouvelle fois la preuve de son esprit d'indépendance, de
son attachement profond à sa souveraineté et de son rejet des politiques
libérales menées alternativement par les socialistes et la droite.
Cette campagne a permis au Parti communiste français de renouer avec une
pratique politique de terrain. Nous nous en félicitons, comme nous nous
félicitons de la démarche collective adoptée à gauche tout au long de la
campagne. Il faut en tirer les enseignements : le temps des unions au
sommet est dépassé. Seules de nouvelles pratiques politiques,
démocratiques, ouvertes, permettront d'organiser la gauche qui a voté NON
sur un socle commun, l'anti-capitalisme.
Malgré le rejet du traité constitutionnel par la France, les tenants de la
constitution ne désarment pas et annoncent la poursuite du processus
d'adhésion au traité.
Le scrutin de dimanche crée pourtant une situation
nouvelle : il influence le referendum en Hollande, pèse sur les
referendums à venir, et empêchera à terme l'adoption du traité
constitutionnel.
En France, ce rejet aura sans nul doute des répercussions importantes. Au
delà du changement de Premier ministre, les dirigeants politiques vont
devoir se souvenir que le peuple ne se laisse pas manipuler. Maintenant
que les Français ont renoué avec la politique, il est peu probable que le
rapport des forces ne se modifie pas en profondeur.
Reste une interrogation : quelles perspectives s'ouvrent aujourd'hui ?
Faut-il « renégocier » le traité comme le proposent certains partisans du
NON ? C'est une proposition actuellement irréaliste et irréalisable. Sans
un véritable rapport des forces au niveau national et européen, une
renégociation risque de nous conduire dans l'ornière. La Gauche communiste
/ PCF rejette pour sa part le principe même d'une constitution.
Rien
n'empêche les pays d'Europe de développer des relations de coopération
mutuellement avantageuses, dans le respect de la volonté des peuples et de
la souveraineté des États. C'est ce que souhaitent les électeurs de gauche
qui ont voté NON, à l'opposé de l'esprit même de l'Union européenne
actuelle.
Avec le rejet du traité constitutionnel, un formidable espoir est né. Il
ne faut pas le décevoir. La gauche communiste / PCF propose la
structuration d'un mouvement sur des bases anti-capitalistes et
démocratiques, respectant les forces en présence. Les formes à lui donner
restent à créer : comités locaux, réunions régulières, etc. D'ores et
déjà, ce mouvement pourrait s'emparer de propositions concrètes : un SMIC
européen indexé sur le SMIC le plus élevé des 25 pays de l'Union, une
taxation de 33 % des bénéfices des entreprises pour alimenter des fonds de
développement, une taxation au même taux des bénéfices dégagés par les
mouvements de capitaux et les profits boursiers.

Aubervilliers, le 31 mai 2005

Pour nous contacter :
Gauche communiste / PCF, 42, boulevard Félix Faure, 93300 Aubervilliers
tel : 06 09 59 21 33 - e-mail :
jjkarman@wanadoo.fr



19:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2005: LE PEUPLE DE FRANCE EST FORMIDABLE.

----- Original Message -----
From: info@comite-valmy.org
Sent: Monday, May 30, 2005 3:06 PM
Subject: Le peuple français est FORMIDABLE.doc



LE PEUPLE DE FRANCE EST FORMIDABLE. 

Totalité des "élites européennes", contre la quasi totalité des dirigeant syndicaux le Peuple de France Contre la quasi totalité des partis dit de gouvernement, contre la quasi totalité des médias, contre la s'est souverainement prononcé contre sa disparition en temps que Nation ainsi que contre un régime ultra-libéral et liberticide.

Certains ce matin, dans le camp du non, préconisent une réconciliation nationale, du style "embrassons-nous Folleville"ou "allez on boit un pot et on oublie tout ! ".

Nous avons en effet le devoir de nous réconcilier avec nos concitoyens qui se sont fourvoyés dans le Ouisme succombant à la pression des partis et syndicats "réformistes" (je dirais même de collaboration) trompés qu'ils ont été par la propagande éhontée des médias.

Pour les autres, les Jospin, Chirac, Hollande, Sarkozy, Voynet, Bayrou, Lang, Barnier, Guigou, Madelin, etc. ..., la fracture est trop énorme ils doivent disparaître du paysage politique français. Il ne manque, dans ce pays, ni à droite ni à gauche d'hommes et de femmes de talent et qui sont sans taches. Il n'y a pas de haine, il n'y a que de l'espoir.

De tout temps il y a eu des collabos et des résistants dans chaque camp ! Il en est de même aujourd'hui et il nous faut maintenant épurer la politique de ses scories. Ne laissons pas passer notre chance de changer réellement et durablement les choses.

 

LA REVOLUTION FRANCAISE N'ETAIT NI DE DROITE, NI DE GAUCHE ! ELLE ETAIT simplement DU PEUPLE !

 

Il ne faut pas que le 30 mai 2005 soit une fin en soi. Ce serait comme si, le 14 juillet 1789, après avoir pris la Bastille le Peuple était sagement rentré dans ses échoppes et ateliers, laissant Louis XVI et sa clique continuer tranquillement régner et piller le pays comme si de rien n'était. Cela aurait été absurde et stérile ! Cela serait aussi absurde et stérile aujourd'hui !

Dès hier au soir nous entendions Barnier nous dire qu'il avait compris que les Français voulaient plus de réformes, plus vite, plus d'Europe, plus de..., plus de... (Beurk, beurk, beurk ...). Ce que nous voulons c'est que Barnier et ses clones soient définitivement éradiqués de la politique ! Ils ne le feront pas d'eux-mêmes ! Déjà le petit jeu des postes ministériels recommence, AVEC LES MEMES !!! Les sondeurs nous disent déjà que Jospin serait le meilleur à gauche, Sarkozy à droite et patati et patata .... Nous ne voulons ni l'un, ni l'autre ! C'est clair ?

Faudra-t'il descendre dans les rues, faudra-t'il des grèves insurrectionnelles pour nous faire respecter ? La question est posée avec acuité !

OUI nous voulons, avec force, une Europe de Peuples librement associés sur des objectifs clairs, chacun gardant par ailleurs la souveraineté de sa Nation et le choix et la maîtrise de son gouvernement ainsi que de ses choix économiques et stratégiques. cela passe par le recouvrement de la souveraineté sur les banques centrale ou nationales, sur la pleine maîtrise des services publics et de la maîtrise des nations sur ce qui doit être conservé comme étant essentiel pour la préservation et la pérennité des dites nations.

Enfin depuis ce matin en réponse à mes mels je reçois soit des approbations (les plus nombreuses) soit des accusations de populisme et de nationalisme, je répondrais simplement que je suis partie intégrante du Peuple donc de la Nation.

 

 Courrier de Gérard Euzenot, Comité Valmy 06. le 30.05.06.



10:31 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2005: L' européen Van Cau sur RTL-Tvi ....... Ses Oui - Non ....

Subject: L' européen Van Cau sur RTL-Tvi ....... Ses Oui - Non ....


Pas difficile de deviner le jeu des grands européens et intégrés du capitalisme qui nous dirigent, ni de quel côté penche leur porte-feuille, "socialistes" ou pas....
Ainsi, ce dimanche, le Premier wallon, le "socialiste" Van Cau, passait sur Rtl-Tvi ...
Voici en résumé l' attitude du "grand-homme", plus bleuté que rosé:
-Vous êtes pour la Consitution européenne ?  Réponse immédiate, avec de grands yeux tout ronds et la bouche en cerise ou cul de poule: Ooooui !
-Allez-vous donner de l' argent aux Tec ?         NON !   Ils ont reçu une enveloppe, ils doivent faire avec. Et puis, si nous donnons aux Tecs, il faudra donner à tous les autres secteurs qui vont également se mettre à revendiquer....
Pourtant, il aurait dit une vérité: "tous le monde veut gagner plus: moi aussi !"
Plus social-démocrate, tu meurs ...! Ah, ce "chômeur", cumulard "socialiste" !
RoRo

10:19 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2005: Aidez moi sur l’info sur France 2, j’ai été traité hier soir de façon indigne

----- Original Message -----

From: Combat
To: 'gerard filoche'
Sent: Monday, May 30, 2005 7:15 AM
Subject: RE: TR :TR :TR :communiqué de Marc Dolez, Gérard Filoche et jacques Genereux + Ces gens-là du "service dit public" se comportent de façon indigne...



Aidez moi sur l’info sur France 2, j’ai été traité hier soir de façon indigne



De : gerard filoche     gerard.filoche@wanadoo.fr
Date : Mon, 30 May 2005 01:59:50 +0200
Objet : Ces gens-là du "service dit public" se comportent de façon indigne...

Quelle belle victoire, et quelle joie après tant de combat : un  “non” de gauche écrasant, un “non socialiste” majoritaire !
Bravo le salariat français ! C’est le même vote le 21 avril 2002, la grande grève 2003, le 28 mars 2004, le 13 juin 2004, le 29 mai 2005, ce peuple rejette inlassablement le libéralisme et la gauche qui lui fait des concessions, et il veut une gauche à sa hauteur !


Un tout petit détail ce soir, dont j’ai été victime a contrario de ma joie...
Récit : J'étais invité à France 2...
Voilà ce qui s'est passé,
presque une semaine à l'avance, Gilles Leclerc m'appelle et me laisse un message, pour le joindre, puis me rappelle et me propose de venir à France 2 le dimanche soir sur un plateau à 23 h 30
J'accepte,
Une de ses collaboratrices (SB) me rappellera deux fois pour avoir le numéro de la voiture qui m'amènera afin de la communiquer à l'entrée, je n’ai pas de voiture, j’informe que je viendrais en taxi, on me précise le lieu d’arrivée,
Je quitte mes enfants et mes amis en pleine fête de la victoire du “non”, à Confluences, vers 22 h 45, M° Alexandre Dumas, je trouve un taxi qui m'amène vers 23 h, on m'accueille, on me maquille, et j'attends, d'abord un peu, puis de plus en plus, j’attends, on me rassure à plusieurs reprises, “il y a du retard, mais vous passerez, donc restez”, nous sommes plusieurs à attendre en effet, Patrick Braouzec, Alain Bocquet, Jacques Nikonoff, Georges Sarre, Vincent Peillon, Christian Paul, quand on se parle, on constate qu'on est tous en retard mais moi plus que d'autres car selon le planning, on m'avait dit que je passerais avant eux, et puis on fait passer devant nous, qui sommes debout à l'entrée du studio, Mme Boutin, et d'autres ouiistes, Hortefeux, Coppé, surtout, et enfin JM Ayrault rentre, me serre la main, mais... contrairement à ce qu’on m’a dit, ce n’est pas mon tour.
Tous les ouiiistes passent, les derniers arrivés passent entre nous, devant nous, selon une mystérieuse sélection, les responsables s’écartent, se font insaisissables, j’entends des gens qui travaillent qui disent “mais la rédaction est partagée comme toutes les rédactions”, d’autres qui me font bonne mine, et s’informent de la tournée du “trio” du non socialiste, on voit Julien Dray passer, puis Arlette Laguillier, tout ordre semble bousculé, mais finalement on me dit, "dans un quart d'heure, c'est bon, c'est sûr", et un quart d'heure après, que j’ai attendu, avec une attachée de presse, qui me fait patienter courtoisement, on me fait rentrer dans le studio,  je m’approche de la table ronde ou Krivine et Donnedieu de Vabres parlent, mais la même attachée de presse qui m’a fait rentrer,  après avoir parlé avec Arlette Chabot, me fait signe et me fait ressortir et me dit qu'il n'y a plus de temps, plus de place, et que je ne parlerais pas ce soir... que c’était impossible,
Il est 1 h du matin... J'ai pris deux heures et demi, gâché ma soirée, je suis fatigué, après 86 meetings dans 20 régions, en dix semaines, je suis resté debout une heure et demie, dans une "queue" de notabilités, je n’avais pas demandé à être là, et à aucun moment on ne m'a dit, devant mes questions, et mon indignation croissante "c'est vrai il y a un problème", non, on m'a assuré que j'allais "passer de façon imminente", m'empêchant même de partir, quand j'en manifestais l'intention... On m'a finalement dit en répondant à ma question que la responsable qui avait décidé cela était Arlette Chabot, or celle-ci qui m'a cotoyé à maintes reprises, toute la soirée, ne m'a pas adressé la parole, ni même dit bonjour, et elle ne m'a donné aucune explication alors que c’est elle dont on m’a dit qu’elle avait décidé de m’éliminer après tout cela.
Je le dis, ces gens-là, du "service public" se comportent de façon indigne,
Selon une expression consacrée, "comme des chiens" : ils croient peut-être que l'on peut insulter comme cela des militants, des responsables, des humains...
Pendant des semaines, ces rédac’ chefs de tous poils, ils nous ont pourri la vie, insulté sur tous les tons, interdit de parole, d’arguments, avant que le peuple ne résiste et ne leur dise massivement et admirablement "non" en dépit de 90 % de matraquage quotidien, mais cela ne leur suffit pas, ils n'entendent pas, ils donnent la parole encore à ceux qui ont perdu, et traitent ceux qui ont gagné, qui ont mouillé leur chemise, comme des chiens, de façon non digne, ils espèrent peut-être encore que l’on va se taire et se laisser humilier, sans doute ? Je diffuse cette lettre publiquement, parce que ce genre d’humiliation, demande l’heure d’une certaine revanche, parce que des sectaires qui dirigent notre télé publique et se comportent comme cela, ça doit se savoir, et ne pas rester confidentiel, normalement l’heure du changement en profondeur devrait sonner et j’utilise des termes modérés vous l’aurez compris...

Lundi, 30 mai,
Victoire, lendemain du jour où 56 % de notre peuple, le peuple de gauche a rejeté victorieusement cette constitution libérale, nous allons écrire l’histoire de cette bataille et son ampleur, nous sommes allés chercher les voix socialistes une à une, et nous avons connu une belle dynamique, un élan de gauche fantastique, et cela nous promet de beaux lendemains, les mots d’ordre sont “constituante européenne”,  et “dehors Chirac” et “le Ps doit écouter le peuple de gauche” , c’est ce que j’aurais dit si j’avais pu parler à France 2, et j’aurais essayé d’ajouter : “unité”, unité à gauche, unité des socialistes, unité de la gauche des socialistes...

Gérard Filoche


PS : vous avez la primeur, ce mel est envoyé à 300 journalistes, à 6000 abonnés du site, et en copie, dés que j’ai ses coordonnées à Arlette Chabot...
 


10:12 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2005: Et maintenant ?

 
----- Original Message -----
From: jean-luc GONNEAU
Sent: Monday, May 30, 2005 7:36 PM



Le Cactus Républicain/La Gauche ! communique :

 

ET MAINTENANT…

 

Quoi qu’en disaient certains sondages, nous n’en espérions pas tant. Quoi qu’en disent les éditorialistes du Oui (amers, haineux - July dans Libé -, et rarement philosophes le lendemain de leur défaite), cette victoire est le résultat de votes réfléchis et d’un formidable travail de la gauche. Qui pourra croire, comme n’hésitait pas à l’écrire Le Monde voici quelques jours, que le Non de droite représentait plus de la moitié des réfractaires à la constitution européenne ?

Le Cactus/La Gauche ! a pris sa part dans ce succès, sur les terrains militants là ou il pouvait, sur internet où notre site a proposé plus de soixante textes, pour la plupart inédits, contre le projet de constitution. Et en co-organisant avec Résistance 7e Art et les comités locaux pour le Non et ceux d’ATTAC  cinq Jeudis Non, qui ont permis d’accueillir Paul Alliès, Clémentine Autain, Jean-Christophe Bonté, Pascal Cherki, Etienne Chouard, Suzan George, Jérôme Guedj, Pierre-Henry, Diana Johnstone, Monica Karbovska, René-Georges Lefort, Pascal Lusso, Dominique Rousseau, Christianne Taubira…, avec l’amical soutien de l’Espace Saint Michel, des cinéastes Dominique Cabrera et Suzanne Körösi, et sous la houlette de Jean-Luc Gonneau et Jean-Pierre Lefèvre. Nous poursuivrons ces rencontres, à propos de l’Europe et aussi à propos de l’avenir de la gauche.

Car le succès du Non ouvre des perspectives, et crée des obligations. Obligation pour la gauche de travailler à proposer une autre perspective pour l’Europe. C’est déjà commencé, et il faut poursuivre. Obligation pour la gauche de répondre à ce vote populaire, porteur d’espoir et non de peur, en proposant un projet véritablement différent des libéralismes ou socio-libéralismes que nous avons subi depuis trop longtemps.

Celles et ceux qui se sont investis dans les collectifs locaux pour le Non ont pu constater le plaisir et l’envie de travailler ensemble, l’aspiration, au-delà de la campagne, de continuer ce travail commun. Il ne faudrait pas que les histoires différentes des uns et des autres, les intérêts à court terme, les tentations de tirer à soi couvertures et oreillers, toutes choses bien compréhensibles au demeurant, mettent en péril cette dynamique.

« Alors, quand est-ce qu’on le crée, ce vrai grand parti de gauche ? » Qui n’a pas entendu cette demande lors de nos réunions ? Pour certains de nos amis, cela passe par l’intérieur du Parti Socialiste, qu’il faudrait « gagner à gauche » lors de son congrès annoncé. Pour d’autres, par une force unitaire allant, en gros, de la gauche du PS à la LCR et passant par ATTAC, les républicains de gauche non souverainistes, la minorité des Verts, mais est-ce bien la minorité aujourd’hui ?, les radicaux républicains (ce qui va bien au-delà d’un improbable « pôle de radicalité », incapable à nos yeux de proposer des perspectives crédibles pour les échéances, y compris électorales qui nous attendent). Les propositions de Marie-Georges Buffet et de certains membres de la Fondation Copernic et de l’appel des 200 vont dans ce sens. Ces perspectives ne sont cela dit pas incompatibles, mais les énergies ne sont pas infinies.

Le Cactus/La Gauche ! ne se veut pas un parti politique, mais un lieu de réflexions, d’échanges, d’actions, mis à la disposition de tous. Nous conserverons bien évidemment notre indépendance par rapport aux partis, ce qui n’empêche nullement chacun d’entre nous de militer là où il le souhaite. Et nous prendrons toute notre part aux démarches collectives pour renforcer la dynamique créée par le débat européen. Dès demain (car, comme le remarquait avec une redoutable perspicacité l’ineffable François Bayrou le 29 au soir : l’avenir commence demain).

João Silveirinho

Cactus/La Gauche ! : Contact  jean-luc.gonneau@wanadoo.fr

Site internet :  www.la-gauche.org

 



10:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2005: Stop aux médias menteurs!

 

----- Original Message -----
From: OGM DANGER
To: Roger Romain
Sent: Monday, May 30, 2005 10:24 PM
Subject: Les citoyens français ont répondu massivement NON à l'Europe du capital. Les médias continuent leur campagne de dénigrement. Stop aux médias menteurs!



Cher(e)s ami(e)s,
 
Nous avons été plus de 18 000 à avoir signé notre pétition "le non censuré dans les médias, ça suffit!". Plus de 18 000 à nous être élevés, à l'occasion de cette campagne référendaire, contre la mainmise d'un clan sur les médias entraînant souvent un traitement à sens unique de l'information.
 
Des centaines de mails nous sont parvenus pour s'insurger, exemples à l'appui, contre une information partiale ressentie souvent comme une atteinte à ce que devrait être un fonctionnement normal de notre démocratie.
 

Un véritable sens critique, un large besoin d'expression, et une volonté de contrôle, se sont exprimés fortement dans les messages qui nous sont parvenus. Ainsi, nombreux sont ceux qui soulignent en ce lundi 30 au matin que rien -ni à la radio, ni sur certaines chaînes de télévision, ni dans la plupart des quotidiens- n'a réellement changé, malgré le message fort envoyé par les électeurs dans le référendum du 29 mai. Les partisans du NON, comme les conséquences du vote majoritaire, demeurent caricaturés au détriment d'une information objective et impartiale.
 
Seuls les perdants continuent à monopoliser la parole pour dénigrer ceux qui pourtant sont majoritaires, sans ambiguïté, dans le pays!
 
Dans vos messages, on note à de nombreuses reprises "que les médias n'ont rien compris", ou encore "qu'ils ne veulent pas comprendre". On se demande souvent "jusqu'où iront-ils?"....
 
Aussi, en vous remerciant toutes et tous pour l'engagement que vous avez pris à nos côtés, nous tenons à vous indiquer notre intention de créer dans un premier temps un véritable réseau de professionnels et de citoyens qui pourront si nécessaire réagir comme cela a été le cas durant plus de 3 semaines.
 
Nous savons en effet que le combat pour une Info Impartiale ne cessera pas dans les temps qui viennent.
 
Pour créer ce réseau, nous vous proposons par retour de mail de nous indiquer votre accord avec quelques renseignements
Nom, Prénom, Profession, Ville, Adresse mail
permettant de mettre sur pied le début de coordination qui doit être la nôtre pour être utiles et efficaces:
 
 
Nous vous remercions encore pour le soutien que vous nous avez apporté. Mais nous savons que la bataille que nous avons livrée jusqu'au 29 mai et qui sans doute a contribué dans la mesure de ses moyens au résultat final devra certainement être suivie d'autres. Voila les raisons pour lesquelles nous souhaitons vivement pouvoir vous compter dans le réseau de nous allons constituer.
 
Bien à vous, et dans l'attente,
 
Signé: Les initiateurs de la pétition "Le NON censuré dans les médias, ça suffit!"




09:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: leur propagande continue

J'ai vu hier le "socialiste" Fabius sur une chaîne télévisée.
Il est européen "jusqu'au fond de ses tripes". Quelle Europe: celle des banquiers, des patrons, des multinationales, der l'anarchie économique et du capitalisme?   Ou une Europe des travailleurs, une Europe socialiste, une Europe débarrassée de la compétitivité, du libre marché, de la libre concurrence, de la libre exploitation de l'homme par l'homme ?
Il veut des réformes de la Constitution capitaliste européenne. Il ne se pose même pas la questin de savoir si! cette Constitution que l'on tente de nous imposer à tout prix pour nous placer dans un carcan est nécessaire ou pas (???).
Quoiqu'on le constate déjà par nous-mêmes depuis des dizaines d' années, il faudra bien que les réformistes, les intérgrés du capitalisme, jouent franc jeu.
RoRo
 
 
 
----- Original Message -----

From: nicolas
To: Roger Romain
Sent: Monday, May 30, 2005 11:10 PM
Subject: Fw: la honte



 
----- Original Message -----
From: MELUSINE
To: sortir de l europe
Sent: Monday, May 30, 2005 11:05 PM
Subject: la honte



La propagande continue:
Les Français qui ont voté NON sont , disent-ils (médias, politiques),  massivement des idiots qui ont voulu sanctionner la politique intérieure du gouvernement  ( problèmes de chômage, de coût de la vie...)au lieu de se contenter de répondre à la question posée relative à la construction européenne.
 
Comme si les problèmes sociaux, notamment le chômage n'étaient pas la conséquence de la construction européenne en marche depuis 50 ans et en voie d'accélération, de la construction d'une Europe Impérialiste, ce que notre "élite" appelle une "Europe puissance" (donc capable d'affronter à terme militairement la puissance hégémonique étatsunienne) ,comme s'il y avait d'un côté la France, de l'autre l'Europe...alors que, justement, la souveraineté du peuple français, sa capacité à décider de son avenir sont condamnées par la construction européenne comme le montre bien le texte constitutionnel.
 
Les Français ne sont pas des idiots, ceux qui ont voté NON, sont justement ceux qui ont compris le lien entre la construction européenne et les difficultés croissantes qu'ils rencontrent dans leur quotidien.
 
Des dépenses militaires croissantes  pour, le repartage du monde, la recolonisation et le futur affrontement au lieu de dépenses consacrées à la santé, à l'ecole, à l'emploi , au logement...au social
 
Le non est le vote qui résulte d'une prise de conscience et non d'une erreur comme on voudrait nous le faire croire.
Honte à ceux qui ne respectent pas les électeurs, qui ne respectent pas le peuple.


09:52 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

31/05/2005: Raffarin s'en va ... avec 16 100 euros (105 000 FF) brut/mois ?

Raffarin s'en va ... avec 16 100 euros (105 000 FF) brut/mois ?


 
 
 
----- Original Message -----
From: glouisy
Sent: Tuesday, May 31, 2005 12:39 AM
Subject: Raffarin s'en va ... avec 16 100 euros (105 000 FF) brut/mois ?



Paris, le 30 mai 2005

Monsieur Raffarin s'en va demain avec [quelques] Ministres.

Sauront ils s'appliquer à eux-mêmes la rigueur bugétaire qu'ils exigeaient de chaque Français ?
Auront ils la noblesse de renoncer à leurs indemnités ?
Eux qui trouvent que les Français sont  plutôt fainéants et peu mobiles ?

Rappelons que l'une des premières actions de ce Premier Ministre fut d'augmenter le salaire des Ministres de 70%!
Et ceci juste après avoir refusé la traditionnelle hausse du SMIC tant attendue par les Français d'en bas.

=========== Quelques chiffres  selon l'Express du 22 mai 2003 ==========

Le Président:
La loi de finances de 1955 fixe la retraite du Président à 6000 € / mois (40 000 FF/mois)
Cumulable avec ses différentes pensions (l'Assemblée nationale, de maire de Paris, de conseiller général de Meymac et de conseiller référendaire à la Cour des comptes) qui s'élevaient à près de 13000 € en 2001 (85000 FF)

Le Premier Ministre:
Monsieur Raffarin a droit à son traitement pendant 6 mois, soit 16 100 euros brut/mois (105 000 FF /mois).
Sauf s'il devient sénateur entre temps.
Mais, comme tous les anciens Premiers ministres, il aura droit, c'est un usage, à vie, à une voiture, à un officier de sécurité et à une secrétaire.

Les Ministres
Le traitement des Ministres continuent pendant 6 mois, soit 13000 € (85 000 FF) sauf s'ils trouvent un emploi.

 




09:28 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

30/05/2005

30/05/2005: La FRANCE à l'offensive !

La FRANCE à l'offensive !


 
Il faut en être conscient: la FRANCE a voté anticapitaliste, pour le rejet d'un système pourri, que certains tentent d' institutionnaliser à l' échelle européenne pour l'éternité.
Le NON français est donc une formidable victoire, la première grande réaction anti-capitaliste européenne depuis la disparition des pays socialistes.
Par ailleurs, les gouvernants et politiciens, de la droite et de la fausse "gauche", sont totalement déconsidérés, disqulifiés. Le fossé ne cesse de se creuser entre eux et les peuples.
Nous avons là une victoire qui peut mener le monde des travailleurs vers une offensive généralisée.
RoRo
 
 
----- Original Message -----
From: Al Faraby
Sent: Monday, May 30, 2005 4:29 PM
Subject: [ForumCommuniste] Référendum sur la Constitution européenne: les résultats définitifs



lundi 30 mai 2005
Référendum sur la Constitution européenne:
les résultats définitifs
 
Les résultats définitifs du référendum sur le traité constitutionnel européen organisé dimanche (portant sur 100% des bureaux, soit 99,61% des inscrits prévus), selon les chiffres du ministère de l'Intérieur diffusés lundi :
 
NON : 15.450.279  voix  (54,68% des suffrages exprimés)
OUI : 12.806.394  voix  (45,32% des suffrages exprimés)
 
Inscrits : 41.799.866
Abstention : 12.814.573 (30,66% des inscrits)
Votants : 28.985.293 (69,34% des inscrits)
Blancs ou nuls : 728.620 (2,51% des votants)
Exprimés : 28.256.673 (97,49% des votants)
 
 
Visitez le site de ForumCommuniste
http://perso.wanadoo.fr/forumcommuniste/index.htm...

 
ForumCommuniste
Envoi de message à :
ForumCommuniste@yahoogroupes.fr
Pour vous inscrire à ForumCommuniste, envoyez un message à : ForumCommuniste-subscribe@yahoogroupes.fr

 
 


Pour vous abonner à ce groupe, envoyez un email à :
ForumCommuniste-subscribe@yahoogroups.com

Visitez le site de ForumCommuniste
http://perso.wanadoo.fr/forumcommuniste/index.htm

18:01 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/05/2005

26/0/2005: L’heure du Non offensif !

----- Original Message -----
From: Gérard Galéa
Sent: Thursday, May 26, 2005 5:07 PM
Subject: La sociale N°7



Réflexion & action

N°7 – 26 mai 2005

Nouvelle série – Site internet : www.la-sociale.net

Correspondance : la_sociale@yahoo.fr

L’heure du Non offensif !

A quelques jours du scrutin référendaire, la tension est à son comble chez les partisans du Oui. L’avenir du texte consacrant leur communion idéologique semble compromis, si ce n’est encore par le vote le rejetant, du moins déjà par le vent de contestation populaire le condamnant. La crainte d’une défaite annoncée par de nombreux – mais par définition hypothétiques – sondages conduit les divers ténors défendant leur « traité constitutionnel » à s’embourber, à perdre pieds et patience. Quand il n’appelle pas l’électeur à s’abstenir, quand il ne l’accable pas de son ton suffisant pour lui expliquer qu’on ne peut être européen et voter Non, ou de ses prédictions chaotiques quant à l’avenir de l’Union, le défenseur du Oui cherche secours dans la star à paillettes dont il espère qu’elle parviendra, elle, à lui donner l’illusion que le sacrilège refus du texte constitutionnel revient à brûler le drapeau bleu aux 12 étoiles …

L’ampleur du mouvement populaire qui manifeste déjà son refus du texte révèle combien les représentants du peuple sont dans leurs discours comme leur intentions politiques aux antipodes des aspirations de ceux qui les désignent. Alors que beaucoup considèrent comme désuet le concept de lutte des classes, les classes populaires revendiquent en masse leur désir de modifier un ordre établi des choses fondé sur la domination économique, sociale, institutionnelle et culturelle ; et la gauche, vouée quel que soit le résultat du 29 mai, à une recomposition dont elle n’a pas été capable à la suite du 21 avril 2002, aurait tort, cette fois, de continuer à l’ignorer. Mais au moment même où le peuple commence à renouer avec la politique, nombre de dirigeants politiques ne cessent de réduire le vote Non à un acte anti-européen et contraire à l’intérêt commun des français.

 

Aussi devient-il décisif, pour que chacun puisse évaluer l’importance de l’enjeu et que l’abstention soit aussi minime que possible, de conclure cette campagne en répondant brièvement à ces deux simplifications, qui en dépit de leur caractère intrinsèquement abusif, n’en demeurent pas moins efficaces tant elles contribuent à générer la peur.

 

Même à supposer un instant que l’argument d’une contradiction entre l’intérêt national et le vote Non soit acceptable, depuis quand les dirigeants politiques sont-ils seuls aptes à juger de l’intérêt général ? N’est-ce pas prioritairement, c’est-à-dire avant toute délégation de ce pouvoir à ses représentants, aux citoyens eux-mêmes de décider collectivement de ce qui est leur intérêt ? C’est donc incontestablement une grave crise de la représentation politique que la campagne référendaire a explicitement mis à jour. Et cette crise s’aggrave à chaque nouvelle surenchère dans la menace, l’intimidation et autres formes de mépris à l’égard des électeurs qui sont déjà convaincus de l’importance historique du vote Non comme de ceux qui hésitent encore dans leur choix.

 

Quant à l’argument qui consiste à identifier le Non à la Constitution à un vote contre l’Europe, il s’agit d’un amalgame purement rhétorique qui ne peut suffire à dissimuler combien ce texte constitutionnel est lui-même anti-européen – si l’on veut bien considérer l’idéal de l’alliance entre États que l’Europe constitue et non la seule orthodoxie libérale qui tient lieu de construction européenne depuis le Traité de Rome – en ce qu’il annule de droit les effets bénéfiques qu’une association d’États pourrait apporter aux peuples qu’elle associe :

 

1/ ce texte est anti-européen car il contredit formellement les exigences démocratiques partagées par les peuples européens : une élaboration par une convention ne disposant d’aucun mandat constituant, des modes de ratification pluriels et répartis dans les temps qui ne satisfont pas au critère démocratique d’une délibération commune, des pressions multiples (passant essentiellement par la voie médiatique) pour contraindre moralement à son adoption, etc. … C’est donc par une procédure entièrement anti-démocratique que l’on entend constituer la prétendue Europe politique !

 

2/ ce texte est anti-européen car il empêche par son contenu les peuples de disposer librement d’eux-mêmes : l’idéologie économique et sociale qu’il contient fixe comme naturelles et indiscutables des orientations de type libéral, et impose donc un cadre d’action politique unique interdisant toute variation nationale. Tout acte politique est soumis à la Banque Centrale indépendante qui de fait gouverne véritablement la destinée des États, et le libre-échange déréglé tient lieu de dogme unique !

 

3/ ce texte est anti-européen, car il n’est pas fondé sur une volonté pacifique : outre la guerre économique à laquelle est définitivement condamné l’espace européen, il est précisément question, en guise dé défense européenne, du seul respect par les États qui en sont membres des obligations de l’OTAN !

 

4/ ce texte est anti-européen car il entérine et encourage la régression politique et sociale : en consacrant le triomphe du capitalisme, auquel il donne un soutien juridique, en faisant mine d’accorder de pseudo droits fondamentaux qui non seulement ne sont en rien contraignants, mais en plus cachent un certain nombre de reculs[1], le texte ne garantit aucune amélioration nationale des droits individuels et interdit toute progression sociale commune !

 

 

 

Qu’une large majorité d’électeurs se prononcent pour un rejet de ce texte signifierait la volonté du peuple français de proposer une orientation nouvelle à la construction européenne tout en revendiquant une modification profonde des choix comme des pratiques politiques en France. Loin d’être chaotique, un Non massif ne peut qu’être salutaire tant pour la vie politique française que pour la construction européenne.

 

Aussi, pour que la résignation laisse place à la transformation politique, pour que le renoncement ultra-libéral laisse place au progrès social, l’heure est bien au Non offensif ! Un Non qui s’impose massivement pour réorienter fondamentalement la construction européenne. Un Non qui s’impose massivement pour stopper la politique de destruction sociale  engagée depuis 2002 par le gouvernement.

 

Christophe Miqueu, le 25/05/2005

 

Nouveaux articles sur le site La Sociale

Voici la lettre d'information du site "La sociale"

(http://www.la-sociale.net).

Cette lettre recense les articles et les brèves publiés depuis 2 jours.

 

 

** RENEGOCIER, C'EST POSSIBLE ! **

 le 25 mai 2005

 

Nous publions ci-dessous l'article qu'Oscar Lafontaine, ancien Ministre des Finances allemand, et Pierre LARROUTUROU, Porte parole de Europesociale.net nous ont fait parvenir.

 

A quelques jours du référendum sur la constitution européenne, dans le cadre de la bataille pour le NON, les arguments exposés méritent en effet d'être lus, entendus, et discutés.

 

Comment se prononcer sur un texte qui traite à 70% d'économie, sans réfléchir au contexte économique dans lequel évoluera (...)

 

-> http://www.la-sociale.net/article.php3?id_article=85

 

 

 

          

          Nouvelles brèves

          --------------------------

 

* Ollier (UMP) juge prioritaire "de s'attaquer au Code du travail" * - 25 mai 2005

 

PARIS (AFP) - Le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée Patrick Ollier (UMP) a jugé mercredi que "la priorité de la politique économique, après le référendum, doit être de s'attaquer au Code du travail" accusé d'être "un frein à l'emploi".

 

On ne peut être plus (...)

 

-> http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=55

 

* Dolez et Filoche : Il y a un plan B, C, D, E... et pas de raison de voter oui * - 24 mai 2005

 

"Il faut un toupet monstre pour mentir, exercer la pression, en prétendant qu'il n'y aura pas renégociation : elle a déjà commencé !"

 

Un excellent article de Marc Dolez et Gérard Filoche "en guise de réponse à François Hollande et la " mystification du plan B " In Le Monde du 4 mai

(...)

 

-> http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=54

 

* Emmanuelli critique l'Europe, "outil d'une libéralisation forcée" * - 24 mai 2005

 

PARIS (AFP) - Le député PS des Landes Henri Emmanuelli, en campagne pour le non à la Constitution européenne, estime que l'Europe "est devenu l'outil d'une libéralisation forcée", dans un entretien paru mardi dans le quotidien économique La Tribune.

 

"L'Europe, dont on pensait qu'elle pouvait (...)

 

-> http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=53

 

* Christophe RAMAUX : L'inconcevable « oui de gauche » * - 23 mai 2005

 

L'inconcevable ? Aucun homme politique de gauche, ni d'ailleurs de droite, n'oserait proposer une nouvelle Constitution pour la France ­ cela vaut pour n'importe quel pays ­, qui inscrirait dès son troisième article, parmi ses objectifs les plus généraux, « un marché intérieur où la concurrence (...)

 

-> http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=52

 

* L'Allemagne en noir ? * - 23 mai 2005

 

Schröder est doué ... pour perdre. Les tenants du "oui socialiste" font bien de l'appeler à la rescousse. La SPD vient de perdre, très largement, le dernier des gouvernements régionaux qu'elle détenait depuis 39 ans. La Rhénanie Nord-Wesphalie, le Land le plus peuplé d'Allemagne, vieille (...)

 

-> http://www.la-sociale.net/breve.php3?id_breve=51

 

 [1] Cf. sur ce site l’article de D. Collin, « Il n’y a pas que la troisième partie ! »




Cordialement,
Gérard Galéa



21:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/05/2005: Des salariés portugais payés en-dessous du SMIC près du Havre (CGT)


----- Original Message -----
From: info@comite-valmy.org
Sent: Thursday, May 26, 2005 3:47 PM
Subject: Valmy liberté....doc 

À:      Objet:  Des salariés portugais payés en-dessous du SMIC près du Havre (CGT)

LE HAVRE, 25 mai 2005 (AFP)
Le parquet du Havre a mené mercredi une opération de contrôle sur un chantier de maintenance à la raffinerie Total de Gonfreville l’Orcher (Seine-maritime) où, selon la CGT, des salariés portugais sont payés en-dessous du SMIC, a-t-on appris de source judiciaire.

Selon le syndicat CGT de Total, ces salariés sont embauchés par des entreprises de sous-traitance pour les travaux de remise à niveau d’une unité de craquage et de distillation de cette raffinerie.

“Certains d’entre-eux sont payés entre 500 et 800 euros brut pas mois alors que le SMIC français est de 1.154 euros pour 35H00 hebdomadaire”, a affirmé Philippe Saunier, délégué CGT.

Ce syndicaliste assure que “ces salariés dépendent de sociétés portugaises qui les louent à des sociétés-écran belges” intervenant sur le chantier.

Cela nous fait dire que la directive Bolkenstein est déjà entrée en application avant l’heure et en toute illégalité”, a commenté Philippe Saunier.

L’opération de mercredi a été réalisée par une quarantaine de fonctionnaires appartenant au Comité opérationnel de lutte contre le travail illégal (Colti) qui associe notament la police, les douanes, l’inspection du travail et l’Urssaf.

Le parquet du Havre qui dirigeait l’opération n’était pas encore en mesure d’indiquer mercredi après-midi si des infractions avaient été constatées sur ce chantier.





21:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/05/2005: le NON à 55% !

Les tenants de l' Eurodictature capitaliste ont de plus en plus la trouille à 3 jours du référendum !  Chirac, passe et repasse à la Tv. Jospin, après sa raclée par un fasciste, revient sur la scène, au service du capitalisme.
RoRo
 
 
 

----- Original Message -----
From: Al Faraby
To: Forum Communiste
Sent: Thursday, May 26, 2005 6:14 PM
Subject: [ForumCommuniste] Le NON à 55 %



jeudi 26 mai 2005
Le NON à 55 %
 
Le non au traité constitutionnel l'emporterait avec 55% des voix, en hausse de deux points, le oui obtenant 45% des intentions de vote (-2), selon un sondage Ipsos/Le Figaro/Europe 1 rendu public jeudi, à trois jours du référendum.
Selon ce sondage, qui devrait être l'un des derniers avant le scrutin dimanche, 11% des personnes interrogées déclarent pouvoir encore changer d'avis, en hausse de 2 points par rapport au dernier sondage Ipsos des 20 et 21 mai. Pour 66% le choix est définitif (-5). 23% ne se prononcent pas (+3).
Par ailleurs, une victoire du oui paraît de plus en plus improbable aux Français: seuls 23% (-11) pronostiquent la victoire du oui et 49% (+8) celle du non. 28% (+3) ne se prononcent pas.
Ce sondage a été réalisé les 24 et 25 mai sur un échantillon de 804 personnes représentatif de la population française inscrite sur les listes électorales (méthode des quotas).







19:58 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

26/05/2005: REFUSONS CES CHAINES QU’ON VEUT NOUS IMPOSER

Constitution capitaliste européenne: REFUSONS CES CHAINES QU’ON VEUT NOUS IMPOSER


----- Original Message -----
From: Rebelles
Sent: Thursday, May 26, 2005 7:19 PM
Subject: TR: refusons...



REFUSONS CES CHAINES QU’ON VEUT NOUS IMPOSER

 

Depuis le mois de septembre, de Perpignan à Bayonne, de Toulouse à Valenciennes, de Brest à Grenoble, de Bordeaux à Besançon, j’ai donné plus de 125  conférences. Je n’ai pas parlé de la Constitution, je l’ai montrée. Ceux qui sont venus ont pu au moins lire les articles que je leur ai présentés.

 

Je ne parle pas au nom d’un parti, ni même d’une association. Je m’exprime comme un simple citoyen qui porte la voix de ses semblables, de celles et de ceux que j’ai rencontrés dans nos villages et nos faubourgs, dans nos hameaux et nos quartiers qui, spontanément, se lèvent partout pour rejeter les chaînes qu’on veut leur imposer.

 

Il  y a, au moins, cinq raisons de dire « non » le 29 mai. Au moins cinq.

 

1. Je suis contre ce traité auquel on donne la force d’une Constitution, parce qu’une Constitution, c’est un texte court, précis, accessible au plus grand nombre. Une Constitution, c’est un texte qui rassemble.

On nous demande de dire « oui » à un texte de 448 articles qui exigent en plus la lecture de 440 pages d’annexes pour être interprétés valablement.

On nous demande de dire « oui » à un texte confus, un texte qui ne définit pas un certain nombre de concepts, un texte dont certains articles sont contredits par d’autres ; un texte qui n’a pas simplifié les traités existants et qui n’a pas simplifié les institutions existantes.  On nous demande de dire « oui » à un texte d’une complexité telle qu’il est bien souvent incompréhensible. Enfin, on nous demande de dire « oui » à un texte qui provoque, dans plusieurs pays d’Europe, des déchirements profonds.

Comment peut-on accepter une Constitution de 448 articles ?

Comment peut-on se reconnaître dans un texte confus et contradictoire ?

Comment peut-on dire « oui » à quelque chose qu’on ne comprend pas ?

Comment peut-on soutenir un texte qui divise ?

 

2. Je suis contre ce traité à propos de l’Europe parce qu’il renie les valeurs nées en Europe :

 

- c’est en Europe qu’est né le principe de laïcité ; la Constitution ne le consacre pas ; elle reconnaît les Eglises ce qui lui permet de les subventionner ; elle permet la manifestation des opinions religieuses dans les espaces publics ;

 

- c’est en Europe que fut arraché – et à quel prix ! – le principe : « tous les pouvoirs émanent du peuple » ; ce principe fondateur de la démocratie n’est ni inscrit, ni mis en œuvre dans ce traité ayant force de Constitution ;

 

- c’est en Europe qu’on a établi les caractéristiques principales de la démocratie : séparation des pouvoirs, contrôle parlementaire du pouvoir exécutif. Le texte qu’on nous demande d’accepter organise la confusion des pouvoirs entre l’Exécutif et le Législatif. Il constitutionnalise ce qu’on appelle, depuis près de 50 ans, le « déficit démocratique européen » : la Commission, qui n’est pas issue du suffrage universel, conserve le monopole de l’initiative législative ; l’institution suprême de la décision européenne, le Conseil des Ministres, n’est comptable de ses choix politiques devant personne, ni devant nous, ni devant ceux que nous élisons à l’Assemblée nationale ou au Parlement européen ;

 

- c’est en Europe que furent arrachés, au prix de luttes politiques et sociales extrêmement dures, les droits collectifs, ces droits sociaux qui organisent la solidarité dans une société de liberté ; ce que la Constitution et la loi françaises ont consacré, ce qui se trouve aussi dans les Constitutions et les lois de très nombreux pays d’Europe, ce qui se trouve enfin dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, le droit à l’éducation et à la culture, le droit à la santé, le droit au travail, le droit au logement, les droits à prestation, aucun de ces droits, mis à part le droit à l’éducation et à la culture, n’est consacré dans cette Constitution bâtarde qui se contente de nous concéder la permission de travailler ou qui se limite à « reconnaître et respecter » ce qui existe dans les Etats sans le prendre à son compte ; je défie les dirigeants du Parti socialiste et des Verts de citer les articles de ce traité qui consacreraient le droit au logement, le droit à un minimum d’existence, le droit à un salaire minimum, le droit à une allocation de chômage, le droit à une pension de retraite. Ils n’y sont pas ! 19 millions de chômeurs en Europe attendent de ceux qui se disent de gauche autre chose que des politiques qui prétendent faire du social avec du libéral.

 

- c’est en Europe qu’ont été conçus les services publics, ces outils qui permettent aux pouvoirs publics locaux, régionaux et nationaux, de rendre les droits collectifs accessibles à tous ; la Constitution qu’on veut nous imposer ignore la notion de service ; elle ignore les services publics ; elle ne parle que des services d’intérêt économique général qui sont soumis aux lois de la concurrence et à la logique de la rentabilité;

 

- enfin, c’est en Europe que le principe d’un ordre mondial basé sur la force du droit plutôt que sur le droit de la force a été conceptualisé ; la Constitution qu’on veut nous imposer soumet la politique étrangère et de défense de l’Europe à l’OTAN, l’OTAN qui n’est pas une institution européenne, mais dont il est clairement écrit qu’elle est « le fondement de la défense collective et l’instance de sa mise en œuvre.» Qui, en dernier ressort, dirige l’OTAN ? Le Président des Etats-Unis d’Amérique.

Ce texte n’est pas l’Europe, ce n’est qu’un mauvais texte à propos d’une vision de l’Europe étrangère à l’Europe. Ce n’est pas le projet de ma génération.

 

3. Je suis contre ce traité parce qu’il rompt avec ce qui fut pendant près de 50 ans la raison d’être et le moteur de la construction européenne : l’harmonisation par le haut ; l’espérance européenne est d’abord un espoir d’égalité entre les peuples : égalité du niveau de vie, égalité des chances. Ce traité abandonne l’harmonisation pour la compétition, puisque l’harmonisation dépendra désormais des règles du marché et non plus de la volonté commune des Etats membres.

 

 4. Je suis contre ce traité parce que ce n’est pas une Constitution ; c’est un catéchisme néolibéral :

- ce texte reconnaît comme fonctions essentielles des Etats des fonctions exclusivement sécuritaires ;

- ce texte subordonne toutes les politiques sociales et environnementales aux lois du marché ;

- ce texte remplace l’économie de marché réglementée et encadrée que nous avons pratiquée depuis la Libération et qui est compatible avec un fort niveau de protection sociale, par une économie de marché désormais conforme aux règles de l’OMC, une économie de marché où « la concurrence est libre et non faussée » ;

 

Cette caricature de Constitution consacre un principe : « tous les pouvoirs émanent de l’argent. » 

 

5. Enfin, je suis contre cette Constitution parce qu’on ne pourra pas la changer. Pourquoi ceux qui auront dit « oui » voudraient-ils aussitôt changer ce qu’ils auront accepté ? A 25 aujourd’hui, à 27 dans deux ans,

- avec des pays dont les gouvernements, conduits par des libéraux de droite ou de gauche, nous disent qu’ils veulent l’unanimité pour qu’il n’y ait aucune modification en matière fiscale, en matière sociale, en matière agricole, en matière environnementale ;

- avec des pays qui considèrent que les concessions faites pour adhérer à l’Union représentent l’effort maximum d’une génération,

la règle de l’unanimité, unique au monde, va imposer cette Constitution non seulement à nous-mêmes, mais à nos enfants et petits enfants.

 

C’est cela que veulent imposer aux générations futures les septuagénaires Giscard et Chirac, Mauroy et Rocard et l’octogénaire Delors. Tous les âges sont respectables bien entendu. Mais pourquoi ces gens du passé veulent-ils nous imposer leur passif ? Qu’ils se souviennent de ces hommes jeunes qui ont fondé la République en 1793. Ces jeunes avaient inscrit dans la première Constitution républicaine une marque de sagesse bien absente aujourd’hui : « Une génération ne peut assujettir à ses lois les générations futures. »

 

Souvenons-nous aussi de la mise en garde de Mirabeau : « les hommes passent la moitié de leur vie à se forger des chaînes et l’autre moitié à se plaindre de les porter. » 

 

Ami, entends-tu, à nouveau, le bruit sourd du pays qu’on enchaîne ?

Ami, vois-tu ces banquiers, ces hommes d’affaires, ces technocrates et leurs relais politiques qui veulent nous imposer des chaînes qu’avec nos arrières grands parents et Jaurès, avec nos grands parents et ceux du Front Populaire, avec nos parents et ceux de la Résistance nous avions brisées ?

 

Nous ne sommes ni des banquiers, ni des hommes d’affaires, nous sommes encore moins ces technocrates et ces politiques qui leur servent de relais. Nous sommes le peuple.  Et le peuple affirme qu’accepter cette Constitution, c’est nous aliéner et aliéner les générations à venir. Accepter cette Constitution, c’est accepter des chaînes que nos aînés avaient brisées.

 

Par contre, rejeter cette Constitution, c’est signifier que nous voulons une Europe européenne, c’est-à-dire

- une Europe où la solidarité s’organise dans la liberté ;

- une Europe où l’égalité s’impose dans la diversité ;

- une Europe où l’homme vit en harmonie avec la nature ;

- une Europe pacifique qui entretient avec les autres peuples du monde des rapports qui ont rompu définitivement avec toutes les formes de néocolonialisme et d’exploitation.

 

C’est le message que nous entendons adresser aux autres peuples d’Europe et du monde.

 

Nous sommes confrontés au plus important des choix que nous ayons eu à faire depuis plus de 60 ans. Une nouvelle fois, on veut nous imposer un modèle de société qui est étranger aux valeurs européennes. Il faut choisir : se résigner ou résister. Une nouvelle fois, au rendez-vous de l’Histoire, comme en 1793, comme le 18 juin 1940, il appartient au peuple de France de brandir la lumière de l’espérance. Malraux écrivait « Seuls les esclaves disent toujours oui ». Une nouvelle fois, au rendez-vous de l’Histoire et de l’espérance, quand l’essentiel est en cause, il faut savoir dire « NON ».

 

 

Raoul Marc JENNAR





19:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/05/2005: La libération en 1945: une occupation?

mardi, 24 mai 2005, 15h33


La libération en 1945: une occupation?

Le Parlement européen a voté une résolution qui prétend que la libération de 1945 était une occupation par l'Union Soviétique. 16 députés européens communistes ont signé un communiqué en protestation à cette résolution. Extraits.

25-05-2005

Le 8 mai dernier, une commémoration de la libération du nazisme a été organisée à Berlin (est), auprès du mémorial soviétique. De nombreux calicots y remerciaient les soldats soviétiques.
(Photo Arbeiterfotografie.com)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


«La répugnante résolution () déforme et profane la vérité historique, calomnie les communistes et l'Union soviétique, qui a été le facteur décisif dans la défaite du fascisme. Elle veut empoisonner l'esprit des plus jeunes générations pour qu'elles acceptent les crimes commis aujourd'hui par l'impérialisme et pour qu'elles ne luttent pas pour le renverser. Cette résolution cherche à cacher le fait que le fascisme est né du capitalisme et a été nourri par lui. Elle a été portée par les forces politiques qui acceptent le capitalisme et le servent. Elle tente de cacher le fait que la Seconde Guerre mondiale a résulté de l'exacerbation des contradictions inter-impérialistes pour le repartage du monde et que l'ennemi commun que les puissances impérialistes voulaient éliminer était l'Union soviétique, le premier Etat socialiste ()

La déclaration de la Commission européenne ainsi que la résolution inadmissible, inqualifiable, appellent occupation ce qui était la libération des pays de l'Europe de l'Est. Ainsi elles soutiennent politiquement la restauration des symboles hitlériens dans les pays de l'Europe centrale et de l'Est, acceptant la politique des gouvernements baltes qui persécutent les antifascistes et mettent à l'honneur les collaborateurs des SS. Ainsi elles applaudissent la politique suivant laquelle, en Allemagne et en Autriche, ceux qui ont déserté l'armée allemande nazie sont considérés être un «déshonneur national», tandis que les fascistes sont réhabilités matériellement et moralement comme des «héros nationaux» ().

Maintenant que soixante ans ont passé, le message de la victoire sur le fascisme est vivant et actuel. Il est lié au combat uni et victorieux des peuples contre la barbarie impérialiste, qui connaîtra le même sort que celui de l'axe fasciste : elle sera écrasée»

Ont signé ce communiqué, des parlementaires européens des partis suivants : Chypre, Parti communiste portugais, Parti communiste de Bohème et Moravie, République tchèque, Parti des Communistes italiens, Parti communiste français, Parti communiste de Grèce, Parti du Socialisme démocratique (PDS), Allemagne

www.solidnet.org 16 mai 2005

> Rôle de l'Union soviétique dans la lutte contre l'occupant nazi


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer


Réactions

1.jean pestieau (24 mai 2005)

Voici les noms et prénoms des parlementaires européens qui ont signé le communiqué:
Ont signé ce communiqué, les parlementaires européens suivants :
1 Adamou Adamos, Chypre
2 Figueiredo Ilda, Parti communiste portugais
3 Flasarova Paní Věra, Parti communiste de Bohème et Moravie,
République tchèque
4 Guerreiro Pedro, Parti communiste portugais
5 Guidoni Umberto, Parti des Communistes italiens
6 Henin Jacky, Parti communiste français
7 Kohlicek Jaromir, Parti communiste de Bohème et Moravie
8 Manolakou Diamando, Parti communiste de Grèce
9 Mastalka Jiri, Parti communiste de Bohème et Moravie
10 Pafilis Thanasis , Parti communiste de Grèce
11 Ransdorf Miloslav, Parti communiste de Bohème et Moravie
12 Remek Vladimir, Parti communiste de Bohème et Moravie
13 Rizzo Marco, Parti des Communistes italiens
14 Stroz Daniel, Parti communiste de Bohème et Moravie
15 Toussas Giorgos, Parti communiste de Grèce
16 Wagenknecht Sahra, Parti du Socialisme démocratique (PDS),
Allemagne


2.jef (25 mai 2005)

pour moi la liberation fut le fruit de l'extraodinaire et heroiques luttes des peuples soviétiques qui avait face a elle une armée Nazi pas composé uniquement d'Allemands mais de fachos de toute l'Europe.l'autre liberation ,c'est celui de la classe bourgeoise Européenne par les armées dites alliée .En effet ,avec le fuhreur lui meme ,ils allaient payer ...grace a cette libération ,les pires criminels sont revenus a l'ombre des troupes alliée ,avec leurs fric imprimer a Londres. n'entendez vous pas le blabla a la sauce *ÝLS NOUS ONT SAUVER DU COMMUNÝSME *la lutte des classes n'est plus dans le vocabulaire ,mais bien réelle dans le vrai ..l'histoire en temoigne tout les jours


00:07 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/05/2005

03/05/2005: Bruxelles: Débat: L'Europe sur les traces des USA

mardi, 24 mai 2005, 15h17


Bruxelles, vendredi 3 juin: débat de StopUSA
Débat: L'Europe sur les traces des USA

StopUSA a décidé de mettre sur pied, le vendredi 3 juin, un débat qui s'annonce chaud, très chaud: «L'Europe sur les traces des USA?».

Michel Collon
25-05-2005

Au moment du vote d'approbation à la Constitution européenne au Parlement belge, 150 personnes ont manifesté. «Pas en notre nom» scandaient les manifestants qui dénonçaient le fait qu'il n'y ait même pas eu de référendum en Belgique, comme c'est pourtant le cas en France et aux Pays-Bas. (Photo Solidaire, Lotfi Mostefa) > Reportage

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -

Des débats
qui vont au coeur de l'actualité

  • Où? 171 boulevard M. Lemonnier, 1000 Bruxelles.
  • Quand? Le vendredi 3 juin 2005
  • PAF : 4 € . Prévente: 3 € Plus d'info: info@stop.usa.be
  • Débats StopUsa prévus pour la rentrée: «Testons nos médias». «Palestine:droit au retour ou prison?». «Colombie, la nouvelle base US?».

 


En refusant d'organiser un référendum sur la Constitution européenne, le gouvernement belge nous a tous réduits à l'état de majorité silencieuse. Pourtant, l'opposition à «l'Europe du profit d'abord» a de beaux jours devant elle. Aussi en Belgique. C'est pourquoi StopUSA a décidé de mettre sur pied, le vendredi 3 juin, un débat qui s'annonce chaud, très chaud: «L'Europe sur les traces des USA?».

Ce n'est qu'un début...

Les guerres de Bush et l'Euro-amée auront-elles un impact sur nos conditions sociales ici? Des soldats belges iront-ils mourir au loin? Au profit de qui? Pour répondre à ces questions - et aux vôtres ­ StopUSA a invité un panel impressionnant de spécialistes. Et pas des moindres : Raoul Jennar, d'Oxfam, auteur de «La trahison des élites»; Laurent Pirnay, FGTB-CGSP; Herwig Lerouge, auteur de «Pour que l'Europe ne soit pas un cimetière» et Jean-Claude Paye, auteur de «La fin de l'état de droit». Sans oublier des militants syndicaux, notamment des hôpitaux et de Splintex.

...continuons le débat!

Si pour vous, débat = dodo, vous serez agréablement surpris par ceux qu'organisent StopUSA : pas de longs exposés, mais des questions et réponses en direct. Tout ce qu'on vous cache sur les guerres et la mondialisation. La parole à ceux qui n'ont pas la parole dans les médias. Et, cerise sur le gâteau, les vidéos trottoir de Vanessa Stojilkovicz, réalisatrice des «Damnés du Kosovo», reportage-vérité sur cette région dévastée par l'OTAN.

Enfin, comme dans chaque débat StopUSA, la parole sera à la salle. Pour que vous puissiez poser vos questions, donner votre opinion, bref, participer à un référendum en direct sur l'Europe, plus démocratique, et plus véridique, que tous les autres organisés sur le Continent.

 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mail

envoyer



23:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/05/2005: Les 175 ans de la Belgique vus en bleu... de travail [1]

mardi, 24 mai 2005, 16h43


En 1830, déjà, les travailleurs étaient là
Série · Les 175 ans de la Belgique vus en bleu... de travail [1]

Un soir d'été de 1830, quelques types excités par un opéra organisent une émeute et chassent les Hollandais. Cette version aussi académique que caricaturale de la naissance de la Belgique empêche d'en saisir les enjeux politiques...

Gilles Martin*
25-05-2005

Rendez-vous chaque mois

Après l'interview de l'historienne Anne Morelli, publiée la semaine dernière, le présent article ouvre une série sur les 175 ans de la Belgique (1830-2005). Chaque mois, nous reviendrons sur quelques grandes dates des luttes ouvrières de notre pays.

Les premiers hauts fourneaux de Cockerill. L'Anglais John Cokerill s'est installé en Belgique et a acheté en 1817 le Palais des Princes-Evêques à Seraing pour en faire ce qui allait devenir la plus grande entreprise du monde.
(Archives de la Bibliothèque royale)

- Cliquez sur la photo pour l'agrandir -


L'historien marxiste Hobsbawm explique que la période qui court de 1789 à 1848 a été «la plus grande mutation de l'histoire humaine» car elle combine les effets de deux révolutions: la révolution française, politique, en 1789 et la révolution industrielle, économique, qui démarre de façon significative en Angleterre aux alentours de 1790. Bien que n'étant pas des opéras, ces deux faits majeurs auront un impact indéniable sur la création de la Belgique.

La Belgique, voisine de l'Angleterre et véritable carrefour géographique, est un maillon essentiel dans l'expansion de la nouvelle économie capitaliste en Europe continentale. Il n'est pas étonnant de voir des mécaniciens anglais comme John Cockerill venir tenter leur chance sur le continent.

Ce dernier va s'établir à Verviers, où il commence la mécanisation de l'industrie lainière locale. Toute la famille Cockerill le suit et s'établit à Liège pour y produire des machines textiles. En 1817, John Cockerill rachète aux autorités néerlandaises le Palais des Princes-Evêques à Seraing. Il en fait d'abord une fabrique de machines à vapeur, puis une fonderie de fer. En peu de temps, Cockerill devint la plus grande entreprise du monde, contrôlant toute la chaîne, de l'exploitation du charbon et du fer à la production de locomotives. En 1839, Seraing compte 2 hauts fourneaux, 36 fours à coke, 2 fonderies, 14 fours puddler, 5 laminoirs et unités de machines à vapeur.

Autre exemple de l'influence de l'Angleterre: en 1799, Lieven Bauwens, un industriel gantois du coton, introduit, en contrebande, une des premières machines à vapeur anglaises sur le continent !

Une bizarre coalition entre réactionnaires et bourgeois progressistes

La révolution française, l'occupation de la Belgique par la France, puis, après 1815, par le régime hollandais, renforcent la position d'une nouvelle bourgeoisie: le capital industriel et les financiers. Ainsi, Guillaume d'Orange accorde-t-il un appui important à Cockerill, poussant à la fondation de la Société Générale pour aider les innovateurs industriels.

Ce qui rend d'ailleurs la révolution belge de 1830 assez ambiguë. Car ce n'est pas cette nouvelle haute bourgeoisie mais une coalition de forces réactionnaires (noblesse et hiérarchie catholique) et de classes moyennes libérales qui prend la direction de la révolte contre Guillaume Ier d'Orange. Les auteurs de La Société générale 1822-1992, notentà ce propos: «Les propriétaires fonciers luttaient pour le maintien de leurs privilèges politiques, la hiérarchie ecclésiastique pour la continuation de son emprise sur l'Etat et l'enseignement, la petite-bourgeoisie libérale pour une participation au pouvoir et une démocratisation plus poussée des structures de l'Etat.»

La révolution belge va finalement être sauvée par la volonté internationale émanant notamment de la maison Rothschild établie à Londres et à Paris. En effet, l'empire financier tout puissant s'accommode fort bien de la création d'un nouvel Etat bourgeois et c'est ainsi qu'il facilite l'accession au trône belge d'un prince ami, Léopold de Saxe-Cobourg. L'indépendance de la Belgique, c'est bien pour la stabilité en Europe et contre les remous révolutionnaires qui germent un peu partout. Cette bizarre coalition entre les forces réactionnaires et celles du libéralisme bourgeois progressiste aboutit à une démocratie parlementaire constitutionnelle.

La contradiction entre les deux factions va continuer à s'exprimer dans la lutte opposant la tendance catholique, qui s'appuie sur la noblesse, les propriétaires fonciers et l'Eglise, à la tendance libérale, qui représente les nouveaux propriétaires de capitaux et une partie des classes moyennes. Dans ce contexte, le Sénat constitue le porte-parole des propriétaires fonciers aristocratiques, tandis que la Chambre laisse plus de place à la bourgeoisie et la petite bourgeoisie libérales. Il faudra attendre 1847 pour voir le parti libéral obtenir une majorité et former un gouvernement libéral homogène.

Les deux blocs sont toutefois solidaires lorsqu'il s'agit de défendre leurs intérêts contre les classes sociales exploitées, à savoir les ouvriers industriels (toujours plus nombreux) et agricoles. Le droit de vote censitaire (c'est-à-dire limité aux riches) reflète pleinement cette absence de droits politiques des couches inférieures de la population: seuls ceux qui ont quelque chose à perdre peuvent voter.

* Fondateur des éditions Aden.

> Top

Le baptême d'un nouveau-né

La révolution industrielle met au monde la classe ouvrière. La révolution belge sera pour elle un baptême politique. C'est ce que démontre le formidable livre de Maurice Bologne.

Dans L'insurrection prolétarienne de 1830 en Belgique, Maurice Bologne montre comment l'histoire officielle a reconstitué les événements de 1830 en niant la dimension sociale et politique des faits. Il y décrit aussi la révolution comme étant l'un des chapitres de la révolution qui secoue l'Europe.

Cette révolution part de Paris en juillet 1830. Sa vague atteint Bruxelles en août, passe par Liège qui la porte jusqu'à Aix-la-Chapelle, d'où elle traverse l'Allemagne et gagne la Pologne en novembre. Cet aspect résolument international de la révolution de 1830 est généralement négligé au profit des grandes fresques nationales.

Nous ne pouvons que rencontrer la conclusion fondamentale de Maurice Bologne: si la révolution de 1830 a bien été menée par une insurrection populaire, elle a néanmoins été immédiatement confisquée par les classes sociales plus matures économiquement parlant pour assurer le pouvoir que l'on sait. Puisse la réédition de son livre contribuer à rendre hommage à la combativité de la classe ouvrière!

> Top

Pour en savoir plus

  • Maurice Bologne, L'insurrection prolétarienne de 1830 en Belgique, sera réédité par Aden en juin 2005 (infos: www.aden.be).
  • Jo Cottenier, Patrick De Boosere, Thomas Gounet, La Société Générale 1822-1992, Ed. EPO, 1989.

Ces livres sont/seront disponibles au PTB-Shop, bd M. Lemonnier 171, 1000 Bruxelles, 02/5040112, www.ptb.be/shop

> Top


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer

23:51 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

24/05/2005: Constitution européenne • Patrons européens, PS, Ecolo: même combat?

mardi, 24 mai 2005, 15h19


Constitution européenne • Patrons européens, PS, Ecolo: même combat?

«Le projet de Constitution européenne pourrait apporter des avancées pour l'Europe sociale: garantie de droits sociaux, frein à l'ultra-libéralisme.» Pas convaincu, le syndicaliste Gaëtan DuBois a envoyé une lettre ouverte aux parlementaires PS et Ecolo, en analysant ce que disent les patrons européens, réunis dans l'UNICE, sur ce projet.

Gaëtan DuBois
25-05-2005

L'UNICE, l'union des industries de la communauté européenne, qui est la FEB des grandes entreprises européennes a récemment publié en langue anglaise son analyse du projet de Constitution1. C'est extrêmement instructif et cela fait réfléchir. Car le grand patronat se trompe rarement pour savoir ce qui est libéral et ce qui est «contrainte sociale» dans un projet. Quand ils sont déçus, ils le disent clairement. Pour ce qui est de la Constitution Européenne: ce sont de vrais fans du projet.

Le bon sens des citoyens, travailleurs et syndicalistes moyens nous apprend ceci : si le grand patronat se réjouit d'un accord ou d'un texte de loi c'est que celui-ci est mauvais pour les gens. Ce bon sens qui est celui de votre électorat ne peut vous être inconnu. A moins que vous ayez perdu tout contact avec votre base. Sinon comment expliquer que vous vous apprêtiez à pratiquer une politique collaborationniste avec les grands patrons européens. Ce projet qu'ils appellent de leurs voeux, vous les socialistes et les écologistes, vous allez aider à le leur offrir gracieusement et ce au détriment de ceux que vous prétendez représenter.

J'espère que la lecture de ce texte vous fera réaliser que faire le jeu de l'UNICE, c'est trahir les travailleurs, les chômeurs, les petits indépendants... Bref, vos électeurs. Voici trois motifs de satisfaction pour l'UNICE

Un : la «compétitivité» est omniprésente dans la Constitution.

«La nouvelle Constitution donne à la compétitivité une place réellement prééminente, parmi les objectifs de l'Union... C'est encore plus important quand on constate que beaucoup d'articles de la partie III de la nouvelle constitution font référence aux objectifs de l'Union. La notion de compétitivité est encore textuellement répétée dans beaucoup d'articles de la partie III : voyez par exemple l'article III-209 sur la politique sociale.»

Excellente remarque. Cet article, dit en substance que les droits sociaux fondamentaux de l'Europe doivent «tenir compte de la nécessité de maintenir la compétitivité».

«L'UNICE applaudit le fait que les politiques d'emploi vont rester compatibles avec les lignes directrices de la politique économique.»

Deux : toute harmonisation sociale par le haut est écartée.

«L'UNICE est satisfaite que le traité constitutionnel n'accroisse pas les compétences de l'Union européenne dans le domaine social, pas plus qu'il n'étende l'utilisation de la majorité qualifiée (qui fait qu'une décision peut être appliquée dans tous les pays de l'Union, si elle recueille le soutien d'une majorité de pays, cette majorité qualifiée empêchant qu'un seul pays, comme la Grande-Bretagne, bloque toute décision, ndlr) dans ce domaine.»

L'UNICE dit vrai. Et elle enfonce le clou : «L'unanimité reste requise pour toutes les mesures concernant la Sécurité sociale, la protection sociale des travailleurs, la représentation et la défense collective des intérêts des travailleurs, et les conditions d'emploi des ressortissants des pays tiers résidant légalement dans l'Union.»

Trois : le dumping fiscal peut continuer

«L'UNICE est ravie que les décisions du Conseil à la majorité qualifiée soient généralisées, sauf dans les cas prévus par la constitution, comme la fiscalité et les politiques sociales, où l'unanimité demeure.»

Exit les «contraintes» de l'Europe sociale honnie !

Entre-temps, tous les députés Ecolo et PS ont voté pour le projet de Constitution le 19 mai, à l'exception de la députée Ecolo Zoé Genot qui s'est abstenue

1 http://hussonet.free.fr/unicetce.pdf


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer

23:45 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |

25/05/2005: Institut Redouté Peiffer · Anderlecht: Blessée par le tableau noir

mardi, 24 mai 2005, 17h26


Institut Redouté Peiffer · Anderlecht: Blessée par le tableau noir

En bref • Solidaire n° 21 du 25 mai 2005

25-05-2005

Grève du personnel à l'école secondaire Redouté Peiffer, sur le campus du Ceria (Bruxelles). L'état des bâtiments scolaires, pourtant neufs, est tel qu'un tableau est tombé sur une enseignante. Elle est toujours hospitalisée. « Et il y a un tas d'autres problèmes, nous confie le délégué Rudy Janssens : des châssis qui tombent, des défauts dans les installations électriques, des inondations des sanitaires qui font que les matières fécales remontent près de la pièce où l'on mange ses tartines. Certains membres du personnel ont également passé trois mois dans un local où Veeweyde ne voudrait pas qu'on laisse un chien. »

Le personnel a réalisé un album photos des lieux et exige que les locaux soient remis en ordre. Ils demandent aussi des investissements pour remédier aux problèmes de violence : des personnes extérieures à l'école s'y sont introduites avec des armes blanches, il y a peu. L'absence du sous-directeur, malade mais non remplacé, ne fait qu'accroître les problèmes de sécurité et de discipline.


 Envoyez vos réactionsréagirImprimerimprimerEnvoyer par e-mailenvoyer

23:41 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | |  Imprimer | | |