30/04/2005

La Constitution capitaliste européenne renforce le dumping social

 

La Constitution capitaliste européenne renforce le dumping social

 

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From: <anti-imperialiste@chiffonrouge.org>
Sent: Friday, April 29, 2005 10:31 AM
Subject: [Anti-imperialiste_2005] La Constitution renforce le dumping social



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Georges Debunne contre les dirigeants syndicaux européens

L'Union européenne ne défend que les intérêts patronaux

Dans un communiqué de presse commun, publié ce 14 avril,  la Confédération Européenne des Syndicats (CES) et l'Unice, l'organisation du grand patronat européen, se prononcent en faveur de la Constitution européenne. John Monks, le secrétaire général de la CES et Philippe de Buck, le secrétaire général de UNICE, ont exprimé leur soutien à cette Constitution.
Ils ont « en particulier salué l'article I-48, qui reconnaît le rôle des partenaires sociaux au niveau européen et qui prend en compte respectivement la diversité des relations sociales nationales et l'autonomie du dialogue social. Après vingt ans d'existence, le dialogue social européen a fait la preuve de sa valeur ».

On se demande évidemment quel a été le poids de cette concertation sociale dans les décisions européennes qui ont abouti à la privatisation des services publics, à la directive Bolkestein ou au projet d'allonger la durée du travail autorisée à 65 heures par semaine.

La réponse vient du syndicaliste belge Georges DEBUNNE, fondateur et ancien Président de la Confédération Européenne des Syndicats (CES). Lors d'un meeting contre le projet de constitution européenne où plus de 800 personnes étaient rassemblées, à Paris, il a déclaré : « John MONKS, le secrétaire général actuel dit que la CES est l'artisan de la Constitution Européenne. C'est inadmissible ! Nous avons bataillé pour être reconnus, pour obtenir un dialogue social européen. Mais la Commission Européenne - y compris sous la présidence de Jacques DELORS - a toujours donné la prédominance au patronat ». « Les dirigeants de la CES devaient oser dire NON », a-t-il ajouté.
« La Constitution Européenne ne répond pas à des revendications essentielles. Les syndicalistes et la gauche européenne doivent réagir pour mettre fin à cette spirale de l'enrichissement d'une minorité et à l'augmentation du chômage, de la pauvreté et de la précarité de l'emploi. La CES ne doit pas être la courroie de transmission des intérêts capitalistes. Cette Constitution renforce des mécanismes qui favorisent le dumping social et particulièrement ces quatre points suivants : 1. Les droits sociaux à prestation ne sont pas garantis au niveau européen. Ceci est très dangereux pour les allocations de chômage, le revenu minimum. Nos pensions de retraite aussi sont attaquées. 2. L'unanimité est requise pour le social, le fiscal ainsi que pour l'environnement. Ceci est inacceptable. 3. Les services publics sont ignorés. Leur démantèlement et leur privatisation seront accélérés par les lois européennes qui sont annoncées. 4. La Constitution Européenne est prévue pour une durée illimitée. Il faudra l'unanimité pour la réviser.».
C'est ce que pensent aussi la CGSP, le Setca de Bruxelles-Halle-Vilvorde, la FGTB Liège-Huy-Waremme. Et beaucoup d'autres qui n'ont pas encore eu l'occasion de donner leur avis. Il serait temps que tous les dirigeants syndicaux le leur demandent.

Voir aussi : Raoul Jennar, les partisans du Oui mentent pour faire avaler la Constitution
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-04-01%2022:07:48&log=invites

Diana Johnstone, la Constitution et la guerre
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-04-23%2016:31:13&log=invites

Herwig Lerouge, 10 raisons de refvuser la Constitution
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005-03-30%2023:35:35&log=invites




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22:36 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer | | |

2/0/2005: JOSPIN, LE MENTEUR DE VILVOORDE



 
----- Original Message -----
 
 
From: do
Sent: Friday, April 29, 2005 3:52 PM
Subject: JOSPIN, LE MENTEUR DE VILVOORDE



JOSPIN, LE MENTEUR DE VILVOORDE

     Nous n'avons pas oublié qu'en 1997 Jospin nous avait promis que l'usine Renault-Vilvoorde ne serait pas fermée si on votait pour lui. Nous n'avons pas oublié non plus que quinze jours seulement après son élection au poste de Premier Ministre, il fermait Renault-Vilvoorde ! Si les promesses faites aux riches sont souvent tenues, celles faites aux pauvres ne le sont presque jamais !

     Hier soir, Jospin a eu le droit de passer 10 minutes à la télé. En 10 minutes, il avait moins le temps de se planter que Chirac qui, lui, devait tenir deux heures. De plus, contrairement à Chirac qui avait accepté d'avoir des opposants, même s'il les avait choisis jeunes et inexpérimentés, Jospin a préféré se faciliter le boulot en choisissant en face de lui un journaliste qui l'aidait à s'exprimer et qui lui servait d'aide-mémoire. Cela montre à quel point il savait que ses arguments tiendraient peu la route s'il était en présence d'un opposant ! Aurons-nous droit à Henri Emmanuelli interrogé par Marie-George Buffet dans la même émission ?

     Le menteur de Vilvoorde nous a dit qu'il fallait voter Oui même si ce que fait le pouvoir est totalement déplaisant (en parfait démagogue, il nous a donné raison d'être en colère !). Il nous a dit que le contenu de la constitution devait être dissocié du comportement du pouvoir, et que notre vote aussi devait être dissocié de ce qu'on pensait du pouvoir. Vous aurez sans doute noté que son discours à ce sujet était exactement l'inverse de celui du P"S" lors des précédentes élections. En effet, si la droite avait cherché à nous faire croire que le vote à des élections "locales", comme les Cantonales ou les Régionales, devait être déconnecté de ce qu'on nous faisait subir au niveau national ; par contre, le PS appelait à un vote sanction !

      Le pouvoir qui veut nous imposer cette constitution est le même que celui qui nous fait subir toutes les misères que nous subissons. Et bien sûr, notre vote sera un vote sanction !

      Le menteur de Vilvoorde, qui en tant que chef secret du Parti "Socialiste" fait partie du pouvoir, lui qui a privatisé plus que quiconque, lui qui, un jour de folie, nous avait avoué que son programme n'était pas socialiste, nous a juré ses grands dieux que la Constitution n'était pas libérale. Ce n'est qu'un mensonge de plus. Nous n'avons pas oublié qu'environ deux mois avant les Présidentielles de 2002, Jospin et Chirac ont signé ensemble à Barcelone un accord européen pour privatiser EDF et pour augmenter de 5 ans l'âge de la retraite. Il est donc effectivement vrai, comme l'a admis Jospin, que le Oui de droite et le oui "de gauche" sont parfaitement compatibles !

      Le menteur de Vilvoorde nous a promis que la directive Bolkestein n'avait rien à voir avec la Constitution. Promesse de menteur. Elle est en filigrane dans tout le côté libéral de la Constitution.

     Le menteur de Vilvoorde nous a dit qu'en votant NON la France s'isolerait. C'est bien entendu le contraire. En effet, tous les pauvres de tous les pays d'Europe (et tous ceux qui sont dans leur camp), qui pour la plupart n'auront pas le droit de s'exprimer par référendum, comptent sur nous pour nous opposer fermement à cette constitution. C'est si nous les décevons qu'ils ne comprendront pas.

     Le menteur de Vilvoorde nous a parlé de l'avortement. Il s'est moqué de celles et ceux qui disent que la constitution veut interdire l'avortement, il nous dit que presque tous les pays d'Europe ayant des lois autorisant l'avortement, ils n'ont pas négocié une constitution qui l'interdise, que cela reste de la compétence nationale. Eh bien ! justement, regardons en France, les acquis féministes se réduisent de jour en jour, la pilule est de moins en moins remboursée, et de moins en moins bien. Plus le temps s'écoule, et plus il devient difficile d'avorter. On a même tenté de faire passer une loi proclamant que le foetus est un être vivant. Quand on sait que dans la Constitution le "droit à la vie" est gravé dans le marbre, il y a tout de même de quoi s'inquiéter ; car, franchement, on ne voit pas pourquoi le pouvoir (toujours tenu en fait par les hommes) qui fait tout dans chaque pays pour détruire le plus possible les avancées féministes, on ne voit pas pourquoi il se priverait d'utiliser la Constitution pour supprimer un peu plus encore les droits des femmes !

     Le menteur de Vilvoorde, pour nous convaincre que ce qui serait constitué par la constitution ne serait pas un État européen, nous a dit que la constitution n'était qu'un traité comme les autres, que la constitution n'était pas une constitution ! Le pouvoir veut nous faire croire qu'il fait nuit en plein jour. D'ailleurs c'est ce qu'il fait : il voudrait nous faire allumer les lumières des autos en plein jour. Même en plein soleil !

     Cette histoire d'allumer les feux de croisement en plein jour n'est pas une simple anecdote. Cela vient des pays du nord. En effet, au Nord, la nuit dure 6 mois, et le jour aussi. Mais il n'y fait jamais vraiment jour et jamais vraiment nuit. C'est pourquoi il leur faut des phares blancs. Parce que les jaunes, ils ne les voient pas, dans ce coucher ou ce lever de soleil permanent qui règne chez eux. C'est ainsi que, pour construire l'Europe, on a imposé les phares blancs en France. Alors qu'avant, ils étaient interdit parce que trop éblouissants. Et c'est vrai, quand on croise la nuit des phares jaunes, c'est tout de même nettement moins désagréable que les phares blancs. Et surtout, c'est moins dangereux !

     De la même façon, dans leur pénombre perpétuelle, les gens du nord sont bien obligés d'avoir les lumières de leurs voitures toujours allumées. C'est pour cela qu'on veut nous imposer à nous aussi d'allumer nos feux de croisement en permanence. Et tant pis pour les motards, et tant pis pour la consommation d'essence augmentée, et tant pis pour l'usure augmentée des circuits électriques et des ampoules. L'Europe vaut bien un sacrifice. De la même façon, le pouvoir nous a imposé le changement d'heure, malgré tous ses inconvénients, afin qu'on soit à l'heure allemande. C'est ainsi que nous allons chercher midi à quatorze heures !

      Nous constatons par conséquent que la construction de l'Europe, c'est l'uniformisation forcée. Ce qui n'empêche pas le menteur de Vilvoorde de prétendre qu'avec la constitution, la France ne perdra pas sa personnalité !

 

              Merci pour votre attention,
            Meilleures salutations,
            do
            http://mai68.org
            http://vlr.da.ru
            http://hlv.cjb.net




16:54 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

30/04/2005: Incident à AGC Fleurus

Il ne faut surtout pas céder: les gardes patronaux semblent avoir reçu pour instructions d' entraver les distributions de tracts et actions de solidarité, même lorsqu' elles ont lieu sur la voie publique, c'est-à-dire la chaussée, y compris les accotements.
J' ai subi le meme genre de pressions lors de la collecte d' argent organisée devant une entrée de Caterpillar-Gosselies, précisément en solidarité avec les travailleurs d' AGC-Splintex.
Un garde s' est approché, prétextant que j' entravais la circulation. Je lui ai répondu que cela ne lui regardai pas, que son pouvoir de surveillance commençait uniquement derrière les clôtures et grillages de l' entreprise.
Il a évidemment appelé ses amis les flics. Qui du reste ne semblent pas être venus.
Je ne suis parti que pour ne pas me faire confisquer éventuellement l' argent récolté.
Bonne journée !
RoRo
 
 
 
----- Original Message -----
From: Myriam Dely
Sent: Saturday, April 30, 2005 6:44 AM
Subject: Incident à AGC Fleurus



 
Communiqué de presse

 

Plainte, pour coups et blessures et vol de documents, contre deux responsables de la sécurité d’AGC-Splintex

 

Mercredi 27 avril, je me suis rendue à l’entrée de l’entreprise AGC- Splintex afin d’y distribuer des invitations à la Fête du 1er Mai du PTB aux travailleurs de Splintex. Je me trouvais à la sortie du parking, devant les grilles, là où les ouvriers entrent dans l’usine. Le garde de la loge m’a demandé de me mettre plus loin, sur la chaussée, là où les ouvriers entrent dans le parking en voiture. Je lui ai expliqué que nous avions toujours l’habitude de nous mettre à l’endroit où je me trouvais et que c’est un danger pour la circulation de se mettre sur la chaussée. Rien n’indique d’ailleurs que ce morceau de territoire serait propriété privée de l’entreprise. C’est en outre de cet endroit que les journalistes ont filmé et interviewé les travailleurs le jour de la reprise du travail. Le garde a insisté, mais je n’ai pas cédé. A ma surprise, une dizaine de minutes plus tard, deux agents de la sécurité de l’entreprise (ils portaient un badge « Security ») se sont avancés sur moi. Ils ont tenté de m’arracher mes invitations et cartes d’entrée. J’ai tenté de les en empêcher mais, à deux, ils sont parvenus à leurs fins. J’ai reçu un coup dans la poitrine et ai été tellement secouée que j’en garde des douleurs à un poignet et une épaule. Des ouvriers se rendant au travail ont vu la scène et ont averti le délégué principal de la FGTB, Pippo Bordenga, qui est venu voir ce qui se passait. J’ai appris qu’un des deux responsables s’appelait Leclerc. Les travailleurs étaient scandalisés. « Ce que tu as vu ici, à l’extérieur, est à l’image de ce que nous vivons à l’intérieur », m’ont-ils dit.

Tout de suite après, je me suis rendue à la police de Fleurus afin de déposer plainte. L’inspecteur qui m’a reçue m’a conseillé d’aller voir un médecin pour un certificat médical, ce que j’ai fait le soir même. Le lendemain, jeudi 28, je me suis à nouveau rendue au commissariat de Fleurus afin d’y faire enregistrer ma plainte pour coups et blessures et vol de documents. En espérant que cette atteinte grave à la liberté d’expression, ainsi qu’à mon intégrité physique, sera sanctionnée comme il se doit. En tout cas, le PTB ne se laisse pas intimider par cet incident. Nous garderons le contact avec les travailleurs qui subissent aujourd’hui l’application du plan désastreux de la direction (changements de postes, changements de pauses, diminutions de salaires…) et continuerons à nous présenter régulièrement aux portes de l’entreprise.

 

Pour toute info : Myriam De Ly. 0473/28.63.75



16:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

29/04/2005

29/04/2005: "TOUS LES POUVOIRS EMANENT DE LA NATION ! ": le Sénat de Belgique a approuvé hier la Constitution capitaliste européenne ...

 


"TOUS LES POUVOIRS EMANENT DE LA NATION ! ": le Sénat de Belgique a approuvé hier la Constitution capitaliste européenne ...

Jamais en Belgique, on a demandé à la population si elle voulait être européenne, belge ou wallonne (flamande dans le Nord du pays).

Notre avis se borne à devoir OBLIGATOIREMENT participer tous les 5 ans aux élections européennes afin de voter sur les listes de candidats, établies par les partis politiques intégrés au système.

Hier, les élus de ces partis ("socialistes", catholiques, "libéraux", "verts" contre "l'opposition" de l' extrême-droite fascisante), au Sénat, ont donc une fois de plus décidé à notre place, sans nous consulter, bafouant notre propre Constitution nationale. 

C' est donc clair: les partis "démocratiques", au service de la complète intégration capitaliste, ont la trouille. Ils ont de nouveau volé et violé nos droits, notre voix

Leur manière d' agir présage de ce que sera la "démocratie" dans un  machin capitaliste européen démesuré de 500 millions d' habitants où les 3 millions de Wallons par exemple ne représenteront même pas 1% de la population. Toutes les décisions continueront à être prises ailleurs, au-dessus de nos têtes, par des pouvoirs inconnus et incontrôlables, et nous n' aurons plus qu'à nous incliner. D'ors et déjà, un chat n'y retrouve plus ses jeunes.

Ce nouvel empire dictatorial, répressif, impérialiste, technocratique, bureaucratique ... ne tiendra pas devant la volonté, le pouvoir et l'indépendance des peuples  qui veulent vivre libres, indépendants, dans le respect de leur culture, de leurs traditions, de leur autonomie, de leur Histoire !

RoRo





23:57 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

29/04/2005: COURCELLES: En souvenir de mon fils, Stéphane ROMAIN (02/05/1973 - 01/05/1998)

 
En souvenir de mon fils, Stéphane ROMAIN (02/05/1973 - 01/05/1998)
 
 
Le 1er Mai est un jour de luttes pour des dizaines de millions d' exploités qui se battent dans le monde pour leur simple droit à l' existence.
Pour mes parents, ma famille, moi-même, c' est aussi malheureusement, notre 8e premier Mai douloureux, sans mon fils Stéphane.    Pour la dernière fois, le mercredi 29 avril 1998, je le déposais de ma voiture, à 21,35 heures, devant la gare SNCB de MARCHIENNE-au-PONT, pour qu' il puisse se rendre à La Poste de BRUXELLES-Forest afin d' effectuer son travail de nuit. C' était son dernier voyage en train: il ne devait plus revenir vivant à la maison ...
 

 
 
Je remercie, une fois de plus, tous les amis et amies qui auront encore une fois une petite pensée en son souvenir pendant ces 3 jours.

15:30 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

27/04/2005

27/0/2005: JEUDI : Policiers bruxellois brutaux c/ Collon, dernière audience


----- Original Message -----
From: Marc
Sent: Wednesday, April 27, 2005 8:43 AM
Subject: JEUDI : Policiers bruxellois brutaux c/ Collon, dernière audience



 

Subject: JEUDI : Policiers bruxellois brutaux c/ Collon, dernière audience



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Est-il possible d'obtenir justice
pour brutalités policières et arrestation arbitraire ?


JEUDI 28/4 : dernière audience du procès
COLLON c / POLICIERS BRUXELLES-VILLE

14ème chambre Cour d'Appel de Bruxelles, Palais de Justice, salle 0.23


Frank Van Impe et Bernard Jongen, deux policiers de Bruxelles-Ville, comparaîtront ce jeudi en Cour d'Appel pour m'avoir fracturé quatre côtes et provoqué de nombreuses blessures. Et m'avoir arrêté illégalement lors d'un rassemblement pour la paix, le 3 avril 1999. Condamnés en 1ère instance à 6 et 4 mois de prison (avec sursis), à des amendes et des indemnisations importantes, persistant à nier les faits, ils sont allés en appel. Mais le procureur aussi. Il réclame la condamnation pour arrestation arbitraire.

Jeudi passé, a eu lieu la 1ère audience de cet appel. Une audience passionnante. D'abord, la présidente a interrogé les deux policiers qui se sont enferrés dans les contradictions. Ensuite, le procureur a requis contre eux, pendant deux heures, démontant avec ironie mais surtout indignation les multiples mensonges de leurs versions successives.

Le plus important à mes yeux, car cela nous concerne tous. Le procureur a expliqué les conditions précises très strictes requises pour une arrestation policière, que ce soit un manifestant, ou un simple citoyen dans la rue :
1. Légalité (reposer sur un texte de loi précis).
2. Nécessité (mettre fin à des faits graves)
3. Opportunité (pas moyen de faire autrement, par le dialogue par exemple).
4. Proportionnalité (des violences commises par rapport au "danger").
Le procureur a démontré que les policiers (et ceux qui leur donnaient les ordres?) ont bafoué ces quatre principes de la loi. Si la Cour suit cet avis, cela apportera à l'avenir une protection importante à chacun d'entre nous face aux arrestations arbitraires.


- Le procureur : "Je mets en doute le grief fait à Michel Collon de "refus délibéré". Il pouvait légitimement penser que l'interdiction de manifester était suspendue."

EXPLICATION : En effet, le bourgmestre de Bruxelles de Donnéa avait interdit - illégalement - toute manifestation pour la paix à Bruxelles. Le Conseil d'Etat, saisi en urgence, avait cassé. Mais de Donnéa, s'asseyant sur la Justice, avait repris quasiment le même arrêté illégal.

La question que chacun se pose est donc évidente : les policiers brutaux avaient-ils reçu des instructions de "punir" l'organisateur de la manifestation ? Ont-ils été ensuite protégés ? Pourquoi de Donnéa et les autorités policières et politiques bruxelloises ont-ils toujours gardé le silence sans un mot d'excuse ou de simple sympathie pour les souffrances subies ? (La Ville de Bruxelles est également partie au procès).

Si vous pouvez informer vos amis, ce procès me semble important pour nos libertés démocratiques.
Si vous pouvez assister à l'audience, ce sera un grand encouragement. Merci d'avance !

L'audience du 28 avril (salle 0.23) est réservée à cette affaire, ce sera la dernière. On attend avec curiosité les plaidoiries des deux parties, les interrogatoires et contre-interrogatoires.

MORCEAUX CHOISIS DE L'AUDIENCE PRECEDENTE :
"Pourquoi l'aurions-nous frappé alors que nous aurions pu attendre le commissariat?"
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2005...

VOIR AUSSI : Les minutes les plus longues de ma vie (récit des faits)
http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2004...



13:06 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

25/04/2005

24/04/2005: JAURES récupéré par les sociaux-démocrates eurolâtres .... ??? NON !

JAURES récupéré par les sociaux-démocrates eurolâtres .... ??? NON !

 

 

From: Ernest Glinne
Sent: Sunday, April 24, 2005 9:50 PM
Subject: TR: JAURES



 

-----Message d'origine-----
De : raoul.jennar@wanadoo.fr [mailto:raoul.jennar@wanadoo.fr]
Envoyé : dimanche 24 avril 2005 19:24
À : "Undisclosed-Recipient:;"@wanadoo.fr
Objet : JAURES
Importance : Haute


JEAN JAURES

 

N’APPARTIENT QU’AU PEUPLE

 

 

Le 1 mai 1905, Jean Jaurès inaugurait la coopérative viticole de Maraussan, dans l’Hérault, pas loin de Béziers. Pour célébrer cet anniversaire, la municipalité a commandé une statue et préparé une fête. La direction du PS a voulu récupérer cette manifestation au profit de sa propagande en faveur du traité constitutionnel européen. Refusant cette instrumentalisation, la municipalité a annulé la manifestation. François Hollande maintient son meeting auquel il a convié Cohn-Bendit. Cette manœuvre a suscité la colère à Maraussan. Un collectif s’est créé et il organise, le 28 avril à 17H, une fête européenne pour le rejet du traité et des pratiques politiciennes de ses défenseurs. Plusieurs orateurs sont annoncés. Des artistes liront les textes des invités déjà engagés ailleurs. Ce soir-là je parlerai à Amiens Voici le texte que j’ai préparé pour Maraussan :

 

« Comme il le fit, ici même, le 1 mai 1905, je vous salue, Citoyens, Citoyennes !

 

Jean Jaurès se disait « paysan cultivé.» Il fut l’élu des mineurs et des verriers. Il fut le défenseur des vignerons du Midi. Il s’est trouvé à leurs côtés face aux provocateurs, face aux policiers. Face aux pierres lancées contre lui. Les hommes de l’atelier comme ceux de la terre ont reconnu l’homme de conviction. Ils ont admiré son courage physique. Ils l’appelaient « le Grand Jaurès. »

 

A l’heure du choix, au moment où il faut prendre parti, Jaurès ne s’est jamais dérobé, il ne s’est pas séparé de ceux qui souffrent et qui tremblent et il a choisi sa place dans les tumultes de l’Histoire en écrivant : « Ici, sous ce soleil de juin 1793 qui échauffe votre âpre bataille, je suis avec Robespierre et c’est à côté de lui que je vais m’asseoir aux Jacobins. »

 

Ce fils de la Méditerranée à la culture immense ne reniait aucun aspect de ses origines. Parlant de la « civilisation de la langue d’Oc », il insistait : « pour que la langue méridionale cesse d’apparaître au peuple comme un patois, c’est-à-dire comme une langue inférieure déchue des hautes idées générales et des grandes ambitions, il convient qu’il apprenne à goûter dans les chefs d’œuvre de la langue française la beauté classique, et qu’il puisse ainsi reconnaître dans la littérature méridionale renouvelée une forme originale, une expression distincte du génie hérité de Rome et de la Grèce par la France totale, comme par la France du Midi. »

 

Cet enfant du Midi connaissait les siens. Quand la révolte des vignerons culmine avec les évènements de juin 1907 Clemenceau, à Paris, la traite d’abord par la dérision et le mépris. Jaurès déclare : « L’évènement qui se développe là-bas, et qui n’a pas épuisé ses conséquences, est un des plus grands évènements sociaux qui se soient produits depuis trente-cinq ans. On a pu d’abord n’y pas prendre garde ; c’était le Midi et il y a une légende du Midi. On s’imagine que c’est le pays des paroles vaines. On oublie que ce Midi a une longue histoire, sérieuse, passionnée et tragique. » Tragique en effet, puisque Clemenceau enverra à Narbonne la troupe qui tuera.

 

Cet enfant du pays d’oc aimait la vigne et le vin. Le vin était selon lui la « boisson nécessaire » qui devait « faire circuler dans les veines de la démocratie française »  une « liqueur qui contient la force, qui contient la joie, qui ranime le travail défaillant et qui allège la pesanteur de l’esprit sans en compromettre l’équilibre. » Il se sentait proche aussi des vignerons. Le 1 mai 1905, à Maraussan, il inaugurait la coopérative viticole. A cette occasion, il leur disait en occitan : « Dans une vigne, des raisins contrariants et imbéciles dirent qu'ils ne voulaient pas aller avec leurs frères qui se laissaient cueillir. On fit comme ils le voulaient, et ce qui se passa, c'est qu'ils pourrirent sur souche, tandis que les autres allèrent à la cuve, où ils firent le bon vin qui réjouit les coeurs. Paysans, ne demeurez pas à l'écart. Mettez ensemble vos volontés, et, dans la cuve de la République, préparez le vin de la Révolution sociale! » « Dins la tina de la Republica, preparatz lo vin de la Revolucion sociala ! »

 

Aujourd’hui, les sociaux-démocrates répètent à satiété que le capitalisme a gagné et qu’il faut cesser le combat. Ceux que Jean-Pierre Rioux dénomme « les installés de la gauche impuissante et vaincue » prétendent une nouvelle fois instrumentaliser la figure de ce socialiste pour l’éternité que demeure Jean Jaurès. Le premier secrétaire du parti de l’abandon déclare que Jaurès aurait approuvé la Constitution européenne qu’on veut nous imposer. La direction de ce parti a osé retoucher la célèbre et belle photo de Jaurès au Pré-St-Gervais où il se tient à la hampe du drapeau rouge. Ces manipulateurs ont repeint le drapeau rouge en drapeau européen.

 

Flanqué de Cohn-Bendit, François Hollande a tenté de récupérer à des fins partisanes l’émouvant témoignage de fidélité préparé par la population de Maraussan. Sont-ils tombés si bas, au point de faire voter les morts, au point de travestir  l’histoire, au point de mépriser le geste de mémoire du peuple de la vigne ! Que de médiocrité en face d’un géant dont ils n’atteindront jamais ni la rigueur morale, ni le désintéressement, ni la force de conviction, ni le courage ! 

 

Comment ce parti de la résignation ose-t-il dire que Jaurès aurait soutenu une Constitution qui entend imposer pour des décennies une « économie de marché où la concurrence est libre et non faussée »  alors que Jaurès craignait le pire « tant que dans chaque nation une classe restreinte d’hommes possèdera les grands moyens de production et d’échange, tant  que cette classe pourra imposer aux sociétés qu’elle domine sa propre loi, qui est la concurrence illimitée ?»

 

Comment ce parti de la capitulation ose-t-il prétendre que Jaurès soutiendrait une Constitution qui décide de « supprimer les restrictions aux investissements étrangers » et qui décrète que « les restrictions au mouvement des capitaux sont interdites » alors que Jaurès déclarait au gouvernement qu’« une des conditions de l’action de la France face aux puissances financières, c’est que vous en soyez les maîtres et qu’elles ne soient pas les vôtres ?»

 

Comment ce parti qui est devenu, dans le débat sur la Constitution européenne, le parti du mensonge – sur la démocratie, sur la laïcité, sur les droits sociaux, sur les services publics, sur le système économique – ose-t-il invoquer un Jaurès qui répétait « Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire ; c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe » ?

 

Comment ce parti, qui soutient la Constitution voulue par le MEDEF, ose-t-il s’approprier celui qui déclarait « entre le capital qui prétend au plus haut dividende et le travail qui s’efforce vers un plus haut salaire, il y a une guerre essentielle et permanente » et qui ajoutait : « le socialisme est la conscience de l’Europe » ?

 

Jaurès, nul ne l’ignore, était hanté par le danger de la guerre. Il a prôné la paix entre les peuples, la paix entre les femmes et les hommes qui ne vivent que de leur salaire, par delà les frontières. Le projet d’une Europe supranationale n’était pas présent dans les débats d’avant 1914. Et le drapeau rouge était celui d’une internationale de travailleurs dont il espérait qu’elle puisse vaincre les nationalismes. De quel droit, les dirigeants sociaux-démocrates d’aujourd’hui se permettent-ils d’effacer le drapeau rouge ? De quel droit un parti politique se permet-il de s’approprier un document historique et de le travestir ? De quel droit un appareil partisan ose-t-il défigurer un moment aussi capital d’une vie ? 

 

Jean Jaurès n’appartient pas à un parti. Il appartient au peuple.

 

Hier, Jacques Brel questionnait :

Demandez-vous belle jeunesse

Le temps de l’ombre d’un souvenir

Le temps du souffle d’un soupir

Pourquoi ont-ils tué Jaurès ?

 

Aujourd’hui, demandons-nous, Citoyennes, Citoyens : pourquoi tuent-ils encore Jaurès ? »

 

Raoul Marc JENNAR

 

Contact à Maraussan - Geneviève Laffitte : tihuanacu@almageste.net




 
 


15:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

24/04/2005: Jolie Môme nous offre une chanson

Jolie Môme nous offre une chanson
 
Europe: au milieu du troupeau qui bêle .....
 
 
 

----- Original Message -----
From: "courrier" <courrier@cie-joliemome.org>
Sent: Sunday, April 24, 2005 12:38 AM
Subject: [infos_l] des nouvelles de Jolie Môme et une chanson...
 
 
Nous avons le plaisir de vous offrir notre dernière chanson
écrite jeudi et vendredi et enregistrée aujourd'ui...
On espère qu'elle vous plaira.
(le deuxième lien est pour une version plus légère mais le son est moins
bon...)

http://www.cie-joliemome.org/musique/le-mouton-noir-24-04...
http://www.cie-joliemome.org/musique/le-mouton-noir-24-04...


14:55 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

24/04/2005: Europe, médias sécurisés et "démocratie" au Ps

Oui, effectivement, ce texte et ce décompte en disent long sur la "démocratie" interne qui doit exister au sein du Ps francophone en Belgique .... et la manière dont la presse sécurisée, cadenassée, capitaliste et européenne relate l'information....
RoRo

 

From: ERNEST GLINNE
To: Roger Romain
Sent: Sunday, April 24, 2005 1:07 PM
Subject: ILCP050305 : analyse de Jean-Maurice Dehousse et d'autres observateurs du PS



 

IL/CP/050305/agr                                                                                    Liège, le 5 mars 2005

 

 

 

L’ART DE COMMUNIQUER

 

 

            Gros succès pour le Président du PS : le Congrès de son Parti a accepté dans l’enthousiasme le projet de Constitution Européenne : par 324 voix, contre 5 « non » et 5 abstentions.

 

            La nouvelle a été reproduite par tous les journaux.

 

            Mais il existe encore en Wallonie des esprits observateurs, dont certains ont l’œil mathématique.

 

            Ils m’ont communiqué leur surprise et leur perplexité.  Voici pourquoi.

 

            Il faut savoir en effet qu’il existe au PS comme ailleurs des statuts, et que ces statuts établissent des règles, notamment en matière de vote.

 

            Ainsi les statuts imposent que, dans le vote du Congrès, les votes antérieurs des Fédérations soient scrupuleusement reportés, de façon à respecter le droit de tendance, les options ayant obtenu au moins 20 % des voix devant être respectées.

 

 

… OU COMMENT ANNONCER …

 

 

            Or, le mercredi 23 février 2005, la Fédération Liégeoise du Parti Socialiste se prononçait sur le même projet.

 

            A l’issue d’un débat contradictoire, les votes liégeois se sont répartis comme suit :

            - pour le oui  :  59 votants ;

            - pour le non  :  51 votants ;

            - pour une formule de compromis : constat que le projet de constitution ne répondait pas aux espérances socialistes mais qu’un petit Etat comme la Belgique pouvait être amené à le ratifier si tous les membres de l’Union le trouvaient bon  :  112 votants.

 

            Le oui obtient donc un peu moins de 27 % des suffrages, le non un peu moins de 23 % et la formule de compromis est majoritaire avec une majorité absolue de 50,5 %.

 

            Ces chiffres ont d’ailleurs été exposés au Congrès par un rapporteur liégeois, le député régional Charles JANSSENS.

 

            La Fédération Liégeoise rassemble à elle seule 25 % des affiliés socialistes ; très logiquement, elle représente donc un quart des votes exprimables au Congrès.

 

                                                                                                                                    …/…

 

            Le OUI ayant obtenu à Liège un peu moins de 27 % il ne peut être exprimé que par

27 % au plus des votes de la Fédération.  Parallèlement, les votes de la Fédération Liégeoise autres que le oui doivent être exprimés à concurrence de 73 %.

 

            Ceci implique que, à supposer que toutes les autres fédérations aient voté unanimement pour le oui - - et ce n’est pas le cas - - celui-ci ne peut mathématiquement recueillir que 82 % des votes au total.

 

 

… DES INFORMATIONS FAUSSES

 

 

            Or le résultat annoncé, loin de respecter les 18 % d’opposants n’en comporte que 4 %.

 

            Où sont passés les 18 % ?  Que sont devenus les 14 % manquants (18 % nécessaires – 4 % reconnus) ?

 

            Une seule réponse est hélas possible : ils ont été volés.  En tous cas au moins 14 %, sans connaître la proportion d’opinions autres que le oui réellement émises dans les autres fédérations.

 

            Mais, si au moins 14 % des votes ont été volés parmi les 25 % que représente la Fédération Liégeoise, ce qui est incontestable, combien ont pu l’être pour les autres Fédérations, donc à l’échelle du Parti ?

 

            Une simple règle de trois indique que la fraude pourrait dépasser 56 %

(56 = 14/25x100).

 

            Il s’ensuit que, mathématiquement, le non peut fort bien avoir été majoritaire.

 

            C’est vilain de tricher … et quelquefois, c’est imprudent aussi. 
 
 
 


14:44 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

14/04/2005

14/04/2005: BELGIQUE: Courcelles: le prix des carburants et produits de chauffage

 


 


BELGIQUE: Courcelles: le prix des carburants et produits de chauffage


 
Je viens de faire le plein du réservoir de ma voiture.
Le diesel de roulage est à plus d' un euro (40 fb). Un sommet jamais atteint, depuis la comédie des restrictions et futures pénuries de ... 1973 !
Dès lors nos politiciens et gouvernants s' activent:
-depuis plus d' un mois, notre Premier ministre, très libéral flamand, joue aussi les guignols télévisés, estimant que les droits d' accises de l' État sur le carburant devraient être bloqués. C' est le moins l'on puisse faire et espérer. Il attend quoi le VERHOFSTADT pour mettre ses intentions en pratique ?
-des débats télévisés commencent à être organisés au cours desquels des représentants des partis "démocratiques" (gouvernementaux et "opposition") viennent jouer les vedettes et déverser leur charabia démagogique. Faut voir si l' Europe le permet ..., paraît-il !
-Dans le "Bulletin communal" de COURCELLES, n°1, février 2005, page 15, on apprend qu' à l'initiative de l' UCPW, le Conseil communal a voté, à l'unanimité, une résolution relative aux carburants.
A l'unanimité ? Donc aussi, les élus du Ps et du Mr ! Fort bien: mais comment peut-on revendiquer à la base (dans les communes) et faire exactement le contraitre au sommet (au gouvernement) ?
Le bourgmestre Ps, André TRIGAUT, doit pourtant être très bien placé pour faire jouer certaines relations ministérielles Ps. Mais passons: c' est un jeu connu !
Cependant, il n' y a pas que les droits d' accises de l' État à considérer:
-le tabac, les alcools, les produits de chauffage (gaz, mazout, électrricité), ont été retirés (sous un autre gouvernement, il est vrai) du calcul de l'indice des prix à la consommation. Pourquoi? Les hausses trop fréquentes de l' index déclenchent la hausse des allocations sociales et des salaires au bout d'un certain temps: les taxes et les prix prennent l' ascenseur et les salaires montent par l'escalier, dit-on !
-en plus des accises, 21% de Tva (le taux le plus élevé - Pour rappel, c' est un système de taxation européen: on disait déjà au moment de son entrée en application en Belgique: Tout Va Augmenter!) sur le mazout de chauffage. 21%: pourquoi pas 6%, comme sur les autres produits de consommation courante?
Au sein du Conseil communal de COURCELLES, y a-t-il UN seul élu pour s' en étonner (Je ne sais pas: je n' assistais pas aux débats et je n' ai pas encore lu le texte de la résolution). En effet, pour les partis "démocratiques", le droit de se chauffer est-il un luxe ?  Ce ne serait pas étonnant lorsque l' on considère qu'il en va ainsi en ce qui concerne les droits de travailler, de se loger, de se soigner, de s' instruire, de...
Je me fatigue aussi à le répéter inlassablement: ce sont toujours les plus petits qui trinquent: UN franc belge n' a pas la même valeur pour un chômeur qui perçoit une allocation mensuelle de quelque 28 - 30.000 fb par mois que pour le milliardaire-capitaliste Albert FRERE qui, dit-on, gagnerait des millions de fb PAR JOUR...
Une chose est sûre: les multinationales capitalistes du pétrole et de l' énergie se bourrent la panse de bénéfices à des niveaux jamais atteints !
RoRo





20:26 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (1) | |  Imprimer | | |

12/04/2005

12/04/2005: Bolkestein: Allons-nous dire « oui » à ceux qui nous trompent ?


----- Original Message -----
From: "Luis Gonzalez-Mestres" <luisgm@free.fr>
To: <controle_omc@clubs.voila.fr>


QUELQUES VERITES SUR BOLKESTEIN



La « proposition de directive sur les services dans le marché intérieur »
conçue par les services de la Commission européenne sous la direction du
Commissaire Frits Bolkestein, donne lieu, en particulier en France, à de
bien étranges manipulations politico-médiatiques qui brouillent la réalité
des faits et trompent les citoyennes et les citoyens appelés à se prononcer
sur le « traité établissant une Constitution pour l'Europe. » Chacun se
démène aujourd'hui pour apparaître comme le plus résolu et le plus ancien à
s'opposer à cette proposition. Il est bon de rappeler les faits afin
d'apprécier la sincérité des oppositions claironnées ici ou là.



LES ORIGINES



Tout commence à Lisbonne où les Chefs d'Etat et de gouvernement (pour la
France, le tandem Chirac-Jospin ; pour la Belgique, le gouvernement soutenu
par les libéraux, les socialistes et les écologistes) adoptent une «
stratégie » en vue de faire de l'Europe « l'économie la plus compétitive du
monde.» La compétition devient la valeur de référence de l'Union européenne.
Une cible : les services à libéraliser en allant au-delà de ce que prévoit
l'Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) qui n'épargne pourtant
aucun secteur, mais qui exige, même dans le cadre de l'Union européenne,
l'accord explicite de chaque Etat membre.



Le 13 février 2003, le Parlement européen adopte une résolution dont



- au point 35, il « se félicite des propositions visant à créer un
instrument horizontal pour garantir la libre circulation des services sous
forme de reconnaissance mutuelle.»

- au point 39, il considère que « les principes du pays d'origine et de la
reconnaissance mutuelle sont essentiels à l'achèvement du marché intérieur
des biens et des services »



Ainsi, la directive sur les services dans le marché intérieur et son
principe du pays d'origine tant décriés aujourd'hui ont été voulus par une
majorité du Parlement européen. Une majorité impossible s'il n'y avait eu
les voix des sociaux-démocrates et des Verts. Dans cette majorité de députés
européens qui ont réclamé cette directive (« instrument horizontal ») et ce
principe du pays d'origine, on trouvait, parmi les députés européens
français présents lors du vote (résolution A5-0026/2003 ; 13/02/2003) :

- Danielle Darras (PS)

- Olivier Duhamel (PS)

- Catherine Lalumière (PS)

- Michel Rocard (PS)

- Martine Roure (PS)

- Gérard Onesta (Les Verts)

- Yves Piétrasanta (Les Verts)

- Marie-Hélène Descamps (UMP)

- Alain Lamassoure (UMP)

- Margie Sudre (UMP)



Aujourd'hui, l'UMP, le PS et les Verts dénoncent ce qu'ils ont demandé hier
parce que cette proposition de directive illustre trop clairement le modèle
néolibéral que va imposer le traité constitutionnel qu'ils soutiennent.





LA PROCEDURE



1) Le 13 janvier 2004, la Commission européenne adopte la proposition :
parmi ceux qui l'approuvent : les Français Michel Barnier (UMP) et Pascal
Lamy (PS), le Belge Philippe Busquin (PS), l'Allemande Michaele Schreyer
(Les Verts). La proposition, dont le contenu appartient à une matière pour
laquelle la procédure de codécision s'applique, est ensuite envoyée à la
fois aux gouvernements et au Parlement européen.



2) Pour l'examen intergouvernemental, c'est dans le cadre du Comité des
Représentants Permanents (COREPER), qu'un groupe de travail est constitué.
Il rassemble des représentants de la Commission européenne et des
gouvernements. Il se réunit à six reprises entre le 27 février et le 26 mai.
D'autres réunions auront encore lieu par la suite. Mais ce qu'il faut
retenir, c'est que PAS UN SEUL GOUVERNEMENT NE DEMANDE LE REJET DE LA
PROPOSITION (voir sur
www.urfig.org).

3) Bien plus, lors du Sommet européen de printemps, les 25 et 26 mars 2004,
à Bruxelles, les Chefs d'Etat et de gouvernement (dont, parmi ceux-ci, le
Président Chirac et les chefs des gouvernements français, luxembourgeois et
belges), adoptent un texte dans lequel on peut lire, à propos de la
stratégie de Lisbonne : « Dans le secteur des services, qui demeure
fortement fragmenté, une concurrence accrue s'impose pour améliorer
l'efficacité, accroître la production et l'emploi et servir les intérêts des
consommateurs. L'examen du projet de directive sur les services doit être
une priorité absolue et respecter le calendrier envisagé. »

4) Au Parlement européen, c'est le 31 août 2004 que la « commission du
marché intérieur et de la protection des consommateurs » est saisie pour la
première fois de la proposition. Il apparaît que le PPE (dont font partie
l'UMP française et le CDH belge), les libéraux (dont fait partie le MR
belge) et une très large partie du groupe du parti socialiste européen sont
favorables à la proposition quitte à procéder à certaines modifications.
Seuls le groupe de la Gauche Unitaire Européenne dirigé par le Français
Francis Wurtz (PCF) et quelques socialistes, dont Béatrice Patrie (PS
français - Nouveau Monde), manifestent une opposition sans ambiguïté.



5) Une audition d'experts est organisée au Parlement européen le 11 novembre
; à la demande de Mme Patrie et du Groupe de la Gauche Unitaire Européenne,
je suis entendu par la commission du marché intérieur avec 19 autres
personnes (voir sur
www.urfig.org). Il se dégage de la majorité des
interventions que cette directive va provoquer la plus formidable insécurité
juridique, qu'elle rend inopérante la directive existante sur le détachement
des travailleurs, qu'elle compromet gravement la Convention Rome I (respect
du droit du pays dans lequel le travailleur exerce son activité), qu'elle
ruine toute possibilité pour les Etats qui organisent un système de
couverture des soins de santé de pouvoir maintenir une telle politique,
qu'elle consacre, à l'instar du traité constitutionnel européen, l'abandon
de la technique de l'harmonisation comme instrument prioritaire de
l'intégration européenne. Un fait à noter : la Commission européenne rejette
en bloc toutes ces observations. Par contre, elle reconnaît mon
interprétation selon laquelle les offres européennes en matière d'AGCS
seraient désormais de la compétence exclusive de la Commission. Dans un
document de travail (PE 353.297 - DT/551156FR.doc - 21.12.2004), le
Rapporteur Evelyne Gebhardt « au vu des résultats de l'audition du 11
novembre 2004, estime nécessaire de retravailler en profondeur la
proposition de directive de la Commission. »



6) Lors du Conseil des Ministres chargé des questions de compétitivité les
25-26 novembre 2004, « la proposition de directive fait l'objet d'un accueil
globalement favorable par les Etats membres. » La France indique qu'elle ne
s'oppose pas à l'application du principe du pays d'origine.



7) Le 1 janvier 2005, le passage de la présidence néerlandaise à la
présidence luxembourgeoise marque une inflexion intéressante. Le
gouvernement grand ducal ne semble pas disposé à soutenir
inconditionnellement le texte de la proposition. A telle enseigne qu'il
dépose, le 10 janvier 2005, un « document consolidé » comportant à la fois
des formulations plus précises, des formules alternatives  pour chaque
article sensible et l'abandon de certaines dispositions du document
Bolkestein (document 5161/05). Ce document est actuellement examiné au sein
du groupe de travail. La présidence luxembourgeoise ouvre une fenêtre
d'opportunité pour amender le texte. Elle se termine le 30 juin. Elle sera
suivie par la présidence du gouvernement britannique qui est un fervent
partisan du texte rédigé par Bolkestein et approuvé par la Commission.



LES REACTIONS



1) Le  21 mars 2004, alerté par la Fédération Générale du Travail de
Belgique (FGTB- syndicat de tendance socialiste non inféodé au PS belge),
par une lettre du 8 mars du Collège intermutualiste belge (qui regroupe les
mutualités chrétiennes, neutres, socialistes, libérales, libres ainsi que la
Caisse des Soins de Santé de la Société Nationale des Chemins de Fer Belges
et la Caisse publique d'Assurance Maladie-Invalidité) et par un communiqué
du Bureau du PS belge, je publie une analyse de la proposition sous le titre
: «Nouvelle agression néolibérale de la Commission européenne » (voir sur
www.urfig.org).



2) Dans la presse française, seul l'hebdomadaire Politis fait écho à cette
analyse et c'est le journaliste Thierry Brun qui, le premier en France,
révèle le contenu de la proposition dans le numéro du 25 mars.
L'hebdomadaire annonce la manifestation prévue à Bruxelles le 5 juin. En
Belgique, une importante mobilisation rassemble associations, ONG et
syndicats dans le cadre du Forum Social de Belgique. Seul l'hebdomadaire
belge Le Journal du Mardi relaie analyses et commentaires.



3) Début juin, d'autres associations (dont Attac) et organisations
syndicales, en France et ailleurs, entament à leur tour une campagne contre
la proposition de directive. Le 5 juin 2004, à l'invitation du Forum Social
de Belgique et des deux centrales syndicales qui en font partie (CSC et
FGTB), 5000 personnes manifestent contre la proposition Bolkestein à
Bruxelles. Je suis un des orateurs et je souligne l'étroite parenté entre
cette proposition et le traité constitutionnel européen (voir sur
www.urfig.org).



4) Trois jours après la manifestation de Bruxelles, le quotidien français
L'Humanité commence une campagne d'information et d'explication de cette
directive qui n'a plus cessé depuis lors. Le 21 juin, le conseil municipal
de la Ville de Bruxelles, toutes tendances politiques confondes, adopte une
résolution affirmant sa « totale opposition » à cette proposition qui
constitue une « attaque frontale contre les services publics locaux. » Le
Président de l'Union des Villes et Communes de Wallonie déclare  que « Le
service public communal constitue l'un des piliers de la tradition
européenne commune. »



5) Lors du Forum Social Européen de Londres, c'est à l'initiative des deux
centrales syndicales belges et du Forum Social de Belgique que se tient,
pendant une demi journée, un atelier consacré entièrement à la proposition
Bolkestein. Une manifestation est décidée pour réclamer l'Europe sociale et
s'opposer à l'AGCS et à sa version européenne aggravée qu'est la proposition
Bolkestein. Elle aura lieu le 19 mars 2005 à Bruxelles. Mais l'implication
de la Confédération Européenne des Syndicats, favorable au traité
constitutionnel européen, brouille le message de cette manifestation. Il
faudra l'énergique intervention de la FGTB pour que la CES retire de son
appel à manifester une déclaration de soutien au traité constitutionnel. Un
site internet est créé après le FSE :
www.stopbolkestein.org



LA DUPLICITE DES PARTISANS DU TRAITE CONSITUTIONNEL



Les partisans du traité constitutionnel européen ont compris que cette
proposition Bolkestein offre l'exemple de ce que sera la mise en ouvre de
leur Constitution, qu'elle risque d'ouvrir les yeux de beaucoup avant le
référendum et qu'elle vient donc trop tôt. En France, de Chirac à
Rocard/Strauss-Kahn, c'est la même ligue des serviteurs du patronat qui font
semblant aujourd'hui de s'indigner d'une proposition qu'ils ont appelée de
leurs voux hier.



Les protestations françaises (celles des autorités comme celles des tenants
socialistes et verts du « oui » au traité constitutionnel) portent
essentiellement sur le « principe du pays d'origine. » Ces partisans de la «
stratégie de Lisbonne » passent sous silence les autres agressions commises
par la proposition Bolkestein :

- elle remet en cause des fondements du droit privé international
(Convention Rome I) et des négociations très avancées dans ce domaine
(proposition de Convention Rome II) ;

- elle rend inapplicable la directive sur le détachement des travailleurs ;

- elle s'applique à des secteurs comme l'enseignement, la santé, les
services sociaux, les services culturels et audio-visuels;

- elle conduit au démantèlement des systèmes publics de couverture des soins
de santé

- elle remet en cause le pouvoir des autorités locales à fournir des
services ;

- elle est contradictoire avec la proposition de directive relative à la
reconnaissance des qualifications professionnelles ;

- elle ampute les Etats européens de leur liberté de choisir à quels
services et avec quelle ampleur ils vont appliquer l'AGCS.



Les prises de position tonitruantes des autorités françaises n'ont pour seul
but que de repousser l'examen de la proposition Bolkestein après le
référendum. Elles ont pour effet que cet examen n'aura plus lieu sous une
présidence luxembourgeoise favorable à des amendements significatifs du
texte, mais sous une présidence britannique très attachée au texte initial.



Faire gagner le « oui » au traité constitutionnel et obtenir ensuite la
proposition Bolkestein, tel est le double objectif des serviteurs du
patronat.



LA COMMISSION BARROSO



Le président Barroso, un néolibéral atlantiste, qui a fait ses preuves comme
destructeur des services publics quand il était premier ministre du
Portugal, fait de la stratégie de Lisbonne une de ses plus importantes
priorités. Dans le Financial Times (Londres), M. Barroso déclare le 2
février 2005, que « la libéralisation des services est la première de ses
priorités. »  Il précise que son programme constitue « une rupture claire
avec la pensée européenne d'un passé récent quand les préoccupations
environnementales et l'amélioration des droits des travailleurs recevaient
la même priorité que la nécessité de générer de la croissance. »



Au lendemain des exigences gouvernementales et socialistes françaises de «
remise à plat » de la proposition de directive, la porte-parole de la
Commission européenne, déclare le vendredi 4 février : « La position de la
Commission est que la libéralisation des services est un point essentiel de
la relance de la stratégie de Lisbonne sur la compétitivité de l'Union. Il
n'est pas question que la Commission retire la directive services.» Le
néolibéral Charlie McGreevy qui a succédé au néolibéral Frits Bolkestein en
qualité de Commissaire au marché intérieur déclare que « le principe du pays
d'origine doit être maintenu, car c'est la clé de voûte de la directive. »
Peter Mandelson, successeur travailliste du socialiste Pascal Lamy, défend
lui aussi ce principe au nom de la lutte contre le protectionnisme.



Propos de l'Exécutif que ne dément pas le vice-président socialiste du
Parlement européen, Robert Goebbels qui ajoute : « Il existe des pans
entiers de services où la concurrence ne ferait pas de mal. » A bon
entendeur.



BOLKESTEIN ET LE TRAITE CONSTITUTIONNEL EUROPEEN



Pour comprendre la portée de ce qui se prépare, il faut garder en mémoire
que l'élargissement à des pays où il n'y a pas ou peu de lois fiscales,
sociales et environnementales s'est négocié au même moment où on rédigeait
le traité constitutionnel et la proposition Bolkestein. La Commission
européenne, moteur de l'idéologie néolibérale, a été au centre de cette
triple démarche.



L'unanimité exigée par le traité constitutionnel européen pour toute
harmonisation sociale signifie l'abandon de l'harmonisation. Et la
proposition Bolkestein annonce ce qui va remplacer l'harmonisation :
l'utilisation des disparités nouvelles créées par l'élargissement au profit
d'un patronat assuré par le traité constitutionnel que la liberté
d'établissement et de circulation des services sont des « valeurs
fondamentales » de l'Union (article 4), que « les restrictions à la libre
circulation des services sont interdites » (article 144) que la concurrence
sera « libre et non faussée » (articles 3, 177, 178, et 65 autres articles.)
et que l'harmonisation sociale sera laissée au « fonctionnement du marché
intérieur » (article 209).



Cette proposition illustre par anticipation les législations européennes
futures une fois adopté le traité constitutionnel. Elle constitue un
exemple, parmi beaucoup d'autres, des efforts de dérégulation proposés par
la Commission européenne et soutenus par tous les gouvernements. Elle
traduit la résignation et la collaboration à laquelle nous appellent ceux
qui, comme Michel Rocard, répètent à satiété que « le capitalisme a gagné.»



Cette proposition et les péripéties qui l'accompagnent illustrent également
à quel point, dès qu'il s'agit de l'Union européenne, on nous trompe et on
nous manipule. Profitant de la complexité des textes et de l'opacité des
procédures, on s'applique à nous tromper sur le contenu des textes et sur
les attitudes adoptées.



On nous trompe sur Bolkestein. On nous trompe sur le traité constitutionnel
européen. Allons-nous dire « oui » à ceux qui nous trompent ?



Raoul Marc JENNAR

11:33 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

07/04/2005

BELGIQUE: écrire au Citoyen-Président Di Rupo, ça sert à quoi ???

 


----- Original Message -----
From: Bakkali Ahmed
To: mannekenpeace@yahoogroupes.fr
Sent: Thursday, April 07, 2005 6:25 PM
Subject: [mannekenpeace] Mr. Di Rupo,



Mr. Di Rupo,
 
je vous ai envoyé il y a un peu plus d'un mois un courrier comportant une question toute simple: qu'a fait votre parti (dans la majorité) pour mettre en oeuvre les recommandations de la Cour de Internationale de Justice de La Haye intimant à Israël l'arrêt et le démantèlement du Mur qu'il constuit en Palestine occupée ?
 
Vous m'avez très diplomatiquement répondu que vous "preniez bonne note" de mes remarques et vous "m'en remerciez"...
A ce jour cependant, je n'ai toujours pas eu de "réponse" à cette simple question...
Je me permets donc de vous envoyer 2 témoignages actuels de la situation qui prévaut dans les Territoires palestiniens toujours occupés militairement par Israël, et vous prie de prendre le temps de les lire svp...
 
Après lecture de ces témoignages sans équivoque, je vous repose donc la question : qu'a fait votre parti signataire des recommandations de la CIJ pour exiger d'Israël la mise en application de ces recommandations ?
 
S'il s'avère que votre parti ne s'atèle pas comme il se doit (je veux dire, d'une autre manière que les déclarations convenues habituelles qui n'engagent personne !) à la mise en application des recommandations de la CIJ, je me verrai obligé par la voie d'Internet de diffuser au maximum de mes possibilités, l'inaction du PS dans une question qui relève de l'essentiel dans l'appartenance à un mouvement se disant "socialiste", à savoir : la dignité humaine.
Je ne peux d'ailleurs que vous inviter à aller sur place (pas en visite officielle !) en délégation parmi d'autres membres de votre parti, pour vous rendre compte et prendre conscience de l'effroyable réalité, impensable pour tout individu normalement constitué !
 
J'ose néanmoins espérer une réaction de votre part, tant la dérive de la situation dans les villes et villages palestiniens est devenue insoutenable, et exige une action concertée des responsables politiques qui se disent de gauche !
 
Respectueusement,
 
Daniel Vanhove -
Observateur civil en Palestine





 


21:40 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |