30/04/2005

30/04/2005: Incident à AGC Fleurus

Il ne faut surtout pas céder: les gardes patronaux semblent avoir reçu pour instructions d' entraver les distributions de tracts et actions de solidarité, même lorsqu' elles ont lieu sur la voie publique, c'est-à-dire la chaussée, y compris les accotements.
J' ai subi le meme genre de pressions lors de la collecte d' argent organisée devant une entrée de Caterpillar-Gosselies, précisément en solidarité avec les travailleurs d' AGC-Splintex.
Un garde s' est approché, prétextant que j' entravais la circulation. Je lui ai répondu que cela ne lui regardai pas, que son pouvoir de surveillance commençait uniquement derrière les clôtures et grillages de l' entreprise.
Il a évidemment appelé ses amis les flics. Qui du reste ne semblent pas être venus.
Je ne suis parti que pour ne pas me faire confisquer éventuellement l' argent récolté.
Bonne journée !
RoRo
 
 
 
----- Original Message -----
From: Myriam Dely
Sent: Saturday, April 30, 2005 6:44 AM
Subject: Incident à AGC Fleurus



 
Communiqué de presse

 

Plainte, pour coups et blessures et vol de documents, contre deux responsables de la sécurité d’AGC-Splintex

 

Mercredi 27 avril, je me suis rendue à l’entrée de l’entreprise AGC- Splintex afin d’y distribuer des invitations à la Fête du 1er Mai du PTB aux travailleurs de Splintex. Je me trouvais à la sortie du parking, devant les grilles, là où les ouvriers entrent dans l’usine. Le garde de la loge m’a demandé de me mettre plus loin, sur la chaussée, là où les ouvriers entrent dans le parking en voiture. Je lui ai expliqué que nous avions toujours l’habitude de nous mettre à l’endroit où je me trouvais et que c’est un danger pour la circulation de se mettre sur la chaussée. Rien n’indique d’ailleurs que ce morceau de territoire serait propriété privée de l’entreprise. C’est en outre de cet endroit que les journalistes ont filmé et interviewé les travailleurs le jour de la reprise du travail. Le garde a insisté, mais je n’ai pas cédé. A ma surprise, une dizaine de minutes plus tard, deux agents de la sécurité de l’entreprise (ils portaient un badge « Security ») se sont avancés sur moi. Ils ont tenté de m’arracher mes invitations et cartes d’entrée. J’ai tenté de les en empêcher mais, à deux, ils sont parvenus à leurs fins. J’ai reçu un coup dans la poitrine et ai été tellement secouée que j’en garde des douleurs à un poignet et une épaule. Des ouvriers se rendant au travail ont vu la scène et ont averti le délégué principal de la FGTB, Pippo Bordenga, qui est venu voir ce qui se passait. J’ai appris qu’un des deux responsables s’appelait Leclerc. Les travailleurs étaient scandalisés. « Ce que tu as vu ici, à l’extérieur, est à l’image de ce que nous vivons à l’intérieur », m’ont-ils dit.

Tout de suite après, je me suis rendue à la police de Fleurus afin de déposer plainte. L’inspecteur qui m’a reçue m’a conseillé d’aller voir un médecin pour un certificat médical, ce que j’ai fait le soir même. Le lendemain, jeudi 28, je me suis à nouveau rendue au commissariat de Fleurus afin d’y faire enregistrer ma plainte pour coups et blessures et vol de documents. En espérant que cette atteinte grave à la liberté d’expression, ainsi qu’à mon intégrité physique, sera sanctionnée comme il se doit. En tout cas, le PTB ne se laisse pas intimider par cet incident. Nous garderons le contact avec les travailleurs qui subissent aujourd’hui l’application du plan désastreux de la direction (changements de postes, changements de pauses, diminutions de salaires…) et continuerons à nous présenter régulièrement aux portes de l’entreprise.

 

Pour toute info : Myriam De Ly. 0473/28.63.75



16:18 Écrit par Roger Romain, a/conseiller communal, B6180 Courcelles, Belgique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Imprimer | | |

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